LA PEUR COMME MOTEUR MEDIATIQUE

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En 2015, le Dr. Daniel W NEBERT, professeur émérite de santé environnementale au Centre médical de l’Université de Cincinnati, soulevait le problème de l’effroi du public devant les mythes successifs véhiculés par les médias. Que ceux-ci soient guidés par le souci de l’audience, ou manipulés par des organisations politiques ou environnementalistes, ils sont les porteurs des grandes peurs actuelles répandues dans le public. On peut y ajouter la masse de rumeurs et de fantasmes qui foisonnent sur internet.

Voici la « traduction maison » d’un article paru dans le Cincinnati Enquirer, sous le titre « Don’t join the panic, just pay attention ».

Bonne lecture !

Jo Moreau.

Les médias s’efforcent constamment d’accroître la diffusion de journaux et magazines; mais aussi l’audience des stations de radio et le nombre de téléspectateurs. Un moyen efficace d’atteindre cet objectif est d’exploiter le thème:  » Dois-je avoir peur ? « 

Par exemple, après la Seconde Guerre mondiale, la crainte d’une invasion extra-terrestre portée par la médiatisation des « soucoupes volantes » a certainement fait vendre plus de journaux et de magazines et a augmenté l’attrait de la télévision. Cette préoccupation a également conduit au programme financé par le gouvernement, Search for Extraterrestrial Intelligence (SETI).

Dans les années 1940-1950, certains étaient convaincus que la fluoration de l’eau potable était une «conspiration communiste». La crainte est restée suffisamment forte dans certaines communautés, de sorte que le fluorure n’est toujours pas ajouté aux approvisionnements en eau de distribution – malgré les avantages avancés par la médecine montrant que les enfants qui boivent de l’eau fluorée ont moins de caries dentaires en raison du renforcement de l’émail.

À la fin des années 1940, la peur de l’ «hiver nucléaire» a été répandue par Carl Sagan et d’autres. Les explosions de plusieurs bombes nucléaires, provoquant de nombreux incendies et libérant une énorme quantité de poussière atmosphérique, étaient susceptibles de bloquer la lumière du soleil et provoquer un refroidissement climatique.

Dans les années 1960, Paul Ehrlich et d’autres ont promu l’arrêt de la croissance de la population terrestre. Si d’ici à l’an 2000, la population de la Terre continuait d’augmenter, l’approvisionnement en nourriture serait épuisé. Certains partisans de ce mouvement politique ont réellement décidé d’avoir moins d’enfants en raison de cette peur.

Entre 1950 et 1970, un temps plus frais a prévalu aux États-Unis et en Europe, par rapport aux années 1930-1940. Le «refroidissement global» est devenu une préoccupation. Les principaux articles dans les magazines Time (1974) et Newsweek (1975) ont soutenu l’hypothèse que la Terre puisse entrer dans un nouvel « âge glaciaire ». Pourtant, dès 1978, cette tendance au refroidissement de 1945 à 75 avait disparu.

En 1975, dans un article de la revue « Science », Wallace Broecker, géochimiste de l’Université de Columbia a été crédité d’avoir le premier utilisé le terme de «réchauffement climatique». En 1988, le Groupe Intergouvernemental d’Experts des Nations Unies sur l’évolution du climat (GIEC) a tenu sa première réunion, ce qui a marqué le début de l’hystérie du réchauffement climatique.

A la fin de 1978, les mesures extrêmement précises des températures de surface par satellite ont débuté, et ont montré un réchauffement de quelques dixièmes de degré jusqu’en 1997. Cela a coïncidé la même année avec l’attribution du Prix Nobel de la paix conjointement à Al Gore et au GIEC pour « avoir créé la sensibilisation au réchauffement climatique ».

Au cours des 18 dernières années, cependant, aucune augmentation statistiquement significative des températures mondiales de surface n’a été constatée – alors que l’agenda politique de l’entretien de la peur envers les «niveaux croissants de dioxyde de carbone» et du «changement climatique» s’est poursuivie sans discontinuer dans les médias.

