LA PHRASE MAGIQUE – Merveilleux conte climatique

lampe

Un petit entracte en cette période de congé, et j’exhume ce billet que j’avais initialement publié en 2014, mais qui me semble plus que jamais d’actualité…

Félicien Bircland se ravisa à temps : il allait traverser le carrefour alors que le feu était au rouge. D’habitude méticuleux, Félicien se plie volontiers aux diverses petites contraintes de la vie quotidienne. Cela tient à son caractère, mais aussi aux fonctions qu’il exerce à la prestigieuse Université de Ploefokkerzeel. Il y occupe une chaire de géophysique, et s’efforce jour après jour de transmettre son savoir à une multitude d’adolescents des deux sexes, plus ou moins perméables à son enthousiasme pédagogique.

Il entra dans la petite épicerie où il avait l’habitude de se fournir en menus achats. Mais lorsque l’accorte commerçante le salua d’un vigoureux – Bien le bonjour, Monsieur le Professeur, qu’est-ce que je vous sers ? Félicien Bircland resta quelque peu interdit : plus moyen de se souvenir pourquoi il s’était arrêté ici. – Heu, un kilo de pommes vertes, Madame Dubrol. Pourtant il était certain de ne pas avoir besoin de pommes, qu’il n’appréciait d’ailleurs pas particulièrement, mais il fallait bien se sortir dignement de ce mauvais pas. Pas de doute, Félicien Bircland était préoccupé.

Arrivé dans son studio, il préparait son dîner pour aussitôt s’apercevoir qu’il n’avait plus une seule tranche de pain (Ah, c‘est pour cela que …). Il mangea donc quelques quartiers de pommes vertes. Heureusement qu’à midi, il avait déjeuné au mess universitaire…Ensuite, il vida la litière souillée du chat dans la poubelle, la remplaça distraitement par des céréales au chocolat, et s‘affala dans son fauteuil préféré, qui était d‘ailleurs le seul et unique présent dans la pièce.

Il regardait fixement le manuscrit posé sur la table devant lui. Plusieurs mois, sinon plusieurs années de travail sous forme d’une somme d’équations et de graphiques s’y trouvaient. Une démonstration limpide (pour les initiés) qui établissait de manière irréfutable que les variations de la gravitation initiées par les mouvements planétaires, combinées au rayonnement cosmique, suffisaient à eux seuls pour expliquer les variations du climat terrestre. Et depuis plusieurs semaines, il s’interrogeait sur le sort qu’il devait réserver à ce travail considérable.

Félicien Bircland aurait évidemment aimé voir son manuscrit édité par une revue scientifique, de premier plan si possible. Mais voilà, il appréhendait le fait qu’aucune de ces revues n’accepte de l’éditer, au vu de ses conclusions tellement à contre-courant de la pensée actuelle. Et même si par extraordinaire un éditeur prestigieux accueillait son étude, il devrait affronter les réactions négatives, voire même hostiles de son entourage professionnel.

Se voir considéré comme un original, risquer même d’être mis à l’index par la communauté universitaire, être la cible de pétitions hostiles, ou suprême déshonneur, se voir taxé de climatosceptique ou d’inféodé aux multinationales, non décidément, il n‘y était pas préparé … Il ne s’étonnait même pas de voir son chat croquer goulûment sa litière.

Il en était là dans ses réflexions, lorsqu’une détonation assourdie le fit sursauter, et un épais nuage bleu se répandit face à lui. L’image d’un gros bonhomme tout bleu coiffé d’un turban en émergea. Plutôt secoué, Félicien Bircland s’exclama : – Mais qui êtes-vous ? Et comment êtes-vous entré ? – Cool, répondit l’apparition avec un large sourire. Je suis ton parrain le djinn, et je sais le dilemme dans lequel tu es plongé. Je connais ta théorie, et je partage tes craintes devant les réactions qu’elle ne manquera pas de provoquer. Aussi, je vais te laisser ce petit papier. Tu y trouveras la phrase magique, qui ajoutée en fin de ton texte, permettra de tout résoudre.

Et tout aussi brusquement qu’il était apparu, le bon génie disparut de sa vision. A ses pieds, il ramassa un bout de papier. Bizarre, l’écriture était semblable à la sienne. Mais il n‘hésita pas à se ranger au conseil qui lui avait été donné, et il rajouta la phrase magique dans la conclusion de son étude :

« Bien entendu, ces effets sur le climat de notre planète ne feront qu’amplifier les fluctuations causées par le largage du CO2 émis par les activités humaines ».

La phrase magique lui permit de publier son texte dans une revue prestigieuse, et sa renommée fut définitivement assise parmi la communauté scientifique. Il reçut même des subsides conséquents pour la poursuite de ses recherches.

Il ne fut pas le seul à apprécier les vertus de la phrase magique. Un nombre croissant de scientifiques, ayant perçu tous les avantages de la formule rédemptrice, l’employèrent systématiquement.

Ah, vous l’aviez également remarqué ?

Jo Moreau

 

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LE PEER-REVIEW, IRREPROCHABLE ?

journals

Quel est le principe de fonctionnement du « peer review », ou révision par les pairs 

Nous avons déjà pu apprécier à quel point la publication d’un article dans une revue scientifique pratiquant le « peer review » constitue pour certains le sommet, et même la condition sine qua non pour se voir accorder l’autorisation d’émettre un avis sur un sujet donné (dans notre cas : le réchauffement, pardon, les changements climatiques).

