LA VRT ET LA PROPAGANDE CLIMATIQUE

 

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Récemment j’ai relayé sur ma page Facebook la réponse de la RTBF (TV belge francophone) à un auditeur qui l’interpellait sur l’opportunité de réserver un espace aux thèses dites « climato-sceptiques » :

« Au risque de vous décevoir, nous ne considérons pas qu’exposer les thèses climato-sceptiques soient une preuve de courage ou d’audace. Nous n’estimons pas que nous devrions oser parler de ce sujet. Il y a suffisamment d’études scientifiques qui vont dans le sens du réchauffement climatique pour que nous puissions considérer, sans être taxés de partialité, que le réchauffement climatique est un fait. Bon week-end ».

Que la RTBF réduise drastiquement le débat climatique à la seule existence ou non d’un réchauffement global, tout « climato-sceptique » ne pouvant être qu’un fossile rétrograde qui nie cette évidence et qui doit donc être ignoré sinon combattu, est un exemple frappant de la soumission de l’ensemble de la presse mondiale, et plus particulièrement des médias audio-visuels belges, à la seule thèse de l’origine humaine des fluctuations climatiques. Ceux-ci ne tolèrent pratiquement qu’un seul intervenant sur le sujet : le catastrophiste Jean-Pascal Van Ypersele de Strihou, ex vice-président du GIEC. (1)

Mais tout ceci n’est pas neuf, et à plusieurs occasions déjà j’ai traité le sujet d’une presse rabaissée au rang de simple propagandiste (2), et plus particulièrement de la ligne éditoriale de la RTBF et de la VRT, qui sont rappelons-le des organismes de service public.

Les instructions et invitations impérieuses données aux journalistes sont scrupuleusement respectées. Parmi beaucoup d’autres, notons :

« Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ». GELBSPAN ROSS- éditeur du Boston Globe – 07/2000.

« Nous avons le devoir de ne pas être impartiaux. Nous avons le devoir d’adopter le point de vue des scientifiques et de ne pas perdre de temps à se demander s’ils ont raison ou non ». Alan Rusbridger – Directeur du collège LMH Oxford – Membre du « The Scott trust », propriétaire du Guardian et de l’Observer – ex- rédacteur en chef du Guardian. (3)

Les instructions données aux journalistes de la BBC. (4)

Le site néerlandais « climategate.nl » (5) relaye la plainte présentée en Belgique devant le Conseil du Journalisme, après que les remarques quant à la partialité dont la VRT (télévision belge néerlandophone) fait preuve dans sa relation de la problématique climatique, furent rejetées par le médiateur de cet organisme. Une position qui ne surprendra personne ! Voici ci-dessous quelques-uns des arguments présentés, suite aux réponses reçues du médiateur.

L’un d’eux m’a particulièrement interpellé : l’existence effective d’un « cordon sanitaire » autour de personnalités dites « climato-sceptiques », bien plus rigoureux que celui censé nous préserver d’idées extrémistes. Au Moyen-Age, les hérétiques étaient brulés. Aujourd’hui, il faut préserver la population de la contagion pernicieuse des scientifiques « climato-sceptiques » !

Jo Moreau

 

Plainte auprès du Conseil belge de journalisme quant à l’information sur le climat (VRT)

En réponse à ma récente correspondance avec le médiateur de la VRT, celui-ci admet clairement qu’il n’y a qu’une seule source crédible pour le service d’informations de la VRT sur les questions climatiques, à savoir le GIEC.

Le Médiateur a également déclaré que les journalistes ne peuvent pas remplacer les scientifiques car ils ne possèdent pas les connaissances requises pour juger si les opinions scientifiques sont correctes ou non ? Et pourtant, c’est ce qu’ils font en ne promouvant qu’une seule vision (politique).

De plus, à notre connaissance, dans ses programmes télévisés de ces six derniers mois, la VRT n’a invité aucun scientifique climato-sceptique à défendre son point de vue. Et s’il y en avait eu, cela n’aurait été de toute façon qu’une exception noyée dans la diffusion quasi quotidienne des nouvelles alarmistes du GIEC sur le climat.

