COVID19 ET MAMAN NATURE

peste

Depuis le début de la pandémie du covid19 à laquelle nous sommes confrontés, s’élèvent certaines voix d’illuminés pseudo-écologistes qui, comme au Moyen-âge, la considère comme une juste punition des méfaits de l’homme à l’égard de Maman nature. Ils profitent également de ces événements pour impliquer le développement de cette pandémie avec …le réchauffement climatique.

C’est oublier un peu vite que l’humanité a été de tous temps victime d’épidémies dévastatrices, dont voici une évocation très incomplète, et limitée à l’Europe.

 

430 – 426 avant JC : Peste d’Athènes – environ 70.000 morts.

165 – 189 : Peste antonine (variole ?) – environ 10 millions de morts

541 – 747 : Peste de Justinien – 25 à 50 millions de morts

1348 – 1352 : Peste noire – environ 25 millions de morts, soit 50% de la population européenne.

1629-1631 : Peste italienne

1664 : Grande peste de Londres environ 100.000 morts.

1675 – 1676 : épidémie de peste maltaise

1720 : Peste de Marseille – environ 100.000 morts en Provence.

En-dehors des grandes épidémies de peste reprises ci-dessus, de très nombreuses résurgences ponctuelles ont surgi en de nombreux endroits.

1779 – épidémie de dysenterie en France. Environ 175.000 morts. (Nombreuses autres épidémies ponctuelles dans l’Histoire)

1823 : épidémie de choléra

1832 – 1833 : Choléra – environ 160.000 morts

1840 – 1860 : Choléra – 1 million de morts en Russie.

1863 – 1875 : Choléra

1899 – 1923 : Choléra

1918 – 1919 : Grippe espagnole – 25 à 50 millions de morts.

1957 – 1958 : grippe asiatique H2N2 – environ 2 millions de morts dans le monde.

1968 – 1969 : grippe de Hong Kong.

1981 – ? : Sida VIH – Environ 36 millions de morts dans le monde à ce jour.

2003 : SRAS Syndrome Respiratoire Aigu Sévère.

2009-2010 : Grippe H1N1 –

Rougeole : persistance depuis le 7e siècle avant JC,  – 200 millions de morts à ce jour.

Variole : persistance depuis 10000 avant JC- déclarée éradiquée en 1977 – 300 millions de morts.

Tuberculose : persistance depuis l’apparition de l’humanité.

Poliomyélite – déclarée éradiquée en Europe depuis 2002.

Grippe saisonnière – 15 à 30.000 morts annuels en France.

Maman nature, qui est plutôt une marâtre, avait déjà sévi avant même l’apparition de l’homme et jusqu’à aujourd’hui, par de multiples et dévastatrices catastrophes météorologiques et géologiques, par de constants phénomènes volcaniques, océaniques, sismiques etc…

Il serait donc plus avisé de dire que l’espèce humaine doit constamment se protéger des pièges mortels que Maman nature s’ingénie à multiplier autour d’elle !

Jo Moreau.

BIENVENUE EGALEMENT SUR MA PAGE FACEBOOK :

https://www.facebook.com/BELGOTOPIA-82840099725/

 

LES RAVAGES DE L’ÉCO-ANXIÉTÉ

eco anxiété

Le site « Essex Live » a publié un article montrant les dommages causés par l’éco-anxiété sur la santé mentale et la qualité de vie de certaines personnes, ici des militantes écologistes. (1) Il n’est d’ailleurs pas évident de distinguer la cause et l’effet entre l’engagement écologiste et le ressenti éco-anxieux.

Malheureusement, tel un climatovirus, ce trouble mental se répand de plus en plus dans la population, et plus particulièrement parmi les jeunes, cibles privilégiées d’une propagande systématique, à qui on occulte tous les éléments qui leur permettraient une appréciation objective du problème. Le caractère catastrophiste du prétendu dérèglement climatique, répandu de manière irresponsable par les médias, en est l’outil principal.

La lecture des trois témoignages rapportés m’a fait réaliser à quel point le mal était profond chez ces jeunes adultes. Imaginons l’effet sur l’esprit de certains enfants et adolescents.

Au sein même de l’article, on trouve des éléments descriptifs de l’éco-anxiété, dont voici quelques extraits.

« Selon Anxiety UK, plus d’un adulte britannique sur 10 est susceptible de souffrir dans sa vie d’un « trouble anxieux invalidant ». (…) L’éco-anxiété signifie la peur des catastrophes écologiques et des menaces pour l’environnement naturel telles que la pollution et le changement climatique. La solastalgie est un autre nouveau mot pour décrire un sentiment de détresse ou d’isolement associé à un changement environnemental près de chez soi. »

Le Dr Elia Valentini est maître de conférences au Département de psychologie de l’Université d’Essex, ainsi que membre de Extinction Rebellion à Colchester. « La raison pour laquelle cela se produit est que nous sommes confrontés à une situation très dangereuse. Nous assistons à la dégradation climatique et écologique de notre planète (…) Certains d’entre nous réagissent à la nouvelle en prenant de la distance et en niant le problème, d’autres en arrivent à paniquer et à être hantés par la peur. Cette situation va empirer. Les personnes les plus vulnérables sont les enfants, les personnes âgées et les groupes minoritaires. Ils peuvent avoir peur de ce qu’ils entendent et voient ».

La propagation de cet état mental extrême est grandement favorisée par l’importance accordée par les médias et le monde politique à une jeune prophétesse climatique, porte-étendard d’une partie de la jeunesse, dont on peut soupçonner qu’elle soit elle-même la victime de ce syndrome invasif.

Heureusement (!) un nombre grandissant de thérapeutes s’est emparé du problème, dont l’épouse d’un climatologue belge -lui-même interlocuteur exclusif de nos médias-, dans une saisissante illustration du serpent qui se mord la queue ! (2).

Mais revenons à notre article, dans une traduction « maison ».

Jo Moreau.

Le coût caché du changement climatique : les écologistes de l’Essex qui ressentent l’immense fardeau de sauver le monde au prix de leur santé mentale.

L’impact du changement climatique n’est pas seulement physique, il y a un coût caché qui affecte la santé mentale de ceux qui ressentent l’immense fardeau d’être confrontés à la crise imminente.

Certains écologistes de l’Essex supportent le coût du changement climatique sur leur santé mentale – le prix qu’ils paient pour sauver la planète.

« J’ ÉTAIS COMPLÈTEMENT SUBMERGÉE PAR LA DOULEUR, LA PEUR ET LA COLÈRE »

La vie quotidienne a radicalement changé pour Sarah Clark en 2016.

Un jour de cette année, la femme de 36 ans de Chelmsford et son mari Will, 39 ans, ont regardé « Before The Flood », un documentaire sur les dangers du changement climatique.

Après l’avoir regardé, Sarah sanglota pendant une semaine entière. Elle a pleuré pour la planète, l’avenir de ses enfants et le devenir du monde.

Elle est maintenant déterminée à passer chacune de ses journées à lutter contre le changement climatique. Mais la conséquence en est une « éco-anxiété » écrasante, une peur qui ne peut être ignorée.

Elle a demandé l’aide d’un conseiller quand sa santé mentale était au plus bas.

« Je pense à cela comme à des nuages ​​qui passent. Lorsqu’on est dans ce nuage, on ne peut pas échapper au chagrin », a déclaré Sarah. « Nous sommes face à une extinction massive – notre monde s’effondre et quand vous en voyez les conséquences, il est très normal d’avoir peur. »

Les enfants de Sarah, qui n’ont que dix et huit ans, sont toujours la priorité de ses pensées.

« Je passe des journées assise dans les chambres des enfants à réfléchir à tout ce que cela signifie pour leur avenir », a-t-elle déclaré. J’ai la chance d’avoir une bonne communication avec mon mari et nous pouvons en parler. J’étais complètement engloutie dans la douleur, la peur et la colère. L’antidote à cela est l’action et la recherche de solutions. Mais je pense à ce qui pourrait arriver. Que se passera-t-il en cas de sécheresse extrême et que nous n’aurons pas assez de blé ? Qu’en sera-t-il des troubles en cas de pénurie alimentaire ? Et je m’inquiète de la fonte du pergélisol qui sera la source de diverses maladies. »

« Vous devenez le messager de malheur »

Sarah a inventé le surnom de « Sustainable Sarah », qu’elle utilise sur son blog et sur Facebook pour pousser au changement. Mais ses préoccupations concernant le changement climatique la touchent mentalement tous les jours.