L’exemple le plus récent est illustré par la position d’un réseau social bien connu qui émet un avis à la limite calomnieux à l’égard d’un physicien par ailleurs professeur d’université, qui a fait l’objet de mon article précédent : https://belgotopia.com/2019/07/15/menaces-ouvertes-sur-les-ecrits-giecosceptiques/

Comment cela fonctionne-t-il ? Le scientifique (ou le groupe de scientifiques) soumet son étude à l’éditeur de la revue qu‘il aura choisie (ou à plusieurs d‘entre eux). Il s’agit souvent du premier filtre, l’éditeur jugeant si l’étude est ou non conforme à la ligne éditoriale de la revue. Le physicien Edwin BERRY vient encore d’en faire l’expérience. Son étude « Le CO2 d’origine humaine a peu d’effet sur le CO2 présent dans l’atmosphère » a été refusée par l’American Journal of Climate Change sous le seul et unique motif que « La conclusion de cet article est complètement opposée au consensus de la communauté universitaire ». Evidemment, le fait que Ed BERRY soit un GIECosceptique affirmé n’aura pas favorisé sa démarche …

L’éditeur transmet alors le texte à des évaluateurs, qualifiés d’experts dans la matière traitée, qui font partie de son comité de relecture : ce sont les pairs. Le nombre de relecteurs, et les critères qu’ils doivent respecter, varie en fonction de la revue. Cela va de deux experts, départagés par un troisième si leurs avis sont divergents, à l’ensemble des chercheurs de la branche concernée pour certaines autres revues.

Ceux-ci ont pour mission de juger la qualité scientifique de l’article, la validité méthodologique de la démonstration exposée et éventuellement l’absence d’erreurs manifestes dans les exemples cités. En fonction de leur avis, l’article sera alors accepté ou rejeté, quoique l‘éditeur conserve la décision finale. Il restera à l’auteur heureux à régler la participation financière parfois élevée réclamée par la revue pour la publication de son étude, et à attendre patiemment celle-ci. Car le processus peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années.

En fait, qui sont ces « pairs », agissant généralement de manière anonyme ?

Dans le « Journal of the Royal Society of Médecine », Richard SMITH tente d’apporter une réponse (3), et celle-ci est édifiante. J’en extrais le paragraphe suivant, qui peut être appliqué à toutes les disciplines scientifiques concernées :

« Ce peut être quelqu’un qui fait exactement le même type de recherche que l‘auteur, et dans ce cas est un concurrent direct. Un expert issu de la même discipline ? Un expert sur la méthodologie ? Ou alors un expert consciencieux, qui vous demandera les données brutes, qui refera les analyses et vérifiera les références pour vous suggérer éventuellement des améliorations sur votre texte ? Inutile de préciser qu’une expertise semblable est extrêmement rare … Nous avons peu de données quant à l’efficacité réelle du processus, mais nous avons la preuve de ses défauts. En plus d’être peu efficace pour la détection de défauts graves et presque inutile pour la détection des fraudes, il est lent, coûteux, distrait le chercheur de son laboratoire, est très subjectif, tient de la loterie, et peut facilement abuser. Vous soumettez une étude pour un journal. Elle entre dans un système qui est en fait une boîte noire, puis une réponse plus ou moins justifiée sort à l’autre extrémité. La boîte noire est comme la roulette, et les profits et pertes peuvent être importants. Pour un universitaire, une publication dans un journal prestigieux comme NATURE ou CELL équivaut à toucher le jackpot. »

Randy SCHEKMAN, prix Nobel de médecine, déclare que son équipe n’enverra plus de document de recherche à NATURE, SCIENCE ou CELL dans la mesure où ces revues à comité de relecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée.

Il les accuse ces de sélectionner les études qu’elles publient, par exemple en fonction du fait que soit ces articles « représentent la bonne science », ou les refusent parce qu’ils sont « provocateurs ». D’autres chercheurs de son laboratoire émettent un avis semblable, mais reconnaissent que sans ces articles, ils auraient des problèmes pour ouvrir les bonnes portes dans leur carrière future, ou pour l’obtention de crédits de recherche. (1)

Richard HORTON, rédacteur en chef de la revue britannique « THE LANCET » , a déclaré de son côté que : « Les éditeurs et les scientifiques insistent sur l’importance cruciale de l’évaluation par les pairs. Nous la dépeignons au public comme si c’était un processus quasi-sacré qui aide à faire de la science notre accès le plus objectif à la vérité. Mais nous savons que le système d’évaluation par les pairs est biaisé, injuste, non fiable, incomplet, facilement truqué, souvent insultant, souvent ignare, parfois bête, et souvent erroné » .  Fichtre !

Pierre MARAGE, vice-recteur à l’Université Libre de Bruxelles et Vincent YZERBYT, son équivalent à l’Université Catholique de Louvain ainsi que Nicolas TAJJEDINE également de l’UCL insistent également sur leur importance. « Publier ? c’est ça qui assure les carrières scientifiques. Et à tous les niveaux d’ailleurs. Pour un jeune, publier est essentiel parce que cela lui permet d’enrichir son CV, de poursuivre une carrière, d’être reconnu par ses pairs. Pour quelqu’un de plus expérimenté, c’est le principal critère pour obtenir des financements et faire prospérer son laboratoire. (…)A partir du moment où vous travaillez dans une institution publique, c’est de l’argent de la collectivité dont il est question. Il est donc légitime qu’à un moment donné, les pouvoirs subsidiants puissent contrôler ce qu’il se fait et attendre des résultats. On peut difficilement donner à des chercheurs des masses gigantesques d’argent sans attendre un retour sur investissement. » (2)

Le nombre d’articles publiés dans les revues NATURE et SCIENCE constitue ainsi un critère important dans le classement des meilleures universités dans le monde.

On réalise immédiatement la pression qui pèse sur les épaules des chercheurs, et le pouvoir écrasant qui se trouve dans les mains d’un éditeur de revue scientifique.

On comprend aussi combien il est important de se retrouver dans le cocon d’une pensée conformiste d’un « consensus scientifique » tellement vanté.

