EXTINCTION REBELLION : LA FACE CACHEE D’UN MOUVEMENT RADICAL

 

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Depuis quelques semaines, le mouvement radical « EXTINCTION REBELLION », prônant la désobéissance civile, se fait connaître par des manifestations suivies en divers endroits dans le monde entier.

Certains ne voient dans ce mouvement qu’un rassemblement familial et pacifique de non-violents demandant des actions concrètes de nos gouvernants afin de maîtriser le climat.

Dans une communication du 04 février 2019, Roger Hallam, co-fondateur du mouvement, explique ses motivations, et les buts poursuivis par son organisation lancée officiellement en octobre 2018. (1)

Après avoir expliqué l’origine de son action, motivée par l’exemple de sa mère, pasteur méthodiste très engagée contre l’injustice et en faveur de diverses ONG, il poursuit par l’énumération des prétendues catastrophes climatiques de ces dernières années qu’il juge climatiquement hors normes, selon sa propre expérience de fermier « bio ».

Je reprends ci-dessous des extraits de la suite de son discours, dans une traduction « maison ».

 

« Un professeur de biologie reconnu ayant des années d’expertise prévient que la race humaine s’éteindra dans une dizaine d’années. Un professeur de climatologie dit que nous ne sommes pas face à une urgence climatique, mais bien face à une catastrophe climatique, et dit que cette année ou peut-être dans un délai un peu plus long la glace de l’Arctique aura complètement fondu en été, et en toutes saisons dans une décade.

Le récent réchauffement climatique augmentera massivement, les incendies de forêt de l’Amazonie libéreront des quantités de méthane, et augmentera l’acidification des océans. Cela sont des faits et non une simple opinion.

Et cependant les gouvernements continuent à autoriser une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, il n’y a pas de mots pour qualifier un tel comportement criminel.

Les accords de Paris étaient morts avant même leur signature. Tout ceci signifie une diminution de la nourriture, une augmentation de la température de 2°c empêchera la croissance des grains au centre des continents et donc un effondrement de l’économie, des famines généralisées où de nombreuses personnes mourront de faim ou de causes collatérales, seront tuées dans des guerres, affectées par des dépressions mentales, des actes de torture, des viols. Nous nous dirigeons vers la fin. (…)

EXTINCTION REBELLION ne désire pas manager le renoncement. Nous organisons un mouvement de masse de désobéissance civile. Nous n’organisons pas des conférences, mais des assemblées où les citoyens ordinaires pourront décider si leurs enfants seront sauvés d’une mort programmée par les riches et les puissants. Nous ne nous limitons pas à envoyer des e-mails ou à organiser des dons d’argent.

Nous allons forcer les gouvernements à agir. Et s’ils ne le font pas, nous les renverserons et créerons une démocratie adaptée à nos objectifs. Et oui, certains pourront perdre la vie dans ce processus.

Certains d’entre nous ont dépassé le stade de l’obscurité de l’âme, et ne craignons plus notre propre peur. (…) J’ai dit aux étudiants qu’ils allaient bientôt mourir. Il n’y a pas de poésie après Auschwitz, et il n’est plus question de discours après les faits sur l’urgence climatique et écologique. Il n’y a pas de changement réel sans douleur, et certains diront sans doute que mon discours est défaitiste et dangereux ».

Suit ensuite un appel à l’action, et à rejoindre les milliers de personnes déjà dans les rues pour un changement radical qui signifie aussi « des arrestations, de la prison, des grèves de la faim ».

« Nous nous sommes mentis à nous-mêmes. Mais nous avons aujourd’hui le choix. J’ai fait le choix de me révolter et vous êtes vous-mêmes face à ce choix, soit continuer à mentir face à des millions de gens ou avoir le courage de franchir les flammes et de surgir de l’autre côté, de clamer la vérité et d’agir en faveur de cette vérité. Quelqu’un m’a dit récemment qu’il y avait quelque chose de pire que la mort, c’est l’enfer. Face à vivre un mensonge intégral, vous devez décider si vous nous rejoignez parmi les bienheureux ».

Nous retrouvons dans ce discours tous les poncifs qui ont fait le succès de l’affolement climatique, suivis de la démonstration, cette fois-ci claire et évidente, du caractère sectaire d’un mouvement de fond, que je dénonçais récemment parmi beaucoup d’autres (2), et dont on peut craindre qu’il échappe désormais à tout contrôle.

Certains dénoncent cependant le caractère de plus en plus évident du mouvement. Ainsi, Jutta Ditfurth, cofondatrice du parti écologiste « Die Grüne » qualifie EXTINCTION REBELLION de « secte ésotérique croyant en l’extinction précoce de l’humanité et recommandant le sacrifice de soi. »

Alors qu’il prône officiellement la non-violence, il est un fait que les actions menées telles que l’occupation de centres commerciaux, de zones industrielles, des voies publiques, l’organisation de manifestations non autorisées ou se tenant dans des endroits interdits, sont des provocations ouvertes appelant une réaction obligée des autorités. Il est facile alors de dénoncer la violence montrée à l’encontre de gentils manifestants « pacifiques ».

Il est urgent et impératif que les responsables politiques, les médias, le monde éducatif informent la population et plus particulièrement les jeunes, et les mettent en garde contre l’idéologie réelle et les objectifs affichés par ce mouvement.

EXTINCTION REBELLION bénéficie de l’appui de Greta Thunberg, désormais docteur honoris causa de l’université de Mons (Belgique) (3), ainsi que de nombreux scientifiques et personnalités diverses.

Jo Moreau.

(1) https://www.youtube.com/watch?v=htvxc0Wg7sA

(2) https://belgotopia.com/2019/09/30/lactivisme-climatique-est-une-derive-sectaire/

(3) https://www.youtube.com/watch?v=EXGfBHxvE_c

 

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L’ACTIVISME CLIMATIQUE EST UNE DERIVE SECTAIRE

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L’embrigadement des citoyens et plus précisément des plus jeunes d’entre eux, en une dérive politico-mystique qui, sous couvert d’une théorie scientifique toujours controversée, conditionne désormais tous les actes de notre société et la vie des citoyens.

Je veux parler de la théorie impliquant la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, notion qui a évolué progressivement en changements, puis « dérèglements climatiques ». Je dis bien une théorie, qui n’est nullement scientifiquement prouvée, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, et qui reste contestée par de nombreux scientifiques à travers le monde, à leurs risques et périls d’ailleurs aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Etant allergique aux théories complotistes, je ne crois pas que des responsables politiques, économiques et scientifiques se soient réunis un jour dans un endroit tenu secret pour jeter les bases d’une organisation à structure pseudo-religieuse, destinée à diriger nos vies et nos sociétés dans le contexte que nous connaissons aujourd’hui. Par contre, je constate qu’une fois évoqué, ce scénario a rallié plus ou moins rapidement toutes les composantes citées qui y ont vu chacune l’occasion d’en retirer un profit indiscutable.

On relève de multiples mécanismes communs au développement de l’activisme climatique, avec ceux de pseudo-religions ou sectes, et de certains mouvements politiques totalitaires.

Peut-on dès lors établir un parallèle avec le fonctionnement et la structure d’une pseudo-religion ? La réponse est incontestablement positive, et nous rappelle également à quel point l’émergence de sociétés dictatoriales modernes, telles que le national-socialisme ou le système communiste, ont utilisé des mécanismes identiques de manipulation des foules.

Qu’est ce qui caractérise une secte ? La définition suivante me plaît assez : « Un groupe à caractère totalitaire, au sein duquel est pratiquée une manipulation mentale qui entraîne endoctrinement, contrôle de la pensée, viol psychique ayant pour objectif une refondation de la société ».