L’un des épisodes les plus ardus de sa démarche fut la maîtrise en développement durable qu’elle a suivie à l’Université Anglia Ruskin. « C’est horrible d’étudier ce sujet. Vers la fin du cours en 2018, j’ai commencé à voir un conseiller et à en parler ».

Cette évolution a également pesé sur la relation de Sarah avec sa famille et ses amis qui ne réalisent pas l’urgence de la crise.

« Vous passez par ce parcours d’initiation et vous ne pouvez plus vous en écarter. Vous devenez un messager de malheur ».

« Dire au revoir à la vie que vous aviez imaginée »

Sarah a s’est récemment fait faire un tatouage qui dit « courage » sur son poignet.

« En tant que parents et en tant que couple, vous décidez de faire votre vie avec eux, et vous planifiez toutes ces choses, vieillir ensemble et les enfants que vous aurez et cela s’effrite. Cette image a complètement disparu. »

Sarah et son mari Will ont décidé qu’ils n’auront plus d’enfants pour le bien de la planète. Ils avaient rêvé d’une grande famille, mais savent qu’ils doivent abandonner cette idée.

« Il est vraiment important de reconnaître que nous ressentons cela maintenant et que nous sommes sur ce cheminement en nous inquiétant et en agissant. »

« SAUVER LA PLANÈTE EST LE BUT DE MA VIE « 

Les pressions de la crise climatique affectent Sam Pitman de Southend dès qu’elle se réveille jusqu’au moment où elle se couche.

La femme de 38 ans a l’impression que le but de sa vie a complètement changé depuis que ses yeux se sont ouverts face à l’urgence du changement climatique. Malheureusement, Sam a également ressenti des difficultés mentales.

Après avoir discuté avec des amis d’un environnement durable et des entreprises écologiques, Sam a décidé de créer la page Facebook « Eco Essex », qui est devenue une occupation à temps plein pour cette maman de trois enfants.

Sam déclare : « C’est dans ma tête tout le temps. Je me réveille le matin et ma première pensée n’est pas  » Oh je dois préparer les enfants « , c’est :  » Je dois faire ceci pour aider l’environnement’. « Chaque décision de ma vie, qu’elle soit grande ou petite, est centrée sur cette problématique. Chaque décision est plus difficile d’une certaine manière parce que vous sur-analysez chaque situation. »

Naturellement, cela a eu un effet énorme sur la vie de Sam. Elle se montre farouchement passionnée et innovante, mais il y a aussi une pression claire qui pèse chaque jour sur ses épaules.

« C’est un sentiment de culpabilité lors de chaque achat « 

Sam a lancé le groupe « Eco Essex » pour faire le maximum en faveur d’un environnement durable.

L’un des sentiments qui habite constamment Sam est la culpabilité. Ce sentiment sous-jacent est toujours là, derrière chaque décision.

« Chaque fois que je vais au magasin, je réfléchis à ce dont j’ai vraiment besoin. De quoi est fait l’emballage ? Puis-je le recycler ? C’est la culpabilité de chaque produit », a-t-elle déclaré. « J’ai une responsabilité avec Eco Essex. Je suis censée être exemplaire, et quand j’estime avoir échoué, j’ai été un mauvais exemple. À un certain niveau, cela m’affecte journellement. Je ressens de la frustration tous les jours, vous voyez quelque chose et vous ressentez de la colère. « Mon mari est complètement affecté par cela. Il dit que j’ai complètement changé et que je suis une amasseuse. Je garde toutes les boîtes en carton. Nous avons des vies complètement différentes maintenant. Il dit que j’ai besoin d’aide parce que j’ai peur de jeter des trucs et je les amasse. Je suis devenue définitivement intolérante envers les gens qui ne se soucient pas du recyclage. Ça me met vraiment en colère. Mon côté aimable dit d’accord, tu ne comprends pas, ce n’est pas de ta faute, le gouvernement n’a pas été particulièrement éducatif. »

Comme beaucoup, Sam ne supporte pas de voir des événements comme les feux de brousse australiens à la télévision. Elle s’est retrouvée à éviter certaines études ou reportages sur l’impact dévastateur du changement climatique, parce qu’au fond elle n’est pas sûre de vouloir le savoir.

« Voir les feux de brousse en Australie est accablant. Vous vous interrogez que puis-je faire en tant qu’individu ? Est-ce que quelque chose peut aider ? Si je me sens dépassée, déprimée ou anxieuse, je dois m’y consacrer. Même en considérant l’impact négatif sur ma santé mentale. J’ai un peu peur d’en savoir trop. J’ai des amis qui envisagent de déménager parce qu’ils craignent que leur maison ne soit sous l’eau dans dix ans. Je ne peux pas penser que cela va se produire. Je dois penser que nous serons sauvés. »

« JE LE SENS PROFONDÉMENT EN MOI »

Jess Eaton-Fearne souffre d’éco-anxiété depuis qu’elle a commencé à se renseigner sur la crise climatique

Jess Eaton-Fearne, 22 ans, de Braintree, récemment diplômée de l’Université de Sheffield, étudie l’écologie et la biologie de la conservation.

Elle s’est toujours souciée de l’environnement, mais au cours de ces trois années, elle a réalisé que tout était bien pire qu’elle ne l’avait imaginé.

À cette époque, Jess est devenue végétalienne, a décidé de ne pas apprendre à conduire et est à peu près certaine qu’elle n’aura pas d’enfants pour le bien de la planète. Il y a quelques semaines à peine, elle a lu un article sur l’éco-anxiété, et s’est rendue compte qu’elle souffrait de cette affection nerveuse et de ce désespoir.

« En classe, nous lisions toujours des articles sortis pendant l’année et tout se reliait au changement climatique et à la biologie. C’est de pire en pire », a-t-elle déclaré. « Je le ressens au plus profond de ma poitrine. En voyant les incendies en Australie, je ressens du désespoir. J’ai l’expérience de l’éco-anxiété. Un sentiment de désespoir accablant sachant que le monde est dans un très mauvais état, et qu’il reste beaucoup à faire dans ce combat. Ceux qui détiennent le pouvoir doivent changer beaucoup de choses. »

« J’ai pleuré à cause de ça »

Jess fait tout ce qu’elle peut pour préserver l’environnement.

Comme pour beaucoup d’autres, les inquiétudes de Jess sont permanentes.

« Parfois, je souhaiterais être ignorante pendant une seconde pour oublier à quel point chaque action a des conséquences sur la planète. Je connais la science du sujet et je comprends donc ce qui se passe. J’ai pleuré à cause de cela et je me suis sentie terriblement désespérée. »

Même rejoindre Extinction Rebellion a parfois été difficile. Cela a donné à Jess un endroit pour soutenir ses convictions et lutter pour que les choses changent, mais elle se retrouve ensuite avec un sentiment de désespoir et de peur.

« Je suis très émue en participant aux manifestations, entourée de gens qui ressentent la même chose que moi. Mais le lendemain, c’est presque comme si cela n’avait pas existé, comme si rien ne s’était passé et que rien n’avait changé. »

L’un des plus grands impacts du changement climatique sur la vie personnelle de Jess est l’effet sur sa famille ainsi que sur son entourage.

« Tant de gens sont ignorants et n’en n’ont rien à faire. Je suis devenue végétalienne à cause de cela et puis quand je suis avec d’autres personnes qui sont en train de manger des steaks et d’autres choses, cela me met vraiment mal à l’aise parce que je sais que là se trouve la cause de beaucoup de problèmes. Je trouve cela très difficile, en particulier avec les gens qui réalisent mais ne s’en soucient pas vraiment, comme ma famille – aucun d’entre eux ne mangera de repas végétalien, il leur faut de la viande et des produits laitiers. Je leur ai dit à quel point c’est grave mais ils s’en moquent. Je dirais que cela a eu un impact négatif sur ma relation avec ma propre famille parce qu’ils font quelque chose qu’ils savent être mauvais et qu’ils s’en moquent. »

À tout juste 22 ans, Jess est très consciente qu’elle vivra longtemps sur cette planète. L’idée d’avoir des enfants à l’avenir la préoccupe vraiment. L’effet environnemental d’avoir un seul enfant se traduit par la création de 58,6 tonnes de carbone chaque année.

