LE CLIMAT D’ANTAN…

belgotopia (29)

De nombreux scientifiques soulignent le caractère permanent du sentiment de changement climatique dans la mémoire humaine. Citons notamment Sylvie BRUNEL – Professeure à l’université Paris-Sorbonne. Agrégée en Géographie – Docteur en économie -Spécialiste des questions de développement : « Y a-t-il dans l’histoire géologique de la Terre une période où le climat aurait été «réglé» ? Existe-t-il un optimum climatique, une sorte de paradis perdu qu’il faudrait à tout prix recréer ? Quand et où le climat de la Terre a-t-il été idéal pour les hommes, qui se sont obstinés à vivre dans les déserts, à occuper les montagnes et les régions glacées, à subir la chaleur tropicale et les blizzards new-yorkais ? », ou encore Emmanuel GARNIER – Historien du climat et directeur de recherche au CNRS : « L’observation effectuée sur le temps long écorne sérieusement le caractère « nouveau » de notre actuelle phase de Global Warming, il convient de souligner le caractère permanent du sentiment de « changement » météorologique au cours des cinq derniers siècles ».

En feuilletant d’anciennes revues, je suis tombé sur un article paru dans « Le Patriote Illustré » du 22 octobre 1939, et qui me semble représentatif de l’opinion qu’on pouvait avoir sur l’évolution du climat en fonction des connaissances de l’époque. J’en reprends ci-dessous de larges extraits.

 

NOTRE CLIMAT CHANGE-T-IL ?

Que de fois n’entend-on pas les gens d’un certain âge gémir sur le détraquement des saisons et, de la meilleure foi du monde, affirmer qu’au temps de leur jeunesse les saisons avaient un cours bien plus régulier, comme si, en quarante ou cinquante ans, un changement appréciable pouvait se produire dans le régime atmosphérique de la Terre !

Cette illusion du souvenir n’est pas nouvelle, on en retrouve la trace à tous les âges de l’humanité. Dans la première moitié du XVllle siècle, Saint-Simon écrivait en ses Mémoires : « Il y eut, le jour de la Chandeleur, 2 février 1701, un ouragan si furieux que personne ne se souvint de rien qui eût approché d’une telle violence dont les désordres furent infinis dans tout le royaume. Le haut de l’église Saint-Louis, dans l’île, à Paris, tomba ; beaucoup de gens qui y entendaient la messe furent tués ou blessés. Cet ouragan a été l’époque du dérangement des saisons et de la fréquence des grands vents en toutes ; le froid en tout temps et la pluie ont été bien plus ordinaires depuis, et ces mauvais temps n’ont fait qu’augmenter jusqu’à présent, en sorte qu’il y a longtemps qu’il n’y a plus du tout de printemps, peu d’automne et, pour l’été, quelques jours par-ci, par-là ; c’est de quoi exercer les astronomes ».

Les astronomes s’y exercent, mais malheureusement la découverte des instruments qu’ils ont aujourd’hui à leur disposition et leur méthode rigoureuse d’observation sont d’origine trop récente pour que l’ensemble des documents recueillis leur permette de faire remonter leurs constatations bien haut et de décider si le climat d’un pays reste constant ou s’il subit des changements successifs.

En l’absence de statistiques météorologiques, on pourrait cependant remonter dans les temps historiques en s’adressant aux récits des savants et voyageurs. Mais malheureusement encore, leurs impressions personnelles sont trompeuses, et on s’en aperçoit à la contradiction qui existe entre elles. (…) Peut-on, s’est demandé M. Loisel, inférer de ces documents que notre climat a passé successivement du froid au chaud et du chaud au froid ? Il y a tout lieu de croire que l’extension progressive de la culture de la vigne vers le Nord n’est due nullement à l’amélioration du climat, mais qu’elle a simplement suivi la marche des défrichements. (…) La date des vendanges dans une même localité, si elle éprouve de grandes variations d’une année à l’autre, oscille autour d’une moyenne constante. M.J.Loisel va même plus loin, car à son sens, la permanence, dans sa température générale, du climat de la France, depuis une vingtaine de siècles, est un fait prouvé. Mais nous le répétons avec lui, cela ne signifie pas qu’il soit resté absolument invariable ; il a certainement présenté et il présente encore des variations que le docteur Brückner et M.Sieger font correspondre aux périodes sèches ou humides, constatées par la hauteur des lacs et des rivières.

L’existence de ces oscillations qui se succèdent sans grande régularité d’ailleurs et, par là même, ne paraissent pas présenter une réelle périodicité, explique pourquoi de nombreuses hypothèses souvent contradictoires on pu être émises sur la possibilité d’un changement du climat. « Les conditions climatologiques, conclut le savant météorologiste, subissent des variations autour d’une valeur moyenne, mais nullement une variation continue dans un sens toujours le même, qui indiquerait un changement progressif : notre climat oscille ».

(s) Georges LAURENCE.

Dans le même ordre d’idée, quelques personnalités pourraient être rangées dans les rangs du « GIEC d’avant le GIEC » :

« La face entière de la Terre porte aujourd’hui l’empreinte de la puissance de l’homme. Cette influence s’exerce même sur le climat : en gérant convenablement son environnement, l’humanité pourra « modifier les influences du climat qu’elle habite et en fixer pour ainsi dire la température au point qui lui convient »  Buffon 1780 « Les époques de la Nature » –

« Nous sommes dévorés de sécheresse et la science dit : il ne faut pas accuser la nature mais l’homme, qui, en altérant la surface de la terre, a changé le cours de l’atmosphère et conséquemment l’influence des saisons ». Cadet de Vaux – 1800

« Un changement du climat se ressent de manière très sensible. La neige est moins fréquente et moins abondante. Thomas JEFFERSON 1801

« Messieurs, depuis quelques années, nous sommes témoins de refroidissements sensibles dans l’atmosphère, de variations subites dans les saisons et d’ouragans […] auxquels la France semble devenir de plus en plus sujette » Joseph-Jérôme SIMEON – Ministre de l’Intérieur en 1821.

Jo Moreau

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EXTINCTION REBELLION : LA FACE CACHEE D’UN MOUVEMENT RADICAL

extinction

Depuis quelques semaines, le mouvement radical « EXTINCTION REBELLION », prônant la désobéissance civile, se fait connaître par des manifestations suivies en divers endroits dans le monde entier.

Certains ne voient dans ce mouvement qu’un rassemblement familial et pacifique de non-violents demandant des actions concrètes de nos gouvernants afin de maîtriser le climat.

Dans une communication du 04 février 2019, Roger Hallam, co-fondateur du mouvement, explique ses motivations, et les buts poursuivis par son organisation lancée officiellement en octobre 2018. (1)

Après avoir expliqué l’origine de son action, motivée par l’exemple de sa mère, pasteur méthodiste très engagée contre l’injustice et en faveur de diverses ONG, il poursuit par l’énumération des prétendues catastrophes climatiques de ces dernières années qu’il juge climatiquement hors normes, selon sa propre expérience de fermier « bio ».

Je reprends ci-dessous des extraits de la suite de son discours, dans une traduction « maison ».

« Un professeur de biologie reconnu ayant des années d’expertise prévient que la race humaine s’éteindra dans une dizaine d’années. Un professeur de climatologie dit que nous ne sommes pas face à une urgence climatique, mais bien face à une catastrophe climatique, et dit que cette année ou peut-être dans un délai un peu plus long la glace de l’Arctique aura complètement fondu en été, et en toutes saisons dans une décade.

Le récent réchauffement climatique augmentera massivement, les incendies de forêt de l’Amazonie libéreront des quantités de méthane, et augmentera l’acidification des océans. Cela sont des faits et non une simple opinion.

Et cependant les gouvernements continuent à autoriser une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, il n’y a pas de mots pour qualifier un tel comportement criminel.

Les accords de Paris étaient morts avant même leur signature. Tout ceci signifie une diminution de la nourriture, une augmentation de la température de 2°c empêchera la croissance des grains au centre des continents et donc un effondrement de l’économie, des famines généralisées où de nombreuses personnes mourront de faim ou de causes collatérales, seront tuées dans des guerres, affectées par des dépressions mentales, des actes de torture, des viols. Nous nous dirigeons vers la fin. (…)

EXTINCTION REBELLION ne désire pas manager le renoncement. Nous organisons un mouvement de masse de désobéissance civile. Nous n’organisons pas des conférences, mais des assemblées où les citoyens ordinaires pourront décider si leurs enfants seront sauvés d’une mort programmée par les riches et les puissants. Nous ne nous limitons pas à envoyer des e-mails ou à organiser des dons d’argent.

Nous allons forcer les gouvernements à agir. Et s’ils ne le font pas, nous les renverserons et créerons une démocratie adaptée à nos objectifs. Et oui, certains pourront perdre la vie dans ce processus.

Certains d’entre nous ont dépassé le stade de l’obscurité de l’âme, et ne craignons plus notre propre peur. (…) J’ai dit aux étudiants qu’ils allaient bientôt mourir. Il n’y a pas de poésie après Auschwitz, et il n’est plus question de discours après les faits sur l’urgence climatique et écologique. Il n’y a pas de changement réel sans douleur, et certains diront sans doute que mon discours est défaitiste et dangereux ».

Suit ensuite un appel à l’action, et à rejoindre les milliers de personnes déjà dans les rues pour un changement radical qui signifie aussi « des arrestations, de la prison, des grèves de la faim ».

« Nous nous sommes mentis à nous-mêmes. Mais nous avons aujourd’hui le choix. J’ai fait le choix de me révolter et vous êtes vous-mêmes face à ce choix, soit continuer à mentir face à des millions de gens ou avoir le courage de franchir les flammes et de surgir de l’autre côté, de clamer la vérité et d’agir en faveur de cette vérité. Quelqu’un m’a dit récemment qu’il y avait quelque chose de pire que la mort, c’est l’enfer. Face à vivre un mensonge intégral, vous devez décider si vous nous rejoignez parmi les bienheureux ».

Nous retrouvons dans ce discours tous les poncifs qui ont fait le succès de l’affolement climatique, suivis de la démonstration, cette fois-ci claire et évidente, du caractère sectaire d’un mouvement de fond, que je dénonçais récemment parmi beaucoup d’autres (2), et dont on peut craindre qu’il échappe désormais à tout contrôle.

