DES MODIFICATIONS CLIMATIQUES RAPIDES DANS LE PASSE.

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Un des arguments les plus fréquemment cités par les partisans de la responsabilité humaine dans les changements climatiques, consiste à constater que jamais dans l’histoire de la Terre, ces changements n’avaient été aussi rapides. Ce fait devait démontrer l’implication des émissions de CO2 par les activités humaines dans le réchauffement climatique. Nonobstant le fait qu’une augmentation de la température globale de 0,7°c constatée sur tout le XXe siècle puisse paraître très éloigné de la notion de modification rapide, des études relativement récentes contredisent cette affirmation.

Le Professeur Peter Ditlevsen, de l’ Institut Niels Bohr, branche de l’Université de Copenhague et par ailleurs chercheur au Ice and Climate Group , a publié en 2010  dans la revue Geophysical Research Letters une étude  qui conforte le fait que des changements climatiques très brutaux ont bien eu lieu dans le passé.

L’étude des carottes de glace extraites notamment au Groenland montre qu’à la fin de la dernière époque glaciaire, la température augmenta de 10 à 15 degrés en moins de 10 ans. Ce réchauffement brutal dura environ un millénaire et tout aussi brusquement, la température a de nouveau chuté de façon drastique. Ces épisodes ne sont pas uniques, et sont imbriqués dans les cycles période glaciaire-période interglaciaire décrits comme les évènements de Dansgaard-Oescher, qui impliquent les courants océaniques. L’origine exacte de ces « points de basculement » fait toujours l’objet de théories diverses, et ne sont pas reproductibles dans les modèles climatiques actuels.

L’étude de Peter Ditlevsen conclut à la responsabilité de causes chaotiques, influencées peu ou prou par les tempêtes, de fortes précipitations, les fluctuations des calottes glaciaires etc. Cela démontre l’ extrême difficulté de prévoir ces changements de climat. Pour être complet, signalons que Ditlevsen n’exclut pas l’influence éventuelle du CO2 anthropique comme facteur supplémentaire dans l’actuel changement climatique, mais précise que ses recherches ne concernent que le passé.

Cela fit également l’objet d’une étude du CNRS parue en 2008, sur un basculement semblable il y a environ 14700 ans par un réchauffement rapide de plus de 10°c, suivi à -12900 d’un refroidissement causant un nouvel épisode glaciaire, et enfin un nouveau réchauffement menant à la fin de la dernière période glaciaire il y a 11700 ans. Cette étude, à laquelle participa des paléoclimatologues du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, concluait quant à elle à la responsabilité des modifications radicales dans les courants atmosphériques.  Les chercheurs ont montré que le climat a véritablement basculé d’une année à l’autre. « Les renversements climatiques ont véritablement eu lieu comme si quelqu’un avait appuyé sur un  bouton » a constaté  Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet de forage glaciaire NorthGrip.

Les scientifiques mettent en cause notamment le contenu en poussières de l’atmosphère, entraînant les modifications brutales de la circulation atmosphérique tropicale, puis polaire.

En juillet 2011, une équipe européenne (Université d’Utrecht) mettait en évidence un changement climatique brutal survenu il y a 200 millions d’années, simultanément à une extinction massive d’espèces marines et de vertébrés. Selon ces scientifiques, ce changement climatique fut causé par un largage massif de méthane (sans doute aux environs de 12.000 gigatonnes) consécutif à un épisode volcanique géant en Sibérie. Cela n’est pas un épisode unique dans l’histoire de la Terre, puisqu’il se produisit aussi il y a 55 millions d’années. Ce largage de méthane provient du plancher océanique, les bactéries qui le produisent étant stimulées par un réchauffement climatique déjà en cours.

Il peut aussi exister d’autres causes possibles,  parmi lesquelles on peut citer des modifications dans le régime du Gulf Stream. Celui-ci réchauffe l’Atlantique Nord (et l’Europe par la même occasion) surtout en hiver. Certaines études font coïncider un arrêt ou un ralentissement de ce courant marin avec de brusques changements climatiques passés.

Ils peuvent bien entendu aussi se produire soit par des causes extra-terrestres, comme la chute d’une météorite ou des modifications dans l‘activité solaire, soit aussi par des éruptions volcaniques « mégacolossales », parmi lesquelles l‘éruption du Lac Toba il y a 75000 ans, qui causa un mini âge glaciaire qui dura un millier d‘années.

L’étude des carottes glaciaires démontrent non seulement que des modifications climatiques brutales eurent bien lieu dans le passé, mais aussi que la relative stabilité actuelle est exceptionnelle.

A cela, les tenants de la responsabilité humaine dans les modifications climatiques récentes me diront : tout cela, nous le savions déjà et il n’y a aucun point commun avec le réchauffement actuel (?). Fort bien, mais il reste une certitude absolue : lors des périodes glaciaires et interglaciaires, les activités humaines ne pouvaient en aucun cas être mises en cause…!

Sources :

http://climatechangepsychology.blogspot.com/2010/08/peter-ditlevsen-sudden-climate-change.html

http://www.insu.cnrs.fr/co/environnement/climats-du-passe/le-climat-a-bascule-de-facon-extremement-brutale-a-la-fin-de-la-derni

http://meetingorganizer.copernicus.org/EGU2010/EGU2010-7212.pdf

http://www.com.univ-mrs.fr/~r603365/cycle_DO_H_Rimaud2008.pdf

 

Article original paru en 2011. Mise à jour 31.07.2020 :

Depuis la parution de cet article, de nombreuses autres études ont confirmé la survenance de changements climatiques brutaux dans l’Histoire.

Parmi celles-ci, je note :

« La dernière période glaciaire a présenté de brusques oscillations climatiques Dansgaard – Oeschger, dont la preuve est conservée dans diverses archives paléoclimatiques de l’hémisphère nord ».

https://www.nature.com/articles/nature14401

« Notons également qu’au cours du dernier âge glaciaire, alors que l’espèce humaine existait déjà, de nombreuses périodes de réchauffement extrême avec des hausses de plus de 8°C en 40-50 ans se sont produites! ».

http://www.science-climat-energie.be/vitesse-devolution-de-la-temperature/

« L’Arctic University of Norway a découvert une preuve solide d’une élévation brutale du niveau de la mer pendant le réchauffement climatique de la dernière période glaciaire à l’état climatique actuel. L’étude a présenté des preuves d’un changement brusque du niveau de la mer entre 11 300 et 11 000 ans, de 40 à 80 mètres à Svalbard, dans l’océan Arctique. Les archives fossiles à haute résolution dans le temps indiquent une augmentation soudaine de la température due à l’incursion des eaux chaudes de l’Atlantique et à la fonte consécutive des calottes glaciaires. ».

https://phys.org/news/2020-03-paleontologists-solid-evidence-elusive-abrupt.html

« Au cours de la dernière période glaciaire, alors que l’espèce humaine existait déjà, la température moyenne a parfois augmenté à une vitesse vingt fois plus élevée, et ce à de nombreuses reprises. ».

http://www.science-climat-energie.be/2020/01/24/des-rechauffements-repetitifs-sans-co2/

Dans le même ordre d’idée, je rajouterai l’extrait d’une interview de Monsieur Jean Jouzel, à l’époque vice-président du GIEC, au Figaro le 19/03/2010 :

« Q : Un des arguments avancés pour discréditer la responsabilité des gaz à effet de serre est l’idée que le réchauffement a précédé l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère ?

R (Jean Jouzel) : C’est d’autant plus vrai que ce sont des travaux de Nicolas Caillon auxquels j’ai été associé qui l’ont démontré. Mais on n’a jamais dit que le CO2 était à l’origine du réchauffement. Ce que l’on dit c’est qu’une fois qu’il a commencé à augmenter en Antarctique et dans l’océan austral, il a très largement participé aux grandes déglaciations qui se produisent des milliers d’années plus tard dans l’hémisphère nord.

http://blog.lefigaro.fr/climat/2010/03/-cest-lautre-auteur-sceptique.html

Alors, si personne ne conteste qu’il y ait bien eu des modifications climatiques, comme il y en a eu tout au long de l’histoire de la Terre et parfois bien plus brutales que ce que nous connaissons aujourd’hui , quelle est en définitive l’influence réelle des activités humaines, et à qui profitent les mesures plus politico-idéologiques que scientifiques brandies en tous sens ?

Jo Moreau

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SHELLENBERGER, CELUI PAR QUI LE SCANDALE ARRIVE

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Michael Shellenberger, environnementaliste progressiste reconnu, a récemment publié un livre « Apocalypse Never: Why Environmental Alarmism Hurts Us All », qui a eu un retentissement énorme suite à sa prise de position contre l’alarmisme climatique. J’en ai fait l’écho récemment. (1)

Dans cet article, il déclarait notamment : « Mais surtout, j’avais peur. Je suis resté silencieux au sujet de la campagne de désinformation climatique parce que je craignais de perdre des amis et du financement. ». Il ne croyait pas si bien dire, et je crains pour lui que les conséquences ne s’arrêteront pas ici.

Le magazine internet « FORBES », qui avait publié l’article de Shellenberger expliquant sa démarche, l’a retiré deux jours après sa parution, sans autre explication. Il apparait maintenant que la raison invoquée par le média est la suivante : « Forbes exige de ses contributeurs qu’ils adhèrent à des directives éditoriales strictes. Cette histoire n’a pas suivi ces consignes et a été supprimée ».  Sans qu’on sache quelles sont ces directives éditoriales strictes … (2).

Facebook a également ciblé l’iconoclaste, et lancé des enquêteurs plus conformes à la pensée unique climatique sur l’article sacrilège. (3)

Voici de larges extraits de la réponse de Shellenberger, traduits par mes soins, et que vous pourrez consulter dans son intégralité ici : (4).

Jo Moreau

 

L’hystérie du changement climatique coûte des vies – mais les militants veulent maintenir la panique

Le mois dernier, j’ai publié un livre, « Apocalypse Never », qui démystifie les mythes environnementaux en vogue. Parmi eux : l’affirmation selon laquelle les humains provoquent une sixième extinction massive, et que le changement climatique aggrave les catastrophes naturelles.

Alors que je m’attendais à ce que mon livre soit controversé, je ne m’attendais pas à ce que le plus grand journaliste climatique de CNN le compare à une publicité pour des cigarettes. Ou pour qu’un journaliste environnementaliste avec près d’un demi-million d’abonnés sur Twitter m’accuse de promouvoir la «suprématie blanche».

Je ne suis pas un négateur du climat. En fait, je milite pour le climat depuis 20 ans, et pour l’environnement depuis plus de 30 ans. Les gouvernements, y compris le Congrès américain, me demandent régulièrement mon témoignage en tant qu’expert énergétique. Et cette année, le Groupe  intergouvernemental des Nations Unies sur l’évolution du climat m’a demandé d’être un expert reviewer de son prochain rapport majeur.

J’ai décidé de prendre la parole l’année dernière, après qu’il me soit apparu clairement que l’ alarmisme nuisait à la santé mentale . Une importante enquête menée auprès de 30 000 personnes dans le monde a révélé que près de la moitié des gens pensaient que le changement climatique ferait disparaître l’humanité. Les professionnels de la santé mentale se retrouvent désormais régulièrement confrontés à l’anxiété des adolescents face au climat. En janvier, les sondages ont montré qu’un enfant britannique sur cinq déclarait avoir fait des cauchemars à ce sujet.

Et pourtant, le GIEC ne prévoit pas des milliards, voire des millions de décès dus au changement climatique. C’est en partie la conséquence du développement économique et des mesures préventives qui atténuent les catastrophes naturelles, les maladies et les autres impacts environnementaux du changement climatique. Et les scientifiques s’attendent à ce que notre capacité à atténuer les dommages se développe et s’améliore constamment dans le futur.

(…)

C’est pourquoi le GIEC cite «la réduction de la pauvreté, les interventions de santé publique telles que l’approvisionnement en eau, les installations sanitaires et le système d’alerte précoce et de réponse en cas de catastrophe et d’épidémie» – et non la réduction des émissions – comme les clés de la réduction des risques de maladie à l’avenir.

Alors pourquoi certains alarmistes prétendent-ils que le changement climatique aggrave les catastrophes ? En partie, afin qu’ils puissent utiliser les événements mondiaux les plus spectaculaires et dramatiques, depuis l’ouragan Sandy jusqu’aux incendies de forêt en Californie, pour rendre le problème plus évident auprès des électeurs.

S’il était reconnu que les dommages causés par l’ouragan Sandy étaient essentiellement dus à l’incapacité de New York à moderniser ses systèmes de contrôle des inondations ou que les incendies de forêt en Californie étaient dus à l’accumulation de bois combustible après des décennies de suppression des incendies, les journalistes, scientifiques et militants alarmistes seraient privés de les événements visuellement puissants et les «accrochages» dont ils ont besoin pour effrayer les gens, collecter des fonds et défendre des politiques climatiques.

L’alarmisme climatique n’est pas qu’une question d’argent. C’est aussi une question de pouvoir. Les élites ont utilisé l’alarmisme climatique pour justifier les efforts de contrôle des politiques alimentaires et énergétiques dans leurs pays d’origine et dans le monde, durant plus de trois décennies.