« Dans mes études nous regardions les projections de ce qui va se passer. Vous lisez à quoi pourrait ressembler le monde quand nous aurons au moins deux degrés de plus, ce qui aura de grandes conséquences. Je ne pense pas que j’aurai mes propres enfants biologiques. Il y a beaucoup d’enfants en famille d’accueil qui doivent être adoptés et c’est un facteur important de réaliser que l’accroissement de la population humaine est hors de contrôle. Je peux avoir un enfant en adoptant, je n’ai pas besoin d’en mettre au monde personnellement. »

 

(1) https://www.essexlive.news/news/essex-news/hidden-cost-climate-change-essex-3739333

(2) https://www.letelegramme.fr/france/climat-l-ecoanxiete-n-est-pas-une-fatalite-20-09-2019-12388172.php

 

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ? VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

 

BIENVENUE EGALEMENT SUR MA PAGE FACEBOOK :

https://www.facebook.com/BELGOTOPIA-82840099725/

 

COP 25 A MADRID, PROCHAINE ETAPE DU TOURISME CLIMATIQUE

belgotopia 45

Après son annulation au Chili suite aux troubles que connait actuellement ce pays, la COP 25, la grand-messe annuelle sur le climat, se tiendra à Madrid à partir du 2 décembre. Elle réunira comme chaque année des dizaines de milliers de participants, pour la plupart transportés, logés et nourris aux frais des contribuables.

Cette 25e « Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques » est une étape supplémentaire vers l’objectif déjà ancien mais de plus en plus affirmé de l’ONU :  imposer à terme un gouvernement mondial.

Instrument primordial dans cet agenda, le débat climatique a depuis un nombre considérable d’années, quitté le terrain scientifique pour les domaines idéologiques, politiques et financiers. Il est devenu l’objet de toutes les outrances et de tous les amalgames, imposant un seul point de vue sur la question, et muselant toute contestation ou ébauche de débat. Il justifie une modification profonde de la politique industrielle et économique des pays dits développés, soit en pratique des seuls pays européens, en attendant le retour des USA dès le départ de Trump. Une partie des dirigeants de pays bénéficiaires de compensations aux soi-disant dérèglements climatiques -dont la Chine et l’Inde- vont sans doute sans doute se voir confirmer une distribution généreuse de fonds alimentés par les contribuables des pays dits « riches ».

Tous les milieux intéressés par la problématique du climat seront présents,

Tout d’abord une partie du monde scientifique. Il est nécessaire aujourd’hui d’impliquer le réchauffement climatique anthropique, même de façon anecdotique, dans une étude quelconque pour voir s’ouvrir la manne financière des subsides. En quelques années, le budget global annuel destiné à la climatologie est passé de 170 millions de dollars à plusieurs milliards de dollars.

Le monde politique a trouvé dans le sujet un bon moyen de récolter des voix, et aujourd’hui chacun veut paraître plus vert que vert. La mise en œuvre d’une telle politique permet également la création d’une multitude grandissante de taxes et contraintes dites « écologiques », affirmées ou déguisées, bénéficiant en plus de l’approbation inespérée d’une partie de la population qu’on a persuadé que par ce moyen, on va sauver la planète.

Le monde industriel s’est engouffré dans le juteux nouveau marché, par la commercialisation prématurée d’énergies dites « renouvelables » tels que l’éolien ou le photovoltaïque. Cette mise sur le marché fut facilitée par des incitations, primes, certificats verts, aménagements du réseau et détaxations diverses supportées par l’ensemble des contribuables, incitants financiers indispensables également pour imposer l’émergence des véhicules électriques. C’est le triomphe de ce que l’on appelle « le capitalisme de connivence ». Le monde financier lui aussi profite largement du système mis en place, par des investissements dans des entreprises, les banques ou fonds soi-disant « écologiques et responsables ».

N’oublions pas également une constellation d’ONG engagées dans des actions citoyennes éco-responsables ; et bien entendu les puissants lobbies idéologico-politiques sourcilleux quant au ralliement inconditionnel de tous à leurs propres objectifs.

Les pays « émergents », quant à eux, trépignent d’impatience de voir se déverser la manne ANNUELLE de 100 milliards de dollars qui leur a été promise lors de la conférence de Copenhague. Un engagement qu’ils comptent bien nous rappeler impérieusement à cette occasion.

Cette convergence d’intérêts a pris une telle dimension mondiale que tout retour en arrière est devenu extrêmement difficile, car il mettrait en jeu la crédibilité même des principaux piliers de nos sociétés : le politique, l’humanitaire et l’industriel.

Et récemment, le monde religieux a rejoint le mouvement par la voix du Pape. (3)

Comme chaque année, je ressors ce billet à peine nettoyé en fonction de la nouvelle COP 25 …

Le but à chaque fois affirmé est d’imposer des normes restrictives impératives aux Etats (principalement européens) qui douteraient encore de l’existence d’un thermostat climatique, à l’aide duquel l’homme règlerait à volonté la température planétaire. Tout ceci est appuyé par des interventions médiatiques de plus en plus apocalyptiques à l’approche de la date d’ouverture. On est en effet abreuvé presque journellement d’événements climatiques ou environnementaux catastrophiques, aussitôt catalogués comme conséquences du réchauffement climatique. Actuellement, nous avons les incendies californiens, et l’une ou l’autre nouvelle catastrophe à quelques jours de l’ouverture de la conférence serait la bienvenue.

Car ce sera, n’en doutons pas, notre nouvelle dernière chance de « sauver la planète ». (1)

Tout ce beau monde préfère occulter un fait maintenant établi : le réchauffement global a considérablement ralenti, sinon plafonné pendant une longue période depuis 1998, alors que les émissions humaines de CO2 ne cesseraient, dit-on, d’augmenter, démentant tous les modèles climatiques qui n’ont pas prévu ce phénomène embarrassant, parmi d‘autres réalités tout aussi déconcertantes et tout aussi passées sous silence d‘ailleurs.

Dans le billet repris ci-dessous, Viv Forbes s’émeut du fait que la seule Australie ait envoyé une équipe de 114 personnes -dont son Premier Ministre- à la Conférence de Copenhague. Que dire alors des Belges, dont la délégation à Copenhague comptait 120 personnes, à Cancun, 108 participants, les autres conférences à l’avenant.

Un somptueux « Magical Climatic Tour » !

La conférence de Rio +20 en 2012 a rassemblé à elle seule 50.000 participants, dont plus d’une centaine de chefs d’états. A Marrakech pour la COP 22 en 2016, 30.000 participants étaient attendus. A la COP 23 à Bonn, on dénombrait des délégations africaines pléthoriques, à elle seule, la Côte d’Ivoire comptait 492 participants. A Madrid, 25.000 participants sont prévus, mais gageons qu’ils seront plus nombreux…

Ces dernières années dans le monde, des millions de personnes sont mortes dans des conflits armés, d’autres dans des famines ou par manque d’eau potable, et jusque dans nos pays des citoyens meurent de froid car ils n’ont pas les moyens de se chauffer ou même de s’abriter, tandis que des millions de personnes sont parquées dans des camps de réfugiés, ou ont pris le chemin périlleux d’une Europe qui décompte les dixièmes de degrés qui, parait-il, menacent l’existence même de ses populations.

Personne n’est mort par la faute du réchauffement global. Un réchauffement global de 0,4 à 0,7°C selon les sources -sept dixièmes de degré- sur tout le XXe siècle, rappelons-le.

Alors, où sont les priorités, et est-il judicieux que les contribuables continuent à financer directement ou indirectement les séjours annuels de nos (ir)responsables dans des séjours plus touristiques que scientifiques, afin qu’ils fassent acte de présence dans des conclaves cycliques qui débouchent d’ailleurs sur autant d’échecs ? Il serait aussi amusant de calculer « l’empreinte écologique » de ces gigantesques conventions destinées à rebooster le catastrophisme climatique.

Car, quelles furent les conséquences sur le climat des 24 précédentes conférences climatiques ?

Mais la grande majorité de mes lecteurs est consciente de ce qui vient d’être dit. Et c’est bien là le problème : nous tournons en rond dans un cercle restreint de convaincus. Et pourtant, chacun d’entre nous peut étendre le débat en intervenant dans les commentaires des médias, dans les réseaux sociaux, au sein de son cercle privé ou professionnel etc…

Contester les conclusions des conférences climatiques, combattre la « pensée unique » et rétablir un échange d’idées sur ces questions qui engagent l’avenir de notre société est primordial et concerne chacun d’entre nous.

Voici les passages significatifs du billet publié par Viv Forbes en 2014 dans le site WUWT de Anthony Watts (2) (traduction maison)

Jo Moreau.

 

Il y a vingt-deux ans, un groupe de militants verts se faisant appeler « Le Sommet de la Terre » s’est réuni à Rio et a inventé une façon de visiter le monde aux frais des contribuables : initier des conférences sans fin sur les alarmes menaçant l’environnement.