La VRT attache beaucoup d’importance au code de déontologie et prétend rechercher la vérité, mais pas en ce qui concerne le réchauffement climatique. Par exemple, elle n’accorde aucune attention aux très nombreuses sources critiquant les positions du GIEC.

Cette cécité sélective de l’équipe éditoriale de la VRT a des conséquences.

– Le caractère unilatéral des émissions de la VRT est une forme de tromperie qui ne respecte pas les règles éthiques.

– Cela contribue à un biais dépourvu de base scientifique.

– Cela met la pression sur les politiciens avec la conséquence évidente que certains partis politiques sont ainsi favorisés. Dans ce cas, il s’agit du parti flamand GROEN et de son équivalent wallon ECOLO. Leurs points de vue unilatéraux confirment le soupçon que les éditeurs de la VRT suivent une idéologie de gauche dirigée contre quiconque s’en écarte.

– La grande attention portée sans la moindre critique aux jeunes enfants scolarisés contribue également à la manipulation de la population. Après tout, si les enfants ne sont pas des scientifiques, ce sont des acteurs médiatiques très intéressants et faciles à manipuler.

Indépendamment de ces préoccupations déontologiques, il reste bien sûr à déterminer si la VRT a le droit de poser un cordon sanitaire autour de scientifiques qui ne se sont nullement manifestés en tant que militants de droite. Nous notons que le président du parti Vlaams Belang (6) est invité, mais pas les climato-sceptiques.

Il n’est pas acceptable que lors de débats, la VRT autorise les invités à dénigrer sans entrave les climato-sceptiques non représentés.

Aujourd’hui, tout est différent : tout est maintenant question de consensus. S’il y a consensus, pas besoin de discussion, ni de recherche. Le consensus est le nouveau mot magique. Rien d’étonnant : la philosophie postmoderne a élevé le consensus au rang d’arbitre suprême en ce qui concerne le vrai et le faux, le bien et le mal.

Notre VRT le pense apparemment aussi. De la réponse à notre question : « Pourquoi la VRT fournit-elle une couverture exclusive représentant la position du GIEC », nous extrayons la phrase suivante : « Les rédacteurs en chef ne peuvent que déclarer que le panel de l’ONU sur le climat bénéficie toujours d’un consensus pour le débat académique. Il n’est donc pas illogique que les éditeurs accordent la plus grande attention au travail du panel ».

« Ils le disent tous et c’est donc vrai », CQFD ! Je dois admettre que c’est beaucoup plus simple à appliquer que les méthodes de preuves admises antérieurement. Si nous voulons savoir si quelque chose est vrai ou faux, nous devons aujourd’hui nous concentrer principalement sur l’existence d’un consensus.

J’adresse cette plainte envers les rédacteurs de la VRT au Conseil du Journalisme car une correspondance récente avec l’ombudsman montre que les rédacteurs de la VRT ne sont clairement pas prêts à modifier leurs informations unilatérales sur le changement climatique.

 

(1) https://belgotopia.com/2019/01/28/jean-pascal-van-ypersele-climatologue-exclusif-de-nos-medias/

(2) https://belgotopia.com/2017/03/13/journalisme-information-ou-propagande/

(3) https://belgotopia.wordpress.com/2018/07/11/le-journaliste-et-le-changement-climatique-information-ou-activisme/

(4) https://www.theguardian.com/environment/2018/sep/07/bbc-we-get-climate-change-coverage-wrong-too-often

(5) https://www.climategate.nl/2019/05/brief-aan-de-belgische-raad-voor-de-journalistiek/?

(6) Le Vlaams Belang est un parti flamand d’extrême droite, héritier en 2004 du Vlaams Blok dont plusieurs composantes furent condamnées pour racisme et xénophobie. Il est interdit d’antenne dans la partie francophone du pays.

