IL N’Y A PAS D’URGENCE CLIMATIQUE. APPEL DE 500 SIGNATAIRES.

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C’est le titre d’un appel auprès du Secrétaire Général de l’ONU, signé par 500 scientifiques et personnalités « GIECosceptiques » engagées dans le débat climatique.

Je n’ai jamais accordé beaucoup d’importance aux diverses pétitions et lettres ouvertes émises dans le contexte climatique, considérant qu’un nombre important de signataires se ralliant à la cause du GIEC, non seulement n’ont jamais lu le rapport complet de cet organisme onusien -je parle ici du rapport qui fait 2.500 à 3.000 pages et non du très politique « résumé pour les décideurs »- (et ils ne sont pas les seuls !) mais s’y rallient soit par la confiance qu’ils portent à leurs collègues initiateurs de telles pétitions, soit dans le but de conforter la suite de leur carrière.

Il est frappant de constater qu’une majorité de scientifiques se révèlent ainsi « climatosceptiques » à partir du moment où ils ont quitté la vie professionnelle. Une sage précaution, au vu du renvoi récent de la Professeure Susan Crockford de l’Université de Victoria pour ses idées « non conformistes », la dernière d’une longue série…

Comme disait (parmi beaucoup d’autres) Cliff OLLIER – PhD – Géologue – Professeur émérite Ecole des sciences de la Terre – University of Western Australia (AUS) : «Il devient de plus en plus difficile d’obtenir des crédits si on ne s’affirme pas en faveur des thèses du réchauffement climatique dû à l’homme ». Ou encore Gérard BODIFEE – Docteur en sciences – astrophysicien : «Celui qui veut faire carrière comme climatologue ou chercheur doit faire très attention à ce qu’il dit, sous peine de ne plus recevoir de subsides et d’être considéré comme un scientifique peu sérieux ».

L’alarmisme est cependant devenu tel dans cette matière, et les prétendus remèdes destructeurs suggérés, qu’il est très important de porter la voix de ceux qui ont le courage de contester la pensée unique, au risque de s’attirer les foudres de leur entourage professionnel ou privé.

Voici l’appel, qui fut initié par le Professeur Guus Berkhout, géophysicien, Professeur émérite à l’université de La Haye. (1)

La liste complète des signataires est consultable ici (2)

Jo Moreau

 

Le 23 septembre 2019.

António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,

Siège des Nations Unies,

New York, NY 10017, États-Unis d’Amérique.

Patricia Espinosa Cantellano, Secrétaire exécutive,

Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques,

Secrétariat de la CCNUCC, Campus des Nations Unies, Platz der Vereinten Nationen 1,

53113 Bonn, Allemagne.

 

Vos Excellences,

IL N’Y A PAS D’URGENCE CLIMATIQUE

Un réseau mondial de plus de 500 scientifiques et professionnels expérimentés du climat et des domaines connexes a l’honneur d’adresser à Vos Excellences la Déclaration européenne sur le climat, jointe en annexe, dont les signataires de la présente lettre sont les représentants nationaux.

Les modèles de circulation générale du climat sur lesquels la politique internationale est actuellement fondée sont inadaptés. Il est donc brutal aussi bien qu’imprudent de préconiser le gaspillage de milliers de milliards de dollars sur base des résultats de modèles aussi peu fiables. Les politiques climatiques actuelles affaiblissent inutilement le système économique, mettant des vies en danger dans les pays à qui est refusé l’accès à une énergie électrique permanente et bon marché.

Nous vous exhortons à suivre une politique climatique fondée sur une science solide, sur le réalisme économique et sur une attention réelle vis-à-vis de ceux qui sont frappés par des politiques de précaution aussi coûteuses qu’inutiles.

Nous vous demandons d’inscrire cette Déclaration à l’ordre du jour de votre prochaine session à New York.

Nous vous invitons également à convier début 2020 une réunion de haut niveau, constructive, entre des scientifiques de réputation mondiale dans un débat contradictoire sur le climat. Cette réunion rendra effective l’application du juste et ancien principe, aussi bien de bonne science que de justice naturelle, selon lequel les deux parties doivent pouvoir être pleinement et équitablement entendues. Audiatur et altera pars !

Bien respectueusement,

Les ambassadeurs de la Déclaration européenne sur le climat :

Guus Berkhout, professeur (Pays-Bas)

Richard Lindzen, professeur (États-Unis)

Reynald Du Berger, professeur (Canada (francophone))

Ingemar Nordin, professeur (Suède)

Terry Dunleavy (Nouvelle-Zélande)

Jim O’Brien (République d’Irlande)

Viv Forbes (Australie)

Alberto Prestininzi, professeur (Italie)

Jeffrey Foss, professeur (Canada anglophone)

Benoît Rittaud, maître de conférences (France)

Morten Jødal (Norvège)

Fritz Varenholt, professeur (Allemagne)

Rob Lemeire (Belgique)

Vicomte Monkton of Brenchley (Royaume-Uni)

IL N’Y A PAS D’URGENCE CLIMATIQUE

Ce message urgent a été préparé par un réseau mondial de 500 scientifiques et professionnels. Les sciences du climat se doivent d’être moins politisées, tandis que la politique climatique se doit d’être davantage scientifique. Les scientifiques doivent aborder de façon ouverte les incertitudes et les exagérations dans leurs prévisions d’un réchauffement planétaire, et les dirigeants politiques doivent évaluer de façon dépassionnée les bénéfices réels escomptés et les coûts réels envisagés par l’adaptation au réchauffement climatique.

Des facteurs naturels aussi bien qu’anthropiques provoquent un réchauffement.

Les archives géologiques révèlent que le climat terrestre varie depuis que la planète existe, avec des phases naturelles froides et chaudes. Le petit âge glaciaire n’a pris fin que tout récemment, vers 1850. Il n’est donc pas étonnant que nous vivions aujourd’hui une période de réchauffement.

Le réchauffement est beaucoup plus lent que prévu.

Le monde s’est réchauffé à un rythme inférieur de moitié à ce qui était initialement prévu, et inférieur de moitié à ce à quoi on pouvait s’attendre en se fondant sur le forçage anthropique net et le déséquilibre radiatif. Cela nous indique que nous sommes très loin de comprendre le changement climatique.

La politique climatique s’appuie sur des modèles inadéquats.