(…) Mais ils ont découvert le plus juteux des filons avec leur création appelée « Réchauffement Global », et ses sous-branches « Changement Climatique » et « Phénomènes Météorologiques Extrêmes ».

Ces «nobles causes» ont généré une profusion de comités de pilotage, comités de référence, les comités politiques, sous-groupes scientifiques, des comités de travail, les évaluateurs et les organismes de pointe, et ont généré des réunions avec 20.000 participants de 178 pays en des lieux tels que Rio, Berlin, Genève , Kyoto, Buenos Aires, Bonn, La Haye, Marrakech, New Delhi, Milan, Montréal, Nairobi, Bali, Poznan, Copenhague, Cancun, Durban, Qatar, Doha, Varsovie, Stockholm, Lima, Abu Dhabi et New York.

Le circuit des Conférences climatiques est devenu une véritable aubaine pour les compagnies aériennes, les hôtels et restaurants raffinés, plus encore que les Jeux olympiques ou le G20.

Les contribuables du monde entier ont financé depuis 21 ans des dépenses inutiles, qui auraient été bien mieux employées dans une infrastructure pour la maîtrise des inondations, l’approvisionnement en eau potable des populations victimes de la sécheresse endémique, et à la lutte contre la pollution.

Viv Forbes

 

(1) https://belgotopia.wordpress.com/2015/05/21/la-conference-de-paris-2015-sur-le-climat-arrive-trop-tard/

(2) http://wattsupwiththat.com/2014/08/25/cut-the-costly-climate-chatter/

(3) https://belgotopia.com/2019/09/12/la-croisade-climatique-du-pape-francois/

 

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

BIENVENUE EGALEMENT SUR MA PAGE FACEBOOK :

https://www.facebook.com/BELGOTOPIA-82840099725/

EXTINCTION REBELLION : LA FACE CACHEE D’UN MOUVEMENT RADICAL

 

extinction

Depuis quelques semaines, le mouvement radical « EXTINCTION REBELLION », prônant la désobéissance civile, se fait connaître par des manifestations suivies en divers endroits dans le monde entier.

Certains ne voient dans ce mouvement qu’un rassemblement familial et pacifique de non-violents demandant des actions concrètes de nos gouvernants afin de maîtriser le climat.

Dans une communication du 04 février 2019, Roger Hallam, co-fondateur du mouvement, explique ses motivations, et les buts poursuivis par son organisation lancée officiellement en octobre 2018. (1)

Après avoir expliqué l’origine de son action, motivée par l’exemple de sa mère, pasteur méthodiste très engagée contre l’injustice et en faveur de diverses ONG, il poursuit par l’énumération des prétendues catastrophes climatiques de ces dernières années qu’il juge climatiquement hors normes, selon sa propre expérience de fermier « bio ».

Je reprends ci-dessous des extraits de la suite de son discours, dans une traduction « maison ».

 

« Un professeur de biologie reconnu ayant des années d’expertise prévient que la race humaine s’éteindra dans une dizaine d’années. Un professeur de climatologie dit que nous ne sommes pas face à une urgence climatique, mais bien face à une catastrophe climatique, et dit que cette année ou peut-être dans un délai un peu plus long la glace de l’Arctique aura complètement fondu en été, et en toutes saisons dans une décade.

Le récent réchauffement climatique augmentera massivement, les incendies de forêt de l’Amazonie libéreront des quantités de méthane, et augmentera l’acidification des océans. Cela sont des faits et non une simple opinion.

Et cependant les gouvernements continuent à autoriser une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, il n’y a pas de mots pour qualifier un tel comportement criminel.

Les accords de Paris étaient morts avant même leur signature. Tout ceci signifie une diminution de la nourriture, une augmentation de la température de 2°c empêchera la croissance des grains au centre des continents et donc un effondrement de l’économie, des famines généralisées où de nombreuses personnes mourront de faim ou de causes collatérales, seront tuées dans des guerres, affectées par des dépressions mentales, des actes de torture, des viols. Nous nous dirigeons vers la fin. (…)

EXTINCTION REBELLION ne désire pas manager le renoncement. Nous organisons un mouvement de masse de désobéissance civile. Nous n’organisons pas des conférences, mais des assemblées où les citoyens ordinaires pourront décider si leurs enfants seront sauvés d’une mort programmée par les riches et les puissants. Nous ne nous limitons pas à envoyer des e-mails ou à organiser des dons d’argent.

Nous allons forcer les gouvernements à agir. Et s’ils ne le font pas, nous les renverserons et créerons une démocratie adaptée à nos objectifs. Et oui, certains pourront perdre la vie dans ce processus.

Certains d’entre nous ont dépassé le stade de l’obscurité de l’âme, et ne craignons plus notre propre peur. (…) J’ai dit aux étudiants qu’ils allaient bientôt mourir. Il n’y a pas de poésie après Auschwitz, et il n’est plus question de discours après les faits sur l’urgence climatique et écologique. Il n’y a pas de changement réel sans douleur, et certains diront sans doute que mon discours est défaitiste et dangereux ».

Suit ensuite un appel à l’action, et à rejoindre les milliers de personnes déjà dans les rues pour un changement radical qui signifie aussi « des arrestations, de la prison, des grèves de la faim ».

« Nous nous sommes mentis à nous-mêmes. Mais nous avons aujourd’hui le choix. J’ai fait le choix de me révolter et vous êtes vous-mêmes face à ce choix, soit continuer à mentir face à des millions de gens ou avoir le courage de franchir les flammes et de surgir de l’autre côté, de clamer la vérité et d’agir en faveur de cette vérité. Quelqu’un m’a dit récemment qu’il y avait quelque chose de pire que la mort, c’est l’enfer. Face à vivre un mensonge intégral, vous devez décider si vous nous rejoignez parmi les bienheureux ».

Nous retrouvons dans ce discours tous les poncifs qui ont fait le succès de l’affolement climatique, suivis de la démonstration, cette fois-ci claire et évidente, du caractère sectaire d’un mouvement de fond, que je dénonçais récemment parmi beaucoup d’autres (2), et dont on peut craindre qu’il échappe désormais à tout contrôle.

Certains dénoncent cependant le caractère de plus en plus évident du mouvement. Ainsi, Jutta Ditfurth, cofondatrice du parti écologiste « Die Grüne » qualifie EXTINCTION REBELLION de « secte ésotérique croyant en l’extinction précoce de l’humanité et recommandant le sacrifice de soi. »

Alors qu’il prône officiellement la non-violence, il est un fait que les actions menées telles que l’occupation de centres commerciaux, de zones industrielles, des voies publiques, l’organisation de manifestations non autorisées ou se tenant dans des endroits interdits, sont des provocations ouvertes appelant une réaction obligée des autorités. Il est facile alors de dénoncer la violence montrée à l’encontre de gentils manifestants « pacifiques ».

Il est urgent et impératif que les responsables politiques, les médias, le monde éducatif informent la population et plus particulièrement les jeunes, et les mettent en garde contre l’idéologie réelle et les objectifs affichés par ce mouvement.

EXTINCTION REBELLION bénéficie de l’appui de Greta Thunberg, désormais docteur honoris causa de l’université de Mons (Belgique) (3), ainsi que de nombreux scientifiques et personnalités diverses.

Jo Moreau.

(1) https://www.youtube.com/watch?v=htvxc0Wg7sA

(2) https://belgotopia.com/2019/09/30/lactivisme-climatique-est-une-derive-sectaire/

(3) https://www.youtube.com/watch?v=EXGfBHxvE_c

 

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

 

BIENVENUE EGALEMENT SUR MA PAGE FACEBOOK :

https://www.facebook.com/BELGOTOPIA-82840099725/

LA CROISADE CLIMATIQUE DU PAPE FRANCOIS

 

PapePortrait

Une nouvelle fois, le Très Saint Père s’est exprimé sur le climat. Déjà en 2015, son encyclique « Laudato Si » consacrée à « la sauvegarde de la maison commune » par la promotion d’une « écologie intégrale » (1), montrait son ralliement inconditionnel aux thèses et recommandations prônées par le GIEC. Elle impliquait la responsabilité humaine dans les dérèglements climatiques et la détérioration du milieu naturel, et ce en opposition avec la volonté divine.

Cette encyclique avait inspiré au regretté professeur Istvan Marko, une « lettre ouverte au Pape » (2). Celle-ci mettait en lumière le fait que la mise en application des recommandations initiées par le GIEC et défendues par Sa Sainteté frappera prioritairement et durement les populations pauvres à travers le monde.

