JEAN-PASCAL VAN YPERSELE, CLIMATOLOGUE EXCLUSIF DE NOS MEDIAS

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Quand il est question de climat, nos médias réservent l’exclusivité de l’expertise à Monsieur VAN YPERSELE, à l’exclusion de tout autre. Il s’agit bien entendu d’un choix conscient, qui confirme sans risquer d’instiller le moindre doute quant au catastrophisme répandu quotidiennement par ceux qui devraient nous informer.

Mais qui est Monsieur VAN YPERSELE ?

Né à Bruxelles en 1957, Jean-Pascal VAN YPERSELE DE STRIHOU appartient à une famille très active dans la vie politique belge depuis plusieurs générations.

Docteur en Sciences physiques – Professeur de Climatologie et Sciences de l’environnement à l’Université Catholique de Louvain – il est très impliqué dans les recherches sur la responsabilité humaine dans les changements climatiques. Il bénéficie dans notre pays d’une quasi exclusivité dans ce domaine depuis de nombreuses années.

Vice-président du GIEC de 2008 à 2015, il fut candidat à la présidence de cet organisme, mais ne l’obtint pas malgré l’aide et l’appui du gouvernement belge. Fidèle à sa parole : « c’est cela ou rien », il démissionna du GIEC sans lui retirer toutefois son soutien.

Mais cette image idyllique est tempérée par la personnalité du personnage.

En 2001, cité comme témoin à décharge d’un accusé lors du procès de quatre Rwandais poursuivis pour génocide, il s’attira les remarques cinglantes de l’Avocat Général :

« Vous faites toujours allusion à la diffamation quand on ne partage pas immédiatement votre opinion ? »

Ou encore, un avertissement du Président du Tribunal :

« Ici, un accusé a le droit de mentir, les témoins ne l’ont pas ».

Le chroniqueur judiciaire du journal « Le Soir » remarque que le témoin est « à la limite de l’arrogance ». (1)

Il y mit notamment en cause l’intégrité d’un commissaire de police.

On retrouve là des traits de caractère qui n’ont apparemment pas beaucoup évolué depuis.

Spécialiste des annonces climatiques alarmistes, toujours apocalyptiques, il est toutefois suffisamment prudent pour suggérer qu’en la matière, rien n’est certain mais quelle que soit la catastrophe naturelle qui survient, elle est la conséquence du réchauffement climatique.

Cela transparait notamment dans le rapport auquel il collabora sous l’étiquette du lobby idéologico-politique GREENPEACE (2), ou encore dans ses multiples interventions médiatiques :

« D’ici quelques décennies, les réfugiés du climat se compteront par millions. Mais il restera difficile de distinguer l’effet propre des seuls changements climatiques, car de nombreux autres facteurs favorisent les migrations ». (3)

Ou encore :

« Nous aurons de plus en plus chaud, avec des épisodes momentanés particulièrement froids ». (4)

« Ce froid qui perdure est une conséquence directe des changements climatiques » (5).

Sa proximité avec les lobbies environnementalistes est également mise en évidence par certaines déclarations publiques fort éloignées du débat climatique, comme par exemple son opposition au nucléaire civil. (6)

Il tente également de discréditer par des affirmations grotesques proches de la diffamation, les scientifiques qui osent mettre en doute les conclusions du GIEC. Ainsi, en 2007 lors d’une conférence , il les traite de « négationnistes qui mènent un combat d’arrière-garde contre le GIEC pour tenter de protéger les intérêts des lobbies du charbon et du pétrole ».

Son action monta en puissance quand il intervint personnellement pour faire annuler une conférence qui devait se tenir à Bruxelles avec deux scientifiques dits « climato-sceptiques », le Professeur émérite Fred Singer (Université de Virginie, USA, ancien chef de projet à la Nasa pour les mesures de température atmosphérique par satellite) et le Professeur Claes-Göran Johnson (Ecole Royale Polytechnique, Université de Stockholm, spécialiste de la turbulence et de la thermodynamique de l’atmosphère).(8)

Monsieur Van Ypersele refuse tout débat avec des scientifiques qui ne partagent pas ses opinions.

« Discuter avec des climato-sceptiques est une perte de temps« , déclare-t-il péremptoirement (7). Cela fut mis en évidence en 2013 de façon éclatante, lorsqu’il refusa de débattre à la RTBF (Télévision belge) avec un de ses collègues de l’Université de Louvain, le professeur Istvan Marko qui ne partageait pas ses opinions, et finit par assister à l’émission dans un studio séparé.