Il est frappant de parcourir la liste des 10 signaux d’alerte (liste utilisée en France par les Renseignements Généraux) et dressée par les parlementaires français dans leur volonté de détecter le caractère sectaire d’une organisation et son degré de dangerosité :

  1. La déstabilisation mentale.
  2. Le caractère exorbitant des exigences financières.
  3. La rupture induite avec l’environnement d’origine.
  4. Les atteintes à l’intégrité physique.
  5. L’embrigadement des enfants.
  6. Le discours plus ou moins anti-social.
  7. Les troubles à l’ordre public.
  8. L’importance des démêlés judiciaires.
  9. L’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels.
  10. Les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

L’interprétation à donner à cette liste est la suivante :

  • Un seul « oui » est suffisant pour autoriser l’appellation « secte » et nous invite à la prudence.
  • Plusieurs « oui » constituent une mise en garde sérieuse : vous êtes en danger (secte).
  • Plus de 5 « oui » sont un appel clair à la fuite : soyez prudents et demandez de l’aide (SOS Secte). (1)

Nous pouvons sans peine affecter un grand nombre de ces critères à la « l’activisme climatique ».

La secte s’autoproclame seule détentrice de la Vérité, le fondement de la foi étant fréquemment révélé par un livre sacré, diffusé et commenté par un ou plusieurs gourous. Fondée sur des croyances définies comme des certitudes coulées dans le bronze, mettre en doute la Parole révélée est considéré comme une agression contre le groupe, donc contre la Vérité, agression qu’il convient bien entendu de combattre et étouffer.

Dans le cas de l’activisme climatique, nous nous trouvons manifestement confrontés au caractère hégémonique d’une secte apocalyptique, annonciatrice de catastrophes et cataclysmes imminents dont l’issue ne peut être que la destruction définitive de la planète et de ses habitants si nous ne conformons pas à ses préceptes.

Car tout est mis en œuvre pour persuader la population que la situation climatique actuelle est pire que celle d’hier, mais encore bien meilleure que ce qui nous attend demain.

 Appuyées par des écrits scientifiques, pseudo-scientifiques, idéologiques et politiques, des grand-messes climatiques annuelles (Les COP) sont organisées et rassemblent des dizaines de milliers de participants venant des tous les horizons de la société. Les responsables de ces bouleversements sont connus et dénoncés : il s’agit de nous-mêmes, de notre mode de vie, de nos comportements, soit de toutes les activités humaines qui favorisent des émissions de CO2, ce gaz satanique pointé comme seul responsable du réchauffement climatique épouvantable qui nous attend.

Heureusement, la solution est dès lors élémentaire et évidente : supprimer toutes les activités qui libèrent ce gaz dans l’atmosphère et vivre conformément aux préceptes de la secte sera indispensable pour « sauver la planète ».

Quitter la secte ou contester ses fondements est possible, mais peut se révéler dangereux pour ces hérétiques soit par une véritable « mise au ban » de la société, en les qualifiant d’arriérés, d’idiots ou de corrompus, (2) soit par la mise en péril de leur carrière. C’est ainsi que de nombreux scientifiques n’expriment leurs doutes ou désaccord qu’après avoir quitté la vie professionnelle active, tandis que d’autres ont été sanctionnés ou purement et simplement licenciés.

LE MYTHE FONDATEUR

Sans oublier les « Journées de la Terre » (fondées en 1970) ou le Club de Rome (premier rapport en 1972), on ne peut ignorer le rôle joué par la première ministre britannique Margaret THATCHER, qui dans sa volonté de fermer les mines de charbon déficitaires, est confrontée à une grève des mineurs en 1984-85. Elle veut promouvoir le nucléaire pour la production d’électricité, et dans ce but démontrer le caractère nocif de l’emploi du charbon. Elle fut ensuite une ardente propagandiste écologique et dénonça inlassablement le danger climatique. Son action fut prépondérante dans la création ultérieure du GIEC.  Après avoir quitté le pouvoir elle révéla dans ses mémoires avoir été trompée par des scientifiques plus soucieux de catastrophisme que de vérité scientifique. (3)

L’ IPCC soit Intergovernemental Panel for Climate Change ou Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique, (improprement traduit en français par Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat ) fut créé en 1988 au sein de l’ONU, et dépend de l’Organisation météorologique mondiale. La mission qui lui est impartie est d’évaluer les risques et conséquences du réchauffement climatique lié aux activités humaines. Ce cadre « anthropique » très réductif fut occulté ultérieurement, mais il est évident que les travaux actuels du GIEC sont toujours strictement orientés dans la perspective prévue à l’origine, soit la responsabilité presque exclusive des activités humaines sur un prétendu dérèglement du climat, et minimisant ou éclipsant tous les autres facteurs d’origine naturelle.

Il a élargi ensuite ses travaux à la lutte contre la pollution, créant par ce « package » la confusion dans l’esprit du public entre lutte pour le climat et lutte contre la pollution.

Le GIEC n’entreprend aucune recherche par lui-même, mais collationne des études paraissant dans certaines revues spécialisées choisies par lui, en établit une synthèse, et au moyen de modèles informatiques, en déduit une projection de l’évolution climatique dans un futur à moyen et long terme.

La création du mythe de l’infaillibilité du GIEC est une grande réussite.

 

Il est un facteur primordial dans l’émergence de la pensée unique climatique au sein de tous les composants de la société.

L’idée que le GIEC a toujours raison est considérée comme une évidence dans le public, est confortée par les médias, le monde politique et les milieux enseignants, ainsi que par les ONG politico-environnementalistes telles que Greenpeace ou le WWF, dont il est d’ailleurs très (et souvent trop) proche quand ils ne se confondent pas. Ce mythe de la Vérité climatique qui serait détenue par le GIEC se fonde sur quelques piliers, dont les plus souvent cités sont :

 

  • Les scientifiques collaborant avec le GIEC seraient « les meilleurs du monde dans leur spécialité ». Or, ces quelques centaines de scientifiques (et non des milliers) sont en fait proposés par les gouvernements, et quoique je ne remette nullement leur compétence en cause, leur approche personnelle de la problématique de la responsabilité humaine sur le réchauffement climatique est certainement un critère primordial dans leur sélection, avant l’excellence autoproclamée de leur expertise.

 

  • Un autre pilier est le consensus rassemblant « l’immense majorité des scientifiques ». Or, la science ne se définit pas par un vote démocratique, et un consensus n’est certainement pas la garantie de l’exactitude d’une théorie scientifique. De nombreuses avancées de la science furent d’ailleurs le fait de scientifiques allant à l’encontre du « consensus » de leur époque, tels que Galilée, Newton, Wegener, Einstein, Lemaître et beaucoup d’autres. Le mécanisme de la création d’un consensus fut magistralement décrit par le philosophe Schopenhauer (4). La science « officielle » des régimes totalitaires, telle que l’eugénisme ou les théories raciales sous le national-socialisme, rassembla ainsi un consensus unanime des scientifiques.

 

LE LIVRE SACRE

 A intervalles réguliers, les scientifiques du GIEC publient un rapport d’évaluation de leurs travaux. Cinq rapports (AR) ont été publiés entre 1990 et 2014. Un sixième est prévu pour 2022.

Ces rapports comportent 2000 à 3000 pages, autant dire que très peu de personnes les lisent intégralement.

Aussi, ils sont accompagnés par un « résumé pour les décideurs », dont le caractère scientifique sera éclipsé par l’influence politique des représentants des gouvernements (5), qui orienteront le texte en fonction des intérêts des pays qu’ils représentent. Or, sur les 195 gouvernements impliqués, une majorité ont une conception très personnelle de la démocratie, ou sont rongés par une corruption généralisée… Beaucoup d’autres ont un intérêt idéologique ou financier à endosser les projections alarmistes qui leur sont présentées, comme par exemple la promesse de répartition du « Fonds Vert » soit 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en voie de développement, en ce compris la Chine et l’Inde !