La grande majorité des chercheurs l’ont bien compris, et on peut citer William BRIGGS, PhD, statisticien climatique « J’ai entendu des histoires scandaleuses de la part de collègues qui ont essayé de faire publier des thèses en désaccord avec les vues du GIEC. Il y avait un comportement totalement contraire à l’éthique de la part de certains éditeurs », de Gérard BODIFEE , astrophysicien « Quasi tous les scientifiques sont aujourd’hui pieds et poings liés à des fonds sans lesquels ils ne peuvent fonctionner. Ils doivent publier. Or, on n’a plus accès aux revues scientifiques si on ne participe pas à la pensée dominante », Cliff OLLIER, PhD, géologue « Il devient de plus en plus difficile d’obtenir des crédits si on ne s’affirme pas en faveur des thèses du réchauffement climatique dû à l’homme », ou encore Jim STEELE, biologie de l’environnement « La blague dans la plupart des départements de biologie universitaire pour les chercheurs qui cherchent du financement, est «comment puis-je lier ma recherche au réchauffement climatique ?».

Là-dessus, s’ajoute le fait que pour être considéré comme chercheur à priori fiable, il est hautement préférable de ne pas remettre en cause les croyances de ses pairs, et d’en tenir compte dans un processus de peer-reviewing.

Le « peer review » n’est pas une garantie contre la manipulation ou la fraude.

Je ne reviendrai pas sur le cas « SERALINI », dont l’étude sur la toxicité des OGM a été retirée de la revue « Food and Chemical Toxicology ». La controverse qui l’accompagne démontre à suffisance l’ampleur de l’influence idéologique et politique qui transparait dans la discussion scientifique et risque de la polluer, de quelque bord qu’elle provienne d’ailleurs.

De nombreux cas de fraudes ont eux été clairement établis, et je ne citerai que celle commise par Diederick STAPEL, chercheur et professeur à l’Université de Tilburg, qui pendant une dizaine d’années a publié plus de 137 articles dans des revues à relecture, dont 55 au minimum contiennent des données inventées ou falsifiées. (4)

Dans le domaine climatique, que nous a appris en son temps le « Climategate » ?

En 2009, la divulgation de mails échangés entre des chercheurs du CLIMATIC RESEARCH UNIT (CRU), grand pourvoyeur de données au GIEC, a brièvement secoué le monde scientifique avant d’être enfoui dans un oubli confortable. Les chercheurs incriminés furent ensuite blanchis par une commission du Parlement britannique (donc des politiques et non des scientifiques).

Quelques phrases relevées dans certains de ces mails :

« Je ne veux voir aucun de ces papiers repris dans le prochain rapport du GIEC. Kevin et moi les écarterons, même si nous devons redéfinir ce qu’est la littérature peer-review. » (5)

« C’est le danger de toujours reprocher aux sceptiques de ne pas publier dans la littérature « peer reviewed ». De toute évidence, ils ont trouvé une solution à cela : infiltrer un journal. Alors, que faisons-nous à ce sujet? Je pense que nous devons cesser de considérer « Climate Research » comme une revue à prendre en référence. Nous devrions peut-être encourager nos collègues dans le milieu de la recherche climatique à ne plus prendre cette revue en considération. Nous devrions aussi attirer l’attention de nos collègues plus raisonnables qui actuellement siègent au comité de rédaction … » (6)

« Hans VON STORCH est en partie à blâmer (pour la publication d’articles sceptiques dans Climate Research). Cela encourage la publication d’inepties scientifiques. Nous devrions prendre contact avec les éditeurs et leur montrer que leur journal est perçu comme faisant de la désinformation. J’emploie le terme ’perçu’, que cela soit vrai ou non c‘est la perception à l‘ extérieur qui compte. Nous devrions pouvoir rassembler un groupe d’environ 50 scientifiques pour signer une telle lettre ». (7)

Dans une autre suite de mails (8), les scientifiques du CRU réagissent à la parution d’un article de McIntyre dans Geophysical Research Letters, oû ils expriment leurs préoccupations au vu des relations du rédacteur en chef du journal James SAIERS, avec l’Université de Virginia (et probablement Pat Michaels). « Si Saiers est un sceptique, alors il doit être éjecté via les canaux officiels du Journal. » (Saiers a effectivement été évincé).

Voilà qui doit permettre à chacun de se faire sa propre idée sur les pressions auxquelles sont soumis les éditeurs de journaux à comité de relecture. Et accessoirement sur la déontologie des champions de la Vraie Science du CRU. Et enfin sur l’opportunité de blanchir ces personnages comme l’a fait le Parlement britannique, qui -notons-le – avait à juger ses propres compatriotes agissant au sein de la prestigieuse université East Anglia.

D’autres anomalies …

Le professeur Paul BROOKES, professeur agrégé à l’Université de Rochester- Medical Center a prononcé l’évaluation la plus accablante, concentrant ses flèches sur Nature Publishing Group (NPG): «Vous pouvez avoir tous les poids lourds (scientifiques) de votre côté, mais si vous contestez quelque chose qui a paru dans un Journal du NPG, vous aurez à vous battre d’abord pour entr’ouvrir la porte, suivi par une bataille rangée pour obtenir que quelque chose soit publié. NPG n’aime pas quand vous trouvez des erreurs qui auraient échappé à l’examen par les pairs ». Le professeur Brookes avait sous un pseudo, créé un site web : science-fraud.org qui avait pour but de dénoncer des documents suspects dans la littérature scientifique. En six mois, il avait répertorié environ 500 articles, et son site comptait plusieurs milliers de visiteurs quotidiens. Lorsque sa véritable identité fut découverte, des e-mails furent envoyés aux scientifiques concernés pour les inciter à déposer plainte pour diffamation, qualifiant son site comme étant « un site de haine et constituant une menace pour la communauté scientifique (!) ». Cette dénonciation fut également envoyée à ses supérieurs académiques, aux éditeurs qui l’avaient publié ainsi qu’à ses collègues qui auraient aussi pu être des « peer reviewers ». Son site fut fermé à la suite de cette cabale. (9)

« (…) les relecteurs des revues scientifiques ont souvent encouragé des pratiques irrégulières ainsi qu’ « une incitation à passer sous silence les résultats n’allant pas dans le bon sens ou les expériences n’ayant pas mis en évidence l’effet escompté, comme si cette absence de résultat n’était pas un résultat en soi ! « Il n’était pas rare que les revues plaident fortement en faveur de sujets intéressants, élégants, concis et irrésistibles, sans doute aux dépens de la rigueur scientifique. » (10)

Conclusion

Alors, toutes les revues scientifiques sont-elles à mettre à la poubelle, et tous les relecteurs sont-ils pourris ? Evidemment non, et je m’en voudrais de suivre le même cheminement intellectuel qu’affectionnent les partisans du GIEC à l‘encontre de leurs contradicteurs. J’ai simplement voulu montrer les multiples failles d’un système en définitive très humain, soumis à des pressions en tous genres, intellectuelles ou financières auxquelles il est parfois difficile de résister, mais dictatorial dans sa finalité. Comme aurait pu dire Winston Churchill, c’est un mauvais système mais c’est le moins mauvais de tous.

