AMAZONIE, FAKE NEWS, DESINFORMATION ET MANIPULATION

AMAZONIE

L’avalanche d’articles, de photos et d’avis de personnalités de tous horizons sur les incendies qui ravagent l’Amazonie constitue une illustration parfaite du sale boulot de manipulation de l’opinion publique exercée par les médias, et porteur de l’amalgame trompeur diffusé jour après jour entre protection de l’environnement et réchauffement climatique.

La première chose qui ait attiré mon attention est le rapport fait entre le nombre d’incendies constatés en 2019, avec la situation en … 2018. Il est à peine croyable qu’une comparaison aussi peu significative sur le plan statistique et trompeuse sur le plan historique ait été diffusée sans aucune réserve par tous les médias mondiaux, mais serve de surcroît les intérêts d’hommes et de femmes politiques, à commencer par le leader auto-proclamé de l’Union Européenne et porte-drapeau mondial de l’écologisme, j’ai nommé le président Macron.

Illustré par une photo « détournée » (que je mets en titre), son récent tweet sur le sujet résume parfaitement l’amalgame entretenu par les sauveurs de la planète sur base de fake news :

« Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence ».

Alors, soit le président Macron est mal informé, soit il suit aveuglément les avis très orientés d’ONG n’ayant aucune légitimité scientifique ou démocratique. Le problème est que la majorité de ceux qui nous gouvernent aient une démarche identique.

Mais reprenons les choses dans l’ordre.

FAKE NEWS

Je place sous ce titre l’emploi par les médias ou sur les réseaux sociaux de photos parfois anciennes, non pas « fausses », mais tout-à-fait étrangères avec la situation actuelle en Amazonie (1). Il s’agit d’une tactique souvent employée, destinée à émouvoir le public et l’orienter dans le sens voulu. Le choix des photos qui illustrent un article a une grande importance. Ainsi, les photos de dirigeants politiquement incorrects montrent souvent des visages grimaçants ou dans des poses peu avantageuses, tandis que les dirigeants idéologiquement corrects (aux yeux des médias) nous sont montrés souriants et sympathiques.

Mais l’emploi massif de ces photos « détournées » était tellement flagrant qu’après les avoir abondamment publiées, l’ensemble de la presse émit dans un deuxième temps des réserves prudentes quant à leur origine (2), ce qui lui permit accessoirement de se draper dans une démonstration émouvante d’objectivité.

DESINFORMATION

Mais qu’en est-il de la situation réelle de ces feux de forêt en Amazonie, remise dans un contexte global ? Je reprends ici quelques passages d’une interview, parue dans l’OBS, de Martine DROULERS, géographe, chercheuse émérite au CNRS, responsable de l’équipe « Brésil » au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique Latine (CREDAL) (3).

« Il y a vingt ans, on observait beaucoup plus de feux qu’aujourd’hui. Vingt mille kilomètres carrés brûlaient en moyenne chaque année. (…) La tendance était toutefois à la baisse depuis dix ans, avant que le nombre de feux n’augmente de nouveau depuis deux ans. Les incendies qui ravagent l’Amazonie aujourd’hui constituent une alerte qui appelle à la vigilance, mais il est important de rappeler que ces feux sont tout sauf nouveaux et que beaucoup d’entre eux sont des opérations de nettoyage de zones déjà déboisées. (…) Lula [président du Brésil de 2003 à 2010, NDLR] avait mis en place au début de son mandat une politique « environnementaliste ». (…)  Il l’a cependant beaucoup nuancée pendant la deuxième moitié de son mandat. La crise économique de 2008 a encore accentué le retour à une politique développementaliste d’exploitation à court terme des ressources de l’Amazonie. Quant à Dilma Rousseff [présidente de 2011 à 2016, considérée comme l’héritière de Lula, NDLR], c’est elle qui, en tant que ministre des Mines et de l’Energie, a relancé la construction d’usines hydroélectriques en Amazonie.(…) Environ 50 % de la forêt est désormais sous un statut de protection nationale. Cette surface est partagée entre réserves indiennes et écologiques. Donc la moitié de l’Amazonie ne sera pas, ou très peu, sujette à la déforestation. Certains s’y risquent, mais les amendes sont sévères ».

Voilà qui nous éloigne de l’affolement actuel sur une situation qui si elle n’est pas idéale, n’est pas non plus la catastrophe irrémédiable clamée partout.

MANIPULATION

Revenons sur l’affirmation -reprise par Macron- selon laquelle l’Amazonie est le poumon de notre planète, qui produit 20% de notre oxygène.

Ici encore, je me réfère à une interview de Alain PAVE, professeur émérite à l’université Claude Bernard Lyon 1, ex directeur du programme Amazonie du CNRS, parue dans le Huffington Post. (4)

La forêt amazonienne produit-elle 20% d’oxygène?

“C’est très, très optimiste”, s’amuse le chercheur qui se demande où le président (Macron) a bien pu trouver ce chiffre sans fondement scientifique. “Quelques pour cent, peut-être, estime le scientifique, mais on est loin des 20%.”

Peut-on utiliser l’expression “poumon de la planète”?

“Aïe aïe aïe…”, réagit le scientifique devant cette formule qui fait actuellement la Une des médias. “J’étais à un sommet de l’ONU sur le climat en 1992, et déjà les scientifiques s’agaçaient de cette expression”, précise-t-il. Alors non, c’est un symbole mais ce n’est pas une image scientifiquement exacte. Au mieux, c’est un alvéole pulmonaire parmi d’autres. Les autres forêts déjà. Si la forêt amazonienne est immense, elle ne représente que 10% des forêts mondiales également émettrice d’oxygène avec les limites citées plus haut dans cet article. “Et surtout, le producteur numéro 1 d’oxygène, c’est l’océan”, souligne le professeur. Il fournit à lui seule la majorité de “l’oxygène que nous respirons” pour reprendre l’expression de Macron. “Le poumon de la planète, c’est lui.”

 

Voilà quelques remises à niveau à propos d’une pseudo-crise montée de toutes pièces dans le cadre plus général de l’idéologie climato-politique dominante, et déjà relayée par le mouvement de Greta Thunberg (5).