(…)

En fin de compte, l’alarmisme climatique est puissant car il est devenu la religion alternative pour les personnes prétendument laïques, offrant bon nombre d’avantages psychologiques identiques à la foi traditionnelle.

L’alarmisme climatique leur donne un objectif : sauver le monde du changement climatique. Il leur propose une histoire qui les assimile à des héros. Et cela donne un sens à leur vie – tout en conservant l’illusion qu’ils sont des gens de science et de raison, loin de la superstition et de la fantaisie.

Il n’y a rien de mal à la foi religieuse. Les religions fournissent depuis longtemps aux gens le sens, le but et les consolations dont ils ont besoin pour affronter les nombreux défis de la vie. Les religions peuvent être un guide pour un comportement positif, prosocial et éthique.

Le problème avec la nouvelle religion environnementale est qu’elle est devenue de plus en plus destructrice. Elle conduit ses adhérents à diaboliser leurs adversaires. Et cela propage l’anxiété et la dépression sans répondre aux besoins spirituels les plus profonds.

Heureusement, les événements du monde réel, à commencer par la pandémie de coronavirus, sapent l’idée que le changement climatique est une «urgence» ou une «crise». Après tout, ce qui a mis le monde à l’arrêt, c’est une maladie et non des catastrophes naturelles provoquées par le climat. (…)

Pendant ce temps, les émissions diminuent dans une grande partie du monde. En Europe, les émissions en 2018 étaient de 23% inférieures aux niveaux de 1990. Aux États-Unis, les émissions ont chuté de 15% de 2005 à 2016. Et les émissions vont probablement culminer et commencer à diminuer dans les pays en développement, y compris la Chine et l’Inde, au cours de la prochaine décennie.

En conséquence, la plupart des experts estiment qu’il est peu probable que les températures mondiales augmentent de plus de 3 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. Aucun réchauffement n’est idéal, car il modifiera les conditions tant pour les personnes que pour la faune. Mais 3 degrés n’est pas catastrophique, et encore moins une menace existentielle pour les sociétés et les économies humaines.

Pour avoir signalé ces faits de base, j’ai bizarrement été accusé de raciste. Pourtant, les lecteurs découvriront que, loin d’être une défense de la suprématie blanche, «Apocalypse Never» dénonce les écologistes européens et nord-américains pour promouvoir des politiques anti-développement discriminatoires envers les pays pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Les militants et leurs alliés médiatiques censurent les articles de presse. Mais finalement, le public pourra examiner les preuves et se rendre compte que les censeurs ont tort.

J’espère que, après un bilan public, tout le monde, en particulier les adolescents anxieux, cessera de voir le changement climatique comme la fin du monde, et le considérera comme un problème hautement gérable.

(1) https://belgotopia.com/2020/07/03/mea-culpa-de-lecologiste-michael-shellenberger/

(2) https://nationalpost.com/opinion/john-robson-forbes-falls-to-cancel-culture-as-it-erases-environmentalists-mea-culpa/wcm/370ca87c-37c3-4376-8e95-78231ae5fd46/

(3) https://www.spectator.com.au/2020/07/fake-fact-checkers-fall-flat-on-michael-shellenbergers-apology-for-apocalyptic-climate-claims/

(4) https://nypost.com/2020/07/21/climate-change-hysteria-costs-lives-but-activists-want-to-keep-panic-alive/

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MAI 2020 SUR MA PAGE FACEBOOK

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Destinée principalement aux lecteurs de mon blog qui ne sont pas affiliés à « Facebook », je reprends mensuellement (avec un décalage d’un mois) la « table des matières » des principaux articles diffusés par ma page facebook « belgotopia ».

Bonne lecture !

Jo Moreau.

 

01 mai

Climat : « Avant de conclure, et pour preuve que la science est loin d’être dite, notons que l’étendue de la banquise en Antarctique a fortement augmenté en mars 2020 (Fig. 18) et se trouve être à la fin de ce mois, proche de la moyenne de 1981-2010. Cette carte vient d’être publiée par le très officiel Centre NSIDC (National Snow & Ice Data Center) ». Alain PREAT – Université Libre de Bruxelles.

http://www.science-climat-energie.be/2020/05/01/lantarctique-geologique-2-2/?

Climat : « Certains des modèles climatiques de dernière génération peuvent être trop sensibles aux augmentations de dioxyde de carbone et donc projeter un réchauffement futur qui est irréaliste ». University of Michigan.

https://phys.org/news/2020-04-latest-climate-unrealistically-high-future.html?

02 mai

Je ne pense pas que Noam Chomsky visait le bourrage de crâne des enfants et ados dans les écoles concernant le réchauffement climatique, et pourtant ….

ecolo 15

 

04 mai

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Climat : « Nous avons constaté d’importantes émissions de CO2 dans les zones sèches des eaux intérieures de toutes les zones climatiques. (…) Avec la progression du changement climatique, davantage d’eaux de surface s’assèchent probablement et, par conséquent, les émissions de CO 2 augmenteront probablement. ». Philipp KELLER – Chercheur au Département de recherche du Centre Helmholz recherche environnementale.

https://phys.org/news/2020-05-carbon-dioxide-emissions-inland-globally.html?

05 mai

Climat : « Aucune des tendances météorologiques (au Vietnam) telles que la fréquence, la pression centrale, la vitesse du vent ou l’intensité des tempêtes ne montre d’augmentation ou de diminution significative au cours des quatre dernières décennies (…) Il est raisonnable d’attribuer l’expansion des dommages économiques liés aux catastrophes au développement économique et à la volatilité fondamentale des typhons ». Hiroshi TAKAGI – PhD – Institut de technologie de Tokyo, École de l’environnement et de la société.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2212095519301567?

06 mai

Climat : « L’étendue du plateau de glace d’Amery (Antarctique oriental) progresse considérablement au cours des deux dernières décennies ». Avinash KUMAR – Centre National de recherche polaire et océanique – Goa (Inde) – Ministère des sciences de la Terre.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301479720305806?via%3Dihub&

07 mai

Des niveaux accrus de dioxyde de carbone (CO2) ont contribué à stimuler le feuillage vert dans les régions arides du monde au cours des 30 dernières années grâce à un processus appelé fertilisation au CO2, selon les recherches du CSIRO. Randall DONOHUE – PhD – CSIRO Australia’s national science agency.

https://www.csiro.au/en/News/News-releases/2013/Deserts-greening-from-rising-CO2?

08 mai

Climat : « La glace de mer de plus de 1,2 m d’épaisseur au-dessus de la baie d’Hudson annonce une bonne année pour les ours polaires ». Susan CROCKFORD – PhD – Paléozoologue – Ex Professeur adjoint d’Anthropologie University of Victoria (Canada).

https://polarbearscience.com/2020/05/08/sea-ice-more-than-1-2m-thick-over-hudson-bay-portends-a-good-year-for-polar-bears/?

09 mai

Climat : La quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère continue d’augmenter, même si les gens conduisent et volent moins pendant la pandémie de COVID-19. Le CO2 a atteint un sommet quotidien sans précédent le 3 mai, atteignant des niveaux jamais vus depuis plus de 60 ans depuis le début des records.

https://www.theverge.com/2020/5/7/21251188/carbon-dioxide-breaking-records-climate-change-coronavirus?

13 mai

Climat : « Le renforcement observé de la circulation de Walker entre 1990 et 2013 et son impact sur le niveau de la mer du Pacifique occidental, le refroidissement du Pacifique oriental, la sécheresse dans le sud-ouest des États-Unis, était un phénomène naturel, qui ne contraste pas avec le notion de changement climatique anthropique projeté. Étant donné les niveaux élevés de variabilité décennale naturelle dans le Pacifique tropical, il faudrait au moins deux décennies de plus pour détecter sans équivoque l’empreinte humaine sur la circulation du marcheur du Pacifique ». Eui-Seok CHUNG – Center for Climate Physics, Institute for Basic Science, Pusan National University, Busan, South Korea.

https://www.eurekalert.org/pub_releases/2019-04/ifbs-ncp040119.php?

Climat : « La brièveté de l’enregistrement instrumental limite notre compréhension de la variabilité des chutes de neige dans la région méditerranéenne. (…) Le dossier suggère que la récente réduction de l’intensité des chutes de neige en Italie n’est pas sans précédent au cours du dernier millénaire, car des modèles comparables de faible intensité des chutes de neige se sont également produits pendant l’anomalie climatique médiévale ». Nazzareno DIODATO – Met European research Laboratory.

https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/joc.5814?

14 mai

Greta THUNBERG rejoint le panel d’experts CNN sur le coronavirus.

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15 mai

Climat : « De nombreuses références dans les rapports du GIEC font référence au forçage d’une augmentation du rayonnement infrarouge sur la température. Ce facteur est très discuté. Nos résultats montrent que les formules utilisées par le GIEC devraient donner de très grands changements de température. (…) Ces valeurs n’ont pas été détectées dans nos courbes de réchauffement. L’idée selon laquelle la rétrodiffusion du CO 2 est le principal moteur de l’augmentation de la température mondiale pourrait donc être erronée ». Thorstein O SEIM – Institut de physique Université d’Oslo – Institut de physique, Université de Trondheim Norvège.

https://www.scirp.org/journal/paperinformation.aspx?paperid=99608&

16 mai

climat capsule 48 - 17.04.2020

17 mai

« La seule preuve avancée par le GIEC de l’action du CO2 sur le climat repose sur des modèles informatiques. Il n’existe aucune mesure expérimentale qui valide cette hypothèse. ».

http://www.science-climat-energie.be/2020/05/08/le-giec-lhypothese-du-co2-et-le-soleil-1-2/?

« Il n’y a qu’une seule urgence, c’est de rouvrir le débat scientifique et politique. La démocratie est en train de s’effacer au profit d’un totalitarisme qui se cache derrière une façade qui n’est écolo qu’en apparence. C’est l’effondrement de nos sociétés industrielles qui est visé. Il n’y a pas que le CO2 et cette science qui aurait parlé qui préoccupe Greta et consorts »

http://www.science-climat-energie.be/2020/05/15/le-giec-lhypothese-du-co2-et-le-soleil-2-2/?

18 mai

Climat : « Pour certains scientifiques, ce sont les facteurs climatiques non périodiques secondaires tels que les émissions anthropiques dues à l’activité humaine qui provoquent le récent réchauffement climatique. Pendant ce temps, pour d’autres scientifiques, ce sont les principaux facteurs climatiques périodiques tels que le rayonnement solaire, la circulation atmosphérique et les océans qui provoquent le récent réchauffement climatique (…) Les principaux facteurs périodiques d’influence climatique ont provoqué la récente tendance au réchauffement climatique depuis 1976 ». Lili XU – China Jiliang University .

https://www.scirp.org/Journal/paperinformation.aspx?paperid=92515&

Climat : « Les observations et reconstructions du climat sur le dernier millénaire confirment la prépondérance de l’activité solaire sur les grandes variations climatiques (…) Pour la période chaude contemporaine, rien ne confirme que l’activité humaine en soit une cause principale ». Philippe DE LARMINAT – PhD – Ex chargé de recherches au CNRS –

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02178554/document?

19 mai

Une réflexion du président Eisenhower à méditer, que ce soit dans le cadre du COVID19 ou du réchauffement climatique : « Eisenhower a averti: «En partie à cause des coûts énormes, un contrat gouvernemental remplace pratiquement la curiosité intellectuelle». Tout en continuant à respecter la découverte et la recherche scientifique, il a déclaré: «Nous devons également être alertés par le danger de voir la politique publique devenir captive d’une élite scientifique et technologique « .

https://belgotopia.com/2017/12/03/climat-environnement-et-gouvernement-mondial/?

21 mai

Climat : « Ce ne sont pas les activités humaines qui sont responsables du CO2 observé et de l’augmentation prévue de la température dans l’atmosphère, mais c’est la température elle-même qui contrôle principalement l’ augmentation du CO2 . Ce n’est pas le CO2, mais principalement les impacts indigènes qui sont responsables de tout changement climatique observé ». Hermann HARDE – ex professeur Physique expérimentale et science des matériaux, Université Helmut-Schmidt, Hambourg, Allemagne.

http://www.sciencepublishinggroup.com/journal/paperinfo?journalid=161&doi=10.11648%2Fj.earth.20190803.13&

Le terrible COVID19 commence à s’éloigner ? Bientôt le retour de l’épouvantable RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE !

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22 mai

« Le détroit de Fram est pour cette raison très important pour notre futur étant donné que l’évolution climatique mondiale des prochain 10 Ma est gérée à la fois par la migration de la plaque américaine en position polaire et par l’arrivée d’eau de fond froide et sursalée existant au fond du bassin Eurasien « . Prof. Dr Alain Préat, Université Libre de Bruxelles et Dr Brigitte Van Vliet-Lanoë, Directeur de recherche CNRS, émérite.

http://www.science-climat-energie.be/2020/05/22/arctique-geologique-1-2/?

26 mai

climat capsule 50 - 26.05.2020

27 mai

Climat : « L’Arctique pourrait devenir une zone tempérée. L’océan arctique se réchauffe. Les observations signalent des changements climatiques radicaux ». Anchorage Daily Time – 02.11.1922.