Les modèles climatiques présentent de nombreuses lacunes, et ne sont guère exploitables comme outils décisionnels. De plus, ils exagèrent probablement les effets des gaz à effet de serre tels que le CO2. Enfin, ils ignorent le fait qu’enrichir l’atmosphère en CO2 est bénéfique.

Le CO2 est l’aliment des plantes, le fondement de toute vie sur Terre.

Le CO2 n’est pas un polluant. Il est essentiel à toute la vie sur Terre. La photosynthèse est un bienfait. Davantage de CO2 est une bonne chose pour la nature, et fait verdir la Terre : le CO2 supplémentaire dans l’air a favorisé un accroissement de la biomasse végétale mondiale. Il est par ailleurs bon pour l’agriculture, favorable à l’accroissement des rendements des récoltes dans le monde entier.

Le réchauffement climatique n’a pas provoqué davantage de catastrophes naturelles.

Il n’y a aucune preuve statistique que le réchauffement climatique intensifie les ouragans, les inondations, les sécheresses ou autres catastrophes naturelles analogues, ni qu’il les rendrait plus fréquentes. En revanche, les mesures d’atténuation du CO2 sont, elles, aussi dévastatrices que coûteuses. Ainsi, les éoliennes tuent les oiseaux et les chauves-souris, et les plantations d’huile de palme détruisent la biodiversité des forêts tropicales.

L’action politique doit respecter les réalités scientifiques et économiques.

Il n’y a pas d’urgence climatique. Il n’y a donc aucune raison de s’affoler et de s’alarmer. Nous nous opposons fermement à la politique néfaste et irréaliste de neutralité carbone proposée pour 2050. En attendant que de meilleures approches voient le jour, ce qui se produira certainement, nous avons amplement le temps de réfléchir et de nous adapter. L’objectif de la politique internationale doit être de fournir une énergie fiable et bon marché, de façon permanente, et ce dans le monde entier.

 

(1) https://clintel.nl/wp-content/uploads/2019/09/ecd-letter-to-un.pdf

(2) https://mythesmanciesetmathematiques.files.wordpress.com/2019/09/ed-brochureversienwa4.pdf

 

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EXTINCTION REBELLION : LA FACE CACHEE D’UN MOUVEMENT RADICAL

 

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Depuis quelques semaines, le mouvement radical « EXTINCTION REBELLION », prônant la désobéissance civile, se fait connaître par des manifestations suivies en divers endroits dans le monde entier.

Certains ne voient dans ce mouvement qu’un rassemblement familial et pacifique de non-violents demandant des actions concrètes de nos gouvernants afin de maîtriser le climat.

Dans une communication du 04 février 2019, Roger Hallam, co-fondateur du mouvement, explique ses motivations, et les buts poursuivis par son organisation lancée officiellement en octobre 2018. (1)

Après avoir expliqué l’origine de son action, motivée par l’exemple de sa mère, pasteur méthodiste très engagée contre l’injustice et en faveur de diverses ONG, il poursuit par l’énumération des prétendues catastrophes climatiques de ces dernières années qu’il juge climatiquement hors normes, selon sa propre expérience de fermier « bio ».

Je reprends ci-dessous des extraits de la suite de son discours, dans une traduction « maison ».

 

« Un professeur de biologie reconnu ayant des années d’expertise prévient que la race humaine s’éteindra dans une dizaine d’années. Un professeur de climatologie dit que nous ne sommes pas face à une urgence climatique, mais bien face à une catastrophe climatique, et dit que cette année ou peut-être dans un délai un peu plus long la glace de l’Arctique aura complètement fondu en été, et en toutes saisons dans une décade.

Le récent réchauffement climatique augmentera massivement, les incendies de forêt de l’Amazonie libéreront des quantités de méthane, et augmentera l’acidification des océans. Cela sont des faits et non une simple opinion.

Et cependant les gouvernements continuent à autoriser une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, il n’y a pas de mots pour qualifier un tel comportement criminel.

Les accords de Paris étaient morts avant même leur signature. Tout ceci signifie une diminution de la nourriture, une augmentation de la température de 2°c empêchera la croissance des grains au centre des continents et donc un effondrement de l’économie, des famines généralisées où de nombreuses personnes mourront de faim ou de causes collatérales, seront tuées dans des guerres, affectées par des dépressions mentales, des actes de torture, des viols. Nous nous dirigeons vers la fin. (…)

EXTINCTION REBELLION ne désire pas manager le renoncement. Nous organisons un mouvement de masse de désobéissance civile. Nous n’organisons pas des conférences, mais des assemblées où les citoyens ordinaires pourront décider si leurs enfants seront sauvés d’une mort programmée par les riches et les puissants. Nous ne nous limitons pas à envoyer des e-mails ou à organiser des dons d’argent.

Nous allons forcer les gouvernements à agir. Et s’ils ne le font pas, nous les renverserons et créerons une démocratie adaptée à nos objectifs. Et oui, certains pourront perdre la vie dans ce processus.

Certains d’entre nous ont dépassé le stade de l’obscurité de l’âme, et ne craignons plus notre propre peur. (…) J’ai dit aux étudiants qu’ils allaient bientôt mourir. Il n’y a pas de poésie après Auschwitz, et il n’est plus question de discours après les faits sur l’urgence climatique et écologique. Il n’y a pas de changement réel sans douleur, et certains diront sans doute que mon discours est défaitiste et dangereux ».

Suit ensuite un appel à l’action, et à rejoindre les milliers de personnes déjà dans les rues pour un changement radical qui signifie aussi « des arrestations, de la prison, des grèves de la faim ».

« Nous nous sommes mentis à nous-mêmes. Mais nous avons aujourd’hui le choix. J’ai fait le choix de me révolter et vous êtes vous-mêmes face à ce choix, soit continuer à mentir face à des millions de gens ou avoir le courage de franchir les flammes et de surgir de l’autre côté, de clamer la vérité et d’agir en faveur de cette vérité. Quelqu’un m’a dit récemment qu’il y avait quelque chose de pire que la mort, c’est l’enfer. Face à vivre un mensonge intégral, vous devez décider si vous nous rejoignez parmi les bienheureux ».

Nous retrouvons dans ce discours tous les poncifs qui ont fait le succès de l’affolement climatique, suivis de la démonstration, cette fois-ci claire et évidente, du caractère sectaire d’un mouvement de fond, que je dénonçais récemment parmi beaucoup d’autres (2), et dont on peut craindre qu’il échappe désormais à tout contrôle.