D’autres études ciblées sur un problème particulier, comme récemment celle consacrée à la hausse du niveau des océans, sont diffusées entretemps.

Ce « résumé pour les décideurs » qui est en définitive un texte manipulé par les politiques pour les politiques, bénéficiera d’un retentissement mondial, et c’est lui qui constitue le véritable « livre sacré ».

 

LE CONTROLE DES MEDIAS

« Si vous n’êtes pas vu, vous n’existez pas ».

Le rôle des médias dans le formatage du public (au sens large du terme) fut décisif.

Dès le début de l’alarmisme climatique, les médias ont embrayé sur le catastrophisme pour des motifs divers. Leur première motivation fut l’attrait du public pour tous les sujets « catastrophe » qui font vendre du papier (6). Ensuite, l’engagement personnel de la grande majorité des journalistes et éditeurs dans la promotion d’une idéologie « verte » à tendance dite progressiste fut prépondérante.

Dès juillet 2000, Gelbspan Ross, éditeur du Boston Globe, donnait le ton : « Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ».

Ainsi, assez rapidement, un véritable cordon sanitaire fut tiré à l’encontre des scientifiques « GIECosceptiques », qui furent pratiquement exclus des « débats » climatiques, transformant ceux-ci en de simples monologues de propagande. De nombreux chefs de rédaction, de la presse écrite ou audio-visuelle, ont donné des instructions strictes en ce sens à leurs journalistes (7). La presse diffuse également à jets continus les centaines d’articles ou études décrivant les épouvantables conséquences du réchauffement climatique, dont beaucoup sont étonnantes sinon loufoques, souvent signées par des scientifiques issus d’universités prestigieuses, (8)

Ce déferlement permanent, largement relayé par les réseaux sociaux, est un outil essentiel au service du conditionnement de la population.

Chaque calamité climatique survenant où que ce soit dans le monde, bénéficie également d’une large couverture dans tous les JT, et est souvent présentée comme une conséquence évidente du prétendu dérèglement climatique.

Le ralliement unanime à une idéologie dominante d’une presse, dont celle qui se prétend neutre, qui a sciemment abandonné son rôle de contrôle des informations qu’elle diffuse, est également une caractéristique historique dans l’émergence d’un régime totalitaire.

 

L’ADHESION DU POLITIQUE

 Le monde politique s’est rapidement emparé de la lutte « contre le réchauffement climatique » en fonction des bénéfices qu’il espérait en retirer. Outre le ralliement intéressé de nombreux pays dont j’ai parlé précédemment, notre propre monde politique dans une merveilleuse unanimité, a rapidement rejoint le mouvement en phagocytant à des degrés divers le programme populiste écolo, conforté en cela par l’idée que le GIEC a toujours raison.

Nos gouvernants y virent une merveilleuse opportunité de gains électoraux, mais surtout une occasion inespérée de lever une quantité de nouvelles taxes et de restrictions en tous sens sous couvert d’écologie et de sauvetage de la planète, avec en prime l’approbation de la majorité de la population. Ce qui permet de renflouer partiellement les caisses de l’Etat tout en n’ayant finalement aucune influence sur le climat.

 

L’EMPRISE SUR LA JEUNESSE

 Dès l’origine, le milieu scolaire entreprend une opération systématique de propagande continue auprès des élèves, strictement conforme au discours climatique du GIEC. En confondant des buts louables tels que la lutte contre la pollution et le respect de la nature avec la promotion de l’idéologie politico-climatique, le corps enseignant a trahi son rôle essentiel qui devait être de donner à la jeune génération dont ils ont la charge, les outils devant les mener à devenir des citoyens informés aptes à distinguer la réalité de la propagande, et non de simples suiveurs.

Les jeunes lycéens défilent désormais régulièrement dans les rues, notamment sous l’impulsion des autorités publiques (9), accompagnés par des enfants y sont amenés dès leur plus jeune âge par leurs instituteurs, sans même que l’accord des parents ait été sollicité.

Le caractère crypto-religieux de ces processions régulières parait évident (10), et fut encore renforcé par l’apparition récente d’une jeune prophétesse au discours aussi indigent qu’irresponsable, qui a transformé en disciples lobotomisés l’ensemble des jeunes et de nombreux adultes à travers le monde.

 

L’INTERDICTION DE LA CONTESTATION

 J’ai évoqué ce problème dans mon dernier billet auquel je vous renvois (11) :

« Un système politique qui vous impose dès aujourd’hui ou à terme la façon de vous déplacer, la façon de vous chauffer, la façon de vous nourrir, la façon de vous loger, la façon de partir en vacances, en se fondant notamment sur de prétendues « études » d’ONG sans aucune légitimité, qui pousse sa jeunesse dans les rues afin d’atteindre ces objectifs me semble clairement à caractère dictatorial.

 

Je n’ai fait qu’effleurer les différents chapitres énumérés ci-dessus qui méritent un développement bien plus charpenté, dans la perspective de démontrer le caractère sectaire de la lutte en faveur d’un climat stable et « réglé », une période idyllique qui n’a jamais existé dans l’histoire de notre planète, et qui n’existera jamais. On pourrait également évoquer le ralliement très intéressé du monde économique et financier.

Jo Moreau

 

(1) https://www.info-sectes.org/pages/secte.htm?

(2) https://belgotopia.com/2019/05/03/les-climato-sceptiques-des-deviationnistes-corrompus/

(3) https://www.books.fr/thatcher-en-pointe-sur-le-climat/

(4) https://belgotopia.com/2017/03/19/l-art-davoir-toujours-raison/

(5) https://belgotopia.com/2014/06/24/la-primaute-du-politique-dans-les-rapports-du-giec/

(6) https://belgotopia.com/2017/10/11/la-peur-comme-moteur-mediatique/

(7) https://belgotopia.wordpress.com/2018/07/11/le-journaliste-et-le-changement-climatique-information-ou-activisme/

(8) https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

(9) https://belgotopia.com/2019/03/14/la-commission-europeenne-initiatrice-des-manifestations-etudiantes/

(10) https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

(11) https://belgotopia.com/2019/09/23/le-climat-une-voie-royale-vers-la-dictature/

 

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LA CROISADE CLIMATIQUE DU PAPE FRANCOIS

 

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Une nouvelle fois, le Très Saint Père s’est exprimé sur le climat. Déjà en 2015, son encyclique « Laudato Si » consacrée à « la sauvegarde de la maison commune » par la promotion d’une « écologie intégrale » (1), montrait son ralliement inconditionnel aux thèses et recommandations prônées par le GIEC. Elle impliquait la responsabilité humaine dans les dérèglements climatiques et la détérioration du milieu naturel, et ce en opposition avec la volonté divine.

Cette encyclique avait inspiré au regretté professeur Istvan Marko, une « lettre ouverte au Pape » (2). Celle-ci mettait en lumière le fait que la mise en application des recommandations initiées par le GIEC et défendues par Sa Sainteté frappera prioritairement et durement les populations pauvres à travers le monde.

Le 1 septembre 2019, le Souverain Pontife remet cela dans un « message à l’occasion de la journée mondiale de prière pour les soins de la création » (3). Cette nouvelle implication du Vatican auréolant une hypothèse scientifique d’un voile spirituel débouchera-t-elle dans un futur proche à la condamnation des hérétiques climatiques par l’Eglise, comme cela est déjà le cas dans la société civile ?

Que trouvons-nous dans ce message, rappel de « l’écologie intégrale » prônée par l’encyclique de 2015 ?