Et pour bien enfoncer le clou, on nous informe des projets apocalyptiques de l’infâme Bolsonaro en Amazonie : y construire une centrale hydraulique, une autoroute et un pont (6). A n’en pas douter : une catastrophe pour la planète !

Jo Moreau.

(1) https://www.huffingtonpost.fr/entry/incendie-photos-fake_fr_5d5e403de4b0dfcbd4883292?

(2) https://fr.news.yahoo.com/incendies-amazonie-attention-fausses-photos-103306192.html

(3) https://www.nouvelobs.com/planete/20190823.OBS17479/ces-incendies-en-amazonie-ne-sont-pas-nouveaux.html?

(4) https://www.huffingtonpost.fr/entry/foret-amazonienne-poumon-planete_fr_5d5f9226e4b0dfcbd48b5e6a?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&

(5) https://www.msn.com/fr-fr/news/monde/c2-absos-amazonie-c2-bb-le-mouvement-de-greta-thunberg-appelle-c3-a0-manifester-ce-vendredi/ar-AAGdkSy

(6) https://www.lalibre.be/planete/environnement/des-documents-inedits-revelent-les-plans-destructeurs-de-bolsonaro-pour-l-amazonie-5d5f979cd8ad5806bad12b3a?

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LA PHRASE MAGIQUE – Merveilleux conte climatique

lampe

Un petit entracte en cette période de congé, et j’exhume ce billet que j’avais initialement publié en 2014, mais qui me semble plus que jamais d’actualité…

Félicien Bircland se ravisa à temps : il allait traverser le carrefour alors que le feu était au rouge. D’habitude méticuleux, Félicien se plie volontiers aux diverses petites contraintes de la vie quotidienne. Cela tient à son caractère, mais aussi aux fonctions qu’il exerce à la prestigieuse Université de Ploefokkerzeel. Il y occupe une chaire de géophysique, et s’efforce jour après jour de transmettre son savoir à une multitude d’adolescents des deux sexes, plus ou moins perméables à son enthousiasme pédagogique.

Il entra dans la petite épicerie où il avait l’habitude de se fournir en menus achats. Mais lorsque l’accorte commerçante le salua d’un vigoureux – Bien le bonjour, Monsieur le Professeur, qu’est-ce que je vous sers ? Félicien Bircland resta quelque peu interdit : plus moyen de se souvenir pourquoi il s’était arrêté ici. – Heu, un kilo de pommes vertes, Madame Dubrol. Pourtant il était certain de ne pas avoir besoin de pommes, qu’il n’appréciait d’ailleurs pas particulièrement, mais il fallait bien se sortir dignement de ce mauvais pas. Pas de doute, Félicien Bircland était préoccupé.

Arrivé dans son studio, il préparait son dîner pour aussitôt s’apercevoir qu’il n’avait plus une seule tranche de pain (Ah, c‘est pour cela que …). Il mangea donc quelques quartiers de pommes vertes. Heureusement qu’à midi, il avait déjeuné au mess universitaire…Ensuite, il vida la litière souillée du chat dans la poubelle, la remplaça distraitement par des céréales au chocolat, et s‘affala dans son fauteuil préféré, qui était d‘ailleurs le seul et unique présent dans la pièce.

Il regardait fixement le manuscrit posé sur la table devant lui. Plusieurs mois, sinon plusieurs années de travail sous forme d’une somme d’équations et de graphiques s’y trouvaient. Une démonstration limpide (pour les initiés) qui établissait de manière irréfutable que les variations de la gravitation initiées par les mouvements planétaires, combinées au rayonnement cosmique, suffisaient à eux seuls pour expliquer les variations du climat terrestre. Et depuis plusieurs semaines, il s’interrogeait sur le sort qu’il devait réserver à ce travail considérable.

Félicien Bircland aurait évidemment aimé voir son manuscrit édité par une revue scientifique, de premier plan si possible. Mais voilà, il appréhendait le fait qu’aucune de ces revues n’accepte de l’éditer, au vu de ses conclusions tellement à contre-courant de la pensée actuelle. Et même si par extraordinaire un éditeur prestigieux accueillait son étude, il devrait affronter les réactions négatives, voire même hostiles de son entourage professionnel.

Se voir considéré comme un original, risquer même d’être mis à l’index par la communauté universitaire, être la cible de pétitions hostiles, ou suprême déshonneur, se voir taxé de climatosceptique ou d’inféodé aux multinationales, non décidément, il n‘y était pas préparé … Il ne s’étonnait même pas de voir son chat croquer goulûment sa litière.

Il en était là dans ses réflexions, lorsqu’une détonation assourdie le fit sursauter, et un épais nuage bleu se répandit face à lui. L’image d’un gros bonhomme tout bleu coiffé d’un turban en émergea. Plutôt secoué, Félicien Bircland s’exclama : – Mais qui êtes-vous ? Et comment êtes-vous entré ? – Cool, répondit l’apparition avec un large sourire. Je suis ton parrain le djinn, et je sais le dilemme dans lequel tu es plongé. Je connais ta théorie, et je partage tes craintes devant les réactions qu’elle ne manquera pas de provoquer. Aussi, je vais te laisser ce petit papier. Tu y trouveras la phrase magique, qui ajoutée en fin de ton texte, permettra de tout résoudre.

Et tout aussi brusquement qu’il était apparu, le bon génie disparut de sa vision. A ses pieds, il ramassa un bout de papier. Bizarre, l’écriture était semblable à la sienne. Mais il n‘hésita pas à se ranger au conseil qui lui avait été donné, et il rajouta la phrase magique dans la conclusion de son étude :

« Bien entendu, ces effets sur le climat de notre planète ne feront qu’amplifier les fluctuations causées par le largage du CO2 émis par les activités humaines ».

La phrase magique lui permit de publier son texte dans une revue prestigieuse, et sa renommée fut définitivement assise parmi la communauté scientifique. Il reçut même des subsides conséquents pour la poursuite de ses recherches.

Il ne fut pas le seul à apprécier les vertus de la phrase magique. Un nombre croissant de scientifiques, ayant perçu tous les avantages de la formule rédemptrice, l’employèrent systématiquement.

Ah, vous l’aviez également remarqué ?