Le 1 septembre 2019, le Souverain Pontife remet cela dans un « message à l’occasion de la journée mondiale de prière pour les soins de la création » (3). Cette nouvelle implication du Vatican auréolant une hypothèse scientifique d’un voile spirituel débouchera-t-elle dans un futur proche à la condamnation des hérétiques climatiques par l’Eglise, comme cela est déjà le cas dans la société civile ?

Que trouvons-nous dans ce message, rappel de « l’écologie intégrale » prônée par l’encyclique de 2015 ?

« (…) Tout est cher aux yeux de Dieu, qui offre la création aux hommes et aux femmes comme un cadeau précieux à préserver. (…) La détérioration (de l’environnement) s’est accentuée au cours des dernières décennies : la pollution constante, l’utilisation continue de combustibles fossiles, l’exploitation agricole intensive et la déforestation font monter les températures mondiales au-dessus des niveaux inoffensifs. L’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et la désertification des sols causent d’énormes difficultés aux plus vulnérables d’entre nous. La fonte des glaciers, la rareté de l’eau, la négligence des bassins hydrographiques et la présence considérable de plastique et de microplastiques dans les océans sont également préoccupants et témoignent de la nécessité urgente d’interventions qui ne peuvent plus être différées. Nous avons provoqué une urgence climatique qui menace gravement la nature et la vie elle-même, y compris la nôtre. (…) Le moment est venu de se repentir. (…) À cet égard, le prochain Sommet de l’ONU sur l’action pour le climat revêt une importance particulière. Les gouvernements auront la responsabilité de faire preuve de la volonté politique nécessaire pour prendre des mesures drastiques afin d’obtenir le plus rapidement possible des émissions nettes de gaz à effet de serre et de limiter l’augmentation moyenne de la température mondiale à 1,5 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, avec les objectifs de l’accord de Paris ».

Le message papal, nouveau copier-coller presque intégral des thèses du GIEC, y compris les plus controversées, met également une nouvelle fois en lumière l’amalgame entre d’une part le débat sur le réchauffement climatique, et d’autre part la lutte contre la pollution dans un package « all inclusive ». Ainsi, quiconque qui conteste tout ou partie des causes et conséquences présumées du prétendu changement climatique, est de ce fait automatiquement cloué au pilori comme complice des dommages causés par une pollution envahissante.

Le plus préoccupant, toutefois, est qu’il semble très mal conseillé. Fin août, embrayant sur des déclarations très populistes mais très peu scientifiques, il avait qualifié l’Amazonie de « poumon vital pour notre planète ». (4)

Il était également important d’embrayer sur l’engagement climatique des jeunes, aujourd’hui animé par une nouvelle Bernadette Soubirous, et montrer que leur combat est également celui du Pape : « De nombreux jeunes du monde entier se font entendre et demandent des décisions courageuses. (…)  Nous leur devons de vraies réponses, pas des mots vides, des actions, pas des illusions ».

Le caractère prophétique des manifestations climatiques est ainsi restauré… (5)

« Un nouveau discours religieux prend forme, non plus pour s’adapter aux valeurs séculières, mais pour redonner un fondement sacré à l’organisation de la société – en la changeant si nécessaire. » (Gilles Kepel, La revanche de Dieu)

 

Jo Moreau

(1) http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

(2) https://belgotopia.com/2015/08/11/lettre-ouverte-au-pape-sur-le-climat/

(3) http://w2.vatican.va/content/francesco/en/messages/pont-messages/2019/documents/papa-francesco_20190901_messaggio-giornata-cura-creato.html

(4) https://www.liberation.fr/depeches/2019/08/25/amazonie-le-pape-inquiet-pour-le-poumon-vital-de-la-planete_1747171

(5) https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

 

 

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ? VOS COMMENTAIRES (COURTOIS) SONT BIENVENUS.

 

BIENVENUE EGALEMENT SUR MA PAGE FACEBOOK :

https://www.facebook.com/BELGOTOPIA-82840099725/

AMAZONIE, FAKE NEWS, DESINFORMATION ET MANIPULATION

AMAZONIE

L’avalanche d’articles, de photos et d’avis de personnalités de tous horizons sur les incendies qui ravagent l’Amazonie constitue une illustration parfaite du sale boulot de manipulation de l’opinion publique exercée par les médias, et porteur de l’amalgame trompeur diffusé jour après jour entre protection de l’environnement et réchauffement climatique.

La première chose qui ait attiré mon attention est le rapport fait entre le nombre d’incendies constatés en 2019, avec la situation en … 2018. Il est à peine croyable qu’une comparaison aussi peu significative sur le plan statistique et trompeuse sur le plan historique ait été diffusée sans aucune réserve par tous les médias mondiaux, mais serve de surcroît les intérêts d’hommes et de femmes politiques, à commencer par le leader auto-proclamé de l’Union Européenne et porte-drapeau mondial de l’écologisme, j’ai nommé le président Macron.

Illustré par une photo « détournée » (que je mets en titre), son récent tweet sur le sujet résume parfaitement l’amalgame entretenu par les sauveurs de la planète sur base de fake news :

« Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence ».

Alors, soit le président Macron est mal informé, soit il suit aveuglément les avis très orientés d’ONG n’ayant aucune légitimité scientifique ou démocratique. Le problème est que la majorité de ceux qui nous gouvernent aient une démarche identique.

Mais reprenons les choses dans l’ordre.

FAKE NEWS

Je place sous ce titre l’emploi par les médias ou sur les réseaux sociaux de photos parfois anciennes, non pas « fausses », mais tout-à-fait étrangères avec la situation actuelle en Amazonie (1). Il s’agit d’une tactique souvent employée, destinée à émouvoir le public et l’orienter dans le sens voulu. Le choix des photos qui illustrent un article a une grande importance. Ainsi, les photos de dirigeants politiquement incorrects montrent souvent des visages grimaçants ou dans des poses peu avantageuses, tandis que les dirigeants idéologiquement corrects (aux yeux des médias) nous sont montrés souriants et sympathiques.

Mais l’emploi massif de ces photos « détournées » était tellement flagrant qu’après les avoir abondamment publiées, l’ensemble de la presse émit dans un deuxième temps des réserves prudentes quant à leur origine (2), ce qui lui permit accessoirement de se draper dans une démonstration émouvante d’objectivité.

DESINFORMATION

Mais qu’en est-il de la situation réelle de ces feux de forêt en Amazonie, remise dans un contexte global ? Je reprends ici quelques passages d’une interview, parue dans l’OBS, de Martine DROULERS, géographe, chercheuse émérite au CNRS, responsable de l’équipe « Brésil » au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique Latine (CREDAL) (3).

« Il y a vingt ans, on observait beaucoup plus de feux qu’aujourd’hui. Vingt mille kilomètres carrés brûlaient en moyenne chaque année. (…) La tendance était toutefois à la baisse depuis dix ans, avant que le nombre de feux n’augmente de nouveau depuis deux ans. Les incendies qui ravagent l’Amazonie aujourd’hui constituent une alerte qui appelle à la vigilance, mais il est important de rappeler que ces feux sont tout sauf nouveaux et que beaucoup d’entre eux sont des opérations de nettoyage de zones déjà déboisées. (…) Lula [président du Brésil de 2003 à 2010, NDLR] avait mis en place au début de son mandat une politique « environnementaliste ». (…)  Il l’a cependant beaucoup nuancée pendant la deuxième moitié de son mandat. La crise économique de 2008 a encore accentué le retour à une politique développementaliste d’exploitation à court terme des ressources de l’Amazonie. Quant à Dilma Rousseff [présidente de 2011 à 2016, considérée comme l’héritière de Lula, NDLR], c’est elle qui, en tant que ministre des Mines et de l’Energie, a relancé la construction d’usines hydroélectriques en Amazonie.(…) Environ 50 % de la forêt est désormais sous un statut de protection nationale. Cette surface est partagée entre réserves indiennes et écologiques. Donc la moitié de l’Amazonie ne sera pas, ou très peu, sujette à la déforestation. Certains s’y risquent, mais les amendes sont sévères ».

Voilà qui nous éloigne de l’affolement actuel sur une situation qui si elle n’est pas idéale, n’est pas non plus la catastrophe irrémédiable clamée partout.

MANIPULATION

Revenons sur l’affirmation -reprise par Macron- selon laquelle l’Amazonie est le poumon de notre planète, qui produit 20% de notre oxygène.