Certains dénoncent cependant le caractère de plus en plus évident du mouvement. Ainsi, Jutta Ditfurth, cofondatrice du parti écologiste « Die Grüne » qualifie EXTINCTION REBELLION de « secte ésotérique croyant en l’extinction précoce de l’humanité et recommandant le sacrifice de soi. »

Alors qu’il prône officiellement la non-violence, il est un fait que les actions menées telles que l’occupation de centres commerciaux, de zones industrielles, des voies publiques, l’organisation de manifestations non autorisées ou se tenant dans des endroits interdits, sont des provocations ouvertes appelant une réaction obligée des autorités. Il est facile alors de dénoncer la violence montrée à l’encontre de gentils manifestants « pacifiques ».

Il est urgent et impératif que les responsables politiques, les médias, le monde éducatif informent la population et plus particulièrement les jeunes, et les mettent en garde contre l’idéologie réelle et les objectifs affichés par ce mouvement.

EXTINCTION REBELLION bénéficie de l’appui de Greta Thunberg, désormais docteur honoris causa de l’université de Mons (Belgique) (3), ainsi que de nombreux scientifiques et personnalités diverses.

MISE A JOUR 27.09.2020

Roger Hallam, co-fondateur de Extinction Rebellion, vient de déclarer récemment :

« Je dis que les personnes coupables sont les personnes qui dirigent la société, dirigent les grandes entreprises, dirigent les gouvernements, dirigent les élites. Ils sont exponentiellement plus coupables de la catastrophe climatique. (…)  Peut-être que vous devriez leur mettre une balle dans la tête – ou plutôt quelqu’un le fera probablement. » (4)

Jo Moreau.

(1) https://www.youtube.com/watch?v=htvxc0Wg7sA

(2) https://belgotopia.com/2019/09/30/lactivisme-climatique-est-une-derive-sectaire/

(3) https://www.youtube.com/watch?v=EXGfBHxvE_c

(4) https://order-order.com/2020/09/02/exclusive-extinction-rebellion-founder-says-government-and-business-owners-should-have-a-bullet-put-through-their-head/

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LES EPOUVANTABLES CONSEQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE -4

belgotopia 36Ceux qui me font l’honneur (et le plaisir) de consulter régulièrement ma page Facebook « belgotopia » peuvent aussi suivre la rubrique : « Dans l’hallucinante série : les délires climatiques« , qui distille à doses homéopathiques la litanie des épouvantables conséquences du réchauffement (changement- dérèglement) climatique qui nous attendent.

Elles décrivent presque toutes un futur proche ou lointain, et rédigées bien entendu au conditionnel …

Celles-ci émanent soit de médias, soit de revues scientifiques dont on ne peut décemment mettre le sérieux en doute. Et ces études, ne l’oublions pas, sont majoritairement financées par l’argent public, soit le vôtre et le mien.

Les deux cents premières furent rassemblées dans trois billets, que je vous engage vivement à (re)consulter :

https://belgotopia.com/2017/06/02/les-epouvantables-consequences-du-changement-climatique/

https://belgotopia.com/2018/10/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique-2/

https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

Voici donc les cinquante suivantes, et j’en ai encore un nombre considérable en réserve, car nous sommes soumis à une véritable avalanche de constatations et prédictions terrifiantes ! La plupart sont largement diffusées, et contribuent grandement au sentiment de peur instillé dans le public, et plus particulièrement parmi les enfants et lycéens. Et l’Histoire nous montre à quel point ces derniers sont manipulables.

Alors, peu importe les mensonges et approximations.

« La blague dans la plupart des départements de biologie universitaire pour les chercheurs qui cherchent du financement, est « comment puis-je lier ma recherche au réchauffement climatique ? »

Jim Steele – BS – MS – Biologie de l’environnement –

Et vous aussi, affolez-vous sans réserve !

Jo Moreau.

 

 

  1. Le réchauffement climatique libérera de grandes quantités de mercure.

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/arctique-la-fonte-des-glaces-pourrait-liberer-de-dangereuses-quantites-de-mercure-145424.html?

 

  1. Le réchauffement climatique catastrophique pour l’industrie vinicole américaine.

http://old.seattletimes.com/html/businesstechnology/2003119028_wine11.html

 

  1. Le changement climatique aura un important impact sur les infrastructures de transport.

https://www.eurekalert.org/pub_releases/2008-03/tna-ccw031108.php

 

  1. Les truffes sont menacées par le réchauffement climatique.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969718346096?via%3Dihub

 

  1. Le réchauffement climatique condamne certains vignobles britanniques.

https://phys.org/news/2008-05-uk-hot-wine-making.html

 

  1. Le changement climatique pourrait réveiller les volcans canadiens.

https://www.cbc.ca/news/thenational/climate-change-could-wake-up-canada-s-dormant-volcanoes-1.4934504

 

  1. Le changement climatique entraine une multiplication des épidémies en Afrique.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/12/04/en-afrique-le-changement-climatique-entraine-une-multiplication-des-epidemies_5392613_3212.html?

 

  1. Le réchauffement climatique mènera à une nouvelle guerre mondiale.

https://www.treehugger.com/corporate-responsibility/will-global-warming-cause-world-war-iv.html

 

  1. Les montagnes européennes grandissent à cause du réchauffement climatique.

https://www.livescience.com/938-taller-mountains-blamed-global-warming.html

 

  1. Le réchauffement climatique pourrait mettre le monde en faillite d’ici 2065.

http://www.sentienttimes.com/01/dec_jan01/global_warming.html

 

  1. Le changement climatique modifie l’ADN des animaux.

https://www.livescience.com/10529-animal-dna-changing-climate-study-finds.html

 

  1. Les allergies empirent à cause du réchauffement climatique.

https://www.livescience.com/3921-allergies-worse-due-global-warming.html

 

  1. Pluies plus abondantes mais moins d’eau disponible suite au réchauffement climatique.

https://www.livescience.com/496-irony-global-warming-rain-water.html

 

  1. Le réchauffement climatique va provoquer la féminisation des tortues vertes.

https://sciencepost.fr/2018/12/dici-2100-jusqua-93-des-tortues-vertes-pourraient-etre-des-femelles/

 

  1. Le réchauffement climatique provoquera une prolifération des rats.

https://sciencepost.fr/2018/11/qui-dit-rechauffement-climatique-dit-aussi-proliferation-des-rats/

 

  1. Le réchauffement climatique menace la pratique du surf.

https://www.la-croix.com/Sport/surf-inquietude-sommet-vague-2018-12-30-1200992381?

 

  1. Les mésanges deviennent plus violentes à cause du réchauffement climatique

http://www.lefigaro.fr/sciences/2019/01/10/01008-20190110ARTFIG00225-le-rechauffement-climatique-transforme-les-mesanges-en-tueurs-en-serie.php?

 

  1. Le réchauffement climatique met en péril la survie des sports d’hiver.

https://www.theguardian.com/environment/2013/apr/09/winter-olympians-obama-climate-change

 

  1. Le réchauffement climatique provoque les vagues de froid polaire.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/12/27/01008-20171227ARTFIG00191-les-coups-de-froid-polaire-sont-lies-au-rechauffement.php?

 

  1. Le réchauffement climatique affectera le circuit des courants marins.

https://www.ouest-france.fr/sciences/les-courants-marins-affectes-par-le-climat-6165235

 

  1. Le réchauffement climatique met en péril les nappes phréatiques.

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-rechauffement-climatique-bombe-retardement-nappes-phreatiques-69889/?

 

  1. Le réchauffement climatique provoque la disparition de l’oxygène dans les océans.

https://www.nationalgeographic.fr/environnement/loxygene-disparait-progressivement-des-oceans?

 

  1. Le changement climatique provoquera la sous-alimentation et l’obésité.

https://www.glamourparis.com/planete/articles/sante-le-rechauffement-climatique-aggrave-la-sous-alimentation-et-lobesite/72319?

 

  1. Le réchauffement climatique plongera la Terre vers une vraie fournaise irréversible.

https://www.livescience.com/63267-hothouse-earth-dangerously-close.html

 

  1. Le réchauffement climatique empêchera le gel des lacs en hiver.

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/lac-rechauffement-climatique-lacs-pourraient-arreter-geler-hiver-74824/

 

  1. Le réchauffement climatique provoquera une modification de la couleur des océans.

https://www.lesoir.be/205130/article/2019-02-06/la-couleur-des-oceans-pourrait-changer-dici-2100-video?

 

  1. Le changement climatique menace les infrastructures militaires américaines.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/le-changement-climatique-menace-l-armee-americaine_131447?

 

  1. Le changement climatique menace les droits de l’homme.

https://www.countercurrents.org/duyck120315.htm

 

  1. Le dérèglement climatique pourra conduire à une augmentation des cas de SIDA.

https://www.liberation.fr/planete/2019/02/18/le-dereglement-du-climat-pourrait-conduire-a-une-augmentation-du-risque-d-infection-au-vih_1709118?

 

  1. Les races de chiens à nez court menacés par le réchauffement climatique.

https://www.theage.com.au/lifestyle/life-and-relationships/short-nosed-dogs-feel-the-heat-20080120-gdrxil.html

 

  1. Le réchauffement climatique provoque l’extinction d’une espèce de mammifère

https://www.nationalgeographic.com/news/2016/06/first-mammal-extinct-climate-change-bramble-cay-melomys/?

 

  1. Le changement climatique est responsable de la plupart des crises humanitaires dans le monde.

https://www.theguardian.com/science/2019/feb/21/climate-change-cause-of-most-under-reported-humanitarian-crises-report-finds

 

  1. Le réchauffement climatique est la cause de l’abondance des rats à Paris.

https://www.dreuz.info/2019/02/24/hidalgo-si-les-rats-pullulent-a-paris-cest-en-raison-du-rechauffement-climatique/?

 

  1. Le réchauffement climatique provoquera la disparition des nuages.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0600802683040-avec-le-rechauffement-climatique-les-nuages-pourraient-disparaitre-2249049.php?