« (…) Tout est cher aux yeux de Dieu, qui offre la création aux hommes et aux femmes comme un cadeau précieux à préserver. (…) La détérioration (de l’environnement) s’est accentuée au cours des dernières décennies : la pollution constante, l’utilisation continue de combustibles fossiles, l’exploitation agricole intensive et la déforestation font monter les températures mondiales au-dessus des niveaux inoffensifs. L’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et la désertification des sols causent d’énormes difficultés aux plus vulnérables d’entre nous. La fonte des glaciers, la rareté de l’eau, la négligence des bassins hydrographiques et la présence considérable de plastique et de microplastiques dans les océans sont également préoccupants et témoignent de la nécessité urgente d’interventions qui ne peuvent plus être différées. Nous avons provoqué une urgence climatique qui menace gravement la nature et la vie elle-même, y compris la nôtre. (…) Le moment est venu de se repentir. (…) À cet égard, le prochain Sommet de l’ONU sur l’action pour le climat revêt une importance particulière. Les gouvernements auront la responsabilité de faire preuve de la volonté politique nécessaire pour prendre des mesures drastiques afin d’obtenir le plus rapidement possible des émissions nettes de gaz à effet de serre et de limiter l’augmentation moyenne de la température mondiale à 1,5 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, avec les objectifs de l’accord de Paris ».

Le message papal, nouveau copier-coller presque intégral des thèses du GIEC, y compris les plus controversées, met également une nouvelle fois en lumière l’amalgame entre d’une part le débat sur le réchauffement climatique, et d’autre part la lutte contre la pollution dans un package « all inclusive ». Ainsi, quiconque qui conteste tout ou partie des causes et conséquences présumées du prétendu changement climatique, est de ce fait automatiquement cloué au pilori comme complice des dommages causés par une pollution envahissante.

Le plus préoccupant, toutefois, est qu’il semble très mal conseillé. Fin août, embrayant sur des déclarations très populistes mais très peu scientifiques, il avait qualifié l’Amazonie de « poumon vital pour notre planète ». (4)

Il était également important d’embrayer sur l’engagement climatique des jeunes, aujourd’hui animé par une nouvelle Bernadette Soubirous, et montrer que leur combat est également celui du Pape : « De nombreux jeunes du monde entier se font entendre et demandent des décisions courageuses. (…)  Nous leur devons de vraies réponses, pas des mots vides, des actions, pas des illusions ».

Le caractère prophétique des manifestations climatiques est ainsi restauré… (5)

« Un nouveau discours religieux prend forme, non plus pour s’adapter aux valeurs séculières, mais pour redonner un fondement sacré à l’organisation de la société – en la changeant si nécessaire. » (Gilles Kepel, La revanche de Dieu)

 

Jo Moreau

(1) http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

(2) https://belgotopia.com/2015/08/11/lettre-ouverte-au-pape-sur-le-climat/

(3) http://w2.vatican.va/content/francesco/en/messages/pont-messages/2019/documents/papa-francesco_20190901_messaggio-giornata-cura-creato.html

(4) https://www.liberation.fr/depeches/2019/08/25/amazonie-le-pape-inquiet-pour-le-poumon-vital-de-la-planete_1747171

(5) https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

 

 

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DEFILEZ POUR LE CLIMAT ET REPENTEZ-VOUS

 

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Devant la multiplication des processions « pour le climat », j’ai légèrement modifié ce billet ce 21 février afin de l’actualiser. Je suis aussi effaré de constater la façon dont les jeunes ont été -et pire-, se sont laissé béatement manipuler pour des motifs idéologiques et politiques. Mais cela est une autre histoire…

Une nouvelle grande procession initiée par les adeptes de GIEC  rassemblera des milliers d’adeptes des Sauveurs de la Planète.

Cette initiative se réfère à la tradition médiévale qui appelait le clergé à organiser périodiquement des processions en faveur du climat, le plus souvent pour interrompre une sécheresse perdurant pendant plusieurs années, ou appelant la pluie pour sauver les récoltes et éviter la famine. Un peu partout fleurissaient les appels « de faire de très grandes et très dévôtes processions, avec tous les témoignages d’une très austère pénitence ».

Les participants imploraient alors Dieu d’exaucer leurs supplications.

Aujourd’hui, les croisés de la nouvelle religion planétaire ont une nouvelle divinité : GIEC, dont la parole est parée d’infaillibilité. Douter d’un seul passage ou pire de l’entièreté de son message équivaut à un blasphème, un déni au même titre que le négationnisme et qui doit être réprimé, tandis que les scientifiques qui ne manifesteraient pas un ralliement aveugle à la Vraie Vérité risquent l’excommunication de leur milieu professionnel. La mission des adeptes est de pointer la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Ils disposent de prédictions apocalyptiques, générant des transes et des cauchemars destinés à affoler le bon peuple et à légitimer des mesures coercitives et taxatoires qui sinon, risqueraient d’être très impopulaires.

Au moyen-âge déjà, des scientifiques se risquaient à des prédictions qui comme aujourd’hui, ne se réalisent jamais.

« En 1523, les astronomes se fondant sur le désordre que devait infailliblement occasionner ce qu’ils appelaient la grande conjonction des planètes, s’étaient accordés à prédire un grand déluge pour le mois de février. Un grand nombre d’habitants avaient accumulé des farines, du pain, des biscuits dans les lieux élevés de leur habitation. Plusieurs avaient même fait murer les portes et ouvertures. Le jour assigné pour la catastrophe se passa sans le moindre désordre atmosphérique et sans la moindre goutte de pluie. Les pluies furent tellement rares pour le reste de l’année que jamais on n’avait vu pareille aridité ».

La procession du 2 décembre nous appellera à nous repentir de nos fautes successives et cumulatives, de nous dégager de notre complicité au dérèglement climatique, dont personne d’ailleurs ne peut nous indiquer une période où il aurait été réglé et stable. Elle idéalisera le vrai climato-repentant : un homme pauvre, qui ne consomme pas, ne se déplace pas, n’utilise que des énergies renouvelables, habite une maison à énergie positive dans une ville durable et consomme les aliments climato-compatibles du bon paysan de proximité.

Participez, et vous aussi échapperez à la malédiction qui vous guette, et repoussant tout vrai débat scientifique, pour vous rallier à la foi climato-crédule.

Jo Moreau

 

Voir aussi, parmi d’autres :

https://belgotopia.com/2017/09/26/la-grande-religion-climatique/

https://belgotopia.com/2017/10/11/la-peur-comme-moteur-mediatique/

https://belgotopia.com/2017/07/05/la-chasse-a-l-heresie-climatique-au-xxie-siecle/

 

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LA GRANDE RELIGION CLIMATIQUE.

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Sylvie Brunel est professeur à l’ université Paris-Sorbonne. Agrégée en Géographie, Docteur en économie, spécialiste des questions de développement, elle a travaillé pendant 15 ans dans l’humanitaire.
Elle a dénoncé l’évolution de certaines ONG « qui utilisent les victimes pour capter des budgets ».

Auteur d’un nombre impressionnant d’articles et d’ouvrages principalement consacrés à l’alimentation, la croissance et le développement des pays africains, l’article qui suit a paru originellement dans « La Revue », magazine du groupe « Jeune Afrique » en novembre 2015, soit avant la conclusion de la COP21, et également sur le site de la Société de Géographie (1) .

Sylvie Brunel y dénonce magistralement l’imposture des grandes messes internationales sur le climat dont le but inavoué est d’imposer une gouvernance mondiale. Elle énumère tous les poncifs à la mode, depuis le développement durable en passant par les énergies renouvelables, les bâtiments dits à énergie positive, les villes durables, l’agriculture «climato-intelligente » et dénonce leur récupération par le capitalisme de connivence.

Cet article devrait être largement diffusé parmi nos décideurs et nos enseignants, complices involontaires (ou non) de la soumission béate de nos sociétés à l’idéologie politique diffusée par les nouveaux prophètes des ONG environnementalistes.

Bonne lecture !

Jo Moreau.