Ici encore, je me réfère à une interview de Alain PAVE, professeur émérite à l’université Claude Bernard Lyon 1, ex directeur du programme Amazonie du CNRS, parue dans le Huffington Post. (4)

La forêt amazonienne produit-elle 20% d’oxygène?

“C’est très, très optimiste”, s’amuse le chercheur qui se demande où le président (Macron) a bien pu trouver ce chiffre sans fondement scientifique. “Quelques pour cent, peut-être, estime le scientifique, mais on est loin des 20%.”

Peut-on utiliser l’expression “poumon de la planète”?

“Aïe aïe aïe…”, réagit le scientifique devant cette formule qui fait actuellement la Une des médias. “J’étais à un sommet de l’ONU sur le climat en 1992, et déjà les scientifiques s’agaçaient de cette expression”, précise-t-il. Alors non, c’est un symbole mais ce n’est pas une image scientifiquement exacte. Au mieux, c’est un alvéole pulmonaire parmi d’autres. Les autres forêts déjà. Si la forêt amazonienne est immense, elle ne représente que 10% des forêts mondiales également émettrice d’oxygène avec les limites citées plus haut dans cet article. “Et surtout, le producteur numéro 1 d’oxygène, c’est l’océan”, souligne le professeur. Il fournit à lui seule la majorité de “l’oxygène que nous respirons” pour reprendre l’expression de Macron. “Le poumon de la planète, c’est lui.”

 

Voilà quelques remises à niveau à propos d’une pseudo-crise montée de toutes pièces dans le cadre plus général de l’idéologie climato-politique dominante, et déjà relayée par le mouvement de Greta Thunberg (5).

Et pour bien enfoncer le clou, on nous informe des projets apocalyptiques de l’infâme Bolsonaro en Amazonie : y construire une centrale hydraulique, une autoroute et un pont (6). A n’en pas douter : une catastrophe pour la planète !

Jo Moreau.

(1) https://www.huffingtonpost.fr/entry/incendie-photos-fake_fr_5d5e403de4b0dfcbd4883292?

(2) https://fr.news.yahoo.com/incendies-amazonie-attention-fausses-photos-103306192.html

(3) https://www.nouvelobs.com/planete/20190823.OBS17479/ces-incendies-en-amazonie-ne-sont-pas-nouveaux.html?

(4) https://www.huffingtonpost.fr/entry/foret-amazonienne-poumon-planete_fr_5d5f9226e4b0dfcbd48b5e6a?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&

(5) https://www.msn.com/fr-fr/news/monde/c2-absos-amazonie-c2-bb-le-mouvement-de-greta-thunberg-appelle-c3-a0-manifester-ce-vendredi/ar-AAGdkSy

(6) https://www.lalibre.be/planete/environnement/des-documents-inedits-revelent-les-plans-destructeurs-de-bolsonaro-pour-l-amazonie-5d5f979cd8ad5806bad12b3a?

POUR OU CONTRE ? VOS COMMENTAIRES (COURTOIS) SONT APPRECIES

 

BIENVENUE EGALEMENT SUR MA PAGE FACEBOOK :

https://www.facebook.com/BELGOTOPIA-82840099725/

LA GRANDE RELIGION CLIMATIQUE.

belgotopia (22)réchauffement climatique,changements climatiques,dérèglements climatiques,GIEC,climat,développement,

Sylvie Brunel est professeur à l’ université Paris-Sorbonne. Agrégée en Géographie, Docteur en économie, spécialiste des questions de développement, elle a travaillé pendant 15 ans dans l’humanitaire.
Elle a dénoncé l’évolution de certaines ONG « qui utilisent les victimes pour capter des budgets ».

Auteur d’un nombre impressionnant d’articles et d’ouvrages principalement consacrés à l’alimentation, la croissance et le développement des pays africains, l’article qui suit a paru originellement dans « La Revue », magazine du groupe « Jeune Afrique » en novembre 2015, soit avant la conclusion de la COP21, et également sur le site de la Société de Géographie (1) .

Sylvie Brunel y dénonce magistralement l’imposture des grandes messes internationales sur le climat dont le but inavoué est d’imposer une gouvernance mondiale. Elle énumère tous les poncifs à la mode, depuis le développement durable en passant par les énergies renouvelables, les bâtiments dits à énergie positive, les villes durables, l’agriculture «climato-intelligente » et dénonce leur récupération par le capitalisme de connivence.

Cet article devrait être largement diffusé parmi nos décideurs et nos enseignants, complices involontaires (ou non) de la soumission béate de nos sociétés à l’idéologie politique diffusée par les nouveaux prophètes des ONG environnementalistes.

Bonne lecture !

Jo Moreau.

Pourquoi organiser régulièrement de grandes messes planétaires sur l’environnement qui débouchent au mieux sur une accumulation de voeux pieux ? Prendre solennellement des engagements dont seuls vos successeurs auront à assumer les coûts et la difficulté de mise en œuvre est un exercice dans lequel certains gouvernements excellent. On se souvient de Jacques Chirac jurant en 1988 que les Parisiens se baigneraient dans la Seine cinq ans plus tard. Il est vrai que c’est le même qui confiait la même année que les promesses n’engageaient que ceux qui y croyaient…

Les sommets consacrés au climat illustrent parfaitement cet aphorisme. En 2002, lors du Sommet mondial pour le développement durable, à Johannesburg, Jacques Chirac toujours, décidément inspiré, déclare : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» Les participants ne parvenant pas à s’entendre, l’incendie se poursuit tranquillement pendant la décennie suivante.
Aujourd’hui, il n’est pas de sujet plus chaud que le climat, devenu la grande religion planétaire depuis qu’il se serait déréglé, bien évidemment a cause des hommes, qui ont toujours adoré se placer au centre de l’univers. Ce terme de «dérèglement», sans cesse employé, interpelle : y a-t-il dans l’histoire géologique de la Terre une période où le climat aurait été «réglé»? Existe-t-il un optimum climatique, une sorte de paradis perdu qu’il faudrait à tout prix recréer? Quand et où le climat de la Terre a-t-il été idéal pour les hommes, qui se sont obstinés à vivre dans les déserts, à occuper les montagnes et les régions glacées, à subir la chaleur tropicale et les blizzards new-yorkais ?

Le «petit âge glaciaire» qui frappe l’hémisphère Nord du XIVe au XIXe siècle provoque des hivers terribles où la Tamise, la Seine ou le port de New York gèlent. Il suscite bon nombre de guerres, de drames et d’exodes, mais on ne parle pas encore de «réfugiés climatiques». Et s’achève dans la deuxième moitié du XIXe siècle, au moment où la révolution industrielle entraîne le décollage économique de l’Europe. Que les deux événements soient liés paraît hautement hypothétique car les quantités de gaz à effet de serre envoyées dans l’atmosphère restent encore très limitées et très localisées. Mais cette crise climatique, responsable de ce que l’historien Jean Delumeau qualifie de «malheur des temps», laisse dans la mémoire des hommes une empreinte si négative que, dans les années 1970, la grande peur planétaire concerne un apparent refroidissement de la planète, alors en pleine explosion démographique. Comment nourrir une population qui s’accroît à grande vitesse (l’apogée est atteint en 1963 avec +2.2% par an contre —1,2% par an aujourd’hui) si les récoltes ne sont pas au rendez-vous? Les experts se demandent comment agir.

Ils n’auront pas à le faire. La Terre se réchauffe, les mers montent. En 1988 les Nations Unies créent un obscur organisme dont l’acronyme, depuis, a fait recette : le GIEC ou Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Sa mission : démontrer la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Il va s’en acquitter avec brio, au point de recevoir en 2007 le prix Nobel de la Paix, conjointement avec Al Gore qui vient de ficeler son film Une Vérité qui dérange, montage apocalyptique sur ce qu’on appelle désormais le dérèglement climatique. Dès lors, le sentiment de l’urgence et la peur du lendemain vont dicter la grande dramaturgie planétaire du climat.

Les Mayas faisaient des sacrifices humains pour séduire les dieux de la pluie. Ils auraient annoncé la fin du monde pour 2012. Nostradamus prévoyait de terribles événements pour 2015. Le Jour d’après, Noé, Pacific Rim, 2012… Hollywood a renoué avec la scénographie du désastre et la menace du déluge glacial a remplacé celle des Indiens et des communistes pour drainer les spectateurs. L’évolution du climat s’inscrit ainsi dans la vieille tradition de la mobilisation planétaire qui, de bug informatique en menace terroriste, trouve toujours des sujets pour faire trembler le monde des nantis et légitimer les mesures les plus impopulaires.