 

  1. Le changement climatique menace le renard polaire.

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_victimes-du-rechauffement-climatique-trois-renards-polaires-s-installent-aux-grottes-de-han?id=10155694&

 

  1. Le réchauffement climatique provoque une baisse de 35% des poissons dans certains océans.

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-rechauffement-climatique-jusqua-35-poissons-moins-oceans-41639/

 

  1. Le réchauffement climatique à l’origine de la prochaine crise financière mondiale.

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/le-changement-climatique-pourrait-provoquer-une-crise-financiere-similaire-a-2008-146952.html

 

  1. Le changement climatique menace la production d’olives et d’huile d’olive

https://www.msn.com/nl-be/nieuws/wereld/olijven-en-olijfolie-dreigen-nu-al-schaars-goed-te-worden-door-klimaatverandering/ar-BBUquRp?ocid=sf

 

  1. Le réchauffement climatique provoquera une augmentation de la dengue et des insuffisances rénales.

https://www.nouvelobs.com/planete/20171031.OBS6779/dengue-insuffisance-renale-le-changement-climatique-a-deja-un-impact-sur-notre-sante.html?

 

  1. Le changement climatique force les bergers mongols à s’établir en ville.

https://www.france24.com/en/20190315-reporters-video-mongolia-climate-change-forces-nomads-herders-move-city-capital-ulaanbaatar?

 

  1. Le réchauffement climatique provoquera en Inde des vagues de chaleur humide et même les personnes en bonne santé mourront dans les 6 heures.

https://www.theguardian.com/environment/2017/aug/02/climate-change-to-cause-humid-heatwaves-that-will-kill-even-healthy-people

 

  1. Le Pôle Nord est maintenant un lac.

https://o.canada.com/news/the-north-pole-is-now-a-lake

 

  1. Le changement climatique est une cause du suicide de 60.000 agriculteurs indiens.

https://www.theguardian.com/environment/2017/jul/31/suicides-of-nearly-60000-indian-farmers-linked-to-climate-change-study-claims

 

  1. Les tempêtes d’une violence extrême vont tripler en Europe.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/le-nombre-de-tempetes-extremes-va-tripler-en-europe_132134?

 

  1. Le changement climatique crée des cultures toxiques et empoisonne les populations les plus pauvres.

https://www.independent.co.uk/environment/climate-change-poison-crops-toxic-fungi-ethiopia-un-environment-a8823071.html

 

  1. Le réchauffement climatique augmentera les turbulences en avion.

https://www.cnews.fr/environnement/2013-04-11/les-turbulences-en-avion-vont-fortement-augmenter-lavenir-436502?

 

  1. Paris est plus sale à cause du réchauffement climatique.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/20/urinoirs-amovibles-glace-antirats-anne-hidalgo-veut-une-ville-plus-propre_5425811_823448.html

 

  1. Le changement climatique provoque la baisse de la pêche des poissons et mollusques.

https://phys.org/news/2019-02-climate-fisheries-globally.html

 

  1. Le réchauffement climatique entrainera davantage de malformations congénitales.

https://sciencepost.fr/le-rechauffement-climatique-pourrait-gener-le-developpement-du-coeur-des-bebes/

 

  1. Le réchauffement climatique favorisera l’acclimatation des araignées exotiques

https://plus.lesoir.be/216515/article/2019-04-04/terme-les-araignees-exotiques-risquent-de-se-multiplier-chez-nous?

 

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L’ACTIVISME CLIMATIQUE EST UNE DERIVE SECTAIRE

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L’embrigadement des citoyens et plus précisément des plus jeunes d’entre eux, en une dérive politico-mystique qui, sous couvert d’une théorie scientifique toujours controversée, conditionne désormais tous les actes de notre société et la vie des citoyens.

Je veux parler de la théorie impliquant la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, notion qui a évolué progressivement en changements, puis « dérèglements climatiques ». Je dis bien une théorie, qui n’est nullement scientifiquement prouvée, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, et qui reste contestée par de nombreux scientifiques à travers le monde, à leurs risques et périls d’ailleurs aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Etant allergique aux théories complotistes, je ne crois pas que des responsables politiques, économiques et scientifiques se soient réunis un jour dans un endroit tenu secret pour jeter les bases d’une organisation à structure pseudo-religieuse, destinée à diriger nos vies et nos sociétés dans le contexte que nous connaissons aujourd’hui. Par contre, je constate qu’une fois évoqué, ce scénario a rallié plus ou moins rapidement toutes les composantes citées qui y ont vu chacune l’occasion d’en retirer un profit indiscutable.

On relève de multiples mécanismes communs au développement de l’activisme climatique, avec ceux de pseudo-religions ou sectes, et de certains mouvements politiques totalitaires.

Peut-on dès lors établir un parallèle avec le fonctionnement et la structure d’une pseudo-religion ? La réponse est incontestablement positive, et nous rappelle également à quel point l’émergence de sociétés dictatoriales modernes, telles que le national-socialisme ou le système communiste, ont utilisé des mécanismes identiques de manipulation des foules.

Qu’est ce qui caractérise une secte ? La définition suivante me plaît assez : « Un groupe à caractère totalitaire, au sein duquel est pratiquée une manipulation mentale qui entraîne endoctrinement, contrôle de la pensée, viol psychique ayant pour objectif une refondation de la société ».

Il est frappant de parcourir la liste des 10 signaux d’alerte (liste utilisée en France par les Renseignements Généraux) et dressée par les parlementaires français dans leur volonté de détecter le caractère sectaire d’une organisation et son degré de dangerosité :

  1. La déstabilisation mentale.
  2. Le caractère exorbitant des exigences financières.
  3. La rupture induite avec l’environnement d’origine.
  4. Les atteintes à l’intégrité physique.
  5. L’embrigadement des enfants.
  6. Le discours plus ou moins anti-social.
  7. Les troubles à l’ordre public.
  8. L’importance des démêlés judiciaires.
  9. L’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels.
  10. Les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

L’interprétation à donner à cette liste est la suivante :

  • Un seul « oui » est suffisant pour autoriser l’appellation « secte » et nous invite à la prudence.
  • Plusieurs « oui » constituent une mise en garde sérieuse : vous êtes en danger (secte).
  • Plus de 5 « oui » sont un appel clair à la fuite : soyez prudents et demandez de l’aide (SOS Secte). (1)

Nous pouvons sans peine affecter un grand nombre de ces critères à la « l’activisme climatique ».

La secte s’autoproclame seule détentrice de la Vérité, le fondement de la foi étant fréquemment révélé par un livre sacré, diffusé et commenté par un ou plusieurs gourous. Fondée sur des croyances définies comme des certitudes coulées dans le bronze, mettre en doute la Parole révélée est considéré comme une agression contre le groupe, donc contre la Vérité, agression qu’il convient bien entendu de combattre et étouffer.

Dans le cas de l’activisme climatique, nous nous trouvons manifestement confrontés au caractère hégémonique d’une secte apocalyptique, annonciatrice de catastrophes et cataclysmes imminents dont l’issue ne peut être que la destruction définitive de la planète et de ses habitants si nous ne conformons pas à ses préceptes.

Car tout est mis en œuvre pour persuader la population que la situation climatique actuelle est pire que celle d’hier, mais encore bien meilleure que ce qui nous attend demain.

 Appuyées par des écrits scientifiques, pseudo-scientifiques, idéologiques et politiques, des grand-messes climatiques annuelles (Les COP) sont organisées et rassemblent des dizaines de milliers de participants venant des tous les horizons de la société. Les responsables de ces bouleversements sont connus et dénoncés : il s’agit de nous-mêmes, de notre mode de vie, de nos comportements, soit de toutes les activités humaines qui favorisent des émissions de CO2, ce gaz satanique pointé comme seul responsable du réchauffement climatique épouvantable qui nous attend.

Heureusement, la solution est dès lors élémentaire et évidente : supprimer toutes les activités qui libèrent ce gaz dans l’atmosphère et vivre conformément aux préceptes de la secte sera indispensable pour « sauver la planète ».

Quitter la secte ou contester ses fondements est possible, mais peut se révéler dangereux pour ces hérétiques soit par une véritable « mise au ban » de la société, en les qualifiant d’arriérés, d’idiots ou de corrompus, (2) soit par la mise en péril de leur carrière. C’est ainsi que de nombreux scientifiques n’expriment leurs doutes ou désaccord qu’après avoir quitté la vie professionnelle active, tandis que d’autres ont été sanctionnés ou purement et simplement licenciés.

Par le biais notamment du véganisme, certains activistes ont adopté certains préceptes religieux anciens ou actuels pendant par exemple le Ramadan, le Yom Kippour, le carême mais aussi par l’interdiction de la consommation de viande de porc, ou encore chez les orthodoxes et catholiques byzantins, la suppression de nourriture d’origine animale pendant les 40 jours du carême. Les motivations sont bien entendu différentes, je ne fais le rapprochement que dans un contexte général.

LE MYTHE FONDATEUR

Sans oublier les « Journées de la Terre » (fondées en 1970) ou le Club de Rome (premier rapport en 1972), on ne peut ignorer le rôle joué par la première ministre britannique Margaret THATCHER, qui dans sa volonté de fermer les mines de charbon déficitaires, est confrontée à une grève des mineurs en 1984-85. Elle veut promouvoir le nucléaire pour la production d’électricité, et dans ce but démontrer le caractère nocif de l’emploi du charbon. Elle fut ensuite une ardente propagandiste écologique et dénonça inlassablement le danger climatique. Son action fut prépondérante dans la création ultérieure du GIEC.  Après avoir quitté le pouvoir elle révéla dans ses mémoires avoir été trompée par des scientifiques plus soucieux de catastrophisme que de vérité scientifique. (3)

L’ IPCC soit Intergovernemental Panel for Climate Change ou Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique, (improprement traduit en français par Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat ) fut créé en 1988 au sein de l’ONU, et dépend de l’Organisation météorologique mondiale. La mission qui lui est impartie est d’évaluer les risques et conséquences du réchauffement climatique lié aux activités humaines. Ce cadre « anthropique » très réductif fut occulté ultérieurement, mais il est évident que les travaux actuels du GIEC sont toujours strictement orientés dans la perspective prévue à l’origine, soit la responsabilité presque exclusive des activités humaines sur un prétendu dérèglement du climat, et minimisant ou éclipsant tous les autres facteurs d’origine naturelle.

Il a élargi ensuite ses travaux à la lutte contre la pollution, créant par ce « package » la confusion dans l’esprit du public entre lutte pour le climat et lutte contre la pollution.

Le GIEC n’entreprend aucune recherche par lui-même, mais collationne des études paraissant dans certaines revues spécialisées choisies par lui, en établit une synthèse, et au moyen de modèles informatiques, en déduit une projection de l’évolution climatique dans un futur à moyen et long terme.