Les énergies éolienne et solaire, fortement subventionnées par des fonds gouvernementaux à défaut d’être rentables, ont ainsi été imposées par les écologistes.

Ensuite nous connûmes l’effroi du « Bug de l’an 2000 », ou la crainte du crash simultané de tous les ordinateurs du monde lors du passage du 31 décembre 1999 au 1er janvier 2000. Le « problème informatique qui a effrayé le monde » – ne s’est jamais concrétisé.

Il y a d’autres sujets de préoccupation. Les vaccinations infantiles causant un trouble du spectre autistique (ASD) ou un trouble déficitaire de l’attention et l’hyperactivité (TDAH). Les cancers causés par la consommation de nourriture préparée commercialement ou d’aliments contenant des conservateurs, plutôt que des aliments « biologiques », et l’exposition aux produits génétiquement modifiés. Tout ce qui précède, et bien d’autres choses, sont désignés comme responsables des augmentations spectaculaires du TEA, du TDAH, de l’asthme et de l’obésité observés aujourd’hui dans les sociétés occidentales.

Chaque jour, en consultant les médias, chacun de nous est placé devant un choix : « Dois-je m’inquiéter? « ou » Dois-je ignorer tout ce battage médiatique? « 

Etre attentif à ces problèmes est judicieux. En être paniqué n’est pas sain.

Daniel W NEBERT.

(1) http://www.cincinnati.com/story/opinion/contributors/2015/05/19/join-panic-just-pay-attention/27575319/

 

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JOURNALISME, INFORMATION OU PROPAGANDE ?

 

Participant un jour à un mouvement social couvert par nos chaînes TV, je fus effaré en visionnant le compte rendu qu’elles en firent, dénotant une méconnaissance profonde non seulement de l’historique de l’entreprise concernée (une des plus importantes de notre pays), mais également des motivations réelles du personnel en cause.

Comme il s’agissait là d’un problème que je connaissais bien, je réalisai alors l’ampleur de ce qu’on pouvait me faire avaler sur des sujets que je ne maitrisais pas…

La presse d’opinion, a parfaitement le droit d’avoir une lecture de l’actualité conforme à ses convictions philosophiques. Le public en est averti, et sait que Radio Vatican a une autre conception de la problématique de l’avortement que l’Humanité.

Mais la fraction de la presse se réclamant d’une certaine neutralité, et à fortiori les chaînes TV ou radio de service public qui sont devenues les principales sources d’information pour la majorité du public, ont des obligations plus fondamentales vis-à-vis du citoyen, et notamment un devoir d’objectivité. Voilà le grand mot lâché, auquel beaucoup de journalistes rétorqueront d’une manière définitive que l’objectivité n’existe pas, ce qui les dispense de tout effort en ce sens, et les autorise à une véritable manipulation consciente ou non de l’information.

Il en est de même de l’expression de la vérité. « La vérité n’existe pas », entend-on alors de toutes parts. Je prétends dans la foulée que la vérité existe bien, mais qu’on peut en faire des lectures très différentes, et participer dès lors à une manipulation du public, le plus souvent en toute connaissance de cause .

Celle-ci peut s’exercer de différentes manières.

Par exemple en donnant la parole à des spécialistes très orientés politiquement, tout en omettant de préciser leur couleur politique alors que celle-ci peut influer sur l‘opinion affichée. Que par exemple Madame Anne Morelli soit une habituée des plateaux et présentée comme historienne et spécialiste de l’histoire des religions, cela est la réalité et je n’ai rien à y redire. La manipulation commence quand on omet de préciser qu’elle se définit elle-même comme étant d’une sensibilité d’extrême-gauche, ce qui est son droit le plus strict, mais la moindre des choses serait alors de préciser cette orientation politique de nature à éclairer son analyse, et la perception que le public pourrait avoir de ses propos.

Il devrait en être ainsi pour tous les intervenants à un débat. Quand celui-ci rassemble un pannel de journalistes -nationaux ou internationaux- par exemple, il serait judicieux de connaitre l’orientation du média pour lequel ils travaillent.