 

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UN JOURNALISTE DISSIDENT ET LE CLIMAT

 

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La télévision en ligne « NDR » a rendu compte de la « Wissenwerte » à Brême (1), qui est la réunion annuelle des journalistes scientifiques. Ils y discutent de leurs centres d’intérêt, mais aussi de leur conception du métier. Axel Bojanowski est rédacteur spécialisé auprès de « Spiegel Online ». Il formule ses remarques suite à la réunion de Brême : nombre de ses collègues préfèrent diffuser des scénarios catastrophe plutôt que d’examiner les recherches de manière critique, et omettent de rappeler à leurs lecteurs que les modèles qui prédisent le climat pour les décennies futures sont peu fiables.

Dans les reportages sur le climat, de nombreux médias présentent les choses de façon trop simpliste.

« Ils rapportent que les scientifiques descendent de la montagne portant une grande dalle de pierre sur laquelle est gravée La Vérité », fait remarquer Bojanowski. En particulier dans les reportages sur le climat, de nombreux médias ont présenté les choses de façon trop simpliste. « En Allemagne, les journalistes citent toujours les mêmes cinq, six ou sept scientifiques parmi des milliers d’autres ». (2)

En fait, Bojanowski se distingue de ses nombreux collègues qui ont une démarche différente de la sienne. Ceux-ci préfèrent ne pas s’embarrasser de l’incertitude qui caractérise la démarche scientifique, et considèrent qu’il sont investis d’une mission d’éducation de leurs lecteurs afin de les amener à changer leur comportement, dans le but d’arrêter le changement climatique.

Imke Hoppe (PhD – Institut de journalisme Université de Hamburg) appuie l’observation de Bojanowski selon laquelle le public n’est pas suffisamment informé des incertitudes des prévisions à long terme. « Comprendre le fonctionnement réel de la science ne suffit pas », dit-elle. « La science ne recherche jamais la vérité ultime, cela ne fonctionne pas, mais la science essaie toujours de créer des modèles supérieurs à la réalité. »

Les voix dissidentes sont considérées comme un danger.

Christopher Schräder fut longtemps rédacteur et correspondant du « Süddeutsche Zeitung », avant de devenir journaliste indépendant. Dans la recherche sur le climat dit-il, « nous en savons vraiment suffisamment, et nous devons changer tous nos comportements. »

Schräder voit un danger dans la manière de travailler de Bojanowski . « Si vous dites que quelque chose n’est pas certain, alors pour beaucoup de gens, c’est simplement le signal de ne rien changer jusqu’à ce que la science ait tranché « , dit-il.

C’est l’incertitude qui est la réalité scientifique

Bojanowski est accusé de vouloir empêcher la lutte contre les changements climatiques. Il a décrit l’hostilité à laquelle il se heurtait de la part de ses collègues journalistes.

Dans la discussion à Brême, Bojanowski était finalement très isolé dans le cercle des journalistes scientifiques. « C’était exactement ce à quoi je m’attendais », dit-il. « Les gens croient que les incertitudes doivent être négligées, alors que les incertitudes dans la recherche sur le climat sont immenses. »

Mais il veut rester fidèle à lui-même: « Un rapport équilibré, neutre, fidèle aux faits doit avoir le droit d’exister », déclare Axel Bojanowski. « Je ne me laisserai pas dévier de cette ligne, et qu’importent les conséquences ».

(1) https://www.ndr.de/fernsehen/sendungen/zapp/Von-wegen-Klima-Wissenschaftsjournalisten-wettern,klima302.html

(2) Ils ont de la chance ! En Belgique on n’en cite qu’un seul…

https://belgotopia.com/2019/01/28/jean-pascal-van-ypersele-climatologue-exclusif-de-nos-medias/

 

 

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UN CLIMAT DE PEUR

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Il fut un temps où quand une catastrophe était provoquée par une nouvelle invention, des études et recherches étaient aussitôt entreprises sur les causes du dysfonctionnement, ce qui débouchait sur les perfectionnements et les modifications permettant de les éviter, ou du moins d’en atténuer fortement les conséquences.