La création du mythe de l’infaillibilité du GIEC est une grande réussite.

Il est un facteur primordial dans l’émergence de la pensée unique climatique au sein de tous les composants de la société.

L’idée que le GIEC a toujours raison est considérée comme une évidence dans le public, est confortée par les médias, le monde politique et les milieux enseignants, ainsi que par les ONG politico-environnementalistes telles que Greenpeace ou le WWF, dont il est d’ailleurs très (et souvent trop) proche quand ils ne se confondent pas. Ce mythe de la Vérité climatique qui serait détenue par le GIEC se fonde sur quelques piliers, dont les plus souvent cités sont :

  • Les scientifiques collaborant avec le GIEC seraient « les meilleurs du monde dans leur spécialité ». Or, ces quelques centaines de scientifiques (et non des milliers) sont en fait proposés par les gouvernements, et quoique je ne remette nullement leur compétence en cause, leur approche personnelle de la problématique de la responsabilité humaine sur le réchauffement climatique est certainement un critère primordial dans leur sélection, avant l’excellence autoproclamée de leur expertise.
  • Un autre pilier est le consensus rassemblant « l’immense majorité des scientifiques ». Or, la science ne se définit pas par un vote démocratique, et un consensus n’est certainement pas la garantie de l’exactitude d’une théorie scientifique. De nombreuses avancées de la science furent d’ailleurs le fait de scientifiques allant à l’encontre du « consensus » de leur époque, tels que Galilée, Newton, Wegener, Einstein, Lemaître et beaucoup d’autres. Le mécanisme de la création d’un consensus fut magistralement décrit par le philosophe Schopenhauer (4). La science « officielle » des régimes totalitaires, telle que l’eugénisme ou les théories raciales sous le national-socialisme, rassembla ainsi un consensus unanime des scientifiques.

LE LIVRE SACRE

 A intervalles réguliers, les scientifiques du GIEC publient un rapport d’évaluation de leurs travaux. Cinq rapports (AR) ont été publiés entre 1990 et 2014. Un sixième est prévu pour 2022.

Ces rapports comportent 2000 à 3000 pages, autant dire que très peu de personnes les lisent intégralement.

Aussi, ils sont accompagnés par un « résumé pour les décideurs », dont le caractère scientifique sera éclipsé par l’influence politique des représentants des gouvernements (5), qui orienteront le texte en fonction des intérêts des pays qu’ils représentent. Or, sur les 195 gouvernements impliqués, une majorité ont une conception très personnelle de la démocratie, ou sont rongés par une corruption généralisée… Beaucoup d’autres ont un intérêt idéologique ou financier à endosser les projections alarmistes qui leur sont présentées, comme par exemple la promesse de répartition du « Fonds Vert » soit 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en voie de développement, en ce compris la Chine et l’Inde !

D’autres études ciblées sur un problème particulier, comme récemment celle consacrée à la hausse du niveau des océans, sont diffusées entretemps.

Ce « résumé pour les décideurs » qui est en définitive un texte manipulé par les politiques pour les politiques, bénéficiera d’un retentissement mondial, et c’est lui qui constitue le véritable « livre sacré ».

LE CONTROLE DES MEDIAS

« Si vous n’êtes pas vu, vous n’existez pas ».

Le rôle des médias dans le formatage du public (au sens large du terme) fut décisif.

Dès le début de l’alarmisme climatique, les médias ont embrayé sur le catastrophisme pour des motifs divers. Leur première motivation fut l’attrait du public pour tous les sujets « catastrophe » qui font vendre du papier (6). Ensuite, l’engagement personnel de la grande majorité des journalistes et éditeurs dans la promotion d’une idéologie « verte » à tendance dite progressiste fut prépondérante.

Dès juillet 2000, Gelbspan Ross, éditeur du Boston Globe, donnait le ton : « Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ».

Ainsi, assez rapidement, un véritable cordon sanitaire fut tiré à l’encontre des scientifiques « GIECosceptiques », qui furent pratiquement exclus des « débats » climatiques, transformant ceux-ci en de simples monologues de propagande. De nombreux chefs de rédaction, de la presse écrite ou audio-visuelle, ont donné des instructions strictes en ce sens à leurs journalistes (7). La presse diffuse également à jets continus les centaines d’articles ou études décrivant les épouvantables conséquences du réchauffement climatique, dont beaucoup sont étonnantes sinon loufoques, souvent signées par des scientifiques issus d’universités prestigieuses, (8)

Ce déferlement permanent, largement relayé par les réseaux sociaux, est un outil essentiel au service du conditionnement de la population.

Chaque calamité climatique survenant où que ce soit dans le monde, bénéficie également d’une large couverture dans tous les JT, et est souvent présentée comme une conséquence évidente du prétendu dérèglement climatique.

Le ralliement unanime à une idéologie dominante d’une presse, dont celle qui se prétend neutre, qui a sciemment abandonné son rôle de contrôle des informations qu’elle diffuse, est également une caractéristique historique dans l’émergence d’un régime totalitaire.

L’ADHESION DU POLITIQUE

 Le monde politique s’est rapidement emparé de la lutte « contre le réchauffement climatique » en fonction des bénéfices qu’il espérait en retirer. Outre le ralliement intéressé de nombreux pays dont j’ai parlé précédemment, notre propre monde politique dans une merveilleuse unanimité, a rapidement rejoint le mouvement en phagocytant à des degrés divers le programme populiste écolo, conforté en cela par l’idée que le GIEC a toujours raison.

Nos gouvernants y virent une merveilleuse opportunité de gains électoraux, mais surtout une occasion inespérée de lever une quantité de nouvelles taxes et de restrictions en tous sens sous couvert d’écologie et de sauvetage de la planète, avec en prime l’approbation de la majorité de la population. Ce qui permet de renflouer partiellement les caisses de l’Etat tout en n’ayant finalement aucune influence sur le climat.

 

L’EMPRISE SUR LA JEUNESSE

 Dès l’origine, le milieu scolaire entreprend une opération systématique de propagande continue auprès des élèves, strictement conforme au discours climatique du GIEC. En confondant des buts louables tels que la lutte contre la pollution et le respect de la nature avec la promotion de l’idéologie politico-climatique, le corps enseignant a trahi son rôle essentiel qui devait être de donner à la jeune génération dont ils ont la charge, les outils devant les mener à devenir des citoyens informés aptes à distinguer la réalité de la propagande, et non de simples suiveurs.

Les jeunes lycéens défilent désormais régulièrement dans les rues, notamment sous l’impulsion des autorités publiques (9), accompagnés par des enfants y sont amenés dès leur plus jeune âge par leurs instituteurs, sans même que l’accord des parents ait été sollicité.

Le caractère crypto-religieux de ces processions régulières parait évident (10), et fut encore renforcé par l’apparition récente d’une jeune prophétesse au discours aussi indigent qu’irresponsable, qui a transformé en disciples lobotomisés l’ensemble des jeunes et de nombreux adultes à travers le monde.

L’INTERDICTION DE LA CONTESTATION

 J’ai évoqué ce problème dans mon dernier billet auquel je vous renvois (11) :

« Un système politique qui vous impose dès aujourd’hui ou à terme la façon de vous déplacer, la façon de vous chauffer, la façon de vous nourrir, la façon de vous loger, la façon de partir en vacances, en se fondant notamment sur de prétendues « études » d’ONG sans aucune légitimité, qui pousse sa jeunesse dans les rues afin d’atteindre ces objectifs me semble clairement à caractère dictatorial.

Je n’ai fait qu’effleurer les différents chapitres énumérés ci-dessus qui méritent un développement bien plus charpenté, dans la perspective de démontrer le caractère sectaire de la lutte en faveur d’un climat stable et « réglé », une période idyllique qui n’a jamais existé dans l’histoire de notre planète, et qui n’existera jamais. On pourrait également évoquer le ralliement très intéressé du monde économique et financier.

Jo Moreau

(1) https://www.info-sectes.org/pages/secte.htm?

(2) https://belgotopia.com/2019/05/03/les-climato-sceptiques-des-deviationnistes-corrompus/

(3) https://www.books.fr/thatcher-en-pointe-sur-le-climat/

(4) https://belgotopia.com/2017/03/19/l-art-davoir-toujours-raison/

(5) https://belgotopia.com/2014/06/24/la-primaute-du-politique-dans-les-rapports-du-giec/

(6) https://belgotopia.com/2017/10/11/la-peur-comme-moteur-mediatique/

(7) https://belgotopia.wordpress.com/2018/07/11/le-journaliste-et-le-changement-climatique-information-ou-activisme/

(8) https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

(9) https://belgotopia.com/2019/03/14/la-commission-europeenne-initiatrice-des-manifestations-etudiantes/

(10) https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

(11) https://belgotopia.com/2019/09/23/le-climat-une-voie-royale-vers-la-dictature/

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LE CLIMAT, UNE VOIE ROYALE VERS LA DICTATURE

 

jeunes

De récentes déclarations ont un accent non seulement totalitaire, mais également très menaçant à l’égard de celles et ceux qui osent encore mettre en doute la Vraie Vérité climatique propagée par l’officine de l’ONU : l’IPCC ou Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique (improprement traduit par Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat ou GIEC).

Si le débat scientifique a depuis longtemps été étouffé, les menaces à caractère ouvertement néo-fasciste prônant un système dictatorial sur tous les composants de la société sont maintenant véhiculées sans réserve par les médias « grand-public ».

Jusqu’à ce jour, je me suis toujours refusé à me joindre au dénigrement systématique et souvent excessif de la jeune Suédoise Greta Thunberg, mais ses dernières paroles ovationnées par une foule de jeunes adeptes à New-York, tellement similaires à celles qui furent prononcées un jour à l’encontre d’un autre groupe humain dans une dictature sanglante du 20e siècle, et qui s’appuyaient également sur des arguments pseudo-scientifiques, me font froid dans le dos.