Pourquoi organiser régulièrement de grandes messes planétaires sur l’environnement qui débouchent au mieux sur une accumulation de voeux pieux ? Prendre solennellement des engagements dont seuls vos successeurs auront à assumer les coûts et la difficulté de mise en œuvre est un exercice dans lequel certains gouvernements excellent. On se souvient de Jacques Chirac jurant en 1988 que les Parisiens se baigneraient dans la Seine cinq ans plus tard. Il est vrai que c’est le même qui confiait la même année que les promesses n’engageaient que ceux qui y croyaient…

Les sommets consacrés au climat illustrent parfaitement cet aphorisme. En 2002, lors du Sommet mondial pour le développement durable, à Johannesburg, Jacques Chirac toujours, décidément inspiré, déclare : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» Les participants ne parvenant pas à s’entendre, l’incendie se poursuit tranquillement pendant la décennie suivante.
Aujourd’hui, il n’est pas de sujet plus chaud que le climat, devenu la grande religion planétaire depuis qu’il se serait déréglé, bien évidemment a cause des hommes, qui ont toujours adoré se placer au centre de l’univers. Ce terme de «dérèglement», sans cesse employé, interpelle : y a-t-il dans l’histoire géologique de la Terre une période où le climat aurait été «réglé»? Existe-t-il un optimum climatique, une sorte de paradis perdu qu’il faudrait à tout prix recréer? Quand et où le climat de la Terre a-t-il été idéal pour les hommes, qui se sont obstinés à vivre dans les déserts, à occuper les montagnes et les régions glacées, à subir la chaleur tropicale et les blizzards new-yorkais ?

Le «petit âge glaciaire» qui frappe l’hémisphère Nord du XIVe au XIXe siècle provoque des hivers terribles où la Tamise, la Seine ou le port de New York gèlent. Il suscite bon nombre de guerres, de drames et d’exodes, mais on ne parle pas encore de «réfugiés climatiques». Et s’achève dans la deuxième moitié du XIXe siècle, au moment où la révolution industrielle entraîne le décollage économique de l’Europe. Que les deux événements soient liés paraît hautement hypothétique car les quantités de gaz à effet de serre envoyées dans l’atmosphère restent encore très limitées et très localisées. Mais cette crise climatique, responsable de ce que l’historien Jean Delumeau qualifie de «malheur des temps», laisse dans la mémoire des hommes une empreinte si négative que, dans les années 1970, la grande peur planétaire concerne un apparent refroidissement de la planète, alors en pleine explosion démographique. Comment nourrir une population qui s’accroît à grande vitesse (l’apogée est atteint en 1963 avec +2.2% par an contre —1,2% par an aujourd’hui) si les récoltes ne sont pas au rendez-vous? Les experts se demandent comment agir.

Ils n’auront pas à le faire. La Terre se réchauffe, les mers montent. En 1988 les Nations Unies créent un obscur organisme dont l’acronyme, depuis, a fait recette : le GIEC ou Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Sa mission : démontrer la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Il va s’en acquitter avec brio, au point de recevoir en 2007 le prix Nobel de la Paix, conjointement avec Al Gore qui vient de ficeler son film Une Vérité qui dérange, montage apocalyptique sur ce qu’on appelle désormais le dérèglement climatique. Dès lors, le sentiment de l’urgence et la peur du lendemain vont dicter la grande dramaturgie planétaire du climat.

Les Mayas faisaient des sacrifices humains pour séduire les dieux de la pluie. Ils auraient annoncé la fin du monde pour 2012. Nostradamus prévoyait de terribles événements pour 2015. Le Jour d’après, Noé, Pacific Rim, 2012… Hollywood a renoué avec la scénographie du désastre et la menace du déluge glacial a remplacé celle des Indiens et des communistes pour drainer les spectateurs. L’évolution du climat s’inscrit ainsi dans la vieille tradition de la mobilisation planétaire qui, de bug informatique en menace terroriste, trouve toujours des sujets pour faire trembler le monde des nantis et légitimer les mesures les plus impopulaires.

En 1992 se tient à Rio de Janeiro le Sommet de la Terre, deuxième du nom. Le premier avait eu lieu à Stockholm en 1972. Il avait donné naissance au concept d’«éco-développement», avec la création des premiers ministères de l’Environnement dans les pays riches, mais les inquiétudes concernant la planète avaient été aussitôt évincées par les préoccupations de la guerre froide. Rio est au contraire la première grande réunion internationale après la disparition de l’Union Soviétique qui, en faisant tomber le rideau de fer, crée pour la première fois un espace mondial où les ONG peuvent se déployer et s’organiser en réseaux grâce à l’apparition d’internet. Face à la montée des pays émergents, qui prétendent imiter le mode de vie des pays riches, le Nord développé se mobilise. Le concept (foireux) d’empreinte écologique et de limitation des ressources met l’environnement au premier rang, devant l’économie et le social. Le Sommet ce de Rio accouche ainsi des trois conventions phares de ce qu’on appelle désormais le développement durable: une sur la désertification, l’autre sur la biodiversité, la troisième enfin, celle qui va connaître la plus grande notoriété, sur le changement climatique.

Portée tous les cinq ans par les rapports du GIEC, plus catégoriques et alarmistes à chaque nouvelle livraison, la menace climatique s’impose dans l’agenda international. Les sommets mondiaux se succèdent, intercalés de réunions censées les préparer. La COP21 à Paris est ainsi la 21e réunion des «parties», les États, depuis Rio. Depuis un quart de siècle, un nombre incalculable de sherpas climato-assermentés parcourt donc le monde pour tenter de bâtir une gouvernance mondiale.

Le bilan s’avère hélas peu glorieux. La parution du quatrième rapport du GIEC, en 2007, débouche en 2009 sur le grand Sommet de Copenhague, quinzième du genre (COP15), qualifié de «réunion de la dernière chance» pour sauver la planète. Mais les participants ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente. Seul lot de consolation: la création d’un «fonds vert» doté de 100 milliards de dollars par an (autant que l’aide publique au développement, APD), destiné à permettre aux pays en développement de s’adapter au changement climatique. En 2020. En 2015, le fonds n’a pu réunir encore que 5 milliards de… promesses de dons. Le processus rappelle celui de l’APD, censée depuis 1970 atteindre 0,7% du PNB des pays riches, et qui n’a jamais dépassé la moitié, la plupart des pays, hormis les Scandinaves, se situant bien en deçà de cette moyenne.

Comment agir face au changement climatique ? Schématiquement, par deux types d’actions. Les premières, dites mesures d’atténuation (mitigation en anglais), consistent à tenter de limiter le volume de gaz à effet de serre, au premier rang desquels l’oxyde de carbone, envoyé par l’activité humaine dans l’atmosphère, avec l’espoir de ralentir le réchauffement de la planète. Enclencher la transition énergétique, décarboner l’économie, le défi est de taille. Le capitalisme sachant parfaitement recycler les grandes peurs humaines, cela se traduit en pratique par une guerre des technologies dites propres, qui oppose anciens pays industrialisés et nouveaux pays émergents.… tous les domaines de l’activité humaine sont concernés.

En misant sur un découplage croissant entre activité humaine et consommation d’énergie fossile, l’atténuation ouvre ainsi un formidable champ au progrès technique. Mais elle comporte aussi ses moines en robe de bure, pour lesquels seuls l’ascèse et le renoncement, entendez la décroissance, sont des options tolérables. «La meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas», «le transport le plus respectueux pour la planète est celui qu’on ne fait pas». De telles formules font florès. . L’effacement de l’homme devient la seule voie acceptable pour la «planète», qui d’ailleurs s’en contrefout.