28 mai

Climat : « Il n’y a aucun signe d’accélération du niveau de la mer autour du Japon depuis le début du 20e siècle. (…) Il est de plus en plus inacceptable de fonder la gestion côtière sur des prévisions alarmistes qui ne sont pas étayées par des mesures ». Albert PARKER – PhD – Ex professeur chercheur en génie mécanique Missouri University.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0964569118303417?

29 mai

Climat : « Qu’il y ait fonte des glaces, quoi de plus normal en période de réchauffement. Est-ce ‘normal’ d’en faire tout un battage médiatique ? Et surtout relier cette fonte au seul ‘‘bouton CO2 ? ou du méthane ? . Nous avons vu ce qu’il fallait penser de l’hypothèse ‘impact de l’effet de serre’. En effet Il faut cependant rester prudent car l’hypothèse de l’effet de serre est mise à mal par toute une série d’observations et qu’elle est en contradiction avec certains principes thermodynamiques élémentaires de la chimie-physique ». Dr Brigitte Van Vliet-Lanoë, Directeur de recherche CNRS, émérite. + Prof. Dr Alain Préat, Université Libre de Bruxelles.

http://www.science-climat-energie.be/2020/05/29/arctique-geologique-2-2/?

30 mai

Climat : « L’élévation du niveau de la mer n’est qu’une partie du problème, les terres le long des côtes s’enfoncent également (…) Les marées montent et descendent, les vagues déferlent, il y a de la fonte des glaces, des changements dans la circulation océanique, le réchauffement de l’océan. … Si vous voulez comprendre le niveau de la mer dans sa totalité, vous devez connaître la part de tous ces facteurs. ». Jerry X MITROVICA – PhD – Professeur de géophysique Harvard University.

https://news.harvard.edu/gazette/story/2019/02/study-of-sea-level-rise-finds-land-sinking-along-east-coast/?

Climat : « Le record de chaleur enregistré en 2019 en Allemagne est controversé au vu de la localisation de la station ayant enregistré ce record ».

https://www.bild.de/ratgeber/wissenschaft/ratgeber/ausgerechnet-lingen-meteorologen-streiten-um-deutschen-hotspot-70854598.bild.html?wtmc=twttr.shr&

Climat : « Les plateaux de glace entourant le littoral antarctique ont reculé à la fin de la dernière période glaciaire, à des vitesses presque dix fois plus rapides que les taux maximum de retrait observés aujourd’hui par satellite ». Julian DOWDESWELL – PhD – Glaciologue – Professeur Université de Cambridge – Directeur du Scott Polar Research Institute.

https://phys.org/news/2020-05-antarctic-ice-sheets-capable-retreating.html?

31 mai

Climat : « Durant le confinement on pouvait s’attendre à voir les courbes d’émissions du CO2 s’effondrer ou, au moins, se stabiliser. (…) Seulement voilà, les enregistrements de la station de Mauna Loa, située à 3.400 m d’altitude, sur l’île de Hawaï, et dont l’historique datant de 1958 fait référence pour justifier le réchauffement climatique, montrent que le taux de CO2 dans l’atmosphère a continué d’augmenter durant les mois de mars et avril, comme si rien ne s’était passé ». Marc LE MENN – PhD – Service hydrographique et océanographique de la marine – Chargé de cours Université de Bretagne Occidentale.

https://www.bvoltaire.fr/pendant-le-confinement-les-emissions-de-co2-nont-cesse-daugmenter/?

 

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UN CLERGÉ SCIENTIFIQUE AUX COMMANDES DE L’ÉTAT ?

belgotopia 49

Thea DORN, née en 1970 et titulaire d’un master en philosophie, travaille comme  publiciste, critique littéraire et présentatrice de télévision à Berlin.

L’article dont il est question ici est paru dans l’hebdomadaire allemand « Die Zeit » le 04 juin 2020 (1). A la lumière de la pandémie du Covid 19 d’une part et du débat climatique d’autre part, elle dénonce les dérives de scientifiques, et leurs tentatives de supplanter le politique dans la direction de la chose publique, notamment à l’aide d’arguments proches de ceux utilisés par la religion.

Ce thème a été développé de nombreuses fois par divers auteurs, et mon blog en a fait l’écho (2).

Je vous propose de larges extraits de son article, centrés sur le débat climatique.

Une réflexion personnelle cependant : dans les différents et nombreux commentaires sur la pandémie du Covid 19, j’ai entendu à de multiples reprises les intervenants engager un véritable débat contradictoire, que ce soit sur les origines de la pandémie que sur les mesures prises pour la contrôler. Un débat semblable est systématiquement refusé dans le domaine climatique par les mêmes médias ou animateurs de la presse écrite et audio-visuelle belge.

Une autre remarque concerne l’utilisation du terme générique « la science », qui ne recouvre rien de concret, mais a une connotation de Vérité définitive et absolue, et qui devrait être remplacée par « des scientifiques ».

Ainsi, j’aime une citation de Lucia DE BROUCKERE – Docteur en chimie  – Chargée de cours à l’Université de Gand en 1930 – Professeure à l’Université Libre de Bruxelles de 1937 à 1974 :

« Ce qui m’a frappée au cours de mes recherches, c’est l’extraordinaire cohérence interne des théories dont l’expérience a démontré de façon inéluctable qu’elles étaient inexactes. Les sciences dites exactes et naturelles ne nous révèlent aucune Vérité absolue, définitive, clichée, immuable ! Les sciences nous proposent des vérités partielles qu’il faut constamment, non seulement corriger, mais revoir dans leurs fondements mêmes. Elles exigent l’application constante du principe du libre examen. ».

 A méditer pour certains, n’est-il pas ?

 Jo Moreau

Déjà dans le débat sur le climat, certains scientifiques se sont transformés en idéologues. Cette catastrophe menace désormais l’épidémiologie.

Une contribution d’invité de Thea Dorn – DIE ZEIT n ° 24/2020, 4 juin 2020.

Vous ne devriez pas prêcher, mais faire de la recherche !

L’une des réalisations les plus précieuses des sociétés laïques est la séparation de l’Église et de l’État. L’un des développements les plus inquiétants dans les sociétés de haute technologie est la volonté de voir la science et l’État se rejoindre le plus possible. Les défis posés par le changement climatique ont instauré un impératif au cours de ces dernières années, l’exigence que la « politique » écoute purement et simplement la « science », et applique ses recommandations sans aucune réserve. Dans le sillage de la pandémie corona, cette tendance s’est encore intensifiée : le désir d’une technocratie avec un clergé scientifique qui fait des annonces claires et définitives semble se développer dans certaines parties de la société, de la science et aussi de la politique.

« La croyance en la science joue le rôle de religion dominante de notre temps. » Cette phrase ne vient pas d’un fanatique du complot, mais de Carl Friedrich von Weizsäcker. Elle se trouve au début d’une série de conférences données par le physicien, philosophe et pacifiste entre 1959 et 1961 sur « La portée des sciences ». Aujourd’hui – après plus de soixante ans – il s’agit de comprendre à quel point la science a hérité avec succès de la religion et à quels égards la science doit veiller à ne pas assumer l’héritage de la religion.

Quiconque conteste la supériorité de la science moderne à toutes les religions connues en termes de connaissance et de maîtrise de la nature se ridiculise. Quiconque soutient que la Bible explique l’origine humaine plus correctement que la théorie de l’évolution est un dogmatiste irrationnel. Mais il y a une énorme différence entre un dogmatiste irrationnel et un sceptique raisonnable. Il n’est donc pas approprié de diffamer immédiatement quiconque exprime des doutes quant à la fiabilité des modèles épidémiologiques ou climatiques en le traitant de « dénialiste ».

Contrairement à la religion, la science moderne doit son succès à son ouverture au doute, à la critique et à l’autocorrection ainsi qu’à sa prétention d’émettre des théories sobres et objectivement vérifiables. (…)

Cependant, ce formidable pouvoir de la science ne doit pas faire croire qu’elle contrôle une miraculeuse maîtrise de l’avenir. Celui qui veut vendre la science comme un instrument grâce auquel l’homme peut acquérir une certitude absolue et le contrôle de son sort, quitte le terrain de la science sérieuse et se fait prédicateur de la damnation et du salut. Dans le débat sur le climat, nous avons déjà vu le changement d’éminents scientifiques en grands prêtres. Ce serait fatal si, sous la pression d’un public effrayé, d’une politique impuissante et de médias amoureux des gros titres, ce changement s’opérait désormais également dans le domaine de la virologie et de l’épidémiologie.

À l’été 2019, un essai du célèbre chercheur dans le domaine climatique Stefan Rahmstorf, au sujet de  la mort des coraux est apparu sous le titre « L’humanité perd le contrôle de l’écosystème terrestre ». Il y déclarait : « Permettre simplement la disparition de cet écosystème ne serait pas seulement totalement inacceptable. Ce serait le début d’une perte de contrôle, la chute d’un premier domino dans un système terrestre étroitement imbriqué, dans lequel tout est interconnecté et interdépendant. »

Même dans un libellé plus nuancé, ce point de vue est basé sur une hypothèse absurde et très discutable. D’une part, Rahmstorf prétend que les humains auraient eu le contrôle d’un « système terrestre » : Comment puis-je perdre quelque chose que je n’ai jamais possédé ? D’un autre côté, il intègre la vie sur notre planète, qui est en partie complexe, en partie chaotique, dans l’image obscure aux propriétés mécaniques d’un parcours de dominos : une pièce renversée permet de prédire de manière fiable l’ensemble des conséquences qui se produisent en chaine.

L’avantage de cet artifice élémentaire : la peur d’un système hyper-complexe et incontrôlable – comme l’est le climat de notre Terre – est transformé en peur de l’être humain rendu responsable de la ruine de ce système. Grâce au basculement de la cause de la peur, le contrôle du processus peut être garanti, à condition que l’être humain se comporte comme un domino inerte dans un système mécaniste. L’action humaine est traitée comme une quantité quasi neutre, dont les conséquences peuvent ensuite être calculées et prédites tout aussi précisément que les orbites des planètes.

Hans Joachim Schellnhuber (3) a publié une double présomption de connaissance à la mi-avril dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le professeur de physique théorique, directeur fondateur du Potsdam Institute for Climate Impact Research et conseiller de longue date du gouvernement fédéral en matière de politique climatique, se mêle aux experts de la pandémie. Il interprète la propagation du nouveau virus corona comme un phénomène strictement prévisible, et prétend que le processus pandémique est contrôlable – à condition que les gens croient inconditionnellement à la science et se soumettent à leurs modèles de comportement. Schellnhuber écrit: « Les calculs du modèle épidémiologique des principaux instituts de recherche sont des boules de cristal, avec lesquelles chaque pays peut regarder des semaines, des mois, voire des années à l’avance son avenir dans l’évolution du Coronavirus ». […]

L’irrationnalisme est en hausse

Les démocraties dépendent de la gestion rationnelle et réaliste des problèmes. Pour ce faire, les politiciens ont besoin de conseillers scientifiques, y compris ceux qui mettent en garde contre les dangers auxquels l’humanité est confrontée. Cependant, les scientifiques doivent rester en dehors du processus décisionnel politique immédiat.

Le concept du scientifique activiste représente un recul dans la pensée de l’époque d’avant les « lumières ». Un slogan comme « Unissons-nous derrière la science !  » est digne de croisés engagés dans une mission sacrée. (…)

L’un des actes les plus tragiques qu’une personne puisse commettre est le suicide par crainte de la mort. L’un des actes les plus tragiques qu’une démocratie puisse commettre est l’auto-soumission aux règles rigides d’action d’une science cléricale par peur du pouvoir de la nature.

(1) https://www.zeit.de/2020/24/epidemiologie-wissenschaft-zweifel-glaube/komplettansicht

(2) https://belgotopia.wordpress.com/2017/07/05/la-chasse-a-l-heresie-climatique-au-xxie-siecle/

(3) Schellnhuber est également « l’inventeur » de la fameuse limite de 2°C acceptable du réchauffement climatique :

https://belgotopia.com/2018/09/25/la-limite-de-2c-sinon-cest-la-catastrophe/

 

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MEA CULPA DE L’ÉCOLOGISTE MICHAEL SHELLENBERGER

schellenberger

Cet article de Michael Shellenberger fut publié par FORBES le 28 juin 2020. Sans aucune explication, il fut retiré du site du média 2 jours plus tard. (1)

Michael SHELLENBERGER, né en 1971, se définit comme positionné à gauche depuis sa jeunesse. Il fut co-nommé «Hero of the Environment» par Time Magazine en septembre 2008. Contrairement à certains courants écologistes, il ne considère pas l’espèce humaine comme un cancer pour la planète, mais se dit favorable à des solutions technologiques pour les problèmes environnementaux qui se posent aujourd’hui.  Il a également abandonné le soutien aux filières des énergies renouvelables, au profit du nucléaire.

Il n’est pas un exemple unique d’environnementalistes ayant pris leurs distances avec les postulats de l’écologisme, je pense à James Lovelock et Fritz Vahrenholt  parmi pas mal d’autres, en n’oubliant pas Michael Moore dont le dernier film a semé la panique dans le milieu écologiste.