Certains dénoncent cependant le caractère de plus en plus évident du mouvement. Ainsi, Jutta Ditfurth, cofondatrice du parti écologiste « Die Grüne » qualifie EXTINCTION REBELLION de « secte ésotérique croyant en l’extinction précoce de l’humanité et recommandant le sacrifice de soi. »

Alors qu’il prône officiellement la non-violence, il est un fait que les actions menées telles que l’occupation de centres commerciaux, de zones industrielles, des voies publiques, l’organisation de manifestations non autorisées ou se tenant dans des endroits interdits, sont des provocations ouvertes appelant une réaction obligée des autorités. Il est facile alors de dénoncer la violence montrée à l’encontre de gentils manifestants « pacifiques ».

Il est urgent et impératif que les responsables politiques, les médias, le monde éducatif informent la population et plus particulièrement les jeunes, et les mettent en garde contre l’idéologie réelle et les objectifs affichés par ce mouvement.

EXTINCTION REBELLION bénéficie de l’appui de Greta Thunberg, désormais docteur honoris causa de l’université de Mons (Belgique) (3), ainsi que de nombreux scientifiques et personnalités diverses.

Jo Moreau.

(1) https://www.youtube.com/watch?v=htvxc0Wg7sA

(2) https://belgotopia.com/2019/09/30/lactivisme-climatique-est-une-derive-sectaire/

(3) https://www.youtube.com/watch?v=EXGfBHxvE_c

 

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L’ACTIVISME CLIMATIQUE EST UNE DERIVE SECTAIRE

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L’embrigadement des citoyens et plus précisément des plus jeunes d’entre eux, en une dérive politico-mystique qui, sous couvert d’une théorie scientifique toujours controversée, conditionne désormais tous les actes de notre société et la vie des citoyens.

Je veux parler de la théorie impliquant la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, notion qui a évolué progressivement en changements, puis « dérèglements climatiques ». Je dis bien une théorie, qui n’est nullement scientifiquement prouvée, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, et qui reste contestée par de nombreux scientifiques à travers le monde, à leurs risques et périls d’ailleurs aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Etant allergique aux théories complotistes, je ne crois pas que des responsables politiques, économiques et scientifiques se soient réunis un jour dans un endroit tenu secret pour jeter les bases d’une organisation à structure pseudo-religieuse, destinée à diriger nos vies et nos sociétés dans le contexte que nous connaissons aujourd’hui. Par contre, je constate qu’une fois évoqué, ce scénario a rallié plus ou moins rapidement toutes les composantes citées qui y ont vu chacune l’occasion d’en retirer un profit indiscutable.

On relève de multiples mécanismes communs au développement de l’activisme climatique, avec ceux de pseudo-religions ou sectes, et de certains mouvements politiques totalitaires.

Peut-on dès lors établir un parallèle avec le fonctionnement et la structure d’une pseudo-religion ? La réponse est incontestablement positive, et nous rappelle également à quel point l’émergence de sociétés dictatoriales modernes, telles que le national-socialisme ou le système communiste, ont utilisé des mécanismes identiques de manipulation des foules.

Qu’est ce qui caractérise une secte ? La définition suivante me plaît assez : « Un groupe à caractère totalitaire, au sein duquel est pratiquée une manipulation mentale qui entraîne endoctrinement, contrôle de la pensée, viol psychique ayant pour objectif une refondation de la société ».

Il est frappant de parcourir la liste des 10 signaux d’alerte (liste utilisée en France par les Renseignements Généraux) et dressée par les parlementaires français dans leur volonté de détecter le caractère sectaire d’une organisation et son degré de dangerosité :

  1. La déstabilisation mentale.
  2. Le caractère exorbitant des exigences financières.
  3. La rupture induite avec l’environnement d’origine.
  4. Les atteintes à l’intégrité physique.
  5. L’embrigadement des enfants.
  6. Le discours plus ou moins anti-social.
  7. Les troubles à l’ordre public.
  8. L’importance des démêlés judiciaires.
  9. L’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels.
  10. Les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

L’interprétation à donner à cette liste est la suivante :

  • Un seul « oui » est suffisant pour autoriser l’appellation « secte » et nous invite à la prudence.
  • Plusieurs « oui » constituent une mise en garde sérieuse : vous êtes en danger (secte).
  • Plus de 5 « oui » sont un appel clair à la fuite : soyez prudents et demandez de l’aide (SOS Secte). (1)

Nous pouvons sans peine affecter un grand nombre de ces critères à la « l’activisme climatique ».

La secte s’autoproclame seule détentrice de la Vérité, le fondement de la foi étant fréquemment révélé par un livre sacré, diffusé et commenté par un ou plusieurs gourous. Fondée sur des croyances définies comme des certitudes coulées dans le bronze, mettre en doute la Parole révélée est considéré comme une agression contre le groupe, donc contre la Vérité, agression qu’il convient bien entendu de combattre et étouffer.

Dans le cas de l’activisme climatique, nous nous trouvons manifestement confrontés au caractère hégémonique d’une secte apocalyptique, annonciatrice de catastrophes et cataclysmes imminents dont l’issue ne peut être que la destruction définitive de la planète et de ses habitants si nous ne conformons pas à ses préceptes.

Car tout est mis en œuvre pour persuader la population que la situation climatique actuelle est pire que celle d’hier, mais encore bien meilleure que ce qui nous attend demain.

 Appuyées par des écrits scientifiques, pseudo-scientifiques, idéologiques et politiques, des grand-messes climatiques annuelles (Les COP) sont organisées et rassemblent des dizaines de milliers de participants venant des tous les horizons de la société. Les responsables de ces bouleversements sont connus et dénoncés : il s’agit de nous-mêmes, de notre mode de vie, de nos comportements, soit de toutes les activités humaines qui favorisent des émissions de CO2, ce gaz satanique pointé comme seul responsable du réchauffement climatique épouvantable qui nous attend.

Heureusement, la solution est dès lors élémentaire et évidente : supprimer toutes les activités qui libèrent ce gaz dans l’atmosphère et vivre conformément aux préceptes de la secte sera indispensable pour « sauver la planète ».