En 1992 se tient à Rio de Janeiro le Sommet de la Terre, deuxième du nom. Le premier avait eu lieu à Stockholm en 1972. Il avait donné naissance au concept d’«éco-développement», avec la création des premiers ministères de l’Environnement dans les pays riches, mais les inquiétudes concernant la planète avaient été aussitôt évincées par les préoccupations de la guerre froide. Rio est au contraire la première grande réunion internationale après la disparition de l’Union Soviétique qui, en faisant tomber le rideau de fer, crée pour la première fois un espace mondial où les ONG peuvent se déployer et s’organiser en réseaux grâce à l’apparition d’internet. Face à la montée des pays émergents, qui prétendent imiter le mode de vie des pays riches, le Nord développé se mobilise. Le concept (foireux) d’empreinte écologique et de limitation des ressources met l’environnement au premier rang, devant l’économie et le social. Le Sommet ce de Rio accouche ainsi des trois conventions phares de ce qu’on appelle désormais le développement durable: une sur la désertification, l’autre sur la biodiversité, la troisième enfin, celle qui va connaître la plus grande notoriété, sur le changement climatique.

Portée tous les cinq ans par les rapports du GIEC, plus catégoriques et alarmistes à chaque nouvelle livraison, la menace climatique s’impose dans l’agenda international. Les sommets mondiaux se succèdent, intercalés de réunions censées les préparer. La COP21 à Paris est ainsi la 21e réunion des «parties», les États, depuis Rio. Depuis un quart de siècle, un nombre incalculable de sherpas climato-assermentés parcourt donc le monde pour tenter de bâtir une gouvernance mondiale.

Le bilan s’avère hélas peu glorieux. La parution du quatrième rapport du GIEC, en 2007, débouche en 2009 sur le grand Sommet de Copenhague, quinzième du genre (COP15), qualifié de «réunion de la dernière chance» pour sauver la planète. Mais les participants ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente. Seul lot de consolation: la création d’un «fonds vert» doté de 100 milliards de dollars par an (autant que l’aide publique au développement, APD), destiné à permettre aux pays en développement de s’adapter au changement climatique. En 2020. En 2015, le fonds n’a pu réunir encore que 5 milliards de… promesses de dons. Le processus rappelle celui de l’APD, censée depuis 1970 atteindre 0,7% du PNB des pays riches, et qui n’a jamais dépassé la moitié, la plupart des pays, hormis les Scandinaves, se situant bien en deçà de cette moyenne.

Comment agir face au changement climatique ? Schématiquement, par deux types d’actions. Les premières, dites mesures d’atténuation (mitigation en anglais), consistent à tenter de limiter le volume de gaz à effet de serre, au premier rang desquels l’oxyde de carbone, envoyé par l’activité humaine dans l’atmosphère, avec l’espoir de ralentir le réchauffement de la planète. Enclencher la transition énergétique, décarboner l’économie, le défi est de taille. Le capitalisme sachant parfaitement recycler les grandes peurs humaines, cela se traduit en pratique par une guerre des technologies dites propres, qui oppose anciens pays industrialisés et nouveaux pays émergents.… tous les domaines de l’activité humaine sont concernés.

En misant sur un découplage croissant entre activité humaine et consommation d’énergie fossile, l’atténuation ouvre ainsi un formidable champ au progrès technique. Mais elle comporte aussi ses moines en robe de bure, pour lesquels seuls l’ascèse et le renoncement, entendez la décroissance, sont des options tolérables. «La meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas», «le transport le plus respectueux pour la planète est celui qu’on ne fait pas». De telles formules font florès. . L’effacement de l’homme devient la seule voie acceptable pour la «planète», qui d’ailleurs s’en contrefout.

Pour atténuer la violence de leur vision du monde, les nouveaux prophètes (qui ne s’appliquent pas toujours leurs propres règles) prônent à l’envi le lien social, censé pallier la quête vaine et sans fin du «toujours plus», l’accumulation boulimique de biens matériels. L’expérience montre cependant que le lien social fonctionne essentiellement sur l’utilisation, si possible gratuite, des biens que les mauvais citoyens s’obstinent à vouloir posséder (donc à produire, à acheter et autres activités répréhensibles). On ne passe plus le permis, on n’a plus de voiture mais en compte sur le covoiturage et le si efficace TGV (à l’électricité nucléaire), l’appartement gracieusement prêté. Le café, le chocolat et autres denrées tropicales ont eux le droit de traverser la planète, le commerce de l’«équitable», judicieusement mis en oeuvre par quelques organismes péremptoires, permettant d’absoudre leur consommation. Cigarettes, alcools et diverses substances échappent quant à eux aux oukases de ceux qui refusent la société de consommation.

Le second type d’action s’appelle l’adaptation. Pendant longtemps, elle a eu mauvaise presse car elle supposait implicitement que l’atténuation avait échoué. Mais comme même une diminution radicale des émissions de CO2 ne l’empêcherait pas de rester plus d’un siècle dans l’atmosphère, il vaut mieux dès à présent préparer les territoires aux conséquences du changement climatique. L’adaptation ne se satisfait pas de solutions toutes faites et demande une grande connaissance des territoires à l’échelle locale. Comprenant que, guerre économique oblige, le discours vertueux des pays riches n’allait quand même pas jusqu’à partager avec eux les technologies propres, les pays dits en développement exigent désormais des réparations pour les «pertes et dommages» que l’industrialisation du méchant Nord aurait causé au gentil Sud. Après que les méfaits de la colonisation ont expliqué toutes les difficultés d’une partie du monde, le concept de «dette écologique» a remplacé celui de combat anti-impérialiste.

L’humanité sur le banc des accusés

Entre atténuation et adaptation, l’architecture mondiale de la gouvernance du changement climatique (pardonnez la pédanterie) progresse cahin-caha, de plus en plus touffue et complexe, mais elle progresse: remise en question des pratiques jugées néfastes, comme les subventions au charbon, multiplication des textes et des mécanismes de financement écologique, ainsi que des organismes censés les mettre en œuvre… le climat est devenu une usine à gaz portée par une forêt de publications dressant l’interminable liste des désastres s’abattant sur la planète et contribuant ainsi activement à la déforestation qu’elles dénoncent. Tandis que se multiplient les COP (sur le climat, mais aussi sur la biodiversité, les océans, etc.), surgissent de multiples prophètes qui appellent leurs concitoyens à la rédemption en battant leur coulpe sur leur vie passée. Pour les climate born again, le succès d’audience est assuré.

En 2014, la publication du cinquième rapport du GIEC enfonce le clou une fois de plus: le changement climatique est une réalité tangible et son origine anthropique ne fait plus de doute. Multiplication des épisodes violents, fonte accélérée du pôle Nord (la recharge du pôle Sud faisant curieusement moins de gros titres), sixième grande extinction de la biodiversité, montée trop rapide des mers menaçant les deltas, les estuaires et certains États insulaires, la planète est définitivement malade. Responsable? L’humanité bien sûr, trop nombreuse et trop avide, et sur laquelle la punition du ciel a déjà commencé à s’abattre. Toutes les catastrophes naturelles, de Katrina à la Nouvelle-Orléans en 2005, au Vanuatu en 2015, tous les exodes et toutes les migrations sont désormais analysés comme des manifestations du fameux dérèglement climatique. Car l’anthropocène a commencé. L’homme façonne la planète. La messe du climat est dite et les rares climatosceptiques qui bougent encore, excommuniés.

Le Sommet de Paris mobilise donc pendant dix jours à proximité de Paris 40 000 délégués issus de 195 pays. Une fois de plus, l’enjeu du Sommet est crucial : aboutir à un accord international contraignant, visant à limiter les émissions mondiales de gaz à effet de serre, de façon à rester en dessous de la limite fatidique de 450 ppm (parties par million), considérée comme déterminante pour ne pas dépasser 2°C d’augmentation des températures par rapport à l’ère préindustrielle. Il y avait 270 ppm en 1870, 350 en 1990. 400 ont été atteints en 2010 selon l’observatoire d’Hawaii, entraînant une hausse de température de 0,8 degré en un siècle.