Pour atténuer la violence de leur vision du monde, les nouveaux prophètes (qui ne s’appliquent pas toujours leurs propres règles) prônent à l’envi le lien social, censé pallier la quête vaine et sans fin du «toujours plus», l’accumulation boulimique de biens matériels. L’expérience montre cependant que le lien social fonctionne essentiellement sur l’utilisation, si possible gratuite, des biens que les mauvais citoyens s’obstinent à vouloir posséder (donc à produire, à acheter et autres activités répréhensibles). On ne passe plus le permis, on n’a plus de voiture mais en compte sur le covoiturage et le si efficace TGV (à l’électricité nucléaire), l’appartement gracieusement prêté. Le café, le chocolat et autres denrées tropicales ont eux le droit de traverser la planète, le commerce de l’«équitable», judicieusement mis en oeuvre par quelques organismes péremptoires, permettant d’absoudre leur consommation. Cigarettes, alcools et diverses substances échappent quant à eux aux oukases de ceux qui refusent la société de consommation.

Le second type d’action s’appelle l’adaptation. Pendant longtemps, elle a eu mauvaise presse car elle supposait implicitement que l’atténuation avait échoué. Mais comme même une diminution radicale des émissions de CO2 ne l’empêcherait pas de rester plus d’un siècle dans l’atmosphère, il vaut mieux dès à présent préparer les territoires aux conséquences du changement climatique. L’adaptation ne se satisfait pas de solutions toutes faites et demande une grande connaissance des territoires à l’échelle locale. Comprenant que, guerre économique oblige, le discours vertueux des pays riches n’allait quand même pas jusqu’à partager avec eux les technologies propres, les pays dits en développement exigent désormais des réparations pour les «pertes et dommages» que l’industrialisation du méchant Nord aurait causé au gentil Sud. Après que les méfaits de la colonisation ont expliqué toutes les difficultés d’une partie du monde, le concept de «dette écologique» a remplacé celui de combat anti-impérialiste.

L’humanité sur le banc des accusés

Entre atténuation et adaptation, l’architecture mondiale de la gouvernance du changement climatique (pardonnez la pédanterie) progresse cahin-caha, de plus en plus touffue et complexe, mais elle progresse: remise en question des pratiques jugées néfastes, comme les subventions au charbon, multiplication des textes et des mécanismes de financement écologique, ainsi que des organismes censés les mettre en œuvre… le climat est devenu une usine à gaz portée par une forêt de publications dressant l’interminable liste des désastres s’abattant sur la planète et contribuant ainsi activement à la déforestation qu’elles dénoncent. Tandis que se multiplient les COP (sur le climat, mais aussi sur la biodiversité, les océans, etc.), surgissent de multiples prophètes qui appellent leurs concitoyens à la rédemption en battant leur coulpe sur leur vie passée. Pour les climate born again, le succès d’audience est assuré.

En 2014, la publication du cinquième rapport du GIEC enfonce le clou une fois de plus: le changement climatique est une réalité tangible et son origine anthropique ne fait plus de doute. Multiplication des épisodes violents, fonte accélérée du pôle Nord (la recharge du pôle Sud faisant curieusement moins de gros titres), sixième grande extinction de la biodiversité, montée trop rapide des mers menaçant les deltas, les estuaires et certains États insulaires, la planète est définitivement malade. Responsable? L’humanité bien sûr, trop nombreuse et trop avide, et sur laquelle la punition du ciel a déjà commencé à s’abattre. Toutes les catastrophes naturelles, de Katrina à la Nouvelle-Orléans en 2005, au Vanuatu en 2015, tous les exodes et toutes les migrations sont désormais analysés comme des manifestations du fameux dérèglement climatique. Car l’anthropocène a commencé. L’homme façonne la planète. La messe du climat est dite et les rares climatosceptiques qui bougent encore, excommuniés.

Le Sommet de Paris mobilise donc pendant dix jours à proximité de Paris 40 000 délégués issus de 195 pays. Une fois de plus, l’enjeu du Sommet est crucial : aboutir à un accord international contraignant, visant à limiter les émissions mondiales de gaz à effet de serre, de façon à rester en dessous de la limite fatidique de 450 ppm (parties par million), considérée comme déterminante pour ne pas dépasser 2°C d’augmentation des températures par rapport à l’ère préindustrielle. Il y avait 270 ppm en 1870, 350 en 1990. 400 ont été atteints en 2010 selon l’observatoire d’Hawaii, entraînant une hausse de température de 0,8 degré en un siècle.

Pour la France, le Sommet de Paris représente autant un défi interne (relégitimer un gouvernement en mal de popularité) qu’international: réaffirmer sa place dans le monde, alors qu’elle apparaît comme un des pays les moins généreux en matière d’accueil des migrants et que son choix du nucléaire fait grincer les dents vertes. Pour l’Europe aussi, un succès apporterait la preuve qu’elle est bien le chef de file du développement durable, elle qui a pris les engagements les plus ambitieux en matière de climat. Chaque pays doit prendre ses propres engagements pour initier la transition énergétique. Représentant 40% des émissions à eux deux, les États-Unis et la Chine affirment qu’ils réduiront leurs émissions… après-demain, 2025 pour les premiers, 2030 pour la seconde.

Les résultats du Sommet ne sont pas encore connus, mais l’expérience montre qu’ils s’enlisent généralement dans des arguties sans fin sans parvenir à imposer au monde un accord international contraignant. Les intérêts respectifs des États en présence divergent tant qu’il ne peut exister de consensus planétaire. Que la Russie, le Canada et tous les pays nordiques bénéficient du changement climatique, qui leur ouvre de nouvelles routes, de nouvelles terres cultivables et de nouvelles ressources minières, est indéniable. Qu’un certain nombre de pays en développement en souffrent, parce qu’ils subissent la perte des glaciers pour les nations andines, la montée des eaux pour les petits États insulaires du Pacifique, la multiplication des épisodes violents pour ceux situés aux basses latitudes, l’est tout autant, même si le sous-développement, la mauvaise gouvernance et la corruption rendent infiniment plus vulnérables aux maux de la nature. Les îles tropicales souffriraient moins de la montée des eaux si elles cessaient de dilapider leur corail en matériaux de construction, de détruire leurs mangroves, de polluer leurs lagons, de tolérer la surpêche. Les agriculteurs africains seraient beaucoup plus capables de faire face aux aléas climatiques s’ils étaient correctement rémunérés pour leur travail et sécurisés sur leurs terres.

Qu’il faille une politique de coopération généreuse à l’égard des pays pauvres, personne n’en doute, mais trop souvent, le climat a bon dos pour se défausser de ses propres responsabilités. Demander au Nord de «réparer les pertes et dommages» dus au changement climatique-devenu la nouvelle grille de lecture de tous les aléas et de toutes les catastrophes- est plus facile que de gérer avec sagesse des villes et des campagnes en mutation rapide, surtout quand les pauvres voient rarement la couleur des financements exigés en leur nom.

Les politiques climatiques souffrent de ce que Hardin qualifiait en 1968 de «tragédie des biens communs»: un certain nombre de ressources étant en libre accès, comme la haute mer, l’intérêt des fameuses «parties» est de se les approprier avant les autres. Intérêt individuel immédiat s’oppose souvent à l’intérêt collectif lointain. Si je prélève la ressource, je m’enrichis immédiatement, tant pis si la collectivité en subit les conséquences néfastes à long terme. Comment exiger des investissements coûteux immédiats aux industriels, aux collectivités locales, aux transporteurs, aux agriculteurs, quand leur impact sur le changement climatique reste fondamentalement incertain et ne se fera de toute façon pas sentir avant plusieurs décennies?