Quitter la secte ou contester ses fondements est possible, mais peut se révéler dangereux pour ces hérétiques soit par une véritable « mise au ban » de la société, en les qualifiant d’arriérés, d’idiots ou de corrompus, (2) soit par la mise en péril de leur carrière. C’est ainsi que de nombreux scientifiques n’expriment leurs doutes ou désaccord qu’après avoir quitté la vie professionnelle active, tandis que d’autres ont été sanctionnés ou purement et simplement licenciés.

LE MYTHE FONDATEUR

Sans oublier les « Journées de la Terre » (fondées en 1970) ou le Club de Rome (premier rapport en 1972), on ne peut ignorer le rôle joué par la première ministre britannique Margaret THATCHER, qui dans sa volonté de fermer les mines de charbon déficitaires, est confrontée à une grève des mineurs en 1984-85. Elle veut promouvoir le nucléaire pour la production d’électricité, et dans ce but démontrer le caractère nocif de l’emploi du charbon. Elle fut ensuite une ardente propagandiste écologique et dénonça inlassablement le danger climatique. Son action fut prépondérante dans la création ultérieure du GIEC.  Après avoir quitté le pouvoir elle révéla dans ses mémoires avoir été trompée par des scientifiques plus soucieux de catastrophisme que de vérité scientifique. (3)

L’ IPCC soit Intergovernemental Panel for Climate Change ou Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique, (improprement traduit en français par Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat ) fut créé en 1988 au sein de l’ONU, et dépend de l’Organisation météorologique mondiale. La mission qui lui est impartie est d’évaluer les risques et conséquences du réchauffement climatique lié aux activités humaines. Ce cadre « anthropique » très réductif fut occulté ultérieurement, mais il est évident que les travaux actuels du GIEC sont toujours strictement orientés dans la perspective prévue à l’origine, soit la responsabilité presque exclusive des activités humaines sur un prétendu dérèglement du climat, et minimisant ou éclipsant tous les autres facteurs d’origine naturelle.

Il a élargi ensuite ses travaux à la lutte contre la pollution, créant par ce « package » la confusion dans l’esprit du public entre lutte pour le climat et lutte contre la pollution.

Le GIEC n’entreprend aucune recherche par lui-même, mais collationne des études paraissant dans certaines revues spécialisées choisies par lui, en établit une synthèse, et au moyen de modèles informatiques, en déduit une projection de l’évolution climatique dans un futur à moyen et long terme.

La création du mythe de l’infaillibilité du GIEC est une grande réussite.

 

Il est un facteur primordial dans l’émergence de la pensée unique climatique au sein de tous les composants de la société.

L’idée que le GIEC a toujours raison est considérée comme une évidence dans le public, est confortée par les médias, le monde politique et les milieux enseignants, ainsi que par les ONG politico-environnementalistes telles que Greenpeace ou le WWF, dont il est d’ailleurs très (et souvent trop) proche quand ils ne se confondent pas. Ce mythe de la Vérité climatique qui serait détenue par le GIEC se fonde sur quelques piliers, dont les plus souvent cités sont :

 

  • Les scientifiques collaborant avec le GIEC seraient « les meilleurs du monde dans leur spécialité ». Or, ces quelques centaines de scientifiques (et non des milliers) sont en fait proposés par les gouvernements, et quoique je ne remette nullement leur compétence en cause, leur approche personnelle de la problématique de la responsabilité humaine sur le réchauffement climatique est certainement un critère primordial dans leur sélection, avant l’excellence autoproclamée de leur expertise.

 

  • Un autre pilier est le consensus rassemblant « l’immense majorité des scientifiques ». Or, la science ne se définit pas par un vote démocratique, et un consensus n’est certainement pas la garantie de l’exactitude d’une théorie scientifique. De nombreuses avancées de la science furent d’ailleurs le fait de scientifiques allant à l’encontre du « consensus » de leur époque, tels que Galilée, Newton, Wegener, Einstein, Lemaître et beaucoup d’autres. Le mécanisme de la création d’un consensus fut magistralement décrit par le philosophe Schopenhauer (4). La science « officielle » des régimes totalitaires, telle que l’eugénisme ou les théories raciales sous le national-socialisme, rassembla ainsi un consensus unanime des scientifiques.

 

LE LIVRE SACRE

 A intervalles réguliers, les scientifiques du GIEC publient un rapport d’évaluation de leurs travaux. Cinq rapports (AR) ont été publiés entre 1990 et 2014. Un sixième est prévu pour 2022.

Ces rapports comportent 2000 à 3000 pages, autant dire que très peu de personnes les lisent intégralement.

Aussi, ils sont accompagnés par un « résumé pour les décideurs », dont le caractère scientifique sera éclipsé par l’influence politique des représentants des gouvernements (5), qui orienteront le texte en fonction des intérêts des pays qu’ils représentent. Or, sur les 195 gouvernements impliqués, une majorité ont une conception très personnelle de la démocratie, ou sont rongés par une corruption généralisée… Beaucoup d’autres ont un intérêt idéologique ou financier à endosser les projections alarmistes qui leur sont présentées, comme par exemple la promesse de répartition du « Fonds Vert » soit 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en voie de développement, en ce compris la Chine et l’Inde !

D’autres études ciblées sur un problème particulier, comme récemment celle consacrée à la hausse du niveau des océans, sont diffusées entretemps.

Ce « résumé pour les décideurs » qui est en définitive un texte manipulé par les politiques pour les politiques, bénéficiera d’un retentissement mondial, et c’est lui qui constitue le véritable « livre sacré ».

 

LE CONTROLE DES MEDIAS

« Si vous n’êtes pas vu, vous n’existez pas ».

Le rôle des médias dans le formatage du public (au sens large du terme) fut décisif.

Dès le début de l’alarmisme climatique, les médias ont embrayé sur le catastrophisme pour des motifs divers. Leur première motivation fut l’attrait du public pour tous les sujets « catastrophe » qui font vendre du papier (6). Ensuite, l’engagement personnel de la grande majorité des journalistes et éditeurs dans la promotion d’une idéologie « verte » à tendance dite progressiste fut prépondérante.

Dès juillet 2000, Gelbspan Ross, éditeur du Boston Globe, donnait le ton : « Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ».