Jo Moreau

 

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IL EST TROP TARD POUR LUTTER CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

belgotopia (22)

La COP 25, conférence sur le climat se tenant au Chili fin 2019, sera à n’en pas douter la toute dernière occasion pour sauver la planète. Et ce, au même titre que ses devancières dont les plus récentes sont Bali en 2007, Poznan en 2008, Copenhague en 2009, Cancun en 2010, Durban en 2011, Rio de Janeiro et Doha en 2012, Varsovie en 2013, Montréal, New York et Lima en 2014, Paris en 2015, Marrakech en 2016, Bonn en 2017, Katowice en 2018.

La localisation choisie pour ce nouvel événement mondial promet -comme à chaque fois- la venue de dizaines de milliers de festivaliers, dont l’incontournable et très médiatique Greta Thunberg qui faute d’un pédalo adapté, arrivera en voilier afin de prêcher la Vraie Vérité à un auditoire ému, conquis par son expertise imparable. (2)

De partout nous parviennent des avertissements angoissés, prévoyant la catastrophe climatique ultime dans un délai de 18, puis 12 et enfin les 10 ans qui arrivent, à moins que nos hommes et femmes politiques ne se décident enfin à prendre le contrôle du climat.

Mais que nous réservera la COP 99 comme avertissement solennel ?

Malheureusement, il est déjà trop tard… ! 

Non seulement, les épisodes météo catastrophiques (comme nous n’en avons jamais connus auparavant) se succèdent à un rythme de plus en plus rapide, ainsi que le prédisait d’ailleurs judicieusement le Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique (IPCC incorrectement traduit par GIEC) (1), et même le petit bon Dieu, par la voix de son représentant sur Terre, nous adressait le 28 avril 2015 un avertissement solennel : « Le sommet sur le climat (de Paris 2015) est sans doute la dernière possibilité de limiter à 2°C le réchauffement de la planète »(Dirigeants mondiaux religieux et politiques réunis au Vatican) .

Le 30 juin 1989 déjà, Monsieur Noël BROWN, directeur du bureau de New York au Programme environnemental de l’ONU lançait un avertissement solennel :  « Des officiels des Nations-Unies s’attendent à des désastres, déclarant que l’ augmentation des gaz à effet de serre pourrait amener la disparition de nations entières à cause de la montée des eaux si le réchauffement climatique n’est pas maitrisé jusqu’aux années 2000. Les inondations côtières et l’absence consécutive de récoltes créeront des exodes d’éco-réfugiés, engendrant de graves troubles politiques. Les gouvernements ont un délai de 10 ans pour résoudre le problème des émissions de gaz à effet de serre ».  Ce délai qui expirait en 1999 est donc largement dépassé et la liste des nations englouties par la montée des eaux ne cesse de s’allonger. Le précédent malheureux de l’Atlantide n’aura donc servi à rien !

Le 22 avril 1990, le média ABC dans ‘The Miracle Planet’ nous avertissait : « Je pense que nous sommes confrontés à un grave dilemme. Quand vous réalisez le peu de temps qu’il nous reste – à peine 10 ans pour sauver les forêts tropicales, et dans de nombreux cas seulement 5 ans. Madagascar disparaitra largement dans 5 ans si rien n’est entrepris. ». Les géographes, stupides et persistant dans leur négationnisme borné, refusent encore aujourd’hui de supprimer Madagascar de la cartographie nouvelle.

Le 15 octobre 1990, l’astronome américain bien connu, Carl Sagan, déclarait quant à lui :  « La planète pourrait faire face à une catastrophe écologique et agricole d’ici la prochaine décennie si la tendance au réchauffement climatique continue ainsi. »  Depuis l’an 2000 donc, nous sommes plongés dans la catastrophe sans le savoir. Ou alors, faut-il penser que le réchauffement climatique n’a pas continué « ainsi » ? Non, bien sûr, quelle bêtise allez-vous inventer là ?

En 1991, le philosophe écologiste Edward Goldsmith, dans ‘5000 Jours pour sauver la planète’  nous avertissait : « L’appauvrissement en ozone et le réchauffement climatique menacent les réserves alimentaires, mais le Nord riche jouira d’un sursis temporaire en achetant les produits du Sud. Des émeutes parmi les affamés conduiront à l’instabilité politique, qui sera contenue au Nord par la puissance militaire. Un triste avenir donc, inévitable à moins que de changer notre façon de vivre… Au niveau d’exploitation actuelle il n’y aura probablement plus de forêts tropicales dans 10 ans. Si des mesures ne sont pas prises dès maintenant, l’effet de serre pourrait être irréversible d’ici 12 à 15 ans. ». Depuis 2006, l’effet de serre est donc irréversible. Cela est aggravé par la disparition des forêts tropicales depuis 2001, ce qui a rendu impossible le recyclage salvateur du CO2.

Dans son édition du 11 septembre 1999, Le GUARDIAN lançait un avertissement angoissé :  « Un rapport paru la semaine dernière indiquait que dans une dizaine d’années, la malaria sera courante sur les côtes espagnoles. Les effets du réchauffement climatique reviennent s’installer dans les pays développés. » L’épidémie décime donc la péninsule ibérique depuis 2009, et le tourisme s’est effondré en fonction de la panique qui a gagné les vacanciers européens.

le 19 octobre 2006 le Premier Ministre britannique, Monsieur Gordon Brown, lançait un avertissement solennel:  « Il ne reste que 50 jours pour sauver le monde du réchauffement climatique ».  Janvier 2007 fut donc le début du naufrage climatique mondial, ce que chacun d’entre nous peut constater quotidiennement.

En 2007, Al Gore – Prix Nobel de la Paix – nous affirmait :« Il n’y aura plus de glace au Pôle Nord d’ici 2013 environ en raison du réchauffement climatique d’origine humaine ». Dès l’an prochain, il me revient qu’il proposera d’y organiser les championnats du monde de natation.

Le 18 novembre 2007, Monsieur Rajendra Pachauri – Président du GIEC constatait « Si nous n’agissons pas avant 2012, ce sera trop tard ». Devant le constat inéluctable de son inutilité future, le GIEC a dès lors décidé de se saborder.