Il appartient aux scientifiques eux-mêmes d’apprécier la manière dont ils pourraient l’améliorer…

Beaucoup de gens accordent une confiance aveugle imméritée au système de relecture par les pairs, avec l’illusion qu’il est objectif, cohérent et très fiable.

Je voulais aussi souligner le fait que publier dans une revue à comité de relecture ne constitue nullement une garantie de qualité ou de bien-fondé de la théorie présentée -combien de ces articles ne se sont-ils pas révélés obsolètes après un temps plus ou moins long-, et à contrario, qu’il est tout-à-fait abusif de rejeter sans autre forme de procès les arguments présentés en-dehors de ce système.

Jo Moreau

 

(1) http://www.theguardian.com/science/2013/dec/09/nobel-winner-boycott-science-journals

(2) http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-dessous-de-la-fraude-scientifique-51b8fb1ee4b0de6db9ca2120

(3) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1420798/

(4) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/09/le-scandale-stapel-ou-comment-un-homme-seul-a-dupe-le-systeme-scientifique/

(5) http://consume.free.fr/climategate/1089318616.html

(6) http://consume.free.fr/climategate/1047388489.html

(7) http://consume.free.fr/climategate/1051190249.html

(8) http://consume.free.fr/climategate/1106322460.html

(9) http://www.timeshighereducation.co.uk/features/feature-lets-review-the-peer-review-process/2003180.fullarticle

(10) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/09/le-scandale-stapel-ou-comment-un-homme-seul-a-dupe-le-systeme-scientifique/

 

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UN CLIMAT DE PEUR

belgotopia (19)

Il fut un temps où quand une catastrophe était provoquée par une nouvelle invention, des études et recherches étaient aussitôt entreprises sur les causes du dysfonctionnement, ce qui débouchait sur les perfectionnements et les modifications permettant de les éviter, ou du moins d’en atténuer fortement les conséquences.

Les premières lignes de chemin de fer furent la cause de multiples accidents entraînant la mort de nombreux passagers. Déjà à l’époque, les médias se déchaînèrent contre cette « invention du diable » qui affolait les troupeaux. Mais heureusement, les responsables politiques et les industriels ne remirent nullement en cause l’existence de ce formidable outil de développement.

Que dire de l’application du gaz de houille, au début du XIXe siècle, d’abord nauséabond et d’un usage dangereux au vu de ses composants très toxiques. Il était produit dans des « usines à gaz », à proximité immédiate des villes dont il éclairait les nuits… parfois de façon très explosive ! Après de multiples améliorations, il fut dans l’après-guerre remplacé par le gaz naturel que nous connaissons aujourd’hui, nettement plus sécurisé. Mais à aucun moment, le principe même de l’usage du gaz ne fut remis en question.

Les premiers avions à réaction commerciaux connurent également un dramatique échec. Les progrès technologiques découlant de l’étude des épaves des « De Havilland Comet » britanniques qui s’étaient écrasés permirent ensuite d’en identifier les faiblesses, ce qui déboucha sur la mise en service de « jets » plus sûrs et plus performants.

On pourrait ainsi multiplier les exemples, car le parcours qui mena au bien-être et aux innombrables facilités dont nous profitons chaque jour fut balisé d’erreurs, d’errements, d’approximations peu à peu rectifiées et faisant l’objet d’évolutions constantes.

Mais aujourd’hui, l’Europe a peur.

Une peur quasi-religieuse et obsessionnelle d’une apocalypse inéluctable, instillée dans nos populations, et surtout parmi la jeunesse, par les prédicateurs d‘une nouvelle Eglise au discours à caractère oppressif. Et l’angoisse qu’elle génère est portée presque journellement par l’ensemble des acteurs de notre société, depuis les enseignants en passant par les médias, le monde politique et une partie du monde scientifique. Cette peur paralyse de plus en plus les différents vecteurs de son dynamisme et de son développement.

Le nucléaire qui nous menace tous, un réchauffement climatique catastrophique provoqué par les activités humaines, des OGM qui nous promettent des mutations monstrueuses, une pollution qui nous étouffe lentement, des gaz de schiste dont l’exploitation va bouleverser notre environnement, une agriculture empoisonnée, des micro-ondes qui nous cuisent à petit feu et j‘en passe. Plutôt que pousser la recherche et débattre sereinement des problèmes pour trouver des solutions, l’Europe, fatiguée de tout et surtout d’elle-même, préfère le renoncement scientifique, politique, économique, moral et culturel, dans une gerbe d’interdictions et d’encadrement drastique de la population.

Nous assistons à une capitulation sur tous les fronts dans un pathétique remake hollywoodien de la chute de l‘empire romain.

Heureusement, on a inventé le merveilleux et hyper-populiste « principe de précaution », destiné à préserver nos malheureuses populations de toutes ces inventions du diable et des innombrables catastrophes qui en sont les conséquences inévitables. Et qui permet au monde politique de surfer sur la vague électoralement rentable de la sécurité à tout prix et du sauvetage de la planète. Si certaines recherches fondamentales se poursuivent malgré tout, c’est presque honteusement et en toute discrétion.

Et pendant que la Chine en plein développement poursuit la conquête de l’espace avec de nouveaux véhicules spatiaux, l’Europe a construit une avionnette propulsée à l’énergie solaire. Avant de redécouvrir le cerf-volant après les moulins à vent ? A chacun ses ambitions.