« Si vous faites partie du petit groupe de personnes qui se sentent menacées, nous avons de très mauvaises nouvelles à vous annoncer, car ceci n’est que le commencement » a clamé l’adolescente Suédoise adulée par tous les grands de ce monde. (1)

Si ceci n’est que le commencement, on peut s’interroger sur la suite que certains illuminés risquent de donner à ses paroles envers « ceux qui se sentiraient menacés » …

Une réponse se trouve notamment dans une carte blanche de Cédric Chevalier, éditée par le média « La Libre Belgique », et démontrant par une argumentation suffisamment alambiquée que la démocratie ne peut trouver son salut que dans le cadre d’un mouvement climatique à caractère dictatorial, dont le caractère scientifique est définitivement abandonné. (2)

« Les démocrates conscients de l’urgence écologique doivent s’inquiéter que le désespoir ne génère des violences inutiles. Ils doivent s’unir pour que le cri de la jeunesse se canalise dans un mouvement non violent beaucoup plus déterminé et puissant que celui que nous connaissons jusqu’à présent. Ce mouvement doit en effet devenir sociétal, et rassembler les syndicats, les pouvoirs publics, les artistes, les intellectuels, les scientifiques, les jeunes, les travailleurs, les entrepreneurs, les pensionnés et trouver un relais politique crédible au sein d’un ou plusieurs partis démocratiques. »

La volonté de certains scientifiques et autres activistes climatiques de pénaliser, dans toute l’acceptation du terme, les GIECosceptiques ne date pas d’hier. En 2009, après d’autres, le président de la Bolivie Evo Morales plaidait pour la création d’un tribunal climatique international, relayé en cela notamment par la magistrate et ancienne candidate à la présidence française, Eva Joly parmi plusieurs autres. (3)

Les appels en ce sens se sont multipliés. Nous en sommes à l’incitation à la « criminalisation des climatosceptiques » et il faut craindre qu’ils aboutissent dans un avenir assez rapproché par l’officialisation d’un délit d’opinion. En même temps se multiplient dans la presse des appels à l’instauration de mesures imposées et non démocratiques, en un mot, des mesures totalitaristes (4) inspirées, rappelons-le, par des projections dans le futur réalisées au moyen de modèles que beaucoup considèrent comme imparfaits et basés sur une théorie contestée.

Le message politique porté par les activistes du mouvement climatique qui l’utilisent, soit la destruction d’un capitalisme qui, il faut bien le reconnaître, s’est fourvoyé dans un financiérisme débridé, ne peut déboucher que sur la résurgence d’un système idéologico-politique qui lui, s’est effondré dans la faillite et dans le sang il y a maintenant 25 ans. Une perspective de choix plutôt décourageante !

« La politique climatique n’est pas destinée à contrôler le climat, mais à vous contrôler, vous et votre vie ». (Piers CORBYN – MSc – Astrophysicien – Météorologue).

Un système politique qui vous impose dès aujourd’hui ou à terme la façon de vous déplacer, la façon de vous chauffer, la façon de vous nourrir, la façon de vous loger, la façon de partir en vacances, en se fondant notamment sur de prétendues « études » d’ONG sans aucune légitimité, qui pousse sa jeunesse dans les rues afin d’atteindre ces objectifs me semble clairement à caractère dictatorial.

Jo Moreau.

 

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AMAZONIE, FAKE NEWS, DESINFORMATION ET MANIPULATION

AMAZONIE

L’avalanche d’articles, de photos et d’avis de personnalités de tous horizons sur les incendies qui ravagent l’Amazonie constitue une illustration parfaite du sale boulot de manipulation de l’opinion publique exercée par les médias, et porteur de l’amalgame trompeur diffusé jour après jour entre protection de l’environnement et réchauffement climatique.

La première chose qui ait attiré mon attention est le rapport fait entre le nombre d’incendies constatés en 2019, avec la situation en … 2018. Il est à peine croyable qu’une comparaison aussi peu significative sur le plan statistique et trompeuse sur le plan historique ait été diffusée sans aucune réserve par tous les médias mondiaux, mais serve de surcroît les intérêts d’hommes et de femmes politiques, à commencer par le leader auto-proclamé de l’Union Européenne et porte-drapeau mondial de l’écologisme, j’ai nommé le président Macron.

Illustré par une photo « détournée » (que je mets en titre), son récent tweet sur le sujet résume parfaitement l’amalgame entretenu par les sauveurs de la planète sur base de fake news :

« Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence ».

Alors, soit le président Macron est mal informé, soit il suit aveuglément les avis très orientés d’ONG n’ayant aucune légitimité scientifique ou démocratique. Le problème est que la majorité de ceux qui nous gouvernent aient une démarche identique.

Mais reprenons les choses dans l’ordre.

FAKE NEWS

Je place sous ce titre l’emploi par les médias ou sur les réseaux sociaux de photos parfois anciennes, non pas « fausses », mais tout-à-fait étrangères avec la situation actuelle en Amazonie (1). Il s’agit d’une tactique souvent employée, destinée à émouvoir le public et l’orienter dans le sens voulu. Le choix des photos qui illustrent un article a une grande importance. Ainsi, les photos de dirigeants politiquement incorrects montrent souvent des visages grimaçants ou dans des poses peu avantageuses, tandis que les dirigeants idéologiquement corrects (aux yeux des médias) nous sont montrés souriants et sympathiques.

Mais l’emploi massif de ces photos « détournées » était tellement flagrant qu’après les avoir abondamment publiées, l’ensemble de la presse émit dans un deuxième temps des réserves prudentes quant à leur origine (2), ce qui lui permit accessoirement de se draper dans une démonstration émouvante d’objectivité.

DESINFORMATION

Mais qu’en est-il de la situation réelle de ces feux de forêt en Amazonie, remise dans un contexte global ? Je reprends ici quelques passages d’une interview, parue dans l’OBS, de Martine DROULERS, géographe, chercheuse émérite au CNRS, responsable de l’équipe « Brésil » au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique Latine (CREDAL) (3).

« Il y a vingt ans, on observait beaucoup plus de feux qu’aujourd’hui. Vingt mille kilomètres carrés brûlaient en moyenne chaque année. (…) La tendance était toutefois à la baisse depuis dix ans, avant que le nombre de feux n’augmente de nouveau depuis deux ans. Les incendies qui ravagent l’Amazonie aujourd’hui constituent une alerte qui appelle à la vigilance, mais il est important de rappeler que ces feux sont tout sauf nouveaux et que beaucoup d’entre eux sont des opérations de nettoyage de zones déjà déboisées. (…) Lula [président du Brésil de 2003 à 2010, NDLR] avait mis en place au début de son mandat une politique « environnementaliste ». (…)  Il l’a cependant beaucoup nuancée pendant la deuxième moitié de son mandat. La crise économique de 2008 a encore accentué le retour à une politique développementaliste d’exploitation à court terme des ressources de l’Amazonie. Quant à Dilma Rousseff [présidente de 2011 à 2016, considérée comme l’héritière de Lula, NDLR], c’est elle qui, en tant que ministre des Mines et de l’Energie, a relancé la construction d’usines hydroélectriques en Amazonie.(…) Environ 50 % de la forêt est désormais sous un statut de protection nationale. Cette surface est partagée entre réserves indiennes et écologiques. Donc la moitié de l’Amazonie ne sera pas, ou très peu, sujette à la déforestation. Certains s’y risquent, mais les amendes sont sévères ».

Voilà qui nous éloigne de l’affolement actuel sur une situation qui si elle n’est pas idéale, n’est pas non plus la catastrophe irrémédiable clamée partout.

MANIPULATION

Revenons sur l’affirmation -reprise par Macron- selon laquelle l’Amazonie est le poumon de notre planète, qui produit 20% de notre oxygène.

Ici encore, je me réfère à une interview de Alain PAVE, professeur émérite à l’université Claude Bernard Lyon 1, ex directeur du programme Amazonie du CNRS, parue dans le Huffington Post. (4)

La forêt amazonienne produit-elle 20% d’oxygène?

“C’est très, très optimiste”, s’amuse le chercheur qui se demande où le président (Macron) a bien pu trouver ce chiffre sans fondement scientifique. “Quelques pour cent, peut-être, estime le scientifique, mais on est loin des 20%.”

Peut-on utiliser l’expression “poumon de la planète”?

“Aïe aïe aïe…”, réagit le scientifique devant cette formule qui fait actuellement la Une des médias. “J’étais à un sommet de l’ONU sur le climat en 1992, et déjà les scientifiques s’agaçaient de cette expression”, précise-t-il. Alors non, c’est un symbole mais ce n’est pas une image scientifiquement exacte. Au mieux, c’est un alvéole pulmonaire parmi d’autres. Les autres forêts déjà. Si la forêt amazonienne est immense, elle ne représente que 10% des forêts mondiales également émettrice d’oxygène avec les limites citées plus haut dans cet article. “Et surtout, le producteur numéro 1 d’oxygène, c’est l’océan”, souligne le professeur. Il fournit à lui seule la majorité de “l’oxygène que nous respirons” pour reprendre l’expression de Macron. “Le poumon de la planète, c’est lui.”

 

Voilà quelques remises à niveau à propos d’une pseudo-crise montée de toutes pièces dans le cadre plus général de l’idéologie climato-politique dominante, et déjà relayée par le mouvement de Greta Thunberg (5).

Et pour bien enfoncer le clou, on nous informe des projets apocalyptiques de l’infâme Bolsonaro en Amazonie : y construire une centrale hydraulique, une autoroute et un pont (6). A n’en pas douter : une catastrophe pour la planète !

Jo Moreau.

(1) https://www.huffingtonpost.fr/entry/incendie-photos-fake_fr_5d5e403de4b0dfcbd4883292?

(2) https://fr.news.yahoo.com/incendies-amazonie-attention-fausses-photos-103306192.html

(3) https://www.nouvelobs.com/planete/20190823.OBS17479/ces-incendies-en-amazonie-ne-sont-pas-nouveaux.html?

(4) https://www.huffingtonpost.fr/entry/foret-amazonienne-poumon-planete_fr_5d5f9226e4b0dfcbd48b5e6a?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&

(5) https://www.msn.com/fr-fr/news/monde/c2-absos-amazonie-c2-bb-le-mouvement-de-greta-thunberg-appelle-c3-a0-manifester-ce-vendredi/ar-AAGdkSy

(6) https://www.lalibre.be/planete/environnement/des-documents-inedits-revelent-les-plans-destructeurs-de-bolsonaro-pour-l-amazonie-5d5f979cd8ad5806bad12b3a?