Je reprends ici les étapes les plus importantes du parcours écologique de Shellenberger (vous trouverez une énumération complète dans l’article original) .  Issu du milieu « hippie » de parents très progressistes, après un séjour en Amérique du Sud durant son adolescence, notamment dans le cadre du développement de coopératives agricoles, il travaille en 1993 pour l’ONG progressiste Global Exchange. Il crée ensuite Communication Works pour des objectifs environnementaux et humanitaires. En 2002, il décide de se consacrer à la lutte contre le réchauffement climatique. En 2003, il crée le think tank « Breakthrough Institute » centré sur le climat.

Il est l’auteur de plusieurs essais et articles, et de son dernier livre « Apocalypse Never » qu’il présente ici.

Voici de nombreux extraits de l’article, dans une traduction maison comme d’habitude.

Jo Moreau

Un activiste vert de renom s’excuse pour la crise climatique.

De la part d’environnementalistes du monde entier, je voudrais m’excuser officiellement pour la peur climatique que nous avons créée au cours des 30 dernières années.

Le changement climatique se produit. Ce n’est tout simplement pas la fin du monde. Ce n’est même pas notre problème environnemental le plus grave.

Il peut sembler étrange pour moi de déclarer cela. Je suis activiste climatique depuis 20 ans et environnementaliste depuis 30 ans.

Mais en tant qu’expert en énergie invité par le Congrès afin de fournir un témoignage objectif, et invité par le « Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC-GIEC) à servir de réviseur expert pour son prochain rapport d’évaluation, je me sens obligé de m’excuser pour la façon dont nous, écologistes, avons induit le public en erreur.

Voici quelques faits que peu de gens connaissent:

  • Les humains ne provoquent pas une « sixième extinction de masse »
  • L’Amazonie n’est pas « le poumon de la planète »
  • Le changement climatique n’aggrave pas les catastrophes naturelles
  • Les incendies ont diminué de 25% dans le monde depuis 2003
  • La surface des terres que nous utilisons pour l’élevage et la production de viande – la plus grande utilisation des terres par l’ humanité – a diminué d’une superficie presque aussi grande que l’Alaska
  • C’est l’accumulation des combustibles ligneux et l’augmentation des maisons situées près des forêts, et non le changement climatique, qui explique pourquoi il y a plus de dangereux incendies en Australie et en Californie
  • Les émissions de carbone diminuent dans les pays riches depuis des décennies et ont culminé en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France au milieu des années 70
  • L’adaptation à la vie sous le niveau de la mer a rendu les Pays-Bas riches et non pauvres
  • Nous produisons 25% de nourriture en plus que ce dont nous avons besoin et les excédents alimentaires continueront d’augmenter au fur et à mesure du réchauffement de la planète
  • La destruction de leur habitat et la mise à mort directe d’animaux sauvages sont des menaces plus importantes pour les espèces que le changement climatique
  • Le combustible ligneux (le bois) est bien pire pour les humains et la faune que les combustibles fossiles
  • La prévention de futures pandémies nécessite une agriculture plus et non moins « industrielle ».

Je sais que les faits ci-dessus sonneront comme un « déni climatique » pour beaucoup de gens. Mais cela démontre juste la puissance de l’alarmisme climatique.

En réalité, ces faits proviennent des meilleures études scientifiques disponibles, y compris celles menées ou acceptées par le GIEC, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et d’autres organismes scientifiques de premier plan.

Certaines personnes imagineront, en lisant ceci, que je suis un anti-environnementaliste de droite, ce que je ne suis pas. (…)

Jusqu’à l’année dernière, j’ai surtout évité de dénoncer la peur du climat. C’est en partie parce que j’étais embarrassé.

Après tout, je suis autant coupable d’alarmisme que n’importe quel autre environnementaliste. Pendant des années, j’ai qualifié le changement climatique de menace « existentielle » pour la civilisation humaine, et l’ai qualifié de « crise ».

Mais surtout, j’avais peur. Je suis resté silencieux au sujet de la campagne de désinformation climatique parce que je craignais de perdre des amis et du financement.

Les quelques fois où j’ai eu le courage de défendre la science du climat contre ceux qui la dénaturent, j’en ai subi des conséquences sévères. Et je suis donc resté silencieux la plupart du temps pendant que mes collègues écologistes terrifiaient le public.

Je suis même resté aux côtés de gens de la Maison Blanche tandis que de nombreux médias ont tenté de détruire la réputation et la carrière d’un scientifique exceptionnel, d’un homme bon et d’un de mes amis, Roger Pielke, Jr., un démocrate et environnementaliste progressiste de longue date qui a témoigné en faveur d’une régulation des émissions carbone.

Pourquoi ont-ils fait cela ? Parce que ses recherches prouvent que les catastrophes naturelles ne s’aggravent pas.

Mais ensuite, l’année dernière, les choses sont devenues incontrôlables.

Alexandria Ocasio-Cortez (élue du Parti Démocrate) a déclaré: «  Le monde va se terminer dans douze ans si nous ne nous attaquons pas au changement climatique. » Le groupe environnementaliste le plus en vue de Grande-Bretagne a déclaré: « Le changement climatique tue les enfants ».

Le journaliste vert le plus influent du monde, Bill McKibben, a qualifié le changement climatique de « plus grand défi auquel les humains aient jamais été confrontés » et a déclaré qu’il « anéantirait les civilisations ».

Les journalistes traditionnels rapportaient à plusieurs reprises que l’Amazonie était « le poumon de la planète » et que la déforestation était semblable à une dévastation nucléaire.

En conséquence, la moitié des personnes interrogées dans le monde l’année dernière ont déclaré qu’elles pensaient que le changement climatique provoquerait l’extinction de la civilisation humaine. Et en janvier, un enfant britannique sur cinq a déclaré aux sondeurs qu’il faisait des cauchemars causés par le changement climatique.

Que vous ayez ou non des enfants, vous devez réaliser à quel point c’est faux. J’avoue que je suis peut-être sensible parce que j’ai une fille adolescente. Après avoir recentré des faits scientifiques, elle a été rassurée. Mais ses amis sont essentiellement mal informés et donc, naturellement, effrayés.

J’ai donc décidé que je devais parler. Je savais qu’écrire quelques articles ne serait pas suffisant. J’avais besoin d’un livre pour présenter correctement toutes les preuves.

Et donc mes excuses formelles pour notre alarmisme viennent sous la forme de mon nouveau livre, « Apocalypse Never: Why Environmental Alarmism Hurts Us All All » .

Il est basé sur deux décennies de recherches et trois décennies d’activisme environnemental. Avec 400 pages, dont 100 notes de fin, « Apocalypse Never » couvre le  changement climatique, la déforestation, les déchets plastiques, l’extinction des espèces, l’industrialisation, la viande, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables.

Quelques faits saillants du livre:

  • Les usines et l’agriculture moderne sont les clés de la libération de l’homme et du progrès environnemental
  • La chose la plus importante pour sauver l’environnement est de produire plus de nourriture, en particulier de la viande, sur moins de terres
  • La chose la plus importante pour réduire la pollution atmosphérique et les émissions de carbone est de passer du bois, du charbon, du pétrole, du gaz naturel vers l’uranium
  • 100% d’énergies renouvelables nécessiterait d’augmenter la superficie utilisée pour produire de l’énergie de 0,5% à 50% aujourd’hui
  • Nous devrions vouloir que les villes, les fermes et les centrales électriques aient des densités de puissance plus élevées, et non plus faibles
  • Le végétarisme réduit ses émissions de moins de 4%
  • Greenpeace n’a pas sauvé les baleines, c’est la transition de l’huile de baleine vers le pétrole et  l’huile de palme qui l’a accompli.
  • Le bœuf « fermier » nécessiterait 20 fois plus de terres et produirait 300% d’émissions supplémentaires
  • Le dogmatisme de Greenpeace a aggravé la fragmentation des forêts de l’Amazonie
  • L’approche colonialiste de la conservation des gorilles au Congo a produit un contrecoup qui pourrait avoir entraîné la mort de 250 éléphants

Pourquoi avons-nous tous été induits en erreur?

Dans les trois derniers chapitres d’ « Apocalypse Never » j’expose les motivations financières, politiques et idéologiques. Les groupes environnementaux ont accepté des centaines de millions de dollars provenant des intérêts des combustibles fossiles.

Des groupes motivés par des croyances anti-humanistes ont forcé la Banque mondiale à cesser ses efforts pour mettre fin à la pauvreté,  pour rendre celle-ci « durable ».

Et l’état d’anxiété, la dépression, l’hostilité à la civilisation moderne sont à l’origine d’une grande partie de l’alarmisme

Une fois que vous avez réalisé à quel point nous avons été désinformés, souvent par des personnes aux motivations manifestement peu recommandables ou malsaines, il est difficile de ne pas se sentir dupé.

« Apocalypse Never »  fera- t-il jamais la différence? Il y a certainement des raisons d’en douter.

Les médias ont fait des déclarations apocalyptiques sur le changement climatique depuis la fin des années 80 et ne semblent pas disposés à s’arrêter.

L’idéologie derrière l’alarmisme environnemental – le malthusianisme – a été démystifiée à plusieurs reprises pendant 200 ans et pourtant elle est plus puissante que jamais.

Mais il y a également des raisons de penser que l’alarmisme environnemental, s’il ne prend pas fin, aura une puissance culturelle décroissante.

(…)

Les nations se réorientent vers l’intérêt national et s’éloignent du malthusianisme et du néolibéralisme, ce qui est bon pour le nucléaire et mauvais pour les énergies renouvelables.

La preuve est évidente que notre civilisation à haute énergie est meilleure pour les citoyens et la nature, que la civilisation à basse énergie vers laquelle les alarmistes climatiques nous ramèneraient.

(…)

Un autre signe est l’écho des climatologues, des écologistes et des spécialistes de l’environnement à mon livre.

 » Apocalypse Never est un livre extrêmement important », écrit Richard Rhodes, l’auteur ayant remporté le Pulitzer pour The Making of the Atomic Bomb . « Il s’agit peut-être du livre le plus important jamais écrit sur l’environnement », déclare l’un des pères de la science climatique moderne, Tom Wigley.

« Nous, écologistes, condamnons ceux qui ont des vues antithétiques d’être des ignorants de la science et susceptibles de biais de confirmation », a écrit l’ancien chef de The Nature Conservancy, Steve McCormick. « Mais trop souvent, nous aussi en sommes coupables. Shellenberger offre un défi pour les orthodoxies bien ancrées et les mentalités rigides et autodestructrices (…).»

C’est tout ce que j’avais espéré en l’écrivant. Si vous êtes arrivé jusqu’ici, j’espère que vous conviendrez que ce n’est peut-être pas aussi étrange qu’il n’y paraît qu’un environnementaliste, progressiste et activiste climatique de longue date, ait ressenti le besoin de dénoncer l’alarmisme.

J’espère en outre que vous accepterez mes excuses.

(1) https://wattsupwiththat.com/wp-content/uploads/2020/06/Schellenberger-Apology.pdf

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QUELQUES LARMES POUR UN PAYS SOUS RESPIRATEUR

leopold

Derrière le vandalisme se déchaînant sur les statues de Léopold ll, se profile le « belgium bashing », soutenu par les artisans très actifs de la disparition de la Belgique des cartes européennes. Tous les symboles du pays sont peu à peu effacés de l’espace public, ainsi que les noms de firmes ou de services qui rappelaient encore leur caractère belge. Belgacom est ainsi devenu Proximus, Brussels Airlines est le nom trouvé pour éviter que le nom Belgium -repoussé par la Flandre- n’apparaisse , Electrabel s’est paré du nom de Engie et je vous laisse le soin de compléter une (longue) liste.

Sous couvert de la dénonciation d’une colonisation qui fut ce qu’elle fut à l’époque où elle eut lieu, je ne crois pas que la reconfiguration de l’espace public se limitera à la disparition du nom et de l’image du seul Léopold ll, certaines statues de Baudouin entre autres ayant déjà subi des dégradations dans la perspective de la destruction de l’image d’une royauté qui représente encore l’unité du pays.

Je suis frappé par la véritable non-existence de la Belgique dans les commentaires des médias étrangers, sur quelque plan que ce soit, historique, social ou économique alors qu’on y cite régulièrement les Pays-Bas, par exemple. Notre pays est systématiquement ignoré, sauf lorsque des évènements négatifs locaux le rendent incontournable et si possible le ridiculisent. Cette non-existence n’est jamais rectifiée par nos diplomates ou par les services compétents.

Cet effacement n’est pas récent et détermine également les événements actuels. Quelles en sont les causes ?

La première, et sans doute la principale, vient de notre propre attitude à l’égard de notre pays, et de l‘image que nous en répercutons vers l‘extérieur. L’intelligentsia belge, largement relayé en cela par les médias notamment audio-visuels -mais pas seulement, a depuis une cinquantaine d’années choisi de systématiquement tourner en dérision, sinon de détruire, tout sentiment national en l‘assimilant parfois erronément au nationalisme, synonyme d‘impérialisme et de xénophobie.