Minuscule Europe sur une carte du monde, que ses renoncements frileux ne pourront cependant protéger des pseudo-dangers qu‘elle redoute tant, entraînée dans l’avènement d’une société pastorale confraternelle et angélique nourrie au fromage de chèvre et se déplaçant en trottinette. Un fantasme qui n’aura d’autre issue que la paupérisation dramatique de nos populations, et une soumission totale aux autres puissances émergentes partout dans le monde.

Des sociétés qui fondent l’espoir de leur développement sur la confiance en la science pour maîtriser les errances des nouvelles technologies, au besoin encadrées quand c’est nécessaire, mais certainement pas sur leur interdiction.

Comme le fit l’Europe dans des temps maintenant révolus, quand elle n’avait pas peur du progrès.

Jo Moreau.

 

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LARSEN C, UN ICEBERG ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

Le détachement récent de l’iceberg géant du glacier Larsen C a fait les manchettes de l’ensemble des médias, qui, pour la plupart, ont immédiatement imputé cet événement au réchauffement climatique.

L’avis d’un spécialiste de la question qui a étudié sur place le glacier est beaucoup plus nuancé, et vous trouverez ci-dessous son appréciation sur le sujet. (1)

Dans une traduction « maison », comme d’habitude…

Bonne lecture !

Jo Moreau.

 

J’ai étudié Larsen C et son iceberg géant pendant des années – ce n’est pas une simple histoire de changement climatique

L’un des plus grands icebergs jamais enregistrés vient de se détacher du plateau de glace de Larsen C en Antarctique. Au cours des dernières années, j’ai dirigé une équipe qui a étudié cette plate-forme de glace et surveillé son évolution. Nous avons passé de nombreuses semaines à camper sur la glace en étudiant l’impact de la fonte en divers endroits – et à veiller à éviter les coups de soleil, merci à la mince couche d’ozone. Notre approche principale, cependant, est d’utiliser les satellites pour surveiller les événements.

Nous avons été surpris par le niveau d’intérêt porté à ce qui peut être simplement un événement rare mais naturel. Parce qu’en dépit des médias et de la fascination du public, la crevasse de Larsen et le «largage» des icebergs ne constitue pas une menace pour une élévation imminente du niveau de la mer, et tout lien avec le changement climatique est loin d’être évident. Cet événement est cependant un épisode spectaculaire dans l’histoire récente des plates-formes de glace de l’Antarctique, impliquant des forces au-delà de l’échelle humaine, dans un endroit où peu d’entre nous ont été, et qui modifie fondamentalement la géographie de cette région.

Ces plates-formes de glace se forment à l’endroit où les glaciers rencontrent l’océan, et où le climat est assez froid pour soutenir la glace au fur et à mesure qu’elle se développe. Situées principalement autour de l’Antarctique, ces plates-formes flottantes de glace de quelques centaines de mètres d’épaisseur forment des barrières naturelles qui ralentissent l’écoulement des glaciers dans l’océan et régulent ainsi l’ élévation du niveau de la mer. Dans un monde qui se réchauffe, les plates-formes de glace ont un intérêt scientifique particulier parce qu’elles sont susceptibles de provoquer à la fois un réchauffement atmosphérique au-dessus d’elles, et un réchauffement de l’océan en-dessous.

Dans les années 1890, Carl Anton Larsen, un explorateur norvégien, a navigué dans le sud de la péninsule antarctique, une branche de 1000 km de long du continent qui pointe vers l’Amérique du Sud. Le long de la côte est, il découvrit l’immense plate-forme de glace qui prit son nom.

Pour le siècle suivant, la plate-forme, ou ce que nous savons maintenant être un ensemble de plates-formes distinctes – Larsen A, B, C et D – est resté assez stable. Cependant, les largages soudains de Larsen A et B en 1995 et 2002, respectivement, et l’ accélération continue des glaciers qui les ont alimentés, ont concentré l’intérêt scientifique sur leur voisin beaucoup plus vaste, Larsen C, la quatrième plus grande plate-forme de glace de l’Antarctique.

C’est pourquoi mes collègues et moi-même sommes partis en 2014 pour étudier le rôle de la fonte de surface sur la stabilité de cette plate-forme de glace. Peu après le démarrage du projet, la découverte par notre collègue Daniela Jansen d’ une faille croissant rapidement à travers Larsen C nous a immédiatement fourni un phénomène important à étudier.

La nature au travail.

Le développement des fissures et le largage des icebergs fait partie du cycle naturel d’une plate-forme de glace. Ce qui rend cet iceberg inhabituel est sa taille – environ 5 800 km², ce qui est la taille d’un petit état américain. Il est également envisageable que ce qui reste de Larsen C sera susceptible de subir le même sort que Larsen B, soit s’effondrer presque entièrement.

Notre travail a mis en évidence des similitudes importantes entre le comportement antérieur de Larsen B et le développement actuel de Larsen C, dont nous avons montré que la stabilité pouvait être compromise. D’autres, cependant, sont confiants dans la stabilité future de Larsen C .

Ce qui n’est pas contesté par les scientifiques, ce sont les nombreuses années d’observation qui seront nécessaires pour savoir ce que deviendra le reste de Larsen C, qui commence à s’adapter à sa nouvelle forme, et comme l’iceberg, glisse progressivement et se désagrège . Il n’y aura certainement aucun effondrement imminent et, sans aucun doute, aucun effet direct sur le niveau de la mer parce que l’iceberg flotte déjà qu’il déplace son propre poids dans l’eau de mer.

Cela signifie que, malgré de nombreuses spéculations , il faudra observer pendant des années en quoi le comportement de la glace de Larsen C contribuera de manière significative à l’élévation du niveau de la mer. En 1995, Larsen B a connu un largage semblable . Cependant, il a fallu encore sept ans d’érosion graduelle de la glace avant que la plate-forme devienne suffisamment instable pour s’effondrer, et les glaciers retenus par elle ont pu accélérer leur glissement, et même alors la fonte de la glace de surface peut avoir influencé le processus d’ effondrement.