Le 18 janvier 2009, le climatologue Jim Hansen, directeur à la NASA, déclarait péremptoirement : « Le Président Obama a 4 ans pour sauver la planète ». Le Président avait donc jusqu’en 2013. Malheureusement il semble bien qu’il ait perdu son temps dans des problèmes tout-à-fait secondaires comme le nucléaire iranien…

Toujours en 2009, Elisabeth May, Leader écologiste au Canada, consultait sa montre : « Sauver la planète d’un réchauffement climatique catastrophique est une question d’heures ».  La relativité de l’écoulement du temps est connue depuis Einstein. Evidemment, tout le monde ne peut s’offrir une Rolex.

Le 12 mai 2014, Monsieur Laurent Fabius – Ministre français des Affaires Etrangères affirmait « Nous avons 500 jours pour éviter le chaos climatique ». La conférence de Paris 2015 arrivait donc 65 jours trop tard. Il constatait ainsi lui-même l’inutilité absolue de cette conférence, ce qui n’a pu qu’attrister profondément son Président.

Toutes ces déclarations, parmi beaucoup d’autres (3), démontrent l’inutilité absolue non seulement des conférences climatiques, engendrant des frais énormes à charge des contribuables, mais également de toute action ou restriction visant à apaiser un climat devenu inéluctablement fou…

 

Je me suis largement inspiré de :

https://dailycaller.com/2015/05/04/25-years-of-predicting-the-global-warming-tipping-point/

 

(1) https://belgotopia.com/2014/12/27/2015-annus-horribilis/

(2) https://belgotopia.com/2015/09/15/paris-prochaine-destination-du-tourisme-climatique/

(3) https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

Jo Moreau

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LETTRE OUVERTE A GRETA, ANUNA, ADELAIDE ET AUTRES MIOCHES

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Depuis des mois, nous voyons défiler chaque jeudi dans nos rues un nombre considérable de jeunes lycéens et lycéennes, ainsi que des enfants embrigadés par leurs instituteurs, venus manifester pour exiger du monde politique qu’il contrôle le climat par « des mesures énergiques ».

Ils appuient leurs revendications par des reproches ciblés à l’égard des générations qui les ont précédées, et qui auraient ignoré le bien de la planète à leur seul profit égoïste.

Je ne peux leur en vouloir, alors qu’ils sont endoctrinés dès leur plus jeune âge par les proclamations catastrophistes relayées par les médias, par leurs enseignants, par l’ensemble des composants de la société, ainsi que par un certain nombre de scientifiques dont les buts idéologiques et politiques sont aujourd’hui clairement affichés.

Tout ceci sous le couvert d’une science univoque imposée par l’organisme intergouvernemental GIEC, organe politique onusien (« ce grand machin », avait dit de Gaulle) sourd et aveugle à tous ceux qui, pourtant nombreux, contestent ce qui n’est qu’une théorie, astucieusement mélangée avec de nobles sentiments de lutte contre une pollution généralisée et souvent excessive, dans un package à prendre ou à laisser. Ainsi, nous en sommes arrivés à une pseudo-science imposée et non contestable, ce qui était, convenons-en, l’apanage des religions ou de régimes obscurs de l’histoire humaine, depuis l’inquisition jusqu’aux régimes totalitaires du 20e siècle.

Mais voilà ce que j’aimerais dire à Greta, Anuna, Adélaïde et les autres enfants qui prennent le pouvoir dans la cité, et pérorent devant un aréopage politique et médiatique sous le charme.

Vos aïeux se sont relevés d’une guerre qui a fait 50 millions de morts, laissé derrière elle quantité de villes qui n’étaient que monceaux de ruines, d’économies détruites, de restrictions diverses et notamment alimentaires. Ils ont dû résoudre les problèmes soulevés par des millions de « personnes déplacées » à recaser en Europe. Et plus intimement pour ceux rescapés des camps d’internement, de concentration et d’extermination, retrouver des enfants qui se demandaient de quel droit ce bonhomme inconnu venait s’imposer dans leur petite vie.

Alors oui, ils avaient d’autres priorités pour vous aider à vivre et à bouffer, plutôt que de concevoir des villes éco-durables, et une alimentation bio sans conservateurs.

Ensuite vint pour vos grands-parents la reprise des luttes pour un mieux-être de l’ensemble de la population, souvent astreinte aux travaux les plus rudes à longueur d’années, et de luttes syndicales parfois dures et violentes pour enfin atteindre un « way of life » à peu près convenable pour la majorité. Ils se sont battus pour eux, mais surtout pour vous et votre avenir dans une société de bien-être et de loisirs, qui ne seraient plus seulement réservés à une petite caste privilégiée.

Vos parents aussi se sont engagés et souvent au détriment de leur propre confort pour vous permettre de poursuivre des études, maintenant snobées par une prophétesse climatique.

Greta, Anuna, Adélaïde et les autres mioches dénoncent aujourd’hui combien cela était criminel. Vous vivez mieux que vos ancêtres ? Honte sur vous ! Car même si vous ignoriez que votre comportement était condamnable, vous en êtes coupables. Alors, à vos poches, bande de con-tribuables, qui au travers de multiples taxes éco-durables et du coût démentiel d’une transition énergétique dont l’urgence reste à démontrer, redevenez taillables et corvéables à merci.

Ceci au profit d’objectifs idéologiques, politiques et/ou financiers de quelques-uns, d‘ici et d‘ailleurs.

En manipulant Greta, Anuna, Adélaïde et les mioches donneurs de leçons qui les suivent, à qui je conseillerais bien le sort à réserver à leurs reproches et condamnations. Mais je suis poli.

Jo Moreau

Voir aussi :

https://belgotopia.com/2019/03/14/la-commission-europeenne-initiatrice-des-manifestations-etudiantes/

https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

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LE PEER-REVIEW, IRREPROCHABLE ?

journals

Quel est le principe de fonctionnement du « peer review », ou révision par les pairs 

Nous avons déjà pu apprécier à quel point la publication d’un article dans une revue scientifique pratiquant le « peer review » constitue pour certains le sommet, et même la condition sine qua non pour se voir accorder l’autorisation d’émettre un avis sur un sujet donné (dans notre cas : le réchauffement, pardon, les changements climatiques).