Les premières lignes de chemin de fer furent la cause de multiples accidents entraînant la mort de nombreux passagers. Déjà à l’époque, les médias se déchaînèrent contre cette « invention du diable » qui affolait les troupeaux. Mais heureusement, les responsables politiques et les industriels ne remirent nullement en cause l’existence de ce formidable outil de développement.

Que dire de l’application du gaz de houille, au début du XIXe siècle, d’abord nauséabond et d’un usage dangereux au vu de ses composants très toxiques. Il était produit dans des « usines à gaz », à proximité immédiate des villes dont il éclairait les nuits… parfois de façon très explosive ! Après de multiples améliorations, il fut dans l’après-guerre remplacé par le gaz naturel que nous connaissons aujourd’hui, nettement plus sécurisé. Mais à aucun moment, le principe même de l’usage du gaz ne fut remis en question.

Les premiers avions à réaction commerciaux connurent également un dramatique échec. Les progrès technologiques découlant de l’étude des épaves des « De Havilland Comet » britanniques qui s’étaient écrasés permirent ensuite d’en identifier les faiblesses, ce qui déboucha sur la mise en service de « jets » plus sûrs et plus performants.

On pourrait ainsi multiplier les exemples, car le parcours qui mena au bien-être et aux innombrables facilités dont nous profitons chaque jour fut balisé d’erreurs, d’errements, d’approximations peu à peu rectifiées et faisant l’objet d’évolutions constantes.

Mais aujourd’hui, l’Europe a peur.

Une peur quasi-religieuse et obsessionnelle d’une apocalypse inéluctable, instillée dans nos populations, et surtout parmi la jeunesse, par les prédicateurs d‘une nouvelle Eglise au discours à caractère oppressif. Et l’angoisse qu’elle génère est portée presque journellement par l’ensemble des acteurs de notre société, depuis les enseignants en passant par les médias, le monde politique et une partie du monde scientifique. Cette peur paralyse de plus en plus les différents vecteurs de son dynamisme et de son développement.

Le nucléaire qui nous menace tous, un réchauffement climatique catastrophique provoqué par les activités humaines, des OGM qui nous promettent des mutations monstrueuses, une pollution qui nous étouffe lentement, des gaz de schiste dont l’exploitation va bouleverser notre environnement, une agriculture empoisonnée, des micro-ondes qui nous cuisent à petit feu et j‘en passe. Plutôt que pousser la recherche et débattre sereinement des problèmes pour trouver des solutions, l’Europe, fatiguée de tout et surtout d’elle-même, préfère le renoncement scientifique, politique, économique, moral et culturel, dans une gerbe d’interdictions et d’encadrement drastique de la population.

Nous assistons à une capitulation sur tous les fronts dans un pathétique remake hollywoodien de la chute de l‘empire romain.

Heureusement, on a inventé le merveilleux et hyper-populiste « principe de précaution », destiné à préserver nos malheureuses populations de toutes ces inventions du diable et des innombrables catastrophes qui en sont les conséquences inévitables. Et qui permet au monde politique de surfer sur la vague électoralement rentable de la sécurité à tout prix et du sauvetage de la planète. Si certaines recherches fondamentales se poursuivent malgré tout, c’est presque honteusement et en toute discrétion.

Et pendant que la Chine en plein développement poursuit la conquête de l’espace avec de nouveaux véhicules spatiaux, l’Europe a construit une avionnette propulsée à l’énergie solaire. Avant de redécouvrir le cerf-volant après les moulins à vent ? A chacun ses ambitions.

Minuscule Europe sur une carte du monde, que ses renoncements frileux ne pourront cependant protéger des pseudo-dangers qu‘elle redoute tant, entraînée dans l’avènement d’une société pastorale confraternelle et angélique nourrie au fromage de chèvre et se déplaçant en trottinette. Un fantasme qui n’aura d’autre issue que la paupérisation dramatique de nos populations, et une soumission totale aux autres puissances émergentes partout dans le monde.