Même si dans de nombreuses années la partie restante de Larsen C devait éventuellement s’effondrer , la hausse potentielle du niveau de la mer sera assez modeste. Le total, même après des décennies, sera probablement inférieur à un centimètre.

Est-ce un signal de changement climatique ?

Cet événement a également été largement imputé au changement climatique, mais de façon trop simpliste. Cela n’est pas surprenant car les changements notables dans les glaciers et les calottes glaciaires sont normalement associés à la hausse des températures environnementales. Les effondrements de Larsen A et B ont précédemment été liés au réchauffement régional, et le largage de Larsen C constitue un record remontant à plus de cent ans.

Cependant, dans les images satellitaires des années 1980, la faille était déjà clairement un fait établi de longue date, et il n’existe aucune preuve directe qui permette d’imputer sa croissance récente au réchauffement climatique atmosphérique, celui-ci n’influençant pas assez profondément la couche de glace, ou au réchauffement de l’océan, qui est une source de modification improbable étant donné qu’une grande partie de Larsen C s’est récemment épaissie. Il est probablement trop tôt pour imputer directement cet événement au changement climatique généré par l’homme.

Adrian Luckman– PhD – Professeur de glaciologie et de télédétection – Université de Swansea – Expert en observations par satellites.

(1) https://theconversation.com/ive-studied-larsen-c-and-its-giant-iceberg-for-years-its-not-a-simple-story-of-climate-change-80529

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DES COURS DE SCIENCE OBLIGATOIRES DANS TOUS LES CURSUS.

Dans un article du 25 mai 2016, le Dr Timothy Ball se penche sur la méconnaissance du public des principes de base de la méthode scientifique , et de la perméabilité à la manipulation politique qui en découle.

J’en reprends ici des extraits, dans une traduction « maison ».

Jo Moreau.

La science est omniprésente directement et indirectement dans toutes les phases de la vie moderne. Elle est de plus en plus présente dans les prises de décisions sociales, politiques et économiques prises par eux ou pour eux. 

Les « climato-sceptiques » s’efforcent d’amener la majorité des gens à prendre conscience des problèmes qui découlent de l’histoire du réchauffement planétaire causé par les activités humaines telle qu’elle est prônée par le GIEC. Le problème est beaucoup plus large parce qu’il se rapporte au manque de compétences scientifiques dans une majorité de la population. Des changements obligatoires dans la réflexion et les programmes d’études sont nécessaires.
J’ai été impliqué dans de nombreuses discussions sur les programmes d’études. Elles ont globalement échoué dans la réalisation de programmes utiles à l’élève et à la société, parce qu’ils étaient contrôlés par des gens qui veillent prioritairement à ce qui les intéressait ou qui les confortaient dans leur boulot, plutôt que donner à l’élève les outils nécessaires pour devenir un citoyen informé et efficace. 

Les étudiants ne disposent pas des outils nécessaires pour éviter d’être exploités. En effet, parfois, je pense que le système les maintient dans l’ignorance afin qu’il puisse les exploiter une fois devenus adultes. Les peuples de la forêt tropicale enseignent à leurs enfants ce dont ils ont besoin pour survivre dans le monde réel et dangereux dans lequel ils vivent. Nous ne faisons cela à aucun niveau. La plupart des jeunes apprennent plus sur la vie et eux-mêmes dans les jobs d’été à temps partiel, toute autre expérience étant jugée inutile et socialement coûteuse.

Michael Crichton, plus connu pour ses romans à base scientifique comme Jurassic Park, était diplômé de Harvard Medical School. Il a écrit un roman intéressant, « State of Fear », qui illustre la façon dont les écologistes abusent de la science et du réchauffement climatique pour l’accomplissement d’un agenda politique. Cette utilisation dévoyée fonctionne car 85 pour cent de la société n’est pas capable de distinguer la réalité. 
Je savais dès le début que l’objectif était de «prouver» à tout prix que l’homme était responsable du réchauffement planétaire (AGW). Je fus ainsi très tôt en phase avec le commentaire de Richard Lindzen, soit que le « consensus » sur le sujet a été atteint avant même que la recherche n’ait commencé.

Crichton a également prononcé un discours au Commonwealth Club à San Francisco le 15 septembre 2003. Voici ses remarques préliminaires.
« On m’a demandé de parler de ce que je considère comme le défi le plus important pour l’humanité, et j’ai une réponse fondamentale. Le plus grand défi pour l’humanité est le défi de distinguer la réalité de la fantaisie, la vérité de la propagande. Percevoir la vérité a toujours été un défi pour l’humanité, mais à l’ère de l’information (ou parallèlement, l’âge de la désinformation), cela prend une importance et une urgence particulières ».

Nous devons décider quotidiennement si les menaces auxquelles nous sommes confrontés sont réelles, si les solutions qu’on nous propose sont judicieuses, si les problèmes qu’on nous présente sont en fait de véritables problèmes ou des non-problèmes. Chacun d’entre nous a sa vision du monde, et nous savons tous que cette vision est partiellement formatée par ce que les autres personnes et la société nous disent, en partie générée par notre état émotionnel, et en partie par nos véritables perceptions de la réalité. 
Le thème principal de son discours est l’utilisation politique de l’environnementalisme comme religion pour l’endoctrinement et le contrôle. Sa conclusion est :

« Parce qu’en fin de compte, la science nous offre le seul moyen de sortir de la politique. Et si nous autorisons la science à devenir politisée, nous sommes perdus. Nous allons entrer dans la version Internet des âges sombres, une ère de peurs mouvantes et de préjugés sauvages, transmis à des personnes qui ne connaissent pas mieux. Ce n’est pas un bon avenir pour la race humaine: c’est notre passé. Il est donc temps d’abandonner la religion de l’environnementalisme et de revenir à la science de l’environnementalisme, et fonder nos décisions en matière de politique publique sur ce seul aspect ».