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LA PHRASE MAGIQUE – Merveilleux conte climatique

lampe

Un petit entracte en cette période de congé, et j’exhume ce billet que j’avais initialement publié en 2014, mais qui me semble plus que jamais d’actualité…

Félicien Bircland se ravisa à temps : il allait traverser le carrefour alors que le feu était au rouge. D’habitude méticuleux, Félicien se plie volontiers aux diverses petites contraintes de la vie quotidienne. Cela tient à son caractère, mais aussi aux fonctions qu’il exerce à la prestigieuse Université de Ploefokkerzeel. Il y occupe une chaire de géophysique, et s’efforce jour après jour de transmettre son savoir à une multitude d’adolescents des deux sexes, plus ou moins perméables à son enthousiasme pédagogique.

Il entra dans la petite épicerie où il avait l’habitude de se fournir en menus achats. Mais lorsque l’accorte commerçante le salua d’un vigoureux – Bien le bonjour, Monsieur le Professeur, qu’est-ce que je vous sers ? Félicien Bircland resta quelque peu interdit : plus moyen de se souvenir pourquoi il s’était arrêté ici. – Heu, un kilo de pommes vertes, Madame Dubrol. Pourtant il était certain de ne pas avoir besoin de pommes, qu’il n’appréciait d’ailleurs pas particulièrement, mais il fallait bien se sortir dignement de ce mauvais pas. Pas de doute, Félicien Bircland était préoccupé.

Arrivé dans son studio, il préparait son dîner pour aussitôt s’apercevoir qu’il n’avait plus une seule tranche de pain (Ah, c‘est pour cela que …). Il mangea donc quelques quartiers de pommes vertes. Heureusement qu’à midi, il avait déjeuné au mess universitaire…Ensuite, il vida la litière souillée du chat dans la poubelle, la remplaça distraitement par des céréales au chocolat, et s‘affala dans son fauteuil préféré, qui était d‘ailleurs le seul et unique présent dans la pièce.

Il regardait fixement le manuscrit posé sur la table devant lui. Plusieurs mois, sinon plusieurs années de travail sous forme d’une somme d’équations et de graphiques s’y trouvaient. Une démonstration limpide (pour les initiés) qui établissait de manière irréfutable que les variations de la gravitation initiées par les mouvements planétaires, combinées au rayonnement cosmique, suffisaient à eux seuls pour expliquer les variations du climat terrestre. Et depuis plusieurs semaines, il s’interrogeait sur le sort qu’il devait réserver à ce travail considérable.

Félicien Bircland aurait évidemment aimé voir son manuscrit édité par une revue scientifique, de premier plan si possible. Mais voilà, il appréhendait le fait qu’aucune de ces revues n’accepte de l’éditer, au vu de ses conclusions tellement à contre-courant de la pensée actuelle. Et même si par extraordinaire un éditeur prestigieux accueillait son étude, il devrait affronter les réactions négatives, voire même hostiles de son entourage professionnel.

Se voir considéré comme un original, risquer même d’être mis à l’index par la communauté universitaire, être la cible de pétitions hostiles, ou suprême déshonneur, se voir taxé de climatosceptique ou d’inféodé aux multinationales, non décidément, il n‘y était pas préparé … Il ne s’étonnait même pas de voir son chat croquer goulûment sa litière.

Il en était là dans ses réflexions, lorsqu’une détonation assourdie le fit sursauter, et un épais nuage bleu se répandit face à lui. L’image d’un gros bonhomme tout bleu coiffé d’un turban en émergea. Plutôt secoué, Félicien Bircland s’exclama : – Mais qui êtes-vous ? Et comment êtes-vous entré ? – Cool, répondit l’apparition avec un large sourire. Je suis ton parrain le djinn, et je sais le dilemme dans lequel tu es plongé. Je connais ta théorie, et je partage tes craintes devant les réactions qu’elle ne manquera pas de provoquer. Aussi, je vais te laisser ce petit papier. Tu y trouveras la phrase magique, qui ajoutée en fin de ton texte, permettra de tout résoudre.

Et tout aussi brusquement qu’il était apparu, le bon génie disparut de sa vision. A ses pieds, il ramassa un bout de papier. Bizarre, l’écriture était semblable à la sienne. Mais il n‘hésita pas à se ranger au conseil qui lui avait été donné, et il rajouta la phrase magique dans la conclusion de son étude :

« Bien entendu, ces effets sur le climat de notre planète ne feront qu’amplifier les fluctuations causées par le largage du CO2 émis par les activités humaines ».

La phrase magique lui permit de publier son texte dans une revue prestigieuse, et sa renommée fut définitivement assise parmi la communauté scientifique. Il reçut même des subsides conséquents pour la poursuite de ses recherches.

Il ne fut pas le seul à apprécier les vertus de la phrase magique. Un nombre croissant de scientifiques, ayant perçu tous les avantages de la formule rédemptrice, l’employèrent systématiquement.

Ah, vous l’aviez également remarqué ?

Jo Moreau

 

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IL EST TROP TARD POUR LUTTER CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

belgotopia (22)

(mise à jour le 30.11.2023)

La COP 28, conférence sur le climat se tenant à Dubaï fin 2023, sera à n’en pas douter la toute dernière occasion pour sauver la planète. Et ce, au même titre que ses 27 devancières.

La localisation choisie pour ce nouvel événement mondial promet -comme à chaque fois- la venue de dizaines de milliers de festivaliers, 70.000 cette fois-ci dont 170 Belges.

De partout nous parviennent des avertissements angoissés, prévoyant la catastrophe climatique ultime dans un délai de 18, puis 12 et enfin les 10 ans qui arrivent, à moins que nos hommes et femmes politiques ne se décident enfin à prendre le contrôle du thermostat climatique.

Mais que nous réservera la COP 99 comme avertissement solennel ?

Malheureusement, il est déjà trop tard… ! 

Non seulement, les épisodes météo catastrophiques (comme nous n’en avons jamais connus auparavant) se succèdent à un rythme de plus en plus rapide, ainsi que le prédisait d’ailleurs judicieusement le Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique (IPCC incorrectement traduit par GIEC) (1), et même le petit bon Dieu, par la voix de son représentant sur Terre, nous adressait le 28 avril 2015 un avertissement solennel : « Le sommet sur le climat (de Paris 2015) est sans doute la dernière possibilité de limiter à 2°C le réchauffement de la planète »(Dirigeants mondiaux religieux et politiques réunis au Vatican) .

Le 30 juin 1989 déjà, Monsieur Noël BROWN, directeur du bureau de New York au Programme environnemental de l’ONU lançait un avertissement solennel :  « Des officiels des Nations-Unies s’attendent à des désastres, déclarant que l’ augmentation des gaz à effet de serre pourrait amener la disparition de nations entières à cause de la montée des eaux si le réchauffement climatique n’est pas maitrisé jusqu’aux années 2000. Les inondations côtières et l’absence consécutive de récoltes créeront des exodes d’éco-réfugiés, engendrant de graves troubles politiques. Les gouvernements ont un délai de 10 ans pour résoudre le problème des émissions de gaz à effet de serre ».  Ce délai qui expirait en 1999 est donc largement dépassé et la liste des nations englouties par la montée des eaux ne cesse de s’allonger. Le précédent malheureux de l’Atlantide n’aura donc servi à rien !

Le 22 avril 1990, le média ABC dans ‘The Miracle Planet’ nous avertissait : « Je pense que nous sommes confrontés à un grave dilemme. Quand vous réalisez le peu de temps qu’il nous reste – à peine 10 ans pour sauver les forêts tropicales, et dans de nombreux cas seulement 5 ans. Madagascar disparaitra largement dans 5 ans si rien n’est entrepris. ». Les géographes, stupides et persistant dans leur négationnisme borné, refusent encore aujourd’hui de supprimer Madagascar de la cartographie nouvelle.

Le 15 octobre 1990, l’astronome américain bien connu, Carl Sagan, déclarait quant à lui :  « La planète pourrait faire face à une catastrophe écologique et agricole d’ici la prochaine décennie si la tendance au réchauffement climatique continue ainsi. »  Depuis l’an 2000 donc, nous sommes plongés dans la catastrophe sans le savoir. Ou alors, faut-il penser que le réchauffement climatique n’a pas continué « ainsi » ? Non, bien sûr, quelle bêtise allez-vous inventer là ?

En 1991, le philosophe écologiste Edward Goldsmith, dans ‘5000 Jours pour sauver la planète’  nous avertissait : « L’appauvrissement en ozone et le réchauffement climatique menacent les réserves alimentaires, mais le Nord riche jouira d’un sursis temporaire en achetant les produits du Sud. Des émeutes parmi les affamés conduiront à l’instabilité politique, qui sera contenue au Nord par la puissance militaire. Un triste avenir donc, inévitable à moins que de changer notre façon de vivre… Au niveau d’exploitation actuelle il n’y aura probablement plus de forêts tropicales dans 10 ans. Si des mesures ne sont pas prises dès maintenant, l’effet de serre pourrait être irréversible d’ici 12 à 15 ans. ». Depuis 2006, l’effet de serre est donc irréversible. Cela est aggravé par la disparition des forêts tropicales depuis 2001, ce qui a rendu impossible le recyclage salvateur du CO2.

Dans son édition du 11 septembre 1999, Le GUARDIAN lançait un avertissement angoissé :  « Un rapport paru la semaine dernière indiquait que dans une dizaine d’années, la malaria sera courante sur les côtes espagnoles. Les effets du réchauffement climatique reviennent s’installer dans les pays développés. » L’épidémie décime donc la péninsule ibérique depuis 2009, et le tourisme s’est effondré en fonction de la panique qui a gagné les vacanciers européens.

le 19 octobre 2006 le Premier Ministre britannique, Monsieur Gordon Brown, lançait un avertissement solennel:  « Il ne reste que 50 jours pour sauver le monde du réchauffement climatique ».  Janvier 2007 fut donc le début du naufrage climatique mondial, ce que chacun d’entre nous peut constater quotidiennement.

En 2007, Al Gore – Prix Nobel de la Paix – nous affirmait :« Il n’y aura plus de glace au Pôle Nord d’ici 2013 environ en raison du réchauffement climatique d’origine humaine ». Dès l’an prochain, il me revient qu’il proposera d’y organiser les championnats du monde de natation.

Le 18 novembre 2007, Monsieur Rajendra Pachauri – Président du GIEC constatait « Si nous n’agissons pas avant 2012, ce sera trop tard ». Devant le constat inéluctable de son inutilité future, le GIEC a dès lors décidé de se saborder.