Des sociétés qui fondent l’espoir de leur développement sur la confiance en la science pour maîtriser les errances des nouvelles technologies, au besoin encadrées quand c’est nécessaire, mais certainement pas sur leur interdiction.

Comme le fit l’Europe dans des temps maintenant révolus, quand elle n’avait pas peur du progrès.

Jo Moreau.

 

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LES CLIMATO-SCEPTIQUES, DES DEVIATIONNISTES CORROMPUS ?

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Dans le titre de ce billet, je reprends le terme générique de « climato-sceptique », étiquette privilégiée par les tenants du GIEC qui pointent d’un doigt accusateur cette pincée d’hérétiques criminels qui -selon eux- nient l’existence d’un réchauffement climatique, ou qui s’interrogent sur la réalité d’un  dérèglement climatique catastrophique qui menacerait notre planète.

Pourtant, la grande majorité de ces dissidents ne conteste pas la réalité d’un réchauffement global, aussi j’ai toujours privilégié le terme de GIECosceptique, qui qualifie plus correctement un nombre important de scientifiques et d’observateurs qui contestent tout ou partie des conclusions de cet organisme onusien.

Ces méprisables déviationnistes sont régulièrement confrontés aux accusations stéréotypées destinées à les discréditer. Les plus fréquemment rencontrées sont :

  • D’être ou d’avoir été employé directement par des firmes du secteur pétrolier ou minier, ou d’avoir bénéficié de subventions de ces lobbies dans le cadre de leurs recherches.
  • D’avoir défendu l‘innocuité du tabagisme,
  • D’être assimilés aux défenseurs de la théorie de la Terre plate,
  • D’être des manipulateurs, ou coupables de fraude caractérisée,
  • De ne pas être climatologues,
  • D’être créationnistes, ultra-conservateurs, négationnistes, et plus récemment dénialistes.
  • De ne pas avoir publié d’article dans une revue à comité de lecture,
  • D’ignorer le consensus rassemblant 97% (et maintenant 99%) de scientifiques.
  • Etc…

Ces accusations « clé sur porte » sont brandies par les détenteurs sourcilleux de la Vraie Vérité climatique prônée par le GIEC , plus avides d’attaques « ad hominem », destinées à disqualifier la personne à défaut d’argumenter sur les idées qu’elle défend.

Leurs accusations sont d’ailleurs fréquemment soit très imprécises ou exprimées au conditionnel, soit fermement démenties par ceux-là même qui ont été mis au pilori. Elles sont véhiculées par des sites censés démontrer les implications financières plus que suspectes tels que Desmogblog ou encore SourceWatch. Je dois avouer qu’au début de mon intérêt pour l’évolution du climat, j’ai été sensible à certains de ces arguments, au point d’écarter de mes listes les scientifiques qui paraissaient trop impliqués notamment avec les lobbies des énergies fossiles.

Jusqu’au jour où j’ai décidé d’ignorer les antécédents professionnels ou les convictions personnelles de l’intervenant, mais de prendre uniquement en considération l’opinion qu’il exprime ou la théorie qu’il développe dans le domaine climatique.

Depuis, je m’accroche à cette position. Comme je l’ai écrit par ailleurs, le fait qu’un scientifique porte des caleçons roses ou qu’il lise la Semaine de Suzette m’importe peu.

Un de mes correspondants l‘a explicité bien mieux que je n’aurais pu le faire :

« (…) Une chose ne doit être contestée que pour elle-même et non pour quoi que ce soit d’autre, donc pas pour les choix politiques, amicaux ou financiers, fussent-ils suspects (mais non coupables) de collusion avec le sujet du discours. Et donc que monsieur X touche du blé d’un lobby peut évidemment nous rendre suspicieux quant à ses intentions et de celles du lobby. Cela étant dit, que des pétroliers me paient pour ma bonne gueule ou pour que je dise que 1+1=2, cela ne change rien au fait que 1+1=2. Même si l’archétype émotionnel populaire se conforte dans le romanesque que « les pétroliers » sont « tous des salauds ».