Comment résolvez-vous le problème alors que 85% des gens ne comprennent pas la science? Je suis d’accord avec Crichton au sujet de l’environnementalisme, mais c’est un problème plus large. Chaque facette de la société est influencée par la science et la technologie, et est susceptible de manipulation politique.
Pour moi, la réponse évidente est d’avoir des cours obligatoires en sciences. Ils devraient exister dès le primaire, au lycée et au collège, et à l’université. Tout le monde devrait savoir ce qu’est la science, comment cela fonctionne et comment elle a évolué. 

Si tout le monde connaissait la méthode scientifique, je n’aurais pas dû faire face aux défis que j’ai rencontrés lors de ma première présentation devant le Canadian Parliamentary Committee.
L’audience portait sur la question de l’ozone. Je ne voulais pas y assister parce que je savais que c’était un théâtre conçu pour exploiter politiquement un problème environnemental, mais je n’avais pas le choix.
J’ai été regroupé avec deux autres scientifiques et nous avons eu moins de temps de présentation au total que cinq «Amis de la Terre». Je me suis également rendu compte que les politiciens connaissaient peu ou rien de la science. Cependant, la présentation d’un des scientifiques m’a le plus dérangé. Il a présenté des données sur les niveaux d’ozone sur Toronto pendant une période où je savais que de telles mesures n’existaient pas. Je me suis rendu compte qu’il s’agissait en fait de données générées par un modèle informatique. Il n’a pas expliqué cela aux politiciens qui pensaient qu’il s’agissait de données réelles. 
J’ai moi-même expliqué qu’une hypothèse scientifique était semblable à de la spéculation basée sur quelques faits choisis. La science créait constamment des hypothèses qui, en cette période d’hystérie environnementale, ont reçu l’attention des médias, mais ont également attiré des personnes qui cherchaient des fonds de recherche. J’ai exposé que je pourrais produire plusieurs hypothèses basées sur quelques faits, illustrant des catastrophes mondiales. J’ai donné un exemple, l’effondrement potentiel du champ magnétique de la Terre et les dommages qui en résulteraient aux plantes et aux animaux sans la protection qu’il fournit. Je voulais savoir ce que mon gouvernement avait prévu pour protéger les citoyens.

Le défi pour les politiciens scientifiquement peu avertis, était de décider laquelle de ces spéculations menaçantes méritait leur attention. La réponse actuelle est de financer ceux qui vont faire avancer leur carrière. Ils le font en partie en raison de la nature de la politique, mais aussi parce qu’ils sont mal équipés pour poser un meilleur jugement. S’ils connaissaient et comprenaient la science et comment cela fonctionne, ce serait différent.

Si les gens savaient que la science implique de poser des questions constamment et, à l’occasion seulement, trouver des réponses, leur compréhension s’améliorerait considérablement. Les quelques réponses acceptables ne sont que celles qui ont résisté aux défis et finalement produit des prédictions précises. Ce que tous les « sceptiques » devraient faire, c’est montrer au public, en grande partie non scientifique, quand une hypothèse climatique n’a pas répondu à la plupart des contestations, et a produit des prédictions incorrectes.

Dr Timothy BALL – PhD – Climatologue – Président du Projet Ressources Naturelles (Canada) ex Professeur de Climatologie Université de Winnipeg (Canada)

http://drtimball.com/2016/compulsory-courses-for-any-curriculum-the-science-dilemma/

 

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L’ ART D’AVOIR TOUJOURS RAISON

Arthur Schopenhauer est un philosophe allemand né en 1788 et mort en 1860.
Son ouvrage, L’ Art d’avoir toujours raison, fut écrit en 1830-1831. Le texte ci-dessous en est extrait, et est toujours d’une actualité brûlante, notamment dans le domaine qui nous intéresse ! A méditer, notamment dans le processus de formation d’un prétendu « consensus » de scientifiques, ou sur la façon de formater l’opinion publique.

Jo Moreau.

La plupart des gens pensent avec Aristote: « Ce qui paraît juste à une multitude, nous disons que c’est vrai » (Éthique à Nicomaque) : il n’y a en effet aucune opinion, aussi absurde soit-elle, que les hommes n’aient pas rapidement adoptée dès qu’on a réussi à les persuader qu’elle était généralement acceptée.

L’exemple agit sur leur pensée comme sur leurs actes. Ce sont des moutons qui suivent le bélier de tête, où qu’il les conduise : il leur est plus facile de mourir que de penser. Il est très étrange que l’universalité d’une opinion ait autant de poids pour eux puisqu’ils peuvent voir sur eux-mêmes qu’on adopte des opinions sans jugement et seulement en vertu de l’exemple. Mais ils ne le voient pas parce qu’ils sont dépourvus de toute connaissance d’eux-mêmes.

Seule l’élite dit avec Platon: « à une multitude de gens, une multitude d’idées paraissent justes », c’est-à- dire le profane n’a que bêtises en tête, et si on voulait s’y arrêter, on aurait beaucoup à faire. Si on parle sérieusement, le caractère universel d’une opinion n’est ni une preuve ni même un critère de probabilité de son exactitude. [Il n’y a qu’à penser à tous les dogmes jadis reconnus officiellement par des sociétés entières et qui par la suite se sont avérés complètement faux. Par exemple, Ptolémée contre Copernic].

Ce que l’on appelle l’opinion commune est, à y bien regarder, l’opinion de deux ou trois personnes; et nous pourrions nous en convaincre si seulement nous observions comment naît une telle opinion. [Comme pour le ragot], nous verrions alors que ce sont deux ou trois personnes qui l’ont admise ou avancée ou affirmée, et qu’on a eu la bienveillance de croire qu’elles l’avaient examinée à fond; préjugeant de la compétence suffisante de celles-ci, quelques autres se sont mises également à adopter cette opinion; à leur tour, un grand nombre de personnes se sont fiées à ces dernières, leur paresse [ou séduction] les incitant à croire d’emblée les choses plutôt que de se donner le mal de les examiner. Ainsi s’est accru de jour en jour le nombre de ces adeptes paresseux et crédules [et séduits]; car une fois que l’opinion eut pour elle un bon nombre de voix, les suivants ont pensé qu’elle n’avait pu les obtenir que grâce à la justesse de ses fondements. Les autres sont alors contraints de reconnaître ce qui était communément admis pour ne pas être considérés comme des esprits inquiets s’insurgeant contre des opinions universellement admises ou comme des impertinents se croyant plus malins que tout le monde.