Ainsi, assez rapidement, un véritable cordon sanitaire fut tiré à l’encontre des scientifiques « GIECosceptiques », qui furent pratiquement exclus des « débats » climatiques, transformant ceux-ci en de simples monologues de propagande. De nombreux chefs de rédaction, de la presse écrite ou audio-visuelle, ont donné des instructions strictes en ce sens à leurs journalistes (7). La presse diffuse également à jets continus les centaines d’articles ou études décrivant les épouvantables conséquences du réchauffement climatique, dont beaucoup sont étonnantes sinon loufoques, souvent signées par des scientifiques issus d’universités prestigieuses, (8)

Ce déferlement permanent, largement relayé par les réseaux sociaux, est un outil essentiel au service du conditionnement de la population.

Chaque calamité climatique survenant où que ce soit dans le monde, bénéficie également d’une large couverture dans tous les JT, et est souvent présentée comme une conséquence évidente du prétendu dérèglement climatique.

Le ralliement unanime à une idéologie dominante d’une presse, dont celle qui se prétend neutre, qui a sciemment abandonné son rôle de contrôle des informations qu’elle diffuse, est également une caractéristique historique dans l’émergence d’un régime totalitaire.

 

L’ADHESION DU POLITIQUE

 Le monde politique s’est rapidement emparé de la lutte « contre le réchauffement climatique » en fonction des bénéfices qu’il espérait en retirer. Outre le ralliement intéressé de nombreux pays dont j’ai parlé précédemment, notre propre monde politique dans une merveilleuse unanimité, a rapidement rejoint le mouvement en phagocytant à des degrés divers le programme populiste écolo, conforté en cela par l’idée que le GIEC a toujours raison.

Nos gouvernants y virent une merveilleuse opportunité de gains électoraux, mais surtout une occasion inespérée de lever une quantité de nouvelles taxes et de restrictions en tous sens sous couvert d’écologie et de sauvetage de la planète, avec en prime l’approbation de la majorité de la population. Ce qui permet de renflouer partiellement les caisses de l’Etat tout en n’ayant finalement aucune influence sur le climat.

 

L’EMPRISE SUR LA JEUNESSE

 Dès l’origine, le milieu scolaire entreprend une opération systématique de propagande continue auprès des élèves, strictement conforme au discours climatique du GIEC. En confondant des buts louables tels que la lutte contre la pollution et le respect de la nature avec la promotion de l’idéologie politico-climatique, le corps enseignant a trahi son rôle essentiel qui devait être de donner à la jeune génération dont ils ont la charge, les outils devant les mener à devenir des citoyens informés aptes à distinguer la réalité de la propagande, et non de simples suiveurs.

Les jeunes lycéens défilent désormais régulièrement dans les rues, notamment sous l’impulsion des autorités publiques (9), accompagnés par des enfants y sont amenés dès leur plus jeune âge par leurs instituteurs, sans même que l’accord des parents ait été sollicité.

Le caractère crypto-religieux de ces processions régulières parait évident (10), et fut encore renforcé par l’apparition récente d’une jeune prophétesse au discours aussi indigent qu’irresponsable, qui a transformé en disciples lobotomisés l’ensemble des jeunes et de nombreux adultes à travers le monde.

 

L’INTERDICTION DE LA CONTESTATION

 J’ai évoqué ce problème dans mon dernier billet auquel je vous renvois (11) :

« Un système politique qui vous impose dès aujourd’hui ou à terme la façon de vous déplacer, la façon de vous chauffer, la façon de vous nourrir, la façon de vous loger, la façon de partir en vacances, en se fondant notamment sur de prétendues « études » d’ONG sans aucune légitimité, qui pousse sa jeunesse dans les rues afin d’atteindre ces objectifs me semble clairement à caractère dictatorial.

 

Je n’ai fait qu’effleurer les différents chapitres énumérés ci-dessus qui méritent un développement bien plus charpenté, dans la perspective de démontrer le caractère sectaire de la lutte en faveur d’un climat stable et « réglé », une période idyllique qui n’a jamais existé dans l’histoire de notre planète, et qui n’existera jamais. On pourrait également évoquer le ralliement très intéressé du monde économique et financier.

Jo Moreau

 

(1) https://www.info-sectes.org/pages/secte.htm?

(2) https://belgotopia.com/2019/05/03/les-climato-sceptiques-des-deviationnistes-corrompus/

(3) https://www.books.fr/thatcher-en-pointe-sur-le-climat/

(4) https://belgotopia.com/2017/03/19/l-art-davoir-toujours-raison/

(5) https://belgotopia.com/2014/06/24/la-primaute-du-politique-dans-les-rapports-du-giec/

(6) https://belgotopia.com/2017/10/11/la-peur-comme-moteur-mediatique/

(7) https://belgotopia.wordpress.com/2018/07/11/le-journaliste-et-le-changement-climatique-information-ou-activisme/

(8) https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

(9) https://belgotopia.com/2019/03/14/la-commission-europeenne-initiatrice-des-manifestations-etudiantes/

(10) https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

(11) https://belgotopia.com/2019/09/23/le-climat-une-voie-royale-vers-la-dictature/

 

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LE CLIMAT, UNE VOIE ROYALE VERS LA DICTATURE

 

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De récentes déclarations ont un accent non seulement totalitaire, mais également très menaçant à l’égard de celles et ceux qui osent encore mettre en doute la Vraie Vérité climatique propagée par l’officine de l’ONU : l’IPCC ou Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique (improprement traduit par Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat ou GIEC).

Si le débat scientifique a depuis longtemps été étouffé, les menaces à caractère ouvertement néo-fasciste prônant un système dictatorial sur tous les composants de la société sont maintenant véhiculées sans réserve par les médias « grand-public ».

Jusqu’à ce jour, je me suis toujours refusé à me joindre au dénigrement systématique et souvent excessif de la jeune Suédoise Greta Thunberg, mais ses dernières paroles ovationnées par une foule de jeunes adeptes à New-York, tellement similaires à celles qui furent prononcées un jour à l’encontre d’un autre groupe humain dans une dictature sanglante du 20e siècle, et qui s’appuyaient également sur des arguments pseudo-scientifiques, me font froid dans le dos.