Un autre exemple de manipulation est le choix orienté des dépêches qui seront reprises à l’antenne. Car de plus en plus, le travail journalistique se résume à reprendre tels quels les billets des agences de presse sans aucun travail de vérification ou de développement. Dans d’autres cas, la relation d’une actualité, dans le sens le plus large du terme, peut varier drastiquement suivant le JT regardé, depuis la RTBF en passant par RTL, France 2, LCI etc… Certains faits, indispensables à la compréhension d’un évènement, sont totalement passés sous silence par certains médias et mis en évidence par d‘autres, donnant ainsi une version parfaitement biaisée de l‘actualité. Désolé, mais je ne trouve pas cela « normal ».

Enfin, chacun constate les multiples apparitions à l’écran de certains intervenants, souvent issus de mouvances politiques très minoritaires, leur offrant ainsi un éclairage médiatique très interpellant.

Dans le domaine environnementaliste ou climatique, l’assujettissement des médias aux seules orientations des lobbies idéologico-politiques est encore plus flagrant. Car si la Science est neutre, les scientifiques ne le sont pas nécessairement. Un récent exemple flagrant fut une séquence du JT de la RTBF du 01 mars. Non content de faire une nouvelle fois l’amalgame trompeur et inexact entre pollution et changements climatiques, le présentateur relaye en la déformant l’étude d’un physicien de l’UCL (issu de l’Institut dirigé par Mr Van Ypersele), présentant comme une certitude ce qui n’est qu’une théorie: le retard sinon l’absence d’une nouvelle période glaciaire suite à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Le journaliste de service termine en affirmant que les changements climatiques que nous connaitrions sont plus rapides que jamais, ce qui est tout aussi largement contesté.

Les journalistes, ou leurs chefs de rédaction, ne font apparemment l’objet d’aucune surveillance, ni d’aucune sanction. Ils n’ont en fait de comptes à rendre qu’ à eux-mêmes, hormis le cas flagrant de fausse nouvelle. Mais même ce cas de figure, ne fera l’objet que tout à fait exceptionnellement d’une simple mise au point. D’autre part, il ne peut être bien entendu question d’une surveillance du travail journalistique, ce qui mènerait droit à la censure tellement prisée par les dictatures. C’est donc bien au journaliste lui-même qu’ incombe l’obligation morale d’analyser et de répercuter une information le plus objectivement possible, ce qui devrait être une ligne de conduite pour la presse qui se veut neutre, ou pour les organes dits de service public. Il serait alors impératif pour le journaliste de ne pas infléchir la réalité par la projection de ses propres convictions.

Or il faut réaliser que « l’orientation » idéologique de l’information est un des plus grands dangers que court notre démocratie. Les médias forment, ou déforment l’opinion publique. Hormis les cas de manipulation proprement dites, dirigée consciemment ou non (?) par les opinions personnelles du journaliste, se pose également le fait que l’information n’est pratiquement plus vérifiée. Aussitôt servie, aussitôt régurgitée, impliquée dans une véritable course de vitesse avec la concurrence, et surtout avec l’influence désastreuse d’internet et de ses fantasmes.

Il y a aussi la tentation de paraître brillant à l’antenne. Que ne ferait-on pour placer un bon mot qui fera l’admiration des confrères, mais amène parfois à tourner en dérision des hommes ou des institutions, et aboutira finalement à déconsidérer ceux-ci aux yeux du citoyen avec les conséquences désastreuses qui peuvent en découler. Quoi de plus énervant également de voir un journaliste interrompre à tout propos et sans véritable motif la personne interviewée, dans le seul but de se mettre lui-même en vedette.

Le journaliste d’un média dit neutre a une énorme responsabilité, qu’il n’assume que de plus en plus épisodiquement et imparfaitement.

Les « véritables » journalistes ont peu à peu été écartés de l’antenne, pour des motifs divers, et il faut bien constater l’amateurisme de certains nouveaux présentateurs(trices) de journaux TV , qui débitent des énormités sans même s’en rendre compte, sur le fond ou sur la forme, dénotant une carence profonde dans ce qui devrait être une honnête culture générale. Et là, les exemples foisonnent…

Jo Moreau.