Or notre pays est en train de crever par excès de démocratie (pas politique, je vous rassure). Alors que la majorité des nations en formation extirpèrent les particularismes des régions annexées, souvent de façon violente et coërcitive, l’ Etat belge les reconnut après quelques années, tout d’abord en adoptant le flamand, devenu Algemeen Beschaafd Nederlands, et ensuite l’allemand comme langues nationales, tandis que le wallon s’évaporait petit à petit et faisait place au français. Et dans une deuxième étape en modifiant la structure même de l’Etat vers des aménagements de plus en plus centrifuges. Justifiés ou non, ces « aménagements » voulus principalement par certaines fractions politiques utilisant principalement le romantisme comme argument politique, et confondant allègrement la situation sociale d’une grande partie de la population et l’usage des langues, favorisèrent la disparition d’un sentiment national belge naissant.

Cette reconnaissance de réalités régionales n’est pas propre à notre pays, et existe ailleurs, la Suisse en est un exemple. Mais alors que l’organisation politique y fut envisagée dans une perspective de rassemblement, les institutions belges sont aujourd’hui la résultante de déconstructions successives dont la finalité est la disparition pure et simple de l’état.

Nulle part dans le monde, un pays n’est autant dénigré par ses propres citoyens.

Contrairement au discours des indépendantistes, régionalistes ou rattachistes compulsifs de tous acabits, la Belgique n’est pas plus « artificielle » que la grande majorité des pays qui l’entourent, en partant de la France et passant par l’Allemagne ou l‘Italie (dont la construction étatique pour ces derniers est d’ailleurs ultérieure à celle de l’Etat belge). Partout, la fondation d’un pays est la conséquence de la volonté d’une élite, le résultat de guerres, d’annexions, d’alliances, d’unions et de désunions, et pratiquement jamais d’un peuple qui se lève un beau matin en disant : « tiens, si nous fondions aujourd’hui un pays indépendant » ? A quelques exceptions près, le sentiment national est fabriqué ultérieurement, et suit d’un nombre considérable d’années la création d’un Etat, et non le contraire. Et ce sentiment national est indispensable à l’émergence de l’Etat-Nation, par la perspective offerte à l’ensemble de ses citoyens d‘avoir un avenir en commun.

Ceci passe aussi par l’élaboration plus ou moins artificielle d’un passé en commun. J’appartiens à une génération qui collectionnait les chromos représentant des scènes d’histoire soi-disant nationale, de portraits de nos Gloires Nationales (sic) au cours des siècles où l’Etat belge n’existait pas, et comme écoliers nous étions régulièrement réquisitionnées pour participer à des célébrations diverses aux monuments aux morts. Toutefois, ceci pouvait être justifié par l’existence d’une région géographique où l’adjectif « belgique » fut utilisé couramment depuis l’époque romaine.

Tout cela a été escamoté fin des années 50, en faveur de la résurgence politique de micro-nationalismes internes, bien à la mesure de la stature de nos politiciens actuels, et destructeurs de toute idée d’Etat-Nation.

Malheureusement, cela a également eu pour conséquence d’occulter tout ce qui pouvait constituer un motif de fierté, remplacé aujourd’hui par la seule auto-glorification systématique du « surréalisme à la belge » (expression qui me donne des boutons) qu’on nous sort en toutes occasions, et qui a comme énorme avantage de ne rien vouloir dire. Les seules choses dont nous avons encore le droit de nous glorifier sont nos chocolats et nos frites, et de temps en temps nos sportives et sportifs.

Or la Belgique fut tout autre chose, et elle constitua pour différentes raisons un terreau qui lui permit entre autres d’être entre la deuxième ou quatrième puissance industrielle mondiale à la fin du XIX e siècle, et qu’y prospérèrent plusieurs courants artistiques novateurs. Elle devint le refuge d’un nombre considérable d’artistes et d’intellectuels fuyant leur propre pays.

 

Vous l’aurez deviné, je suis viscéralement attaché à ce pays au risque hélas de déclencher la compassion hilare de certains. Mais enfant, j’ai habité en Flandre, ensuite à Bruxelles, fait mon service militaire dans une des dernières unités bilingues, et enfin ai déposé mes valises en Wallonie pour des motifs professionnels.

Et je ne désire en aucun cas adhérer ou propager l’idéologie de la haine de l’autre communauté qui, des deux côtés de la frontière linguistique, est devenue le principal argument de l’action politique.

Jo Moreau.

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS

LES MÉDIAS ENTRE REFROIDISSEMENT ET RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

belgotopia (27)

Le COVID 19 s’éloignant petit à petit, du moins sous nos latitudes, les déclarations affolantes sur les catastrophes climatiques qui nous attendent vont pouvoir prendre le relais à doses massives.

Cependant, des prédictions climatiques apocalyptiques ne sont pas l’apanage de ces dernières années.

La lecture des médias illustre abondamment les tendances mouvantes du monde scientifique ou écologique quant au devenir désolant de notre planète, et ce, en fonction des époques, et surtout de la période de référence prise en considération pour les observations.

Nous oscillons ainsi entre alertes envers le refroidissement climatique, suivies de celles contre le réchauffement climatique et inversement.

Je vous en livre ici quelques exemples.

Il fut un temps où la préoccupation des médias était l’information du bon peuple, tiraillés entre leur rôle de relais des « experts » scientifiques et le souci de vendre du papier. Avec aujourd’hui un nouveau paramètre qui remplace tout souci d’information, par un torrent de propagande au bénéfice exclusif d’une vision idéologico-politique de la société, ne tolérant aucune contradiction, aussi minime soit-elle.

Bonne lecture !

Jo Moreau

 

« Le climat est devenu un sujet complètement artificiel calé sur un calendrier diplomatique et politique ». Philippe VERDIER – Master en développement durable – Présentateur météo TV – ex-Chef du service météo France Télévision licencié pour son opinion divergente sur le climat.

 

– « Les observations convergent : la neige fond sur les rochers, la vie végétale progresse, l’eau de mer se réchauffe, le climat se radoucit au Pôle. Quelle est la cause de la mer libre de glaces ? ». Dr KANE – ARCTIC EXPLORATIONS – 1857

– « Les conclusions de la dernière expédition allemande vers le Pôle Nord ont été publiées. (…) Une mer libre de glaces et peuplée de baleines y fut découverte ». NEW YORK TIMES – 21/10/1871.

– « Les géologues prédisent la possibilité d’un nouvel âge de glace ». NEW YORK TIMES – Février 1895

– « Les glaciers disparaissent lentement. Leur anéantissement final est un fait scientifique ». LOS ANGELES TIMES – 1902.

– « Le 5e âge de glace est commencé. La race humaine devra lutter contre le froid pour son existence ». LOS ANGELES TIMES – 23.10.1912

– « L’Océan Arctique se réchauffe. Les icebergs sont de plus en plus rares, et les phoques fuient des eaux trop chaudes. Tout ceci conclut à un changement radical des conditions climatiques. Des grandes masses de glaces ont été remplacées par des moraines de terre et de pierres alors qu’à d’autres endroits, des glaciers ont entièrement disparus ». WASHINGTON POST – 02/11/1922.

– « L’arctique semble se réchauffer. Les rapports des pêcheurs et des explorateurs convergent : nous assistons à un changement radical des conditions climatiques dans ces régions. (…) L’expédition en Arctique a constaté des conditions de glace exceptionnelles. On n’avait jamais constaté auparavant aussi peu de glaces. L’expédition a pu naviguer aussi loin que 81°29’ sur une mer libre de glaces ». MONTHLY WEATHER REVIEW – 11/1922

– « Le Professeur Gregory, de l’Université de Yale, déclare qu’une nouvelle époque glaciaire a débuté. Il était le représentant américain au Congrès des sciences Pan-Pacifique et a averti que l’Arctique allait recouvrir le Canada, que l’Amérique du Nord disparaîtrait jusqu’aux grands lacs, et d’énormes parties de l’Asie et de l’Europe seraient anéanties ». CHICAGO TRIBUNE –  09/08/1923.

– « Le constat de l’évolution de la chaleur solaire et de l’avance des glaciers au cours des dernières années ont donné lieu à des conjectures sur l’avènement possible d’un nouvel âge glaciaire ». TIMES MAGAZINE – 10/09/1923

– « Le rapport Mac Millan démontre les signes d’un nouvel âge glaciaire ». NEW YORK TIMES – 18/09/1924.

– « La plupart des géologues pensent que le monde se réchauffe, et qu’il continuera à se réchauffer ». LOS ANGELES TIMES – 1929

– « Si ces constatations sont vraies, alors nous sommes engagés dans un nouvel âge de glace ». THE ATLANTIC MAGAZINE 1932.

–  « L’Amérique connaît la plus longue période de chaleur depuis 1776 ».. NEW YORK TIMES – 27/03/1933.

– « La tendance persistante est à un climat plus chaud. Notre climat change-t-il ? ».FEDERAL WEATHER BUREAU – 1933.

– « Le réchauffement climatique, causé par les émissions de CO2, est bénéfique pour l’humanité de diverses façons, notamment par la production de chaleur et d’énergie ».Bulletin trimestriel du ROYAL METEOROLOGICAL SOCIETY – 1938.

– « Les experts décortiquent 20 années de réchauffement du climat. Chicago est au premier rang des milliers de villes de par le monde qui sont touchées par une mystérieuse tendance d’un climat plus chaud au cours de ces deux dernières décennies ». CHICAGO TRIBUNE – 1938.

– « Ceux qui affirment que les hivers étaient plus rudes quand ils étaient jeunes ont raison. Les météorologues n’ont aucun doute que le monde se réchauffe, au moins pour l’époque actuelle ». WASHINGTON POST – 1939.

– « Les scientifiques ont confirmé le fait que les régions arctiques autour du Spitzberg se réchauffent au rythme de près de 1° tous les deux ans. Les glaciers reculent, tandis que le sol qui était profondément gelé toute l’année subit maintenant un dégel pendant l’été arctique ». WODONGA SENTINEL – 29/09/1939

– « Un mystérieux réchauffement de l’Arctique est en cours. Les températures y ont augmenté de 10°F depuis 1900. Le niveau de la mer au Spitzberg s’élève pendant la même période de 1 à 1 et demi millimètre par an ». THE ARGUS – 31/05/1947.

– « Nous avons appris que le monde s’est réchauffé au cours du dernier demi-siècle ».NEW YORK TIMES – 10/08/1952.

– « Les hivers se font plus doux, les étés plus secs, les glaciers reculent et les déserts s’étendent ». US NEWS AND WORLD – 1954

– « Les glaciologues sont unanimes pour constater que les fronts glaciaires reculent. Dans le Sud du Groenland, des milliers d’hectares de terres couvertes de glace au début du siècle sont aujourd hui dégagées. ». SCIENCE ET AVENIR – Septembre 1957.

– « Après une semaine de discussions sur les causes du changement climatique, une assemblée de spécialistes mondiaux semble conclure un accord unanime sur un point : le climat se refroidit ». NEW YORK TIMES -30/01/1961-

– « Comme un canoë entraîné vers une énorme chute, la Terre et ses habitants est engagée sur la pente descendante d’une immense vague climatique qui nous plonge vers un nouvel âge glaciaire ». LOS ANGELES TIMES – 23/12/1962.

– « Les glaces de l’Arctique fondent et l’Océan du Pôle Nord pourrait être libre de glaces dans 10 ou 20 ans ». NEW YORK TIMES – 20/02/1969.

– Préparez vos caleçons longs et vos petites laines contre le temps froid. Le pire est à venir ». WASHINGTON POST – 1970.

–  « Dans dix ans, les habitants des villes devront porter des masques à gaz pour survivre à la pollution atmosphérique… D’ici 1985, la pollution de l’air aura réduit de moitié la quantité de lumière du soleil atteignant la croute terrestre. » LIFE MAGAZINE janvier 1970

– « Le monde s’est refroidi pendant environ 20 ans. Si cette tendance se perpétue, le monde sera de 4°C plus froid en 1990 que les températures moyennes globales normales, et de 11°C en 2000. C’est environ deux fois ce qui est nécessaire pour nous entrainer vers un âge de glace. ». Kenneth WATT, écologiste.« Journée de la Terre », conférence à Swarthmore University 04/1970

–  « Les démographes sont presque tous unanimes sur le sinistre calendrier suivant : d’ici 1975 des famines généralisées commenceront en Inde ; elles se répandront pour englober en 1990 toute l’Inde, le Pakistan, la Chine et le Proche-Orient, l’Afrique. D’ici l’an 2000, ou probablement plus tôt, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale vivront des conditions de famine… D’ici l’an 2000, dans 30 ans, le monde entier, à l’exception de l’Europe de l’Ouest, l’Amérique du Nord, et l’Australie, sera affamé. » Peter GUNTER, Professeur à l’université du Nord Texas. « Le Jour de la Terre 04/1970 »

– « Considérant le niveau actuel d’accumulation d’azote, ce n’est qu’une question de temps avant que la lumière ne soit filtrée par l’atmosphère et qu’aucune de nos terres ne soit exploitable. » – Kenneth WATT, écologiste. « Le Jour de la Terre 04/1970 ».

– « La couverture nuageuse va continuer à s’épaissir au fur et à mesure que plus de poussières, fumées et vapeur d’eau seront crachées par les cheminées d’usines et les avions. Protégée de la lumière du soleil, la planète sera fraiche, la vapeur d’eau tombera et gèlera, et une nouvelle ère glaciaire fera son apparition. » . NEWSWEEK MAGAZINE à l’occasion du Jour de la Terre en 04/1970.