Adhérer devint alors un devoir.

Désormais, le petit nombre de ceux qui sont capables de juger est obligé de se taire; et ceux qui ont le droit de parler sont ceux qui sont absolument incapables de se forger une opinion et un jugement à eux, et qui ne sont donc que l’écho de l’opinion d’autrui.

Ils en sont cependant des défenseurs d’autant plus ardents et plus intolérants. Car ce qu’ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n’est pas tant l’opinion différente qu’il prône que l’outrecuidance qu’il y a à vouloir juger par soi-même — ce qu’ils ne font bien sûr jamais eux-mêmes, et dont ils ont conscience dans leur for intérieur. Bref, très peu de gens savent réfléchir, mais tous veulent avoir des opinions; que leur reste-t-il d’autre que de les adopter telles que les autres les leur proposent au lieu de se les forger eux-mêmes? Puisqu’il en est ainsi, que vaut l’opinion de cent millions d’hommes ? Autant que, par exemple, un fait historique attesté par cent historiens quand on prouve ensuite qu’ils ont tous copié les uns sur les autres et qu’il apparaît ainsi que tout repose sur les dires d’une seule personne.

Arthur Schopenhauer.

POLITIQUE ET SCIENCE : UNE COMBINAISON TOXIQUE.

 

Je reprends ici des extraits d’un article de Matt Ridley (1) , publié le 07 février 2017 suite aux révélations du Dr John Bates (2) sur les manipulations des données climatiques du NOAA afin d’ orienter les discussions de la COP21. Les liaisons dangereuses entre Science et Politique sont une nouvelle fois clairement mises en évidence ….

Il s’agit d’une « traduction maison ».

Jo Moreau.

(,,,)
Un nouveau témoignage dévastateur de John Bates, ex chercheur principal à l’agence climatique principale américaine, la National Oceanic and Atmospheric Administration, allègue que les scientifiques de cet organisme livraient des fausses données et des preuves sur base de règles politiques. 

L’essai du Dr Bates sur le site Climate Etc,,, illustre des éléments d’inconduite scientifique aussi graves que celles de la campagne anti-vaccin de Andrew Wakefield. Le patron du Dr Bates, Tom Karl, un proche allié de John Holdren, conseiller scientifique du président Obama, a publié en 2015 un document délibérément émis pour influencer (la COP 21) le jamboree climatique de Paris. Ce document fut largement salué et répercuté dans les médias comme réfutant la pause de 18 ans dans le réchauffement climatique, politiquement gênante, dont l’ existence avait été reconnue par le Groupe d’ experts Intergouvernemental sur l’ évolution du climat (GIEC) deux ans plus tôt.

Le Dr Bates dit que Tom Karl fonde son « document sur la pause climatique » d’après un ensemble de relevés de surface terrestre imparfait, qui n’a pas été vérifié ou correctement archivé; et sur un ensemble de relevés de surface océanique qui corrige des données fiables faites à partir des bouées, avec des données peu fiables de relevés faits à partir de navires, ce qui permettait d’illustrer une tendance accentuée d’un réchauffement climatique. Science Magazine envisage de retirer le papier concerné, tandis qu’un comité du Congrès affirme que les allégations confirment certains de ses soupçons.

Le Dr Bates n’est pas un « climato-sceptique ». Il a reçu la médaille d’or du gouvernement américain en 2014 pour son travail sur les données climatiques. Maintenant retraité, il dénonce la «manipulation flagrante des normes de l »intégrité scientifique et des standards d’une publication scientifique », d’un «choix du moment où la publication du document permettra d’influencer les délibérations nationales et internationales sur la politique climatique» et conclut: «Ainsi, dans tous les aspects de la préparation et de la diffusion des ensembles de données contenues dans le rapport, nous trouvons le coup de pouce de Tom Karl pour influencer les décisions qui maximisent le réchauffement et réduisent au minimum la documentation « .

Nous sommes face à bien plus qu’un scandale scientifique de routine. Tout d’abord, il émane de scientifiques qui ont accusé le président Trump et d’autres politiciens de politiser la science. Deuxièmement, il contamine potentiellement toute affirmation selon laquelle la science du climat a produit des résultats impartiaux. Troisièmement, il embarrasse les journalistes scientifiques qui ont dénoncé avec des preuves croissantes l’inconduite scientifique en médecine, en toxicologie et en psychologie, mais ignorent le même dévoiement de la science du climat, car ils en épousent la cause comme étant « une noble cause ». (,,,)

D’ailleurs, ceci est simplement le dernier scandale de la « rock science » du climat. Le principal fut le « climategate » en 2009, qui a démontré les manigances de scientifiques pour ostraciser les sceptiques, supprimer des e-mails, manipuler les « peer-reviews » et tronquer la présentation de données,(,,,)

Le Dr Bates appelle à plus d’éthique dans la science, à la promotion d’un « débat respectueux des différents points de vue auquel nous nous étions engagés après le Climategate ». Il est temps pour les nombreux brillants scientifiques à la base de grandes découvertes dans le domaine des quasars et des quarks, la maladie d’Alzheimer et les allergies, les neurones, les fossiles, les télomères et l’âge de glace, de «prendre une position publique  » contre la politisation de certains scientifiques au sein de leur propres rangs.

Matt Ridley.

(1) http://principia-scientific.org/politics-science-toxic-combination/

(2) Dr John BATES – PhD – Météorologie – Sciences atmosphériques – Variabilité du climat – Chercheur principal NCDC – Ex administrateur de l’American Geophysical Union.