Le 18 janvier 2009, le climatologue Jim Hansen, directeur à la NASA, déclarait péremptoirement : « Le Président Obama a 4 ans pour sauver la planète ». Le Président avait donc jusqu’en 2013. Malheureusement il semble bien qu’il ait perdu son temps dans des problèmes tout-à-fait secondaires comme le nucléaire iranien…

Toujours en 2009, Elisabeth May, Leader écologiste au Canada, consultait sa montre : « Sauver la planète d’un réchauffement climatique catastrophique est une question d’heures ».  La relativité de l’écoulement du temps est connue depuis Einstein. Evidemment, tout le monde ne peut s’offrir une Rolex.

Le 12 mai 2014, Monsieur Laurent Fabius – Ministre français des Affaires Etrangères affirmait « Nous avons 500 jours pour éviter le chaos climatique ». La conférence de Paris 2015 arrivait donc 65 jours trop tard. Il constatait ainsi lui-même l’inutilité absolue de cette conférence, ce qui n’a pu qu’attrister profondément son Président.

Toutes ces déclarations, parmi beaucoup d’autres (3), démontrent l’inutilité absolue non seulement des conférences climatiques, engendrant des frais énormes à charge des contribuables, mais également de toute action ou restriction visant à apaiser un climat devenu inéluctablement fou…

Je me suis largement inspiré de :

https://dailycaller.com/2015/05/04/25-years-of-predicting-the-global-warming-tipping-point/

(1) https://belgotopia.com/2014/12/27/2015-annus-horribilis/

(2) https://belgotopia.com/2015/09/15/paris-prochaine-destination-du-tourisme-climatique/

(3) https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

Jo Moreau

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LETTRE OUVERTE A GRETA, ANUNA, ADELAIDE ET AUTRES MIOCHES

Greta-2

Depuis des mois, nous voyons défiler chaque jeudi dans nos rues un nombre considérable de jeunes lycéens et lycéennes, ainsi que des enfants embrigadés par leurs instituteurs, venus manifester pour exiger du monde politique qu’il contrôle le climat par « des mesures énergiques ».

Ils appuient leurs revendications par des reproches ciblés à l’égard des générations qui les ont précédées, et qui auraient ignoré le bien de la planète à leur seul profit égoïste.

Je ne peux leur en vouloir, alors qu’ils sont endoctrinés dès leur plus jeune âge par les proclamations catastrophistes relayées par les médias, par leurs enseignants, par l’ensemble des composants de la société, ainsi que par un certain nombre de scientifiques dont les buts idéologiques et politiques sont aujourd’hui clairement affichés.

Tout ceci sous le couvert d’une science univoque imposée par l’organisme intergouvernemental GIEC, organe politique onusien (« ce grand machin », avait dit de Gaulle) sourd et aveugle à tous ceux qui, pourtant nombreux, contestent ce qui n’est qu’une théorie, astucieusement mélangée avec de nobles sentiments de lutte contre une pollution généralisée et souvent excessive, dans un package à prendre ou à laisser. Ainsi, nous en sommes arrivés à une pseudo-science imposée et non contestable, ce qui était, convenons-en, l’apanage des religions ou de régimes obscurs de l’histoire humaine, depuis l’inquisition jusqu’aux régimes totalitaires du 20e siècle.

Mais voilà ce que j’aimerais dire à Greta, Anuna, Adélaïde et les autres enfants qui prennent le pouvoir dans la cité, et pérorent devant un aréopage politique et médiatique sous le charme.

Vos aïeux se sont relevés d’une guerre qui a fait 50 millions de morts, laissé derrière elle quantité de villes qui n’étaient que monceaux de ruines, d’économies détruites, de restrictions diverses et notamment alimentaires. Ils ont dû résoudre les problèmes soulevés par des millions de « personnes déplacées » à recaser en Europe. Et plus intimement pour ceux rescapés des camps d’internement, de concentration et d’extermination, retrouver des enfants qui se demandaient de quel droit ce bonhomme inconnu venait s’imposer dans leur petite vie.

Alors oui, ils avaient d’autres priorités pour vous aider à vivre et à bouffer, plutôt que de concevoir des villes éco-durables, et une alimentation bio sans conservateurs.

Ensuite vint pour vos grands-parents la reprise des luttes pour un mieux-être de l’ensemble de la population, souvent astreinte aux travaux les plus rudes à longueur d’années, et de luttes syndicales parfois dures et violentes pour enfin atteindre un « way of life » à peu près convenable pour la majorité. Ils se sont battus pour eux, mais surtout pour vous et votre avenir dans une société de bien-être et de loisirs, qui ne seraient plus seulement réservés à une petite caste privilégiée.

Vos parents aussi se sont engagés et souvent au détriment de leur propre confort pour vous permettre de poursuivre des études, maintenant snobées par une prophétesse climatique.

Greta, Anuna, Adélaïde et les autres mioches dénoncent aujourd’hui combien cela était criminel. Vous vivez mieux que vos ancêtres ? Honte sur vous ! Car même si vous ignoriez que votre comportement était condamnable, vous en êtes coupables. Alors, à vos poches, bande de con-tribuables, qui au travers de multiples taxes éco-durables et du coût démentiel d’une transition énergétique dont l’urgence reste à démontrer, redevenez taillables et corvéables à merci.

Ceci au profit d’objectifs idéologiques, politiques et/ou financiers de quelques-uns, d‘ici et d‘ailleurs.

En manipulant Greta, Anuna, Adélaïde et les mioches donneurs de leçons qui les suivent, à qui je conseillerais bien le sort à réserver à leurs reproches et condamnations. Mais je suis poli.

Jo Moreau

Voir aussi :

https://belgotopia.com/2019/03/14/la-commission-europeenne-initiatrice-des-manifestations-etudiantes/

https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

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LE PEER-REVIEW, IRREPROCHABLE ?

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Quel est le principe de fonctionnement du « peer review », ou révision par les pairs 

Nous avons déjà pu apprécier à quel point la publication d’un article dans une revue scientifique pratiquant le « peer review » constitue pour certains le sommet, et même la condition sine qua non pour se voir accorder l’autorisation d’émettre un avis sur un sujet donné (dans notre cas : le réchauffement, pardon, les changements climatiques).

L’exemple le plus récent est illustré par la position d’un réseau social bien connu qui émet un avis à la limite calomnieux à l’égard d’un physicien par ailleurs professeur d’université, qui a fait l’objet de mon article précédent : https://belgotopia.com/2019/07/15/menaces-ouvertes-sur-les-ecrits-giecosceptiques/

Comment cela fonctionne-t-il ? Le scientifique (ou le groupe de scientifiques) soumet son étude à l’éditeur de la revue qu‘il aura choisie (ou à plusieurs d‘entre eux). Il s’agit souvent du premier filtre, l’éditeur jugeant si l’étude est ou non conforme à la ligne éditoriale de la revue. Le physicien Edwin BERRY vient encore d’en faire l’expérience. Son étude « Le CO2 d’origine humaine a peu d’effet sur le CO2 présent dans l’atmosphère » a été refusée par l’American Journal of Climate Change sous le seul et unique motif que « La conclusion de cet article est complètement opposée au consensus de la communauté universitaire ». Evidemment, le fait que Ed BERRY soit un GIECosceptique affirmé n’aura pas favorisé sa démarche …

L’éditeur transmet alors le texte à des évaluateurs, qualifiés d’experts dans la matière traitée, qui font partie de son comité de relecture : ce sont les pairs. Le nombre de relecteurs, et les critères qu’ils doivent respecter, varie en fonction de la revue. Cela va de deux experts, départagés par un troisième si leurs avis sont divergents, à l’ensemble des chercheurs de la branche concernée pour certaines autres revues.

Ceux-ci ont pour mission de juger la qualité scientifique de l’article, la validité méthodologique de la démonstration exposée et éventuellement l’absence d’erreurs manifestes dans les exemples cités. En fonction de leur avis, l’article sera alors accepté ou rejeté, quoique l‘éditeur conserve la décision finale. Il restera à l’auteur heureux à régler la participation financière parfois élevée réclamée par la revue pour la publication de son étude, et à attendre patiemment celle-ci. Car le processus peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années.

En fait, qui sont ces « pairs », agissant généralement de manière anonyme ?

Dans le « Journal of the Royal Society of Médecine », Richard SMITH tente d’apporter une réponse (3), et celle-ci est édifiante. J’en extrais le paragraphe suivant, qui peut être appliqué à toutes les disciplines scientifiques concernées :

« Ce peut être quelqu’un qui fait exactement le même type de recherche que l‘auteur, et dans ce cas est un concurrent direct. Un expert issu de la même discipline ? Un expert sur la méthodologie ? Ou alors un expert consciencieux, qui vous demandera les données brutes, qui refera les analyses et vérifiera les références pour vous suggérer éventuellement des améliorations sur votre texte ? Inutile de préciser qu’une expertise semblable est extrêmement rare … Nous avons peu de données quant à l’efficacité réelle du processus, mais nous avons la preuve de ses défauts. En plus d’être peu efficace pour la détection de défauts graves et presque inutile pour la détection des fraudes, il est lent, coûteux, distrait le chercheur de son laboratoire, est très subjectif, tient de la loterie, et peut facilement abuser. Vous soumettez une étude pour un journal. Elle entre dans un système qui est en fait une boîte noire, puis une réponse plus ou moins justifiée sort à l’autre extrémité. La boîte noire est comme la roulette, et les profits et pertes peuvent être importants. Pour un universitaire, une publication dans un journal prestigieux comme NATURE ou CELL équivaut à toucher le jackpot. »

Randy SCHEKMAN, prix Nobel de médecine, déclare que son équipe n’enverra plus de document de recherche à NATURE, SCIENCE ou CELL dans la mesure où ces revues à comité de relecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée.

Il les accuse ces de sélectionner les études qu’elles publient, par exemple en fonction du fait que soit ces articles « représentent la bonne science », ou les refusent parce qu’ils sont « provocateurs ». D’autres chercheurs de son laboratoire émettent un avis semblable, mais reconnaissent que sans ces articles, ils auraient des problèmes pour ouvrir les bonnes portes dans leur carrière future, ou pour l’obtention de crédits de recherche. (1)

Richard HORTON, rédacteur en chef de la revue britannique « THE LANCET » , a déclaré de son côté que : « Les éditeurs et les scientifiques insistent sur l’importance cruciale de l’évaluation par les pairs. Nous la dépeignons au public comme si c’était un processus quasi-sacré qui aide à faire de la science notre accès le plus objectif à la vérité. Mais nous savons que le système d’évaluation par les pairs est biaisé, injuste, non fiable, incomplet, facilement truqué, souvent insultant, souvent ignare, parfois bête, et souvent erroné » .  Fichtre !