« Si vous faites partie du petit groupe de personnes qui se sentent menacées, nous avons de très mauvaises nouvelles à vous annoncer, car ceci n’est que le commencement » a clamé l’adolescente Suédoise adulée par tous les grands de ce monde. (1)

Si ceci n’est que le commencement, on peut s’interroger sur la suite que certains illuminés risquent de donner à ses paroles envers « ceux qui se sentiraient menacés » …

Une réponse se trouve notamment dans une carte blanche de Cédric Chevalier, éditée par le média « La Libre Belgique », et démontrant par une argumentation suffisamment alambiquée que la démocratie ne peut trouver son salut que dans le cadre d’un mouvement climatique à caractère dictatorial, dont le caractère scientifique est définitivement abandonné. (2)

« Les démocrates conscients de l’urgence écologique doivent s’inquiéter que le désespoir ne génère des violences inutiles. Ils doivent s’unir pour que le cri de la jeunesse se canalise dans un mouvement non violent beaucoup plus déterminé et puissant que celui que nous connaissons jusqu’à présent. Ce mouvement doit en effet devenir sociétal, et rassembler les syndicats, les pouvoirs publics, les artistes, les intellectuels, les scientifiques, les jeunes, les travailleurs, les entrepreneurs, les pensionnés et trouver un relais politique crédible au sein d’un ou plusieurs partis démocratiques. »

La volonté de certains scientifiques et autres activistes climatiques de pénaliser, dans toute l’acceptation du terme, les GIECosceptiques ne date pas d’hier. En 2009, après d’autres, le président de la Bolivie Evo Morales plaidait pour la création d’un tribunal climatique international, relayé en cela notamment par la magistrate et ancienne candidate à la présidence française, Eva Joly parmi plusieurs autres. (3)

Les appels en ce sens se sont multipliés. Nous en sommes à l’incitation à la « criminalisation des climatosceptiques » et il faut craindre qu’ils aboutissent dans un avenir assez rapproché par l’officialisation d’un délit d’opinion. En même temps se multiplient dans la presse des appels à l’instauration de mesures imposées et non démocratiques, en un mot, des mesures totalitaristes (4) inspirées, rappelons-le, par des projections dans le futur réalisées au moyen de modèles que beaucoup considèrent comme imparfaits et basés sur une théorie contestée.

Le message politique porté par les activistes du mouvement climatique qui l’utilisent, soit la destruction d’un capitalisme qui, il faut bien le reconnaître, s’est fourvoyé dans un financiérisme débridé, ne peut déboucher que sur la résurgence d’un système idéologico-politique qui lui, s’est effondré dans la faillite et dans le sang il y a maintenant 25 ans. Une perspective de choix plutôt décourageante !

« La politique climatique n’est pas destinée à contrôler le climat, mais à vous contrôler, vous et votre vie ». (Piers CORBYN – MSc – Astrophysicien – Météorologue).

Un système politique qui vous impose dès aujourd’hui ou à terme la façon de vous déplacer, la façon de vous chauffer, la façon de vous nourrir, la façon de vous loger, la façon de partir en vacances, en se fondant notamment sur de prétendues « études » d’ONG sans aucune légitimité, qui pousse sa jeunesse dans les rues afin d’atteindre ces objectifs me semble clairement à caractère dictatorial.

Jo Moreau.

 

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AMAZONIE, FAKE NEWS, DESINFORMATION ET MANIPULATION

AMAZONIE

L’avalanche d’articles, de photos et d’avis de personnalités de tous horizons sur les incendies qui ravagent l’Amazonie constitue une illustration parfaite du sale boulot de manipulation de l’opinion publique exercée par les médias, et porteur de l’amalgame trompeur diffusé jour après jour entre protection de l’environnement et réchauffement climatique.

La première chose qui ait attiré mon attention est le rapport fait entre le nombre d’incendies constatés en 2019, avec la situation en … 2018. Il est à peine croyable qu’une comparaison aussi peu significative sur le plan statistique et trompeuse sur le plan historique ait été diffusée sans aucune réserve par tous les médias mondiaux, mais serve de surcroît les intérêts d’hommes et de femmes politiques, à commencer par le leader auto-proclamé de l’Union Européenne et porte-drapeau mondial de l’écologisme, j’ai nommé le président Macron.

Illustré par une photo « détournée » (que je mets en titre), son récent tweet sur le sujet résume parfaitement l’amalgame entretenu par les sauveurs de la planète sur base de fake news :

« Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence ».

Alors, soit le président Macron est mal informé, soit il suit aveuglément les avis très orientés d’ONG n’ayant aucune légitimité scientifique ou démocratique. Le problème est que la majorité de ceux qui nous gouvernent aient une démarche identique.

Mais reprenons les choses dans l’ordre.

FAKE NEWS

Je place sous ce titre l’emploi par les médias ou sur les réseaux sociaux de photos parfois anciennes, non pas « fausses », mais tout-à-fait étrangères avec la situation actuelle en Amazonie (1). Il s’agit d’une tactique souvent employée, destinée à émouvoir le public et l’orienter dans le sens voulu. Le choix des photos qui illustrent un article a une grande importance. Ainsi, les photos de dirigeants politiquement incorrects montrent souvent des visages grimaçants ou dans des poses peu avantageuses, tandis que les dirigeants idéologiquement corrects (aux yeux des médias) nous sont montrés souriants et sympathiques.

Mais l’emploi massif de ces photos « détournées » était tellement flagrant qu’après les avoir abondamment publiées, l’ensemble de la presse émit dans un deuxième temps des réserves prudentes quant à leur origine (2), ce qui lui permit accessoirement de se draper dans une démonstration émouvante d’objectivité.

DESINFORMATION

Mais qu’en est-il de la situation réelle de ces feux de forêt en Amazonie, remise dans un contexte global ? Je reprends ici quelques passages d’une interview, parue dans l’OBS, de Martine DROULERS, géographe, chercheuse émérite au CNRS, responsable de l’équipe « Brésil » au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique Latine (CREDAL) (3).

« Il y a vingt ans, on observait beaucoup plus de feux qu’aujourd’hui. Vingt mille kilomètres carrés brûlaient en moyenne chaque année. (…) La tendance était toutefois à la baisse depuis dix ans, avant que le nombre de feux n’augmente de nouveau depuis deux ans. Les incendies qui ravagent l’Amazonie aujourd’hui constituent une alerte qui appelle à la vigilance, mais il est important de rappeler que ces feux sont tout sauf nouveaux et que beaucoup d’entre eux sont des opérations de nettoyage de zones déjà déboisées. (…) Lula [président du Brésil de 2003 à 2010, NDLR] avait mis en place au début de son mandat une politique « environnementaliste ». (…)  Il l’a cependant beaucoup nuancée pendant la deuxième moitié de son mandat. La crise économique de 2008 a encore accentué le retour à une politique développementaliste d’exploitation à court terme des ressources de l’Amazonie. Quant à Dilma Rousseff [présidente de 2011 à 2016, considérée comme l’héritière de Lula, NDLR], c’est elle qui, en tant que ministre des Mines et de l’Energie, a relancé la construction d’usines hydroélectriques en Amazonie.(…) Environ 50 % de la forêt est désormais sous un statut de protection nationale. Cette surface est partagée entre réserves indiennes et écologiques. Donc la moitié de l’Amazonie ne sera pas, ou très peu, sujette à la déforestation. Certains s’y risquent, mais les amendes sont sévères ».