Pourtant, les travaux d’Elinor Ostrom, Prix Nobel d’économie en 2009 (avec Oliver Williamson), montrent que les communautés d’acteurs locaux, lorsqu’elles sont associées aux bénéfices de la protection de leurs ressources, s’engagent collectivement dans des démarches visant à en assurer l’exploitation durable. La recherche de l’efficience énergétique et écologique, dans l’irrigation et dans les itinéraires techniques mis en œuvre en agriculture par exemple est aussi déjà une réalité. La même évolution s’observe dans les nouvelles technologies, où la préoccupation de produire propre avec moins, de repenser le cycle de vie des produits, leur recyclage ou leur réutilisation, se généralise partout, y compris dans les pays émergents. L’exemple de la Chine ou de la Corée du Sude le montre: à partir d’un certain niveau de vie, la protection de l’environnement devient une préoccupation, car les classes moyennes sont soucieuses de leur cadre de vie et ne veulent plus subir les ravages d’un environnement dégradé. Partout, sauf là où la lutte contre la misère est la première des priorités, la recherche de la durabilité devient ainsi une réalité.

S’en sortir par le développement

Voilà pourquoi le discours culpabilisateur, qui jette l’opprobre sur certains et victimise les autres, est une stratégie beaucoup moins efficace que celle qui consiste à montrer les bienfaits des politiques respectueuses de l’environnement. Celles-ci s’imposent d’elles-mémes quand elles permettent de faire des économies et de créer des opportunités. Pendant longtemps, c’est l’idée de rareté, d’épuisement des ressources («nous n’avons pas de planète de rechange») qui a dicté le discours du développement durable. Pour éviter l’apocalypse annoncée, les masses étaient censées s’amender, au besoin par la contrainte.

Mais le discours malthusien, porté par les prix élevés des matières premières et du pétrole, a justifié au contraire la recherche effrénée de nouvelles sources d’énergie, tels les hydrocarbures non conventionnels, la mise en œuvre de puits de pétrole profonds ou offshore. Paradoxalement, la planète croule désormais sous les matières premières (pétrole compris) dont les prix s’effondrent. Ce qui a d’ailleurs pour conséquence d’ajourner nombre d’investissements miniers dans l’acier, le fer ou le charbon: l’abondance des sources d’énergie et la chute des prix jouent en faveur de la lutte contre le changement climatique en limitant l’emballement des émergents. Brésil, Chine, Russie, Afrique du Sud, les Brics (hormis l’Inde, importatrice), pays pétroliers et exportateurs de produits agricoles et miniers, voient leur croissance ralentir et émettent donc moins.

Pourtant, voir dans de telles crises la solution serait une erreur: il faut de la croissance pour financer la lutte contre la pauvreté et les politiques de redistribution. L’aspiration au développement reste une demande mondiale, notamment pour les pauvres qui, selon la formule du Programme des Nations unis pour le développement (PNUD), n’ont ni avoir, ni savoir, ni pouvoir, et ne peuvent en conséquence exercer leur capacité de choix. Les modèles alternatifs ne sont pas crédibles car ils reposent trop souvent sur l’exploitation du pauvre par le pauvre, comme le montre le micro-crédit tant vanté, qui aboutit trop souvent à la perpétuation de micro-activités assorties à des macro-endettements liés aux taux d’usure pratiqués.

Faire l’apologie des nouvelles sociétés connectées ne doit pas faire oublier que l’analphabétisme, les problèmes de faim et de santé restent une réalité, que l’accès à l’énergie (même pour brancher une lampe) reste un rêve inaccessible pour un milliard de pauvres. Or la consommation immense d’énergie de la société connectée, les serveurs colossaux de Google ou de Facebook ne sont pas plus «amis de la planète» que ces énergéticiens tant décriés que sont les firmes pétrolières, premières aujourd’hui à investir dans la recherche d’énergies renouvelables.

Le secteur productif reste donc la base du développement, qu’il s’agisse de l’agriculture (60 % de la population mondiale) ou de l’industrie: sans transformation sur place des matières premières, aucun pays ne peut sortir du sous-développement, car il subit la fluctuation extrême des cours et ne reçoit qu’une faible part de la valeur ajoutée produite. Quand l’agriculture est en crise, les pénuries alimentaires guettent. Quand l’industrialisation fait défaut, la vulnérabilité des pays devient insurmontable. L’économie traditionnelle a donc encore de beaux jours devant elle : en Afrique, les seuls pays qui se développent sont ceux qui mettent en place une économie diversifiée. Pour pouvoir répartir, il faut produire, créer des emplois, une classe moyenne. Et quand la classe moyenne se renforce, la volonté de préserver l’environnement devient une réalité. Pour répartir, il faut produire. Pour protéger, il faut répartir. Toute vision qui fait l’impasse sur l’un des trois volets est vouée à l’échec.

La bonne nouvelle, c’est que le progrès durable se généralise : le nombre de pauvres et de malnutris chute, l’espérance de vie s’allonge, la classe moyenne compte de plus en plus d’humains. Lutter contre le changement climatique en mettant en œuvre des politiques d’atténuation et d’adaptation à l’échelle locale, avec des acteurs maîtres de leur destin et sensibilisés aux enjeux de la protection de leur environne¬ment, devient une réalité universelle et partagée. Ainsi, que les sommets onusiens débouchent généralement sur d’apparents échecs ne doit pas faire oublier qu’ils contribuent à l’apparition d’une conscience écologique planétaire.

Sylvie Brunel.

 

(1) https://socgeo.com/2015/11/01/la-grande-religion-climatique/

 

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LETTRE OUVERTE AU PAPE SUR LE CLIMAT.

PapePortrait

Cette lettre ouverte a été publiée par le média informatique « Contrepoints » le 31 juillet.http://www.contrepoints.org/2015/07/31/216181-lettre-ouverte-au-pape-sur-le-climat.

Jo Moreau.

Le Pape a-t-il envisagé les conséquences désastreuses de son ralliement à l’idéologie climatique ?

Par Istvan E. Marko. (s’exprimant à titre personnel)

Votre Sainteté,

Si le sort de nos frères humains, de la nature et de notre environnement est d’une importance capitale, il est tout aussi impératif, dans une démarche se revendiquant de la science, que les règles fondamentales de celle-ci soient scrupuleusement respectées. Force est de constater en lisant votre encyclique, dont la parution à quelques mois de la prochaine congrégation sur le changement climatique à Paris (COP21) donne un signal fort d’encouragement aux dirigeants de notre monde et aux organismes alarmistes non-gouvernementaux, et montre que vous avez choisi de vous aligner sur les thèses officielles basées sur les conclusions du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Etude du Climat).

Au lieu de produire un rapport pour décideurs prudent et basé sur des preuves scientifiques irréfutables, cet organisme politique, émanation de l’ONU, nous propose des affirmations hautement spéculatives et purement théoriques présentées comme des vérités scientifiques affirmées. Au cours de ce processus, la science elle-même est pervertie. De nombreuses autorités politiques, morales et religieuses, toutes bien intentionnées, tentent d’offrir des solutions à des problèmes inexistants, basés sur une science tronquée et trompeuse, dont les conséquences risquent d’être dramatiques pour ceux-là mêmes que nous cherchons à aider.

Aujourd’hui, lorsque des scientifiques utilisent des modèles climatiques simplistes pour simuler des systèmes naturels d’une complexité inouïe, tel le climat de la terre, ils oublient trop facilement, ainsi que le public et les décideurs, que les modèles informatiques ne sont pas la réalité mais seulement « de bien séduisantes simulations ». Si les résultats de ces prévisions sont en désaccord avec l’observation, alors les modèles, et non pas la nature, doivent être corrigés et la théorie sous-jacente jetée et remplacée. En climatologie, science aujourd’hui corrodée par le politique, l’inverse tient lieu de règle. Je viens d’en avoir une preuve supplémentaire en écrivant au Vice-Président de la Commission européenne, Maros Šefčovič pour lui en faire part. La réponse que j’ai reçue ne peut que désespérer d’un monde politique ignare de la réalité, à moins qu’il ne soit hypocrite pour ne pas se départir du politiquement correct, ce qui in fine est encore pire.Parallèlement à l’utilisation d’une science exacte et honnête, il est impératif de tenir compte, lors des décisions en matière de politique climatique, du bien-être des plus pauvres parce qu’ils sont les plus vulnérables et les moins en mesure de se protéger. Dès lors, nous devons éviter tout choix dogmatique ou idéologique qui entraverait leur ascension hors de la pauvreté.