Pierre MARAGE, vice-recteur à l’Université Libre de Bruxelles et Vincent YZERBYT, son équivalent à l’Université Catholique de Louvain ainsi que Nicolas TAJJEDINE également de l’UCL insistent également sur leur importance. « Publier ? c’est ça qui assure les carrières scientifiques. Et à tous les niveaux d’ailleurs. Pour un jeune, publier est essentiel parce que cela lui permet d’enrichir son CV, de poursuivre une carrière, d’être reconnu par ses pairs. Pour quelqu’un de plus expérimenté, c’est le principal critère pour obtenir des financements et faire prospérer son laboratoire. (…)A partir du moment où vous travaillez dans une institution publique, c’est de l’argent de la collectivité dont il est question. Il est donc légitime qu’à un moment donné, les pouvoirs subsidiants puissent contrôler ce qu’il se fait et attendre des résultats. On peut difficilement donner à des chercheurs des masses gigantesques d’argent sans attendre un retour sur investissement. » (2)

Le nombre d’articles publiés dans les revues NATURE et SCIENCE constitue ainsi un critère important dans le classement des meilleures universités dans le monde.

On réalise immédiatement la pression qui pèse sur les épaules des chercheurs, et le pouvoir écrasant qui se trouve dans les mains d’un éditeur de revue scientifique.

On comprend aussi combien il est important de se retrouver dans le cocon d’une pensée conformiste d’un « consensus scientifique » tellement vanté.

La grande majorité des chercheurs l’ont bien compris, et on peut citer William BRIGGS, PhD, statisticien climatique « J’ai entendu des histoires scandaleuses de la part de collègues qui ont essayé de faire publier des thèses en désaccord avec les vues du GIEC. Il y avait un comportement totalement contraire à l’éthique de la part de certains éditeurs », de Gérard BODIFEE , astrophysicien « Quasi tous les scientifiques sont aujourd’hui pieds et poings liés à des fonds sans lesquels ils ne peuvent fonctionner. Ils doivent publier. Or, on n’a plus accès aux revues scientifiques si on ne participe pas à la pensée dominante », Cliff OLLIER, PhD, géologue « Il devient de plus en plus difficile d’obtenir des crédits si on ne s’affirme pas en faveur des thèses du réchauffement climatique dû à l’homme », ou encore Jim STEELE, biologie de l’environnement « La blague dans la plupart des départements de biologie universitaire pour les chercheurs qui cherchent du financement, est «comment puis-je lier ma recherche au réchauffement climatique ?».

Là-dessus, s’ajoute le fait que pour être considéré comme chercheur à priori fiable, il est hautement préférable de ne pas remettre en cause les croyances de ses pairs, et d’en tenir compte dans un processus de peer-reviewing.

Le « peer review » n’est pas une garantie contre la manipulation ou la fraude.

Je ne reviendrai pas sur le cas « SERALINI », dont l’étude sur la toxicité des OGM a été retirée de la revue « Food and Chemical Toxicology ». La controverse qui l’accompagne démontre à suffisance l’ampleur de l’influence idéologique et politique qui transparait dans la discussion scientifique et risque de la polluer, de quelque bord qu’elle provienne d’ailleurs.

De nombreux cas de fraudes ont eux été clairement établis, et je ne citerai que celle commise par Diederick STAPEL, chercheur et professeur à l’Université de Tilburg, qui pendant une dizaine d’années a publié plus de 137 articles dans des revues à relecture, dont 55 au minimum contiennent des données inventées ou falsifiées. (4)

Dans le domaine climatique, que nous a appris en son temps le « Climategate » ?

En 2009, la divulgation de mails échangés entre des chercheurs du CLIMATIC RESEARCH UNIT (CRU), grand pourvoyeur de données au GIEC, a brièvement secoué le monde scientifique avant d’être enfoui dans un oubli confortable. Les chercheurs incriminés furent ensuite blanchis par une commission du Parlement britannique (donc des politiques et non des scientifiques).

Quelques phrases relevées dans certains de ces mails :

« Je ne veux voir aucun de ces papiers repris dans le prochain rapport du GIEC. Kevin et moi les écarterons, même si nous devons redéfinir ce qu’est la littérature peer-review. » (5)

« C’est le danger de toujours reprocher aux sceptiques de ne pas publier dans la littérature « peer reviewed ». De toute évidence, ils ont trouvé une solution à cela : infiltrer un journal. Alors, que faisons-nous à ce sujet? Je pense que nous devons cesser de considérer « Climate Research » comme une revue à prendre en référence. Nous devrions peut-être encourager nos collègues dans le milieu de la recherche climatique à ne plus prendre cette revue en considération. Nous devrions aussi attirer l’attention de nos collègues plus raisonnables qui actuellement siègent au comité de rédaction … » (6)

« Hans VON STORCH est en partie à blâmer (pour la publication d’articles sceptiques dans Climate Research). Cela encourage la publication d’inepties scientifiques. Nous devrions prendre contact avec les éditeurs et leur montrer que leur journal est perçu comme faisant de la désinformation. J’emploie le terme ’perçu’, que cela soit vrai ou non c‘est la perception à l‘ extérieur qui compte. Nous devrions pouvoir rassembler un groupe d’environ 50 scientifiques pour signer une telle lettre ». (7)

Dans une autre suite de mails (8), les scientifiques du CRU réagissent à la parution d’un article de McIntyre dans Geophysical Research Letters, oû ils expriment leurs préoccupations au vu des relations du rédacteur en chef du journal James SAIERS, avec l’Université de Virginia (et probablement Pat Michaels). « Si Saiers est un sceptique, alors il doit être éjecté via les canaux officiels du Journal. » (Saiers a effectivement été évincé).

Voilà qui doit permettre à chacun de se faire sa propre idée sur les pressions auxquelles sont soumis les éditeurs de journaux à comité de relecture. Et accessoirement sur la déontologie des champions de la Vraie Science du CRU. Et enfin sur l’opportunité de blanchir ces personnages comme l’a fait le Parlement britannique, qui -notons-le – avait à juger ses propres compatriotes agissant au sein de la prestigieuse université East Anglia.

D’autres anomalies …

Le professeur Paul BROOKES, professeur agrégé à l’Université de Rochester- Medical Center a prononcé l’évaluation la plus accablante, concentrant ses flèches sur Nature Publishing Group (NPG): «Vous pouvez avoir tous les poids lourds (scientifiques) de votre côté, mais si vous contestez quelque chose qui a paru dans un Journal du NPG, vous aurez à vous battre d’abord pour entr’ouvrir la porte, suivi par une bataille rangée pour obtenir que quelque chose soit publié. NPG n’aime pas quand vous trouvez des erreurs qui auraient échappé à l’examen par les pairs ». Le professeur Brookes avait sous un pseudo, créé un site web : science-fraud.org qui avait pour but de dénoncer des documents suspects dans la littérature scientifique. En six mois, il avait répertorié environ 500 articles, et son site comptait plusieurs milliers de visiteurs quotidiens. Lorsque sa véritable identité fut découverte, des e-mails furent envoyés aux scientifiques concernés pour les inciter à déposer plainte pour diffamation, qualifiant son site comme étant « un site de haine et constituant une menace pour la communauté scientifique (!) ». Cette dénonciation fut également envoyée à ses supérieurs académiques, aux éditeurs qui l’avaient publié ainsi qu’à ses collègues qui auraient aussi pu être des « peer reviewers ». Son site fut fermé à la suite de cette cabale. (9)

« (…) les relecteurs des revues scientifiques ont souvent encouragé des pratiques irrégulières ainsi qu’ « une incitation à passer sous silence les résultats n’allant pas dans le bon sens ou les expériences n’ayant pas mis en évidence l’effet escompté, comme si cette absence de résultat n’était pas un résultat en soi ! « Il n’était pas rare que les revues plaident fortement en faveur de sujets intéressants, élégants, concis et irrésistibles, sans doute aux dépens de la rigueur scientifique. » (10)

Conclusion

Alors, toutes les revues scientifiques sont-elles à mettre à la poubelle, et tous les relecteurs sont-ils pourris ? Evidemment non, et je m’en voudrais de suivre le même cheminement intellectuel qu’affectionnent les partisans du GIEC à l‘encontre de leurs contradicteurs. J’ai simplement voulu montrer les multiples failles d’un système en définitive très humain, soumis à des pressions en tous genres, intellectuelles ou financières auxquelles il est parfois difficile de résister, mais dictatorial dans sa finalité. Comme aurait pu dire Winston Churchill, c’est un mauvais système mais c’est le moins mauvais de tous.

Il appartient aux scientifiques eux-mêmes d’apprécier la manière dont ils pourraient l’améliorer…

Beaucoup de gens accordent une confiance aveugle imméritée au système de relecture par les pairs, avec l’illusion qu’il est objectif, cohérent et très fiable.

Je voulais aussi souligner le fait que publier dans une revue à comité de relecture ne constitue nullement une garantie de qualité ou de bien-fondé de la théorie présentée -combien de ces articles ne se sont-ils pas révélés obsolètes après un temps plus ou moins long-, et à contrario, qu’il est tout-à-fait abusif de rejeter sans autre forme de procès les arguments présentés en-dehors de ce système.

Jo Moreau

 

(1) http://www.theguardian.com/science/2013/dec/09/nobel-winner-boycott-science-journals

(2) http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-dessous-de-la-fraude-scientifique-51b8fb1ee4b0de6db9ca2120

(3) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1420798/

(4) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/09/le-scandale-stapel-ou-comment-un-homme-seul-a-dupe-le-systeme-scientifique/

(5) http://consume.free.fr/climategate/1089318616.html

(6) http://consume.free.fr/climategate/1047388489.html

(7) http://consume.free.fr/climategate/1051190249.html

(8) http://consume.free.fr/climategate/1106322460.html

(9) http://www.timeshighereducation.co.uk/features/feature-lets-review-the-peer-review-process/2003180.fullarticle

(10) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/09/le-scandale-stapel-ou-comment-un-homme-seul-a-dupe-le-systeme-scientifique/

 

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