L’exemple le plus récent est illustré par la position d’un réseau social bien connu qui émet un avis à la limite calomnieux à l’égard d’un physicien par ailleurs professeur d’université, qui a fait l’objet de mon article précédent : https://belgotopia.com/2019/07/15/menaces-ouvertes-sur-les-ecrits-giecosceptiques/

Comment cela fonctionne-t-il ? Le scientifique (ou le groupe de scientifiques) soumet son étude à l’éditeur de la revue qu‘il aura choisie (ou à plusieurs d‘entre eux). Il s’agit souvent du premier filtre, l’éditeur jugeant si l’étude est ou non conforme à la ligne éditoriale de la revue. Le physicien Edwin BERRY vient encore d’en faire l’expérience. Son étude « Le CO2 d’origine humaine a peu d’effet sur le CO2 présent dans l’atmosphère » a été refusée par l’American Journal of Climate Change sous le seul et unique motif que « La conclusion de cet article est complètement opposée au consensus de la communauté universitaire ». Evidemment, le fait que Ed BERRY soit un GIECosceptique affirmé n’aura pas favorisé sa démarche …

L’éditeur transmet alors le texte à des évaluateurs, qualifiés d’experts dans la matière traitée, qui font partie de son comité de relecture : ce sont les pairs. Le nombre de relecteurs, et les critères qu’ils doivent respecter, varie en fonction de la revue. Cela va de deux experts, départagés par un troisième si leurs avis sont divergents, à l’ensemble des chercheurs de la branche concernée pour certaines autres revues.

Ceux-ci ont pour mission de juger la qualité scientifique de l’article, la validité méthodologique de la démonstration exposée et éventuellement l’absence d’erreurs manifestes dans les exemples cités. En fonction de leur avis, l’article sera alors accepté ou rejeté, quoique l‘éditeur conserve la décision finale. Il restera à l’auteur heureux à régler la participation financière parfois élevée réclamée par la revue pour la publication de son étude, et à attendre patiemment celle-ci. Car le processus peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années.

En fait, qui sont ces « pairs », agissant généralement de manière anonyme ?

Dans le « Journal of the Royal Society of Médecine », Richard SMITH tente d’apporter une réponse (3), et celle-ci est édifiante. J’en extrais le paragraphe suivant, qui peut être appliqué à toutes les disciplines scientifiques concernées :

« Ce peut être quelqu’un qui fait exactement le même type de recherche que l‘auteur, et dans ce cas est un concurrent direct. Un expert issu de la même discipline ? Un expert sur la méthodologie ? Ou alors un expert consciencieux, qui vous demandera les données brutes, qui refera les analyses et vérifiera les références pour vous suggérer éventuellement des améliorations sur votre texte ? Inutile de préciser qu’une expertise semblable est extrêmement rare … Nous avons peu de données quant à l’efficacité réelle du processus, mais nous avons la preuve de ses défauts. En plus d’être peu efficace pour la détection de défauts graves et presque inutile pour la détection des fraudes, il est lent, coûteux, distrait le chercheur de son laboratoire, est très subjectif, tient de la loterie, et peut facilement abuser. Vous soumettez une étude pour un journal. Elle entre dans un système qui est en fait une boîte noire, puis une réponse plus ou moins justifiée sort à l’autre extrémité. La boîte noire est comme la roulette, et les profits et pertes peuvent être importants. Pour un universitaire, une publication dans un journal prestigieux comme NATURE ou CELL équivaut à toucher le jackpot. »

Randy SCHEKMAN, prix Nobel de médecine, déclare que son équipe n’enverra plus de document de recherche à NATURE, SCIENCE ou CELL dans la mesure où ces revues à comité de relecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée.

Il les accuse ces de sélectionner les études qu’elles publient, par exemple en fonction du fait que soit ces articles « représentent la bonne science », ou les refusent parce qu’ils sont « provocateurs ». D’autres chercheurs de son laboratoire émettent un avis semblable, mais reconnaissent que sans ces articles, ils auraient des problèmes pour ouvrir les bonnes portes dans leur carrière future, ou pour l’obtention de crédits de recherche. (1)

Richard HORTON, rédacteur en chef de la revue britannique « THE LANCET » , a déclaré de son côté que : « Les éditeurs et les scientifiques insistent sur l’importance cruciale de l’évaluation par les pairs. Nous la dépeignons au public comme si c’était un processus quasi-sacré qui aide à faire de la science notre accès le plus objectif à la vérité. Mais nous savons que le système d’évaluation par les pairs est biaisé, injuste, non fiable, incomplet, facilement truqué, souvent insultant, souvent ignare, parfois bête, et souvent erroné » .  Fichtre !

Pierre MARAGE, vice-recteur à l’Université Libre de Bruxelles et Vincent YZERBYT, son équivalent à l’Université Catholique de Louvain ainsi que Nicolas TAJJEDINE également de l’UCL insistent également sur leur importance. « Publier ? c’est ça qui assure les carrières scientifiques. Et à tous les niveaux d’ailleurs. Pour un jeune, publier est essentiel parce que cela lui permet d’enrichir son CV, de poursuivre une carrière, d’être reconnu par ses pairs. Pour quelqu’un de plus expérimenté, c’est le principal critère pour obtenir des financements et faire prospérer son laboratoire. (…)A partir du moment où vous travaillez dans une institution publique, c’est de l’argent de la collectivité dont il est question. Il est donc légitime qu’à un moment donné, les pouvoirs subsidiants puissent contrôler ce qu’il se fait et attendre des résultats. On peut difficilement donner à des chercheurs des masses gigantesques d’argent sans attendre un retour sur investissement. » (2)

Le nombre d’articles publiés dans les revues NATURE et SCIENCE constitue ainsi un critère important dans le classement des meilleures universités dans le monde.

On réalise immédiatement la pression qui pèse sur les épaules des chercheurs, et le pouvoir écrasant qui se trouve dans les mains d’un éditeur de revue scientifique.

On comprend aussi combien il est important de se retrouver dans le cocon d’une pensée conformiste d’un « consensus scientifique » tellement vanté.