Voilà qui nous éloigne de l’affolement actuel sur une situation qui si elle n’est pas idéale, n’est pas non plus la catastrophe irrémédiable clamée partout.

MANIPULATION

Revenons sur l’affirmation -reprise par Macron- selon laquelle l’Amazonie est le poumon de notre planète, qui produit 20% de notre oxygène.

Ici encore, je me réfère à une interview de Alain PAVE, professeur émérite à l’université Claude Bernard Lyon 1, ex directeur du programme Amazonie du CNRS, parue dans le Huffington Post. (4)

La forêt amazonienne produit-elle 20% d’oxygène?

“C’est très, très optimiste”, s’amuse le chercheur qui se demande où le président (Macron) a bien pu trouver ce chiffre sans fondement scientifique. “Quelques pour cent, peut-être, estime le scientifique, mais on est loin des 20%.”

Peut-on utiliser l’expression “poumon de la planète”?

“Aïe aïe aïe…”, réagit le scientifique devant cette formule qui fait actuellement la Une des médias. “J’étais à un sommet de l’ONU sur le climat en 1992, et déjà les scientifiques s’agaçaient de cette expression”, précise-t-il. Alors non, c’est un symbole mais ce n’est pas une image scientifiquement exacte. Au mieux, c’est un alvéole pulmonaire parmi d’autres. Les autres forêts déjà. Si la forêt amazonienne est immense, elle ne représente que 10% des forêts mondiales également émettrice d’oxygène avec les limites citées plus haut dans cet article. “Et surtout, le producteur numéro 1 d’oxygène, c’est l’océan”, souligne le professeur. Il fournit à lui seule la majorité de “l’oxygène que nous respirons” pour reprendre l’expression de Macron. “Le poumon de la planète, c’est lui.”

 

Voilà quelques remises à niveau à propos d’une pseudo-crise montée de toutes pièces dans le cadre plus général de l’idéologie climato-politique dominante, et déjà relayée par le mouvement de Greta Thunberg (5).

Et pour bien enfoncer le clou, on nous informe des projets apocalyptiques de l’infâme Bolsonaro en Amazonie : y construire une centrale hydraulique, une autoroute et un pont (6). A n’en pas douter : une catastrophe pour la planète !

Jo Moreau.

(1) https://www.huffingtonpost.fr/entry/incendie-photos-fake_fr_5d5e403de4b0dfcbd4883292?

(2) https://fr.news.yahoo.com/incendies-amazonie-attention-fausses-photos-103306192.html

(3) https://www.nouvelobs.com/planete/20190823.OBS17479/ces-incendies-en-amazonie-ne-sont-pas-nouveaux.html?

(4) https://www.huffingtonpost.fr/entry/foret-amazonienne-poumon-planete_fr_5d5f9226e4b0dfcbd48b5e6a?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&

(5) https://www.msn.com/fr-fr/news/monde/c2-absos-amazonie-c2-bb-le-mouvement-de-greta-thunberg-appelle-c3-a0-manifester-ce-vendredi/ar-AAGdkSy

(6) https://www.lalibre.be/planete/environnement/des-documents-inedits-revelent-les-plans-destructeurs-de-bolsonaro-pour-l-amazonie-5d5f979cd8ad5806bad12b3a?

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LETTRE OUVERTE A GRETA, ANUNA, ADELAIDE ET AUTRES MIOCHES

Greta-2

Depuis des mois, nous voyons défiler chaque jeudi dans nos rues un nombre considérable de jeunes lycéens et lycéennes, ainsi que des enfants embrigadés par leurs instituteurs, venus manifester pour exiger du monde politique qu’il contrôle le climat par « des mesures énergiques ».

Ils appuient leurs revendications par des reproches ciblés à l’égard des générations qui les ont précédées, et qui auraient ignoré le bien de la planète à leur seul profit égoïste.

Je ne peux leur en vouloir, alors qu’ils sont endoctrinés dès leur plus jeune âge par les proclamations catastrophistes relayées par les médias, par leurs enseignants, par l’ensemble des composants de la société, ainsi que par un certain nombre de scientifiques dont les buts idéologiques et politiques sont aujourd’hui clairement affichés.

Tout ceci sous le couvert d’une science univoque imposée par l’organisme intergouvernemental GIEC, organe politique onusien (« ce grand machin », avait dit de Gaulle) sourd et aveugle à tous ceux qui, pourtant nombreux, contestent ce qui n’est qu’une théorie, astucieusement mélangée avec de nobles sentiments de lutte contre une pollution généralisée et souvent excessive, dans un package à prendre ou à laisser. Ainsi, nous en sommes arrivés à une pseudo-science imposée et non contestable, ce qui était, convenons-en, l’apanage des religions ou de régimes obscurs de l’histoire humaine, depuis l’inquisition jusqu’aux régimes totalitaires du 20e siècle.

Mais voilà ce que j’aimerais dire à Greta, Anuna, Adélaïde et les autres enfants qui prennent le pouvoir dans la cité, et pérorent devant un aréopage politique et médiatique sous le charme.

Vos aïeux se sont relevés d’une guerre qui a fait 50 millions de morts, laissé derrière elle quantité de villes qui n’étaient que monceaux de ruines, d’économies détruites, de restrictions diverses et notamment alimentaires. Ils ont dû résoudre les problèmes soulevés par des millions de « personnes déplacées » à recaser en Europe. Et plus intimement pour ceux rescapés des camps d’internement, de concentration et d’extermination, retrouver des enfants qui se demandaient de quel droit ce bonhomme inconnu venait s’imposer dans leur petite vie.