Il est préoccupant de constater que de nombreuses voix éminentes considèrent aujourd’hui l’humanité comme étant un fléau pour notre terre, estimant que l’homme est LE problème de notre planète. Ce n’est heureusement pas votre position. Mais il est quand même surprenant que vous défendiez une thèse qui est le fonds de commerce de ceux qui se battent pour limiter le parasite de la nature : l’homme. Affirmant que « la science du climat est totalement maîtrisée» et qu’un réchauffement climatique catastrophique dû à l’homme risque de perturber irrémédiablement notre planète d’ici l’an 2100, ces voix exigent l’abandon des combustibles fossiles, qui fournissent pourtant l’essentiel (86,3% en 2014) de l’énergie nécessaire à l’épanouissement humain, quand bien même cela signifie rester dans le dénuement ou y retourner.

L’extrême pauvreté, la faim généralisée, les maladies endémiques et une existence pénible et écourtée étaient les conditions ordinaires de l’humanité jusqu’à ces derniers deux siècles et demi.

Ces tragédies semblent normales pour les mouvements environnementaux qui préfèrent que les êtres humains vivent et soient traités comme de simples animaux se soumettant à la Nature, plutôt que de l’adapter à leur besoin tout en la respectant. La délivrance de la plus grande partie de l’humanité de la pauvreté matérielle absolue résulte notamment d’un accès à de l’énergie fiable, abondante et bon marché, générée à partir de combustibles à haute densité énergétique que sont les matières fossiles et nucléaires. En remplaçant l’animal, le muscle humain, y compris l’esclavage, le bois et la bouse séchée, les combustibles fossiles et nucléaires ont libéré les hommes des tâches associées à leur simple survie et ont engendré les immenses progrès scientifiques, technologiques et médicaux qui ont façonné notre société moderne.

Sous l’impulsion de personnes influentes et de puissantes organisations internationales, s’est répandue l’idée que la production de CO2 conduisait à un réchauffement climatique dangereux et sans précédent historique. Toujours à l’affut pour exploiter les naïfs, le système financier est devenu le paladin de la cause tant il y a de l’argent à gagner grâce aux gigantesques subsides accordés pour faire diminuer de quelques pourcents à peine la part des énergies fossiles (elle a diminué de 0,4% de 2013 à 2014 !). Pourtant, à ce jour, aucune preuve scientifique n’est venue étayer cette affirmation, basée uniquement sur les résultats de modèles climatiques plus qu’imparfaits. Ceux-ci sont tellement peu fiables que 98% d’entre eux prédisent plus du double du réchauffement réellement mesuré. Non seulement y a-t-il une divergence croissante entre les observations de la température du monde réel et les simulations des modèles, mais aucun de ces modèles n’a été capable de prédire l’absence complète de réchauffement observée au cours des 18 dernières années, un comble pour « une science totalement maîtrisée ». De plus, les erreurs des modèles ne sont pas aléatoires, mais apparaissent clairement biaisées et constamment au-dessus des températures observées. Ces modèles obéissent aux demandes de leurs maîtres et de leurs financeurs, leur offrant une fausse légitimité scientifique sur laquelle ils formulent leurs désidératas et exigent de nouvelles lois liberticides, de plus en plus contraignantes.

Les énergies renouvelables, en raison de leurs coûts élevés, de leur efficacité réduite et de leur intermittence, ne peuvent remplacer les énergies fossiles aussi simplement que l’on tente de nous le faire croire. La catastrophique transition énergétique allemande est une parfaite illustration de l’irrationalité d’une telle décision. Elle aurait dû servir d’exemple aux autres nations, tout comme le choix de Bill Gates et celui de Google d’abandonner les énergies renouvelables, après plus de 10 ans de recherches. Une telle substitution serait insupportable pour les pauvres de ce monde conduisant, non seulement à une augmentation du coût de l’énergie, mais aussi à celle des biens et des services qui en dépendent largement. La décision de remplacer les énergies fossiles par d’autres bien moins efficaces ralentira la sortie des pauvres de la précarité et pourrait même en renvoyer des millions d’autres à la misère.

Plus de 1,3 milliard d’êtres humains n’ont pas accès du tout à l’électricité et plus de 2,7 milliards vivant dans les pays en développement dépendent encore du bois et de bouse séchée pour cuisiner et se chauffer. Les fumées produites par ces combustibles naturels, ces énergies renouvelables tant vantées, tuent plus de 4 millions de personnes chaque année et en handicapent des centaines de millions d’autres annuellement. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s‘en est vivement inquiétée et demande que l’on offre à ces malheureux un accès à une énergie « moderne ». Plus les coûts de l’énergie augmenteront, pire sera la situation des pauvres, y compris ceux des pays « riches ». Certains mourront de froid parce qu’ils ne pourront payer leurs factures d’électricité et de chauffage, comme observé au Royaume-Uni où des dizaines de milliers de personnes sont déjà mortes lors des hivers récents, en raison de la précipitation de la Grande-Bretagne à substituer l’éolien et le solaire au charbon.

Les risques associés à l’indigence et à des politiques énergétiques erronées sont bien plus importants et plus graves que les hypothétiques dangers dus au changement climatique. Une richesse adéquate permet aux hommes de prospérer dans un large éventail de climats ; la pauvreté, elle, sape toute prospérité humaine, même dans le meilleur des climats. Il en résulte que la réduction de l’utilisation de combustibles fossiles condamne les sociétés pauvres à le rester et oblige leurs habitants à se sacrifier pour le bien des « riches » de ce monde. Il s’agit là d’une injustice manifeste et intolérable.

Ce fut d’ailleurs une grande désillusion pour le mouvement environnementaliste que vous défendez dans votre encyclique lorsqu’en 2013, pour fêter les 20 ans du « Sommet de la terre » de Rio de Janeiro qui sanctifiait l’écologisme, la présidente Brésilienne Vilma Roussef est parvenue à modifier la déclaration finale afin qu’elle ne soit pas centrée sur l’écologisme politique – le changement climatique – mais au contraire sur la question de la pauvreté énergétique que je viens d’évoquer.

Tandis qu’ajouter du dioxyde de carbone dans l’atmosphère ne semble pas provoquer le réchauffement climatique catastrophique tant espéré par certains (plus d’un tiers du CO2 produit par l’homme depuis l’ère industrielle a été émis dans l’atmosphère au cours de ces 18 dernières années sans que la température globale ne change d’un iota), le CO2 a un effet positif sur la vie des plantes. Avec plus de dioxyde de carbone dans l’air, les plantes poussent davantage, font un meilleur usage des nutriments du sol et de l’eau, résistent mieux aux maladies, augmentent leur production de fruits, élargissent leur territoire et « verdissent » la Terre. Davantage de nourriture devient ainsi disponible et, les rendements agricoles augmentant, l’alimentation devient plus abordable pour les pauvres de ce monde.

 

Réduire le taux de CO2 – une action qui non seulement coûtera des trillions d’euros mais dont le résultat sur le réchauffement climatique est essentiellement nul –frappera de nouveau de plein fouet les populations pauvres que vous défendez tant, en augmentant les coûts de l’énergie et en réduisant la production alimentaire. Une telle décision est moralement inacceptable, condamnera des centaines de millions de nos frères humains à une pauvreté constante et ne peut décemment recevoir votre aval.

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