La grande majorité des chercheurs l’ont bien compris, et on peut citer William BRIGGS, PhD, statisticien climatique « J’ai entendu des histoires scandaleuses de la part de collègues qui ont essayé de faire publier des thèses en désaccord avec les vues du GIEC. Il y avait un comportement totalement contraire à l’éthique de la part de certains éditeurs », de Gérard BODIFEE , astrophysicien « Quasi tous les scientifiques sont aujourd’hui pieds et poings liés à des fonds sans lesquels ils ne peuvent fonctionner. Ils doivent publier. Or, on n’a plus accès aux revues scientifiques si on ne participe pas à la pensée dominante », Cliff OLLIER, PhD, géologue « Il devient de plus en plus difficile d’obtenir des crédits si on ne s’affirme pas en faveur des thèses du réchauffement climatique dû à l’homme », ou encore Jim STEELE, biologie de l’environnement « La blague dans la plupart des départements de biologie universitaire pour les chercheurs qui cherchent du financement, est «comment puis-je lier ma recherche au réchauffement climatique ?».

Là-dessus, s’ajoute le fait que pour être considéré comme chercheur à priori fiable, il est hautement préférable de ne pas remettre en cause les croyances de ses pairs, et d’en tenir compte dans un processus de peer-reviewing.

Le « peer review » n’est pas une garantie contre la manipulation ou la fraude.

Je ne reviendrai pas sur le cas « SERALINI », dont l’étude sur la toxicité des OGM a été retirée de la revue « Food and Chemical Toxicology ». La controverse qui l’accompagne démontre à suffisance l’ampleur de l’influence idéologique et politique qui transparait dans la discussion scientifique et risque de la polluer, de quelque bord qu’elle provienne d’ailleurs.

De nombreux cas de fraudes ont eux été clairement établis, et je ne citerai que celle commise par Diederick STAPEL, chercheur et professeur à l’Université de Tilburg, qui pendant une dizaine d’années a publié plus de 137 articles dans des revues à relecture, dont 55 au minimum contiennent des données inventées ou falsifiées. (4)

Dans le domaine climatique, que nous a appris en son temps le « Climategate » ?

En 2009, la divulgation de mails échangés entre des chercheurs du CLIMATIC RESEARCH UNIT (CRU), grand pourvoyeur de données au GIEC, a brièvement secoué le monde scientifique avant d’être enfoui dans un oubli confortable. Les chercheurs incriminés furent ensuite blanchis par une commission du Parlement britannique (donc des politiques et non des scientifiques).

Quelques phrases relevées dans certains de ces mails :

« Je ne veux voir aucun de ces papiers repris dans le prochain rapport du GIEC. Kevin et moi les écarterons, même si nous devons redéfinir ce qu’est la littérature peer-review. » (5)

« C’est le danger de toujours reprocher aux sceptiques de ne pas publier dans la littérature « peer reviewed ». De toute évidence, ils ont trouvé une solution à cela : infiltrer un journal. Alors, que faisons-nous à ce sujet? Je pense que nous devons cesser de considérer « Climate Research » comme une revue à prendre en référence. Nous devrions peut-être encourager nos collègues dans le milieu de la recherche climatique à ne plus prendre cette revue en considération. Nous devrions aussi attirer l’attention de nos collègues plus raisonnables qui actuellement siègent au comité de rédaction … » (6)

« Hans VON STORCH est en partie à blâmer (pour la publication d’articles sceptiques dans Climate Research). Cela encourage la publication d’inepties scientifiques. Nous devrions prendre contact avec les éditeurs et leur montrer que leur journal est perçu comme faisant de la désinformation. J’emploie le terme ’perçu’, que cela soit vrai ou non c‘est la perception à l‘ extérieur qui compte. Nous devrions pouvoir rassembler un groupe d’environ 50 scientifiques pour signer une telle lettre ». (7)

Dans une autre suite de mails (8), les scientifiques du CRU réagissent à la parution d’un article de McIntyre dans Geophysical Research Letters, oû ils expriment leurs préoccupations au vu des relations du rédacteur en chef du journal James SAIERS, avec l’Université de Virginia (et probablement Pat Michaels). « Si Saiers est un sceptique, alors il doit être éjecté via les canaux officiels du Journal. » (Saiers a effectivement été évincé).

Voilà qui doit permettre à chacun de se faire sa propre idée sur les pressions auxquelles sont soumis les éditeurs de journaux à comité de relecture. Et accessoirement sur la déontologie des champions de la Vraie Science du CRU. Et enfin sur l’opportunité de blanchir ces personnages comme l’a fait le Parlement britannique, qui -notons-le – avait à juger ses propres compatriotes agissant au sein de la prestigieuse université East Anglia.

D’autres anomalies …

Le professeur Paul BROOKES, professeur agrégé à l’Université de Rochester- Medical Center a prononcé l’évaluation la plus accablante, concentrant ses flèches sur Nature Publishing Group (NPG): «Vous pouvez avoir tous les poids lourds (scientifiques) de votre côté, mais si vous contestez quelque chose qui a paru dans un Journal du NPG, vous aurez à vous battre d’abord pour entr’ouvrir la porte, suivi par une bataille rangée pour obtenir que quelque chose soit publié. NPG n’aime pas quand vous trouvez des erreurs qui auraient échappé à l’examen par les pairs ». Le professeur Brookes avait sous un pseudo, créé un site web : science-fraud.org qui avait pour but de dénoncer des documents suspects dans la littérature scientifique. En six mois, il avait répertorié environ 500 articles, et son site comptait plusieurs milliers de visiteurs quotidiens. Lorsque sa véritable identité fut découverte, des e-mails furent envoyés aux scientifiques concernés pour les inciter à déposer plainte pour diffamation, qualifiant son site comme étant « un site de haine et constituant une menace pour la communauté scientifique (!) ». Cette dénonciation fut également envoyée à ses supérieurs académiques, aux éditeurs qui l’avaient publié ainsi qu’à ses collègues qui auraient aussi pu être des « peer reviewers ». Son site fut fermé à la suite de cette cabale. (9)