–  « Le monde s’est brusquement refroidi depuis à peu près vingt ans. Si la tendance actuelle se confirme, la température moyenne du globe aura baissé de 4 degrés en 1990, et de 11 degrés en 2000. C’est à peu près deux fois ce qu’il faudrait pour nous retrouver dans une ère glaciaire. » Kenneth WATT, écologiste. « Le Jour de la Terre 04/1970 »

–  « Les USA et l’URSS ont entamé des recherches à grande échelle afin de déterminer la raison du refroidissement de l’Arctique, de l’épaississement inquiétant de la glace de mer, et si cette couverture de glace en augmentation pouvait contribuer à l’apparition d’une période glaciaire ». NEW YORK TIMES – 18/07/1970.

– « Dans les prochaines 50 années, la poussière rejetée dans l’atmosphère par la combustion des combustibles fossiles occultera tant le rayonnement solaire, que la température de la Terre pourrait diminuer de six degrés. Des émissions massives pendant plus de 5 à 10 ans pourraient être suffisantes pour déclencher un âge de glace »WASHINGTON POST – 09/07/1971.

– « Arrivée d’un nouvel âge de glace. Le climat se refroidit déjà. Un jour, au milieu de l’été peut-être dans un avenir assez proche, une gelée meurtrière va fondre sur les champs de blé du Saskatchewan, des Dakotas et sur les steppes russes ». LOS ANGELES TIMES – 24/10/1971.

– « Un spécialiste de l’Arctique, Bernt Balchen, pionnier de l’exploration polaire, déclare qu’une tendance générale au réchauffement du Pôle Nord est en train de faire fondre la calotte polaire et pourra produire un Océan Arctique sans glace d’ici l’an 2000 ». LOS ANGELES TIMES  – 16/05/1972.

– ‘Un refroidissement global a été constaté au cours des quarante dernières années ».TIME MAGAZINE – 1974.

–  « Le refroidissement climatique est engagé. Il aura pour conséquence des changements climatiques provoquant des catastrophes aux dimensions inégalées ». FORTUNE MAGAZINE – 1974 – article couronné par l’Association Américaine des Sciences.

– « Un changement climatique (refroidissement global) très important est en cours en ce moment, et ce n’est pas seulement d’un intérêt académique. Si cela continue, il aura une incidence sur l’ensemble de l’humanité, pouvant déboucher sur un milliard de personnes affamées. Les effets apparaissent déjà de manière assez radicale ». FORTUNE MAGAZINE – février 1974.

– « Les climatologues sont de plus en plus inquiets. Les aberrations météorologiques qu’ils constatent peuvent être les signes avant-coureurs d’un nouvel âge de glace ».TIME MAGAZINE – 24/06/1974.

– « Plusieurs climatologues ont publié une déclaration constatant que le changement climatique en cours est tel que les plus optimistes ont acquis la certitude d’une défaillance majeure de l’agriculture dans une dizaine d’années. Si les décideurs ne tiennent pas compte de cette catastrophe imminente, il en résultera des morts en masse par la famine, et probablement dans l’anarchie et la violence ». NEW YORK TIMES – 29/12/1974.

– « Il y a consensus parmi les climatologues du monde entier. Une fois que le refroidissement climatique aura commencé, plus rien ne pourra l’arrêter ». Douglas COLLIGAN  – Science Digest 1975

– « Le climat présente actuellement des symptômes alarmants. Il y a tout lieu de craindre que la terre subira un refroidissement dramatique au cours des 100 prochaines années ».ACADEMIE DES SCIENCES US – 1975

– « Un nombre important d’études convergentes aboutissent à la conclusion d’un refroidissement du climat terrestre. Il n’y a désormais plus de doute sur le fait que les changements en cours ces dernières années sont plus qu’une fluctuation statistique mineure ». NATURE – 06/03/1975

– « Des indices apparemment disparates représentent les signes avant-coureurs de changements fondamentaux dans le climat mondial, déclarent les scientifiques. Après trois quarts de siècle de conditions climatiques extraordinairement douces, la Terre semble se diriger vers un refroidissement. Les météorologues ne s’entendent pas sur les causes et l’étendue de ce refroidissement, ainsi que sur son impact sur la météorologie locale. Mais ils sont presque unanimes sur l’impact négatif qu’aura ce refroidissement mondial sur la production agricole pour  la fin du siècle. les famines consécutives pourraient être catastrophiques ». NEWSWEEK – 28/04/1975.

– « Les scientifiques s’interrogent sur la raison du changement climatique mondial en cours. Un refroidissement majeur est considéré comme inévitable ». NEW YORK TIMES – 21/05/1975.

– « Le continuel et rapide refroidissement de la Terre depuis la seconde guerre mondiale est en phase avec l’augmentation de la pollution atmosphérique due à l’industrialisation, la mécanisation, l’urbanisation et l’explosion démographique. La menace d‘un nouvel âge de glace est, avec la guerre nucléaire, une cause d‘extinction de masse et de misère pour l‘humanité». Nigel CALDER, dans INTERNATIONAL WILDLIFE en Juin 1975.

– « Les signes avant-coureurs abondent. Par exemple la persistance inattendue de la banquise et son épaississement dans les eaux autour de l’Islande, ou la migration vers le sud du tatou du Midwest, une créature appréciant la chaleur. Depuis les années 1940, la température mondiale moyenne a diminué d’environ 2,7°C ». George J KUKLA – climatologue Université de Columbia- Time Magazine 24/06/1975.

– « Les fermes US peuvent être atteintes par le refroidissement global ». US NEWS AND WORLD REPORT – 1976.

– « Le refroidissement actuel a déjà tué des centaines de milliers de personnes. S’il continue, il provoquera une famine mondiale, un chaos généralisé et une guerre mondiale (…) Tout cela pourrait survenir avant l’an 2000 ». Lowell PONTE  – PhD – Journaliste d’investigation scientifique (1976)

– Se fondant sur huit indices climatiques, une équipe internationale de spécialistes a conclu que le refroidissement observé ces 30 dernières années se poursuivait, au moins dans l’hémisphère Nord. NEW YORK TIMES – 05/01/1978.

– La preuve a été donnée et discutée de la tendance au refroidissement climatique dans l’hémisphère Nord depuis environ 1940, d’une ampleur de plus de 0,5°C, en raison principalement du refroidissement à des latitudes moyennes et élevées. Bulletin de AMERICAN METEOROLOGICAL SOCIETY – Novembre 1980.

– « Il existe un réchauffement climatique d’une ampleur sans précédent ». NEW YORK TIMES – 1981

– Les experts déclarent que la tendance au réchauffement planétaire apporterait des vagues de chaleur, la sécheresse détruira les terres agricoles. Suivant ce scénario, la station balnéaire de Ocean City dans le Maryland perdra 39 pieds de rivage en 2000, et un total de 85 pieds dans les 25 prochaines années. SAN JOSE MERCURY NEWS  – 11/06/1986.

– « D’ici à 2008, le Side Highway Ouest qui longe la rivière Hudson à New York sera sous eau. Dans les rues, les fenêtres seront renforcées de rubans adhésifs à cause des vents violents. Les oiseaux auront disparu. La criminalité augmentera à cause de la chaleur. L’effet de serre causera des évènements météo extrêmes. New York souffrira de la sécheresse, et vous aurez dans les restaurants des affichettes disant : « Eau uniquement sur demande ». JAMES HANSEN – Climatologue – ex Directeur de l’Institut Goddard (NASA) – Témoignage devant le Congrès US – 06/1988.

– « En 2035, il y aura des palmiers à NY, la Hollande est sous les eaux, le Bangladesh a cessé d’exister. Il y a des déserts brûlants en Europe Centrale. Ceci est basé  sur les projections actuelles » . JEREMY RIFKIN – expert en prospective scientifique (Washington Post 07/1988)

– Le réchauffement climatique pourrait forcer les Américains à construire 86 nouvelles centrales -dont coût 110 milliards de $- pour alimenter tous les climatiseurs qui seront nécessaires. A l’aide des modèles informatiques, les chercheurs ont conclu que les températures augmenteraient de 2 degrés d’ici 2010. ASSOCIATED  PRESS -15/05/1989.

– « Des officiels des Nations-Unies s’attendent à des désastres, déclarant que l’ augmentation des gaz à effet de serre pourrait amener la disparition de certaines nations – des nations entières pourraient s’éteindre à cause de la montée des eaux si le réchauffement climatique ne cesse de s’accentuer jusqu’aux années 2000. Les inondations côtières et l’absence consécutive de récoltes créera des exodes d’éco-réfugiés, engendrant de graves troubles politiques », prévient Brown, le directeur du bureau de New York au Programme environnemental des Nations-Unies. Il ajoute que les gouvernements ont un délai de 10 ans  pour résoudre le problème des émissions de gaz à effet de serre. » . ASSOCIATED PRESS – 30/06/1989

– « New-York ressemblera sans doute à la Floride dans une quinzaine d’année. » ST LOUIS POST DISPATCH 19/09/1989 –

– « Nous avons besoin de l’appui du public, et pour cela, capter l’attention des médias. Nous devrons donc présenter des scénarios effrayants, faire des déclarations dramatiques simplistes et taire tous les doutes que nous pourrions avoir.. Chacun de nous doit décider quel est le bon équilibre entre être efficace et être honnête ». Stephen SCHNEIDER – Lead Author GIEC – DISCOVER MAGAZINE 10/1989.

– « En 1995, l’impact des gaz à effet de serre aura ravagé les métropoles d’Amérique du Nord et d’Eurasie à cause des périodes de sécheresse critique, causant de mauvaises récoltes et des révoltes alimentaires. (…) En 1996 la  Platte River du Nebraska sera à sec, tandis qu’un blizzard noir de taille continentale arrêtera le trafic du pays, videra les maisons et arrêtera les ordinateurs. (…) La police mexicaine contrôlera les immigrants illégaux américains qui chercheront à s’établir en Amérique Latine. » Michael OPPENHEIMER – Directeur du programme Schiences, Technologie et Environnement – Professeur de géoscience Université de Princeton- « Dead Heat’ Sint Martin’s Press 1990 –

– « Je pense que nous sommes confrontés à un grave dilemme. Quand vous réalisez le peu de temps qu’il nous reste – à peine 10 ans pour sauver les forêts tropicales, et dans de nombreux cas seulement 5 ans. Madagascar disparaitra largement dans 5 ans si rien n’est entrepris. » 22 avril 1990, ABC, The Miracle Planet.

– « La planète pourrait faire face à ‘une catastrophe écologique et agricole’ d’ici la prochaine décennie si la tendance au réchauffement climatique continue ainsi. » 15/10/1990 – CARL SAGAN – Astronome – fondateur de l’exobiologie.

– « En 2000, la production pétrolière américaine et britannique sera réduite à pratiquement rien. Les pénuries alimentaires règneront suite à l’appauvrissement de la couche d’ozone et au réchauffement climatique. L’appauvrissement en ozone et le réchauffement climatique menacent les réserves alimentaires, mais le Nord riche jouira d’un sursis temporaire en achetant les produits du Sud. Des émeutes parmi les affamés conduiront à l’instabilité politique, qui sera contenue au Nord par la puissance militaire. Un triste avenir donc, inévitable à moins que de changer notre façon de vivre… Au niveau d’exploitation actuelle il n’y aura probablement plus de forêts tropicales dans 10 ans. Si des mesures ne sont pas prises dès maintenant, l’effet de serre pourrait être irréversible d’ici 12 à 15 ans. ». EDWARD GOLDSMITH – Ecologiste – 5000 Jours pour sauver la planète. 1991.

– « L’arrivée imminente d’un nouvel âge glaciaire ne fait plus de doute parmi la communauté scientifique. Les destructions qu’il provoquera sont inimaginables ». NEWSWEEK – 11/1992.

– « Un brusque ralentissement de la vigueur du système de circulation des courants océaniques pourrait entraîner une chute des températures en Europe en l’espace de 10 ans. (…) Les températures hivernales dans la région de l’Atlantique Nord chuteraient de plus de 20°F d’ici 10 ans. Dublin subirait le climat du Spitzberg, les conséquences pourraient être dévastatrices ». Wallace S BROEKER – Professeur des sciences de la Terre et de l’Environnement Université de Columbia – Science Magazine 01/12/1997.

– « Un rapport paru la semaine dernière indiquait que dans une dizaine d’années, la malaria sera courante sur les côtes espagnoles. Les effets du réchauffement climatiques reviennent s’installer dans les pays développés. » THE GARDIAN – 11/09/1999

– Dans quelques années, une averse de neige sera un événement extrêmement rare. Les enfants ne sauront tout simplement plus ce qu’est la neige ». Dr David VINER – ex chercheur principal Unité de recherche Climatique – Université d’East Anglia.- 2000

A partir de 2000, il vous suffit de lire les différents « Résumés pour les décideurs » édités par le GIEC. Je ne résiste toutefois pas à vous livrer ces deux dernières prédictions : 

– « Les hivers avec de fortes gelées et des épisodes neigeux comme il en existait ces 20 dernières années vont disparaître sous nos latitudes » . MOJIB LATIF – Max Planck Institute  (Der Spiegel – 01.04.2000)

« L’augmentation des chutes de neige est tout à fait conforme aux différents modèles climatiques » Scientifiques du GIEC 02/2010.