Il montre tout le mépris dans lequel il tient ses contradicteurs lors d’une interview écrite :  «Des voix discordantes existent en effet, qui ne sont pas toujours, et c’est un euphémisme, compétentes. Les quelques critiques des évaluations du GIEC viennent la plupart du temps de non-spécialistes, de scientifiques bornés ou de personnes payées par des groupes industriels, qui ont intérêt à propager des informations incomplètes à propos des changements climatiques ». (9) Une appréciation, faut-il le dire, totalement démentie par les faits et à nouveau proche de la diffamation.

Sans qu’il puisse être directement impliqué, son entourage universitaire s’est imprégné de son refus du débat. Le livre « 15 vérités qui dérangent » (10) dont le Professeur Marko était un co-auteur, devait être présenté le 13 février 2014 devant la « Diffusion Universitaire » à Louvain-la-Neuve. Les pressions et menaces internes venant de l’Université furent telles que cette présentation dut être annulée.

Voilà tracé en quelques traits un portrait de Monsieur Van Ypersele, dont l’action scientifique et médiatique s’apparente plus à un combat politique teinté de despotisme, qu’à l’ouverture indispensable qu’on est en droit d’attendre d’un débat scientifique.

Jo Moreau

 

 

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LE JOURNALISTE ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, INFORMATION OU ACTIVISME

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A plusieurs reprises, j’ai dénoncé (parmi d’autres) la soumission complice d’une grande majorité de journalistes aux thèses du GIEC, officine de l’ONU, quant à l’avenir climatique catastrophique de la planète provoqué par l’homme (1).  Ce ralliement sans aucune nuance s’observe à des degrés divers au niveau mondial . De façon plus générale, cette soumission s’observe aussi par rapport aux ONG « environnementalistes » telles que GREENPEACE ou le WWF, très actives dans le domaine climatique, dont les communiqués idéologiquement et politiquement orientés et souvent contestables sont repris sans aucune vérification ni réserve par nos médias, tels parole d’évangile.

Alan Rusbridger est le directeur du collège LMH Oxford, est membre du « The Scott trust », propriétaire du Guardian et de l’Observer, et fut rédacteur en chef du Guardian. Dans l’entretien repris par le site du Global Editors Network,  il justifie de façon péremptoire l’obligation pour le journaliste de se transformer en propagandiste du changement climatique causé par l’homme, et d’oublier pour ce faire tout souci d’objectivité (2). Cet entretien est en fait un échange sous forme de questions-réponses avec d’autres représentants de médias, mais je n’en reprends ici que les éléments les plus significatifs  dans une traduction maison, comme d’habitude.

Il y reprend presque mot pour mot l’affirmation faite en juillet 2000 par Gelbspan Ross,  éditeur du Boston Globe : « Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ». Tout était déjà dit, et l’injonction scrupuleusement suivie par l’ensemble des médias, pour des raisons diverses et variées …

Jo Moreau

Les journalistes ont le devoir de ne pas être impartiaux quand il s’agit de changement climatique.

Le changement climatique se déroule comme une catastrophe au ralenti. Ses effets ne sont pas toujours immédiatement visibles, ce qui le rend beaucoup moins excitant que la consultation des tweets de Trump.

Si nous croyons qu’il s’agit du fait le plus important au monde,  ce qui est probablement le cas, et que vous regardez comment cela se traduit dans la couverture médiatique, il y a une terrible inadéquation entre l’importance historique de cette histoire et la couverture qui lui est réservée par les médias.

Tout est histoire de changement climatique. Il faut mettre cela en avant dans vos salles de rédaction. Qu’il s’agisse de l’immigration, de la sécurité, de la nourriture, de l’économie, de la politique, de tout ce qui est affaire de spécialistes, vous devez y impliquer le changement climatique.

Nous devons utiliser toutes nos compétences de journaliste pour dramatiser le sujet et rendre notre reportage inébranlable, car nous serons attaqués.

A la question ; « Le journalisme sur le changement climatique devrait-il être plus proche de l’activisme ? », Alan Rusbridger répond : Si vous croyez comme moi que la science est largement réglée, que le changement climatique est une terrible menace pour l’espèce humaine, si vous croyez que l’immense majorité de la science le confirme, alors nous avons le devoir de ne pas être impartiaux.

Nous avons le devoir d’adopter le point de vue des scientifiques et de ne pas perdre de temps à se demander s’ils ont raison ou non.

 

 

 

 

 

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