« (…) les relecteurs des revues scientifiques ont souvent encouragé des pratiques irrégulières ainsi qu’ « une incitation à passer sous silence les résultats n’allant pas dans le bon sens ou les expériences n’ayant pas mis en évidence l’effet escompté, comme si cette absence de résultat n’était pas un résultat en soi ! « Il n’était pas rare que les revues plaident fortement en faveur de sujets intéressants, élégants, concis et irrésistibles, sans doute aux dépens de la rigueur scientifique. » (10)

Conclusion

Alors, toutes les revues scientifiques sont-elles à mettre à la poubelle, et tous les relecteurs sont-ils pourris ? Evidemment non, et je m’en voudrais de suivre le même cheminement intellectuel qu’affectionnent les partisans du GIEC à l‘encontre de leurs contradicteurs. J’ai simplement voulu montrer les multiples failles d’un système en définitive très humain, soumis à des pressions en tous genres, intellectuelles ou financières auxquelles il est parfois difficile de résister, mais dictatorial dans sa finalité. Comme aurait pu dire Winston Churchill, c’est un mauvais système mais c’est le moins mauvais de tous.

Il appartient aux scientifiques eux-mêmes d’apprécier la manière dont ils pourraient l’améliorer…

Beaucoup de gens accordent une confiance aveugle imméritée au système de relecture par les pairs, avec l’illusion qu’il est objectif, cohérent et très fiable.

Je voulais aussi souligner le fait que publier dans une revue à comité de relecture ne constitue nullement une garantie de qualité ou de bien-fondé de la théorie présentée -combien de ces articles ne se sont-ils pas révélés obsolètes après un temps plus ou moins long-, et à contrario, qu’il est tout-à-fait abusif de rejeter sans autre forme de procès les arguments présentés en-dehors de ce système.

Jo Moreau

 

(1) http://www.theguardian.com/science/2013/dec/09/nobel-winner-boycott-science-journals

(2) http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-dessous-de-la-fraude-scientifique-51b8fb1ee4b0de6db9ca2120

(3) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1420798/

(4) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/09/le-scandale-stapel-ou-comment-un-homme-seul-a-dupe-le-systeme-scientifique/

(5) http://consume.free.fr/climategate/1089318616.html

(6) http://consume.free.fr/climategate/1047388489.html

(7) http://consume.free.fr/climategate/1051190249.html

(8) http://consume.free.fr/climategate/1106322460.html

(9) http://www.timeshighereducation.co.uk/features/feature-lets-review-the-peer-review-process/2003180.fullarticle

(10) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/09/le-scandale-stapel-ou-comment-un-homme-seul-a-dupe-le-systeme-scientifique/

 

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MENACES OUVERTES SUR LES ECRITS GIECOSCEPTIQUES

facebook

facebook 2 - Copie

Il apparait qu’un réseau social bien connu a mis en place l’équivalent d’un « Ministère de la Vérité » tel que décrit par Georges Orwell dans son roman 1984.

En effet, ma page « belgotopia » (comme d’autres pages équivalentes) y a fait l’objet de menaces de non-diffusion, et même de radiation pure et simple si je continuais à promouvoir des « fake news ».

Quel est mon crime ?: Avoir voulu partager une étude développée par Jirky KAUPPINEN, – PhD – Physicien – Professeur à l’ université de Turku (Finlande), et contresignée par Pekka J. MALMI, PhD, Dept Physics and Astronomy – de la même université. (1)

Sans aucun doute deux plaisantins ignares !

Les accusations de « fake news » reposent sur deux arguments :

– L’article n’a pas fait l’objet d’une parution dans une revue à comité de lecture (peer-review).

– En bref, il est en contradiction avec la science officielle diffusée par le GIEC, seul détenteur de la Vraie Vérité.

J’ai toujours veillé à ne présenter sur ma page du réseau social que d’une part des articles polémiques sur le débat climatique, et pour la partie scientifique, uniquement des écrits et études de scientifiques confirmés.

Sous réserve de confirmation, il semble que ce réseau social ait « sous-traité » le « science feedback » cité au quotidien de gauche « Libération » (2), inconditionnellement aligné sur les thèses du GIEC (comme les autres d’ailleurs…), ce qui nous promet des lendemains d’une science officielle digne des heures les plus sombres du national-socialisme et du communisme. Mais cela, nous y étions déjà.

Jo Moreau

(1) https://arxiv.org/pdf/1907.00165.pdf?

(2) https://www.lopinion.fr/edition/politique/checknews-emmanuelle-ducros-lettre-ouverte-a-liberation-facebook-191488?

 

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LA VRT ET LA PROPAGANDE CLIMATIQUE

 

belgotopia 42

Récemment j’ai relayé sur ma page Facebook la réponse de la RTBF (TV belge francophone) à un auditeur qui l’interpellait sur l’opportunité de réserver un espace aux thèses dites « climato-sceptiques » :

« Au risque de vous décevoir, nous ne considérons pas qu’exposer les thèses climato-sceptiques soient une preuve de courage ou d’audace. Nous n’estimons pas que nous devrions oser parler de ce sujet. Il y a suffisamment d’études scientifiques qui vont dans le sens du réchauffement climatique pour que nous puissions considérer, sans être taxés de partialité, que le réchauffement climatique est un fait. Bon week-end ».

Que la RTBF réduise drastiquement le débat climatique à la seule existence ou non d’un réchauffement global, tout « climato-sceptique » ne pouvant être qu’un fossile rétrograde qui nie cette évidence et qui doit donc être ignoré sinon combattu, est un exemple frappant de la soumission de l’ensemble de la presse mondiale, et plus particulièrement des médias audio-visuels belges, à la seule thèse de l’origine humaine des fluctuations climatiques. Ceux-ci ne tolèrent pratiquement qu’un seul intervenant sur le sujet : le catastrophiste Jean-Pascal Van Ypersele de Strihou, ex vice-président du GIEC. (1)

Mais tout ceci n’est pas neuf, et à plusieurs occasions déjà j’ai traité le sujet d’une presse rabaissée au rang de simple propagandiste (2), et plus particulièrement de la ligne éditoriale de la RTBF et de la VRT, qui sont rappelons-le des organismes de service public.