 

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LÉOPOLD ll ENTRE GÉNOCIDAIRE ET BIENFAITEUR

congo 2

Devant l’avalanche d’exagérations et de mensonges concernant le rôle de Léopold ll agissant comme souverain de l’Etat Indépendant du Congo, j’ai désiré émettre mon opinion, qui ne me fera sans doute pas que des amis.

Car n’étant pas historien, il ne s’agit ici que de la vision d’un citoyen, basée sur des lectures pêchées à droite et à gauche. En tout état de cause, il faut constater que bien souvent, beaucoup d’historiens écrivent une Histoire la plus conforme possible à leurs propres opinions et croyances. Donc, je ne fais aucun complexe à ce sujet.

Ensuite, je précise que ni moi ni mes parents n’ont jamais mis les pieds au Congo. Les seuls souvenirs (très « Tintin au Congo ») que j’ai de cette époque datent de l’école primaire.

Etant moi-même issu de grands-pères immigrés, je me sens néanmoins viscéralement et exclusivement Belge, atterré devant l’acharnement mis par certains à détruire politiquement, culturellement et historiquement un pays où quoi qu’on dise, il faisait bon vivre même si, évidemment, tout n’était pas idyllique et parfait.

Mais revenons au Congo.

Léopold ll monte sur le trône de Belgique en décembre 1865. Avant son intronisation, il effectue de nombreux voyages notamment en Inde et en Chine, et plusieurs séjours en Egypte. Cela le conforte alors dans son opinion qu’à l’instar d’autres puissances européennes, « il faut une colonie à la Belgique ».

En 1876, il contacte l’explorateur Stanley pour parcourir l’Afrique centrale, alors inexplorée, afin d’y acquérir des droits sur les territoires parcourus. Celui-ci aurait préféré agir pour le compte de la Grande-Bretagne ou des USA, mais devant le manque d’intérêt de ceux-ci, accepte en 1878 la mission de Léopold ll.

L’action de Stanley est sujette à controverse. Hoschild, dans son livre « Les fantômes du Roi Léopold » le décrit comme un assassin, prenant pour cible les habitants indigènes et brûlant leurs villages, tandis que l’historien Van Reybrouck montre un homme qui « avait noué des liens d’amitié avec de nombreux Africains et était sincèrement soucieux du bien-être des enfants qu’il avait soustraits à l’esclavage, et ceux-ci gardèrent de lui un souvenir chaleureux ».

La conférence de Berlin de 1884-1885, qui acte le partage de l’Afrique entre les puissances européennes, reconnait la souveraineté de Léopold ll sur l’Etat Indépendant du Congo, qui devient ainsi sa propriété personnelle. Cette conférence acte également l’interdiction de l’esclavage et de la traite négrière sur l’ensemble de l’Afrique.

Notons que Léopold ll n’a jamais mis les pieds au Congo, et que ses actions en tant que Roi de l’Etat Indépendant du Congo sont totalement séparées de celles de Roi des Belges.

En 1891, Léopold ll reprend le contrôle du Katanga, alors convoité par la Grande-Bretagne. Celle-ci entamera ensuite une campagne visant à récupérer ce territoire, (et ce notamment en 1912 ou en 1937 lors de négociations de paix secrètes avec l’Allemagne). Cette cabale a bien fonctionné, et fonctionne d’ailleurs encore très bien aujourd’hui…

De 1892 à janvier 1894, a lieu la campagne menée par la Force Publique de l’Etat Indépendant du Congo contre les esclavagistes arabes et les états dirigés par les sultans bantous musulmans. Au total, environ 100.000 arabo-swahilis furent opposés à 3.500 soldats indigènes réguliers commandés par 120 Européens, sans compter les supplétifs. Notons que les corps du sergent De Bruyne et du lieutenant Lippens, tués lors de ces combats, furent retrouvés les mains et les pieds coupés, « suivant la coutume locale ».

A partir des années 1894-1895, des témoignages affirmant des excès contre la population indigène, travail forcé, mutilations, malnutrition, entraînent un mouvement international dirigé par la Grande-Bretagne et les USA. Cette campagne est relayée en Belgique par des leaders socialistes opposés au principe même du colonialisme.

Il en résulte la mise sur pied d’une « Commission d’enquête sur les exactions commises dans l’Etat Indépendant du Congo ». Celle-ci confirme la surexploitation des populations locales par des agents européens (d’une dizaine de nationalités) insuffisamment encadrés, qui ont conduit à des abus.

Le phénomène des « mains coupées » est une réalité, dont l’origine est diversifiée, selon les sources. Depuis la justification des cartouches tirées par les militaires indigènes engagés dans les combats contre les esclavagistes arabes et leurs alliés swahilis, la punition infligée par ces mêmes esclavagistes aux habitants des villages ayant tenté de se soustraire aux razzias, ou encore les punitions infligées par les commis de certains administrateurs européens soumis à des exigences de rendement.

Hoschild cite également le chiffre extravagant de 10 millions de morts (15 millions pour d’autres) imputés à la gestion de Léopold ll. Il s’agit d’un chiffre n’ayant aucun fondement scientifique et fortement contesté, notamment par l’historien Jean Stengers. S’il y eut incontestablement des dizaines de milliers de morts à imputer à une sur-exploitation de la main-d’œuvre forcée, il y eut également un nombre considérable de victimes dues aux épidémies locales ou aux maladies importées, ou à une famine résultant de la sécheresse entre 1875 et 1878, qui fit un total (estimé) de 50 millions de morts sur trois continents dont l’Afrique. Une autre famine régna au Congo de 1885 à 1899 qui y fit environ 3 millions de morts. Evidemment, une partie des conséquences de cette famine est peut-être un dommage collatéral dû à la déportation volontaire ou forcée des hommes, jusqu’alors consacrés dans leurs villages à la chasse ou à l’agriculture.

Sous son règne, le Congo a entamé son développement. Des villes se bâtissent, une infrastructure routière, ferroviaire et fluviale commence à se développer. La paix s’est installée, avec la répression du cannibalisme et des sacrifices humains (conclusions de la commission d’enquête). Un développement bien entendu lié à l’exploitation commerciale du pays.

Il est évident que jamais, Léopold ll ne donna d’instructions destinées à attenter à la vie des populations congolaises, ou de couper les mains de ses habitants. Il semble qu’il tenta de rectifier les excès quand il en eu connaissance.

Sous la pression internationale, l’Etat Indépendant du Congo est cédé par Léopold ll à la Belgique en 1908, annexion votée par le Parlement (à contre-cœur dit-on) et prend le nom de Congo Belge.

Jusqu’à cette date, l’Etat belge n’est en aucune manière impliqué dans la gestion de l’Etat Indépendant du Congo.

QUELS SONT LES BÉNÉFICES RETIRÉS PAR LEOPOLD ll DU CONGO.

A fin 1885, le Roi aura dépensé 11,5 millions de francs de sa fortune personnelle au Congo, et il doit souscrire un prêt personnel auprès de la banque Rothschild, où il présente un compte débiteur de plus de 2 millions de francs, du baron Lambert et d’autres. Mais le Congo se révèle un gouffre financier et la Belgique consent à celui qui est aussi son roi, en 1890 un prêt de 25 millions de francs échelonné sur 10 ans. Survient alors un miracle : l’apparition des premières automobiles, et l’exploitation du caoutchouc nécessaire aux pneus explose. Sur la seule année 1900, Les exportations de ce produit rapportent plus de 18 millions de francs.

A sa mort en décembre 1909, le Roi est considéré par certains comme l’un des hommes les plus riches du monde. Sans héritier mâle, il avait déshérité ses filles afin d’éviter que sa fortune revienne à leurs époux qui étaient princes étrangers, et fit don de tous ses biens pour la plupart immobiliers à l’Etat belge, qui accepta à condition que ces biens génèrent des revenus suffisant à leur entretien.

Evidemment, toute son action est à replacer dans la vision du monde à son époque, et à comparer aux conditions sociales du monde du travail existant alors en Belgique.

Jo Moreau

 

AVRIL 2020 SUR MA PAGE FACEBOOK

 

belgotopia (30)

Destinée principalement aux lecteurs de mon blog qui ne sont pas affiliés à « Facebook », je reprends mensuellement (avec un décalage d’un mois) la « table des matières » des principaux articles diffusés par ma page facebook « belgotopia ».

Bonne lecture !

Jo Moreau.

 

01 avril

https://belgotopia.com/2020/04/01/covid19-et-maman-nature/?

02 avril

DIDIER RAOULT ET LE PEER-REVIEW

Le débat qui agite actuellement nos voisins français sur l’efficacité éventuelle du traitement préconisé par le Dr Didier Raoult contre la pandémie Covid19, révèle les contradictions parfois violentes qui agitent le monde scientifique. Chacun donne son avis tranché sur le sujet, souvent via des échanges houleux relayés par des émissions très people. Le fait qu’il soit catalogué de « climato-sceptique », ce qui est régulièrement rappelé, ne plaide évidemment pas en sa faveur. Un argument souvent évoqué est l’absence d’étude reprise dans des revues à relecture, soit des « peer-review », ce qui est pour beaucoup un motif irréfutable de ne pouvoir prendre ce traitement en considération.

Or, le système de fonctionnement du peer-review est l’objet de nombreuses contestations, reprises dans l’ article ci-dessous

https://belgotopia.com/2019/07/17/le-peer-review-irreprochable/?

03 avril

« L’étendue de la glace arctique de mars 2020 est plus élevée que celle des mois de mars des 5 dernières années (2015 à 2019). »

http://www.science-climat-energie.be/2020/04/03/etendue-de-la-glace-arctique-actualisation-mars-2020/?

06 avril

Climat : « La fin de la pause survenue fin 2014 et la hausse des températures constatée depuis 2017 est probablement due à des anomalies du rayonnement à ondes courtes et non aux activités humaines».Antero OLLILA – MSc – Professeur émérite adjoint School of Engineering, Aalto University, (FIN)

http://www.journalpsij.com/index.php/PSIJ/article/view/30174/56612?

Climat : Le Japon n’augmentera pas ses efforts pour la lutte contre le changement climatique.

https://www.irishexaminer.com/breakingnews/world/japan-criticised-for-highly-insufficient-climate-plans-990950.html?

07 avril

Climat : « les âges glaciaires au cours du dernier million d’années se terminaient lorsque l’angle d’inclinaison de l’axe de la Terre approchait de valeurs plus élevées. (…) Pendant ces périodes, des étés plus longs et plus forts ont fait fondre les grandes calottes glaciaires de l’hémisphère Nord, propulsant le climat de la Terre dans un état «  interglaciaire  » chaud, comme celui que nous avons connu au cours des 11000 dernières années. ». Petra BAJO – Université de Melbourne faculté de Géographie.

https://phys.org/news/2020-03-ice-age.html?

Climat : Les chercheurs ont trouvé des preuves de forêts tropicales humides près du pôle Sud il y a 90 millions d’années, suggérant que le climat était exceptionnellement chaud à l’époque. Imperial College London.

https://phys.org/news/2020-04-ancient-rainforest-antarctica-warmer-prehistoric.html?

08 avril

Requiem pour Fred Singer, un éminent scientifique américain qu’on avait tenté de museler en Belgique. Jean-Luc LEONARD.

Climat : « Ces glaciers n’ont pas besoin de périodes de réchauffement dans les climats tempérés pour déclencher le retrait du glacier, comme on le pensait précédemment. ».Douglas BRINKERHOFF – MSc – Alaska Fairbanks University – Geophysical Institute.

https://phys.org/news/2017-07-yields-insights-glaciers-retreats-advances.html?

09 avril

 » Des conditions atmosphériques inhabituelles, notamment des températures glaciales dans la stratosphère, ont fait chuter les niveaux d’ozone, provoquant un «mini-trou» dans la couche d’ozone. ».

https://phys.org/news/2020-04-unusual-ozone-hole-arctic.html?

Climat : « Compte tenu de la complexité du système terrestre -, toute influence de la température de surface liée au CO 2 sur le climat actuel peut être ignorée. ». Frans VAN DEN BEEMT – PhD – Ex professeur Physique et Mathématiques Eckhart College Eindhoven.

https://www.sciencetalks.nl/on-co2-and-the-global-mean-earths-surface-temperature/?

10 avril

climat comic 24 - 11.04.2020

Climat : « La basse atmosphère de la Terre subit probablement un très faible réchauffement depuis la fin du Petit Âge de Glace (≈1850). Il est donc possible, mais pas certain, que la diminution des glaciers alpins puisse refléter une diminution plus générale de la cryosphère. (…) La diminution relative de la cryosphère est très faible (-0,04%), et ce résultat est basé principalement sur des observations aériennes récentes (…) ces moyens d’observations et la modélisation associée permettent-ils vraiment de voir les très faibles variations de masse ? « . J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique.

http://www.science-climat-energie.be/2020/04/10/les-glaces-terrestres-la-cryosphere-3-3/?