Alors oui, ils avaient d’autres priorités pour vous aider à vivre et à bouffer, plutôt que de concevoir des villes éco-durables, et une alimentation bio sans conservateurs.

Ensuite vint pour vos grands-parents la reprise des luttes pour un mieux-être de l’ensemble de la population, souvent astreinte aux travaux les plus rudes à longueur d’années, et de luttes syndicales parfois dures et violentes pour enfin atteindre un « way of life » à peu près convenable pour la majorité. Ils se sont battus pour eux, mais surtout pour vous et votre avenir dans une société de bien-être et de loisirs, qui ne seraient plus seulement réservés à une petite caste privilégiée.

Vos parents aussi se sont engagés et souvent au détriment de leur propre confort pour vous permettre de poursuivre des études, maintenant snobées par une prophétesse climatique.

Greta, Anuna, Adélaïde et les autres mioches dénoncent aujourd’hui combien cela était criminel. Vous vivez mieux que vos ancêtres ? Honte sur vous ! Car même si vous ignoriez que votre comportement était condamnable, vous en êtes coupables. Alors, à vos poches, bande de con-tribuables, qui au travers de multiples taxes éco-durables et du coût démentiel d’une transition énergétique dont l’urgence reste à démontrer, redevenez taillables et corvéables à merci.

Ceci au profit d’objectifs idéologiques, politiques et/ou financiers de quelques-uns, d‘ici et d‘ailleurs.

En manipulant Greta, Anuna, Adélaïde et les mioches donneurs de leçons qui les suivent, à qui je conseillerais bien le sort à réserver à leurs reproches et condamnations. Mais je suis poli.

Jo Moreau

Voir aussi :

https://belgotopia.com/2019/03/14/la-commission-europeenne-initiatrice-des-manifestations-etudiantes/

https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

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UN CLIMAT DE PEUR

belgotopia (19)

Il fut un temps où quand une catastrophe était provoquée par une nouvelle invention, des études et recherches étaient aussitôt entreprises sur les causes du dysfonctionnement, ce qui débouchait sur les perfectionnements et les modifications permettant de les éviter, ou du moins d’en atténuer fortement les conséquences.

Les premières lignes de chemin de fer furent la cause de multiples accidents entraînant la mort de nombreux passagers. Déjà à l’époque, les médias se déchaînèrent contre cette « invention du diable » qui affolait les troupeaux. Mais heureusement, les responsables politiques et les industriels ne remirent nullement en cause l’existence de ce formidable outil de développement.

Que dire de l’application du gaz de houille, au début du XIXe siècle, d’abord nauséabond et d’un usage dangereux au vu de ses composants très toxiques. Il était produit dans des « usines à gaz », à proximité immédiate des villes dont il éclairait les nuits… parfois de façon très explosive ! Après de multiples améliorations, il fut dans l’après-guerre remplacé par le gaz naturel que nous connaissons aujourd’hui, nettement plus sécurisé. Mais à aucun moment, le principe même de l’usage du gaz ne fut remis en question.

Les premiers avions à réaction commerciaux connurent également un dramatique échec. Les progrès technologiques découlant de l’étude des épaves des « De Havilland Comet » britanniques qui s’étaient écrasés permirent ensuite d’en identifier les faiblesses, ce qui déboucha sur la mise en service de « jets » plus sûrs et plus performants.

On pourrait ainsi multiplier les exemples, car le parcours qui mena au bien-être et aux innombrables facilités dont nous profitons chaque jour fut balisé d’erreurs, d’errements, d’approximations peu à peu rectifiées et faisant l’objet d’évolutions constantes.

Mais aujourd’hui, l’Europe a peur.

Une peur quasi-religieuse et obsessionnelle d’une apocalypse inéluctable, instillée dans nos populations, et surtout parmi la jeunesse, par les prédicateurs d‘une nouvelle Eglise au discours à caractère oppressif. Et l’angoisse qu’elle génère est portée presque journellement par l’ensemble des acteurs de notre société, depuis les enseignants en passant par les médias, le monde politique et une partie du monde scientifique. Cette peur paralyse de plus en plus les différents vecteurs de son dynamisme et de son développement.

Le nucléaire qui nous menace tous, un réchauffement climatique catastrophique provoqué par les activités humaines, des OGM qui nous promettent des mutations monstrueuses, une pollution qui nous étouffe lentement, des gaz de schiste dont l’exploitation va bouleverser notre environnement, une agriculture empoisonnée, des micro-ondes qui nous cuisent à petit feu et j‘en passe. Plutôt que pousser la recherche et débattre sereinement des problèmes pour trouver des solutions, l’Europe, fatiguée de tout et surtout d’elle-même, préfère le renoncement scientifique, politique, économique, moral et culturel, dans une gerbe d’interdictions et d’encadrement drastique de la population.

Nous assistons à une capitulation sur tous les fronts dans un pathétique remake hollywoodien de la chute de l‘empire romain.

Heureusement, on a inventé le merveilleux et hyper-populiste « principe de précaution », destiné à préserver nos malheureuses populations de toutes ces inventions du diable et des innombrables catastrophes qui en sont les conséquences inévitables. Et qui permet au monde politique de surfer sur la vague électoralement rentable de la sécurité à tout prix et du sauvetage de la planète. Si certaines recherches fondamentales se poursuivent malgré tout, c’est presque honteusement et en toute discrétion.

Et pendant que la Chine en plein développement poursuit la conquête de l’espace avec de nouveaux véhicules spatiaux, l’Europe a construit une avionnette propulsée à l’énergie solaire. Avant de redécouvrir le cerf-volant après les moulins à vent ? A chacun ses ambitions.

Minuscule Europe sur une carte du monde, que ses renoncements frileux ne pourront cependant protéger des pseudo-dangers qu‘elle redoute tant, entraînée dans l’avènement d’une société pastorale confraternelle et angélique nourrie au fromage de chèvre et se déplaçant en trottinette. Un fantasme qui n’aura d’autre issue que la paupérisation dramatique de nos populations, et une soumission totale aux autres puissances émergentes partout dans le monde.

Des sociétés qui fondent l’espoir de leur développement sur la confiance en la science pour maîtriser les errances des nouvelles technologies, au besoin encadrées quand c’est nécessaire, mais certainement pas sur leur interdiction.

Comme le fit l’Europe dans des temps maintenant révolus, quand elle n’avait pas peur du progrès.

Jo Moreau.

 

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