Effectivement, tout scientifique est payé par quelqu’un dans le cadre de son activité, que ce soit par l’industrie privée, par un gouvernement ou par une ONG. Et pourrait être soupçonné de défendre les intérêts de l’un ou de l’autre par intérêt personnel, par idéologie ou simplement pour sauvegarder son avenir professionnel. Qu’une grande partie des géologues, par exemple, travaillent ou aient été consultés par des sociétés minières ou pétrolières, et non par des fabriques de conserves de petits pois, me parait d’une évidence aveuglante. Ils n’en sont pas pour autant automatiquement corrompus, et cela ne peut remettre leur compétence en question, -ces sociétés n’étant pas réputées employer des nullités-. Cette proximité professionnelle ne les disqualifie pas d’office, contrairement à ce que certains voudraient nous forcer à croire par leurs condamnations irrévocables …

L’opinion d’un scientifique qui travaille pour l’industrie, fut-elle pétrolière, n’est pas plus sujette à caution que celle d’un autre scientifique qui publie dans le cadre d’une ONG environnementaliste.

Car on oublie trop souvent que des ONG telles que Greenpeace ou le WWF sont également des lobbies, parmi les plus influents dans le monde politique et médiatique, et idéologiquement très orientés.

On reproche aussi à une majorité de ces empêcheurs de réchauffer en rond de n’être pas climatologues.

Faut-il rappeler que la climatologie, qui n’est pas une science exacte, se nourrit de pratiquement toutes les disciplines scientifiques, depuis l’astrophysique jusqu’à la géologie, en passant par les mathématiques (statistiques et modélisations), l’océanographie, la glaciologie, la physique, la chimie, la volcanologie, l’Histoire et la paléoclimatologie et j‘en passe… Les implications du débat climatique intéressent également la philosophie, l’économie, et bien entendu la politique.

Parmi les 2500 collaborateurs du GIEC, une partie seulement sont des scientifiques, parmi lesquels bien peu sont climatologues (moins d’une centaine dit-on). Les autres sont issus des spécialités énumérées ci-dessus. Faut-il également les disqualifier ?

Al Gore, Yann-Arthus Bertrand, Nicolas Hulot, Alain Hubert, Leonardo Di Caprio ou Greta Thunberg entre beaucoup d’autres ne sont pas censurés par nos médias sous prétexte qu’ils ne sont pas climatologues…

Quant au fait que beaucoup de GIECosceptiques n’aient pas publié dans des revues à comité de lecture, ils ne sont pas les seuls. Certains scientifiques ont renoncé à publier dans ces revues. Un des plus récents n’est autre que Randy Schekman, récent prix Nobel de Médecine.

Il déclare que son équipe n’enverra plus de document de recherche à Nature, Science ou au groupe Cell dans la mesure où ces revues à comité de lecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée.

Il accuse ces revues de sélectionner les études qu’elles publient, par exemple en fonction du fait que ces articles soit « représentent la bonne science, ou parce qu’ils sont provocateurs ». D’autres chercheurs de son laboratoire émettent un avis semblable, mais reconnaissent que sans ces articles, ils auraient des problèmes pour ouvrir les bonnes portes dans leur carrière future, ou pour l’obtention de crédits de recherche.

Par ailleurs, les mails du « Climategate » ont révélé les pressions exercées visant à disqualifier les revues qui accueilleraient des études contraires aux conclusions du GIEC.

On cite aussi l’affirmation selon laquelle « la grande majorité des scientifiques approuvent les conclusions du GIEC » dans un prétendu consensus.

Comme le dit John Brignell, la notion même de consensus est une terminologie politique, pas scientifique. Beaucoup des idées novatrices en matière de sciences ont été imposées par un seul individu contre un consensus rassemblant ses pairs. Qu’on pense à Galilée, Copernic, Hutton, Wegener, Einstein, Lemaître et combien d’autres… La société scientifique est semblable à toute société humaine : elle déteste voir bousculer ses certitudes.