Pour la France, le Sommet de Paris représente autant un défi interne (relégitimer un gouvernement en mal de popularité) qu’international: réaffirmer sa place dans le monde, alors qu’elle apparaît comme un des pays les moins généreux en matière d’accueil des migrants et que son choix du nucléaire fait grincer les dents vertes. Pour l’Europe aussi, un succès apporterait la preuve qu’elle est bien le chef de file du développement durable, elle qui a pris les engagements les plus ambitieux en matière de climat. Chaque pays doit prendre ses propres engagements pour initier la transition énergétique. Représentant 40% des émissions à eux deux, les États-Unis et la Chine affirment qu’ils réduiront leurs émissions… après-demain, 2025 pour les premiers, 2030 pour la seconde.

Les résultats du Sommet ne sont pas encore connus, mais l’expérience montre qu’ils s’enlisent généralement dans des arguties sans fin sans parvenir à imposer au monde un accord international contraignant. Les intérêts respectifs des États en présence divergent tant qu’il ne peut exister de consensus planétaire. Que la Russie, le Canada et tous les pays nordiques bénéficient du changement climatique, qui leur ouvre de nouvelles routes, de nouvelles terres cultivables et de nouvelles ressources minières, est indéniable. Qu’un certain nombre de pays en développement en souffrent, parce qu’ils subissent la perte des glaciers pour les nations andines, la montée des eaux pour les petits États insulaires du Pacifique, la multiplication des épisodes violents pour ceux situés aux basses latitudes, l’est tout autant, même si le sous-développement, la mauvaise gouvernance et la corruption rendent infiniment plus vulnérables aux maux de la nature. Les îles tropicales souffriraient moins de la montée des eaux si elles cessaient de dilapider leur corail en matériaux de construction, de détruire leurs mangroves, de polluer leurs lagons, de tolérer la surpêche. Les agriculteurs africains seraient beaucoup plus capables de faire face aux aléas climatiques s’ils étaient correctement rémunérés pour leur travail et sécurisés sur leurs terres.

Qu’il faille une politique de coopération généreuse à l’égard des pays pauvres, personne n’en doute, mais trop souvent, le climat a bon dos pour se défausser de ses propres responsabilités. Demander au Nord de «réparer les pertes et dommages» dus au changement climatique-devenu la nouvelle grille de lecture de tous les aléas et de toutes les catastrophes- est plus facile que de gérer avec sagesse des villes et des campagnes en mutation rapide, surtout quand les pauvres voient rarement la couleur des financements exigés en leur nom.

Les politiques climatiques souffrent de ce que Hardin qualifiait en 1968 de «tragédie des biens communs»: un certain nombre de ressources étant en libre accès, comme la haute mer, l’intérêt des fameuses «parties» est de se les approprier avant les autres. Intérêt individuel immédiat s’oppose souvent à l’intérêt collectif lointain. Si je prélève la ressource, je m’enrichis immédiatement, tant pis si la collectivité en subit les conséquences néfastes à long terme. Comment exiger des investissements coûteux immédiats aux industriels, aux collectivités locales, aux transporteurs, aux agriculteurs, quand leur impact sur le changement climatique reste fondamentalement incertain et ne se fera de toute façon pas sentir avant plusieurs décennies?

Pourtant, les travaux d’Elinor Ostrom, Prix Nobel d’économie en 2009 (avec Oliver Williamson), montrent que les communautés d’acteurs locaux, lorsqu’elles sont associées aux bénéfices de la protection de leurs ressources, s’engagent collectivement dans des démarches visant à en assurer l’exploitation durable. La recherche de l’efficience énergétique et écologique, dans l’irrigation et dans les itinéraires techniques mis en œuvre en agriculture par exemple est aussi déjà une réalité. La même évolution s’observe dans les nouvelles technologies, où la préoccupation de produire propre avec moins, de repenser le cycle de vie des produits, leur recyclage ou leur réutilisation, se généralise partout, y compris dans les pays émergents. L’exemple de la Chine ou de la Corée du Sude le montre: à partir d’un certain niveau de vie, la protection de l’environnement devient une préoccupation, car les classes moyennes sont soucieuses de leur cadre de vie et ne veulent plus subir les ravages d’un environnement dégradé. Partout, sauf là où la lutte contre la misère est la première des priorités, la recherche de la durabilité devient ainsi une réalité.

S’en sortir par le développement

Voilà pourquoi le discours culpabilisateur, qui jette l’opprobre sur certains et victimise les autres, est une stratégie beaucoup moins efficace que celle qui consiste à montrer les bienfaits des politiques respectueuses de l’environnement. Celles-ci s’imposent d’elles-mémes quand elles permettent de faire des économies et de créer des opportunités. Pendant longtemps, c’est l’idée de rareté, d’épuisement des ressources («nous n’avons pas de planète de rechange») qui a dicté le discours du développement durable. Pour éviter l’apocalypse annoncée, les masses étaient censées s’amender, au besoin par la contrainte.

Mais le discours malthusien, porté par les prix élevés des matières premières et du pétrole, a justifié au contraire la recherche effrénée de nouvelles sources d’énergie, tels les hydrocarbures non conventionnels, la mise en œuvre de puits de pétrole profonds ou offshore. Paradoxalement, la planète croule désormais sous les matières premières (pétrole compris) dont les prix s’effondrent. Ce qui a d’ailleurs pour conséquence d’ajourner nombre d’investissements miniers dans l’acier, le fer ou le charbon: l’abondance des sources d’énergie et la chute des prix jouent en faveur de la lutte contre le changement climatique en limitant l’emballement des émergents. Brésil, Chine, Russie, Afrique du Sud, les Brics (hormis l’Inde, importatrice), pays pétroliers et exportateurs de produits agricoles et miniers, voient leur croissance ralentir et émettent donc moins.

Pourtant, voir dans de telles crises la solution serait une erreur: il faut de la croissance pour financer la lutte contre la pauvreté et les politiques de redistribution. L’aspiration au développement reste une demande mondiale, notamment pour les pauvres qui, selon la formule du Programme des Nations unis pour le développement (PNUD), n’ont ni avoir, ni savoir, ni pouvoir, et ne peuvent en conséquence exercer leur capacité de choix. Les modèles alternatifs ne sont pas crédibles car ils reposent trop souvent sur l’exploitation du pauvre par le pauvre, comme le montre le micro-crédit tant vanté, qui aboutit trop souvent à la perpétuation de micro-activités assorties à des macro-endettements liés aux taux d’usure pratiqués.

Faire l’apologie des nouvelles sociétés connectées ne doit pas faire oublier que l’analphabétisme, les problèmes de faim et de santé restent une réalité, que l’accès à l’énergie (même pour brancher une lampe) reste un rêve inaccessible pour un milliard de pauvres. Or la consommation immense d’énergie de la société connectée, les serveurs colossaux de Google ou de Facebook ne sont pas plus «amis de la planète» que ces énergéticiens tant décriés que sont les firmes pétrolières, premières aujourd’hui à investir dans la recherche d’énergies renouvelables.

Le secteur productif reste donc la base du développement, qu’il s’agisse de l’agriculture (60 % de la population mondiale) ou de l’industrie: sans transformation sur place des matières premières, aucun pays ne peut sortir du sous-développement, car il subit la fluctuation extrême des cours et ne reçoit qu’une faible part de la valeur ajoutée produite. Quand l’agriculture est en crise, les pénuries alimentaires guettent. Quand l’industrialisation fait défaut, la vulnérabilité des pays devient insurmontable. L’économie traditionnelle a donc encore de beaux jours devant elle : en Afrique, les seuls pays qui se développent sont ceux qui mettent en place une économie diversifiée. Pour pouvoir répartir, il faut produire, créer des emplois, une classe moyenne. Et quand la classe moyenne se renforce, la volonté de préserver l’environnement devient une réalité. Pour répartir, il faut produire. Pour protéger, il faut répartir. Toute vision qui fait l’impasse sur l’un des trois volets est vouée à l’échec.

La bonne nouvelle, c’est que le progrès durable se généralise : le nombre de pauvres et de malnutris chute, l’espérance de vie s’allonge, la classe moyenne compte de plus en plus d’humains. Lutter contre le changement climatique en mettant en œuvre des politiques d’atténuation et d’adaptation à l’échelle locale, avec des acteurs maîtres de leur destin et sensibilisés aux enjeux de la protection de leur environne¬ment, devient une réalité universelle et partagée. Ainsi, que les sommets onusiens débouchent généralement sur d’apparents échecs ne doit pas faire oublier qu’ils contribuent à l’apparition d’une conscience écologique planétaire.

Sylvie Brunel.

 

(1) https://socgeo.com/2015/11/01/la-grande-religion-climatique/

 

BIENVENUE EGALEMENT SUR MA PAGE FACEBOOK :
https://www.facebook.com/BELGOTOPIA-82840099725/