13 avril

Climat : « Ceci devrait intimer un minimum d’humilité aux écolos les plus hystériques quant à leur soi-disant compréhension des phénomènes climatiques tant cette expérience grandeur réelle démontre qu’en pratique, on maîtrise si mal la question qu’imputer majoritairement les hausses du CO2 dans l’atmosphère à l’activité humaine relève bien de la fumisterie ».

https://h16free.com/2020/04/13/65718-la-vie-continue-les-combats-debiles-aussi?

14 avril

Climat : La vengeance de la nature, ou quand le Pape François voit des bateaux traverser le Pôle Nord, comme d’autres voient le CO2 s’élever vers le ciel.

« La nature ne pardonne jamais. Nous n’avons pas répondu aux catastrophes partielles. Qui parle maintenant des incendies en Australie, ou se souvient qu’il y a 18 mois, un bateau pouvait traverser le pôle Nord parce que les glaciers avaient tous fondu? Qui parle maintenant des inondations? Je ne sais pas si ce sont des vengeances de la nature, mais ce sont certainement des réponses de la nature. »

https://www.thetablet.co.uk/features/2/17845/pope-francis-says-pandemic-can-be-a-place-of-conversion-?

15 avril

Climat : Il est impératif d’amplifier l’embrigadement de la jeunesse dans le sens de la pensée unique climatique, et d’effacer sinon de condamner tout esprit critique…

« Des cours sur le changement climatique obligatoires dans les écoles italiennes ».

https://phys.org/news/2019-11-italy-climate-courses-mandatory-schools.html?

17 avril

« Les activistes environnementaux et les médias sont parvenus à introduire dans l’imaginaire collectif l’idée que le CO2 est mauvais, que c’est un polluant, que c’est le symbole du mal. On assiste, presque impuissants, à une manipulation du monde objectif probablement jamais égalée ». Samuel Furfari – Professeur en géopolitique de l’énergie à l’Université Libre de Bruxelles – Président de la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels.

http://www.science-climat-energie.be/2020/04/17/le-co2-cest-la-vie-et-la-qualite-de-vie/?

climat capsule 48 - 17.04.2020

Climat : « Des centaines de médias, dont Reuters, s’associent à un projet visant à consacrer une semaine de couverture au changement climatique dans le contexte d’une pandémie qui a tué (à ce jour) plus de 140 000 personnes dans le monde ».

https://dailycaller.com/2020/04/16/coronavirus-climate-news-coverage-columbia-journalism-review/?

Le froid et les chutes de neige records ont frappé de nombreuses régions de l’Amérique du Nord au cours du week-end de Pâques, poursuivant ce qui a été jusqu’à présent un avril largement arctique.

https://electroverse.net/arctic-april-grips-in-north-america/?

Climat : « La poussière est un élément clé du système climatique de la Terre. Lorsqu’elle interagit avec les nuages, les océans et le rayonnement solaire, elle a un impact global sur les systèmes vivants de notre planète, affectant tout, des conditions météorologiques et des précipitations au réchauffement climatique.(…) Les particules de poussière grossières réchauffent l’ensemble du système climatique de la Terre » . Adeyemi ADEBIYI – Chercheur postdoctoral au Département des sciences atmosphériques et océaniques de l’UCLA.

https://advances.sciencemag.org/content/6/15/eaaz9507?

18 avril

Climat : « Les sensibilités moyennes de la température mondiale à la géomagnétique et à l’irradiance solaire totale et, à son tour, à la couverture nuageuse de faible altitude sont importantes et réelles. Nos résultats pourraient indiquer que les perturbations géomagnétiques, provoquées par le vent solaire, peuvent influencer la température mondiale ». Mohamed EL-BORIE – Professeur Département de physique, Faculté des sciences, Université d’Alexandrie.

https://link.springer.com/article/10.1007/s12043-019-1912-2?

20 avril

« Des militants du climat relient corona et les crises climatiques. Même le Pape le fait. Cependant, comme aucun lien physique entre le climat et le coronavirus ne peut être établi, cela n’a aucun sens. Cela montre que l’activisme climatique est devenu une sorte de religion mystique et païenne. Une religion loin du dieu du christianisme ».

https://doorbraak.be/corona-is-geen-klimaatstraf-van-god-of-moeder-natuur/?

Climat : « Nous sommes soumis à une véritable avalanche de constatations et prédictions terrifiantes, dans une volonté manifeste d’endoctrinement de la population !  »

https://belgotopia.com/2020/04/20/les-epouvantables-consequences-du-changement-climatique-5/?

22 avril

« Nous pouvons également nous rappeler les épisodes précédents, et notamment les commentaires qui accompagnèrent la première manifestation du genre, en 1970. Ils sont représentatifs de l’esprit de ses animateurs principaux, et les dignes prédécesseurs des « hallucinants délires climatiques » dont on nous abreuve aujourd’hui « .

https://belgotopia.com/2020/04/22/la-journee-de-la-terre-2020/?

24 avril

climat capsule 12 - 25.03.2019+24.04.2020

« Une conclusion s’impose : les variations climatiques sont la règle et agissent suivant des modus operandi très différents. La teneur en CO2 ne semble pas un paramètre déterminant dans le développement de ces épisodes glaciaires ». Alain PREAT – Géologue – Université Libre de Bruxelles.

http://www.science-climat-energie.be/2020/04/24/lantarctique-geologique-1-2/?

25 avril

Aucune tornade EF5 aux USA en 2019. La tendance générale à la baisse se poursuit depuis les années 1970, malgré une légère hausse par rapport aux deux années précédentes.

https://notalotofpeopleknowthat.wordpress.com/2020/04/21/tornado-update-for-2019/?

27 avril

https://sciencepost.fr/hiver-2019-2020-lextension-de-la-banquise-arctique-favorisee-par-une-concentration-du-froid-pres-du-pole/?

« Nos notions de pollution atmosphérique qui aurait débuté avec la révolution industrielle sont fausses » . Christopher LOVELUCK – PhD – Archéologie médiévale – Université de Nottingham.

https://sciencepost.fr/letude-de-glaces-alpines-confirme-un-fort-niveau-de-pollution-en-europe-il-y-a-800-ans/?

28 avril

« Cette constellation de modèles peu fiables, de mauvaises pratiques scientifiques et d’estimations exagérées du coût social du carbone plaide de manière cohérente et convaincante pour que l’EPA (Agence américaine de protection de l’environnement) rouvre puis annule ses conclusions des dangers du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre ». Patrick J MICHAELS – PhD – Climatologue – ex professeur Sciences de l’environnement Université de Virginie.

https://cei.org/sites/default/files/Patrick_Michaels_and_Kevin_Dayaratna_-_The_Scientific_Case_for_Vacating_the_EPAs_Endangerment_Finding.pdf?

29 avril

Climat : « Les sciences climatiques utilisent des scénarios extrêmes irréalistes de manière abusive, comme montrant l’avenir le plus probable du monde en l’absence de politique climatique ». Roger PIELKE JR – University of Colorado Boulder – professeur au Center for Science and Technology Policy Research.

https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3581777&

 

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MARS 2020 SUR MA PAGE FACEBOOK

belgotopia (30)

Destinée principalement aux lecteurs de mon blog qui ne sont pas affiliés à « Facebook », je reprends mensuellement (avec un décalage d’un mois) la « table des matières » des principaux articles diffusés par ma page facebook « belgotopia ».

Bonne lecture !

Jo Moreau.

 

2 mars

« Le Dr Bates appelle à plus d’éthique dans la science, à la promotion d’un « débat respectueux des différents points de vue auquel nous nous étions engagés après le Climategate ».

https://belgotopia.com/2017/03/15/politique-et-science-une-combinaison-toxique/?

3 mars

Climat : « Une autre dynamique pour laquelle les chercheurs doivent ajuster leur modèle est appelée le forçage, qui se réfère principalement aux moteurs naturels et anthropiques qui peuvent soit stabiliser soit pousser le climat dans différentes directions. Le principal forçage du système climatique est le soleil, qui reste relativement constant, note Jacob. Mais tout au long du 20e siècle, il y a eu une augmentation d’autres facteurs externes, tels que le CO 2 et une variété d’aérosols, des embruns marins aux volcaniques. » John SPIZZIRRI – Argonne National Laboratory

https://phys.org/news/2020-03-version-earth-captures-climate-dynamics.html?

Climat : « Une étude montre une élévation rapide du niveau de la mer le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord au 18e siècle. (…) Cela signifie que ces épisodes rapides d’élévation du niveau de la mer sur la côte nord-est de l’Amérique du Nord au XVIIIe siècle ont une cause naturelle. ». Université de York.

https://phys.org/news/2020-02-rapid-sea-atlantic-coast-north.html?

4 mars

Climat : « De nos jours, un prétendu consensus sur l’état et les projections climatiques globales voudrait imposer au monde entier des chiffres ingénieusement calculés, alors que certains d’eux prêtent à la spéculation. Chiffres volontiers assortis de discours médiatisés, leur teneur est hautement anxiogène. Les émetteurs en sont des organismes au sein desquels s’entremêlent des politiciens et des scientifiques (l’ONU-GIEC et leurs très nombreux affidés). »

http://www.science-climat-energie.be/climatologie-et-cybernetique/?

7 mars

Climat : Toujours amusant : Le brise-glace « Captain Dranitsyn » devant ravitailler une expédition sur le navire « Polarstern » en Arctique, est lui-même en difficulté suite à l’épaisseur de la glace. On recherche des solutions.

https://www.butenunbinnen.de/nachrichten/wissen/mosaic-expedition-verzoegerung-polarstern-100.html?

Climat :  » Dire que la neige disparait en automne ou en hiver à cause du réchauffement global est donc une contre-vérité. Cela peut être vrai au niveau local, mais pas pour l’ensemble de l’hémisphère nord ».

http://www.science-climat-energie.be/2020/03/06/sce-info-la-neige-nest-pas-prete-de-disparaitre/?

9 mars

Climat : « Nos recherches soutiennent l’idée que les nuages et l’albédo, qui déterminent en fin de compte le rayonnement à ondes courtes, sont des variables de la plus haute importance pour le changement climatique actuel ». Alfonso DELGADO-BONAL – PhD – NASA GSFC Climate and Radiation Laboratory – Universities Space Research Association, Columbia, Maryland

https://www.nature.com/articles/s41598-020-57917-8?

11 mars

Climat : « L’étude a présenté des preuves d’un changement brusque du niveau de la mer il y a entre 11 300 et 11 000 ans, de 40 à 80 mètres à Svalbard, dans l’océan Arctique. (…) (dû à) une augmentation soudaine de la température due à l’incursion des eaux chaudes de l’Atlantique et à la fonte des glaces de couverture qui en résulte. ». Skye Yunshu Tian – Ph.D – École des sciences biologiques – Swire Institute of Marine Science de l’Université de Hong Kong (HKU).

https://phys.org/news/2020-03-paleontologists-solid-evidence-elusive-abrupt.html?

12 mars

Climat : Climat : « L’année 1900 a été utilisée par les chercheurs comme un point à l’échelle du Groenland où les glaciers ont commencé à reculer ». Flor VERMASSEN – PhD – Paléocéanographe arctique – Commission géologique du Danemark et du Groenland.

https://phys.org/news/2020-03-major-greenland-glacier-collapse-years.html?

13 mars

Climat : « On désigne par cryosphère l’ensemble des glaces terrestres. Son évolution, lors des dernières décennies, est souvent présentée comme préoccupante : il en résulterait une forte hausse des niveaux marins et un changement d’albédo et donc du bilan énergétique de la Terre (…) Les variations actuelles de la cryosphère restent négligeables si on les compare à celles du passé « .

http://www.science-climat-energie.be/2020/03/13/les-glaces-terrestres-la-cryosphere-1-3/?

21 mars

Malgré les tentatives de plus en plus nombreuses d’utiliser les morts de la crise du covid19 pour promouvoir la lutte « pour le climat », belgotopia sera généralement en léthargie jusqu’à la fin de ce gros problème.

Je note simplement que les « scientifiques » qui s’expriment ponctuellement analysent une situation d’actualité, et se gardent bien de faire des pronostics sur un avenir aussi lointain qu’hypothétique.

Jo.

26 mars

« Il semble morbide et cynique, alors que des milliers de personnes meurent du Coronavirus, d’insister en ce moment sur l’impérieuse nécessité d’agir contre le changement climatique ». Samuel FURFARI – Professeur à l’Université Libre de Bruxelles et Président de la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels.

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/les-ideologues-de-l-hysterie-climatique-vus-a-l-ombre-du-coronavirus-843425.html?

27 mars

« La focalisation des médias et des organisations intergouvernementales sur la banquise Nord et les glaciers alpins n’est guère justifiée par leur masse : ils représentent ensemble ≈ 0,05% de la masse de la cryosphère. »

http://www.science-climat-energie.be/2020/03/27/les-glaces-terrestres-la-cryosphere-2-3/?

30 mars

Climat : « Malgré des décennies de prophéties catastrophiques, la calotte glaciaire du Groenland gagne actuellement des quantités monstres de «masse» – 6 gigatonnes sur la seule journée du 28 mars 2020. »

https://electroverse.net/greenlands-smb-gained-6-gigatons-yesterday-nh-snow-mass-above-norm/?

 

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