Les instructions et invitations impérieuses données aux journalistes sont scrupuleusement respectées. Parmi beaucoup d’autres, notons :

« Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ». GELBSPAN ROSS- éditeur du Boston Globe – 07/2000.

« Nous avons le devoir de ne pas être impartiaux. Nous avons le devoir d’adopter le point de vue des scientifiques et de ne pas perdre de temps à se demander s’ils ont raison ou non ». Alan Rusbridger – Directeur du collège LMH Oxford – Membre du « The Scott trust », propriétaire du Guardian et de l’Observer – ex- rédacteur en chef du Guardian. (3)

Les instructions données aux journalistes de la BBC. (4)

Le site néerlandais « climategate.nl » (5) relaye la plainte présentée en Belgique devant le Conseil du Journalisme, après que les remarques quant à la partialité dont la VRT (télévision belge néerlandophone) fait preuve dans sa relation de la problématique climatique, furent rejetées par le médiateur de cet organisme. Une position qui ne surprendra personne ! Voici ci-dessous quelques-uns des arguments présentés, suite aux réponses reçues du médiateur.

L’un d’eux m’a particulièrement interpellé : l’existence effective d’un « cordon sanitaire » autour de personnalités dites « climato-sceptiques », bien plus rigoureux que celui censé nous préserver d’idées extrémistes. Au Moyen-Age, les hérétiques étaient brulés. Aujourd’hui, il faut préserver la population de la contagion pernicieuse des scientifiques « climato-sceptiques » !

Jo Moreau

 

Plainte auprès du Conseil belge de journalisme quant à l’information sur le climat (VRT)

En réponse à ma récente correspondance avec le médiateur de la VRT, celui-ci admet clairement qu’il n’y a qu’une seule source crédible pour le service d’informations de la VRT sur les questions climatiques, à savoir le GIEC.

Le Médiateur a également déclaré que les journalistes ne peuvent pas remplacer les scientifiques car ils ne possèdent pas les connaissances requises pour juger si les opinions scientifiques sont correctes ou non ? Et pourtant, c’est ce qu’ils font en ne promouvant qu’une seule vision (politique).

De plus, à notre connaissance, dans ses programmes télévisés de ces six derniers mois, la VRT n’a invité aucun scientifique climato-sceptique à défendre son point de vue. Et s’il y en avait eu, cela n’aurait été de toute façon qu’une exception noyée dans la diffusion quasi quotidienne des nouvelles alarmistes du GIEC sur le climat.

La VRT attache beaucoup d’importance au code de déontologie et prétend rechercher la vérité, mais pas en ce qui concerne le réchauffement climatique. Par exemple, elle n’accorde aucune attention aux très nombreuses sources critiquant les positions du GIEC.

Cette cécité sélective de l’équipe éditoriale de la VRT a des conséquences.

– Le caractère unilatéral des émissions de la VRT est une forme de tromperie qui ne respecte pas les règles éthiques.

– Cela contribue à un biais dépourvu de base scientifique.

– Cela met la pression sur les politiciens avec la conséquence évidente que certains partis politiques sont ainsi favorisés. Dans ce cas, il s’agit du parti flamand GROEN et de son équivalent wallon ECOLO. Leurs points de vue unilatéraux confirment le soupçon que les éditeurs de la VRT suivent une idéologie de gauche dirigée contre quiconque s’en écarte.

– La grande attention portée sans la moindre critique aux jeunes enfants scolarisés contribue également à la manipulation de la population. Après tout, si les enfants ne sont pas des scientifiques, ce sont des acteurs médiatiques très intéressants et faciles à manipuler.

Indépendamment de ces préoccupations déontologiques, il reste bien sûr à déterminer si la VRT a le droit de poser un cordon sanitaire autour de scientifiques qui ne se sont nullement manifestés en tant que militants de droite. Nous notons que le président du parti Vlaams Belang (6) est invité, mais pas les climato-sceptiques.

Il n’est pas acceptable que lors de débats, la VRT autorise les invités à dénigrer sans entrave les climato-sceptiques non représentés.

Aujourd’hui, tout est différent : tout est maintenant question de consensus. S’il y a consensus, pas besoin de discussion, ni de recherche. Le consensus est le nouveau mot magique. Rien d’étonnant : la philosophie postmoderne a élevé le consensus au rang d’arbitre suprême en ce qui concerne le vrai et le faux, le bien et le mal.

Notre VRT le pense apparemment aussi. De la réponse à notre question : « Pourquoi la VRT fournit-elle une couverture exclusive représentant la position du GIEC », nous extrayons la phrase suivante : « Les rédacteurs en chef ne peuvent que déclarer que le panel de l’ONU sur le climat bénéficie toujours d’un consensus pour le débat académique. Il n’est donc pas illogique que les éditeurs accordent la plus grande attention au travail du panel ».

« Ils le disent tous et c’est donc vrai », CQFD ! Je dois admettre que c’est beaucoup plus simple à appliquer que les méthodes de preuves admises antérieurement. Si nous voulons savoir si quelque chose est vrai ou faux, nous devons aujourd’hui nous concentrer principalement sur l’existence d’un consensus.

J’adresse cette plainte envers les rédacteurs de la VRT au Conseil du Journalisme car une correspondance récente avec l’ombudsman montre que les rédacteurs de la VRT ne sont clairement pas prêts à modifier leurs informations unilatérales sur le changement climatique.

 

(1) https://belgotopia.com/2019/01/28/jean-pascal-van-ypersele-climatologue-exclusif-de-nos-medias/

(2) https://belgotopia.com/2017/03/13/journalisme-information-ou-propagande/

(3) https://belgotopia.wordpress.com/2018/07/11/le-journaliste-et-le-changement-climatique-information-ou-activisme/

(4) https://www.theguardian.com/environment/2018/sep/07/bbc-we-get-climate-change-coverage-wrong-too-often

(5) https://www.climategate.nl/2019/05/brief-aan-de-belgische-raad-voor-de-journalistiek/?

(6) Le Vlaams Belang est un parti flamand d’extrême droite, héritier en 2004 du Vlaams Blok dont plusieurs composantes furent condamnées pour racisme et xénophobie. Il est interdit d’antenne dans la partie francophone du pays.

 

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