En tout état de cause, les GIECosceptiques dans leur ensemble se sont manifestement penchés personnellement sur le problème et ont émis un avis sur la question, contrairement à la grande majorité des signataires de consensus et autres manifestes, qui se rallie aveuglément et en toute confiance au prétendu consensus, dans un domaine où toute contestation est étouffée, sinon dénigrée.

Voilà quelques unes des positions auxquelles je m’accroche au gré des discussions. Car il est tout de même interpellant de constater qu’après plusieurs années de bourrage de crâne, une grande partie de l’opinion publique en soit arrivée au réflexe pavlovien d‘impliquer automatiquement les activités humaines aux prétendus « dérèglements » ou réchauffements climatiques, sans qu’il ne soit même plus nécessaire de le mentionner.

Jo Moreau.

 

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LES EPOUVANTABLES CONSEQUENCES DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE (3)

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Ceux qui me font l’honneur (et le plaisir) de suivre ma page Facebook « belgotopia » peuvent aussi parcourir ma rubrique : « Dans l’hallucinante série : les délires climatiques », qui distille à doses homéopathiques la litanie des épouvantables conséquences du réchauffement (changement- dérèglement) climatique qui menacent la vie sur notre planète.

Celles-ci émanent soit de médias, soit de revues scientifiques dont on ne peut décemment mettre le sérieux en doute. Et ces études, ne l’oublions pas, sont financées par l’argent public, soit le vôtre et le mien.

Les cent cinquante premières furent rassemblées dans deux billets, que je vous engage vivement à (re)consulter :

https://belgotopia.com/2017/06/02/les-epouvantables-consequences-du-changement-climatique/

https://belgotopia.com/2018/10/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique-2/

Voici donc les cinquante suivantes, et j’en ai encore un nombre considérable en réserve, car nous sommes soumis à une véritable avalanche de constatations ou de prédictions terrifiantes ! La plupart sont largement diffusées par les médias, ont grandement contribué au sentiment de peur consciemment instillé dans le public, et plus particulièrement parmi les enfants et lycéens par le biais de leurs enseignants, afin de les rallier à ce qui est manifestement une idéologie politique. Et l’Histoire nous a montré à quel point ce jeune public est  manipulable.

Alors, peu importe les mensonges et approximations :

« Nous avons besoin de l’appui du public, et pour cela, capter l’attention des médias. Nous devrons donc présenter des scénarios effrayants, faire des déclarations dramatiques simplistes et taire tous les doutes que nous pourrions avoir.. Chacun de nous doit décider quel est le bon équilibre entre être efficace et être honnête ».

Stephen SCHNEIDER – Lead Author GIEC – DISCOVER MAGAZINE 10/1989.

Alors, vous aussi, affolez-vous sans réserve !

Jo Moreau.

 

 

  1. La montée des eaux due au réchauffement climatique menace la statue de la liberté.

https://www.gentside.com/rechauffement-climatique/rechauffement-climatique-la-montee-des-eaux-menace-la-statue-de-la-liberte_art62039.html

  1. Le changement climatique modifiera l’aspect et le fonctionnement du corps humain.

https://www.nbcnews.com/mach/science/climate-change-could-affect-human-evolution-here-s-how-ncna907276?cid=sm_npd_nn_tw_ma

  1. Le réchauffement climatique va transformer la Terre en une étuve.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/un-terrible-effet-domino-menace-de-transformer-notre-planete-en-une-etuve_126564

  1. Le réchauffement climatique provoque une invasion d’huitres géantes.

https://www.independent.co.uk/environment/nature/invasion-of-the-giant-oysters-793155.html

  1. Le réchauffement climatique rendra la Terre inhabitable.

http://www.slate.fr/story/148380/planete-inhabitable-tot

  1. Le réchauffement climatique dirigera des milliers de personnes supplémentaires vers les urgences des hôpitaux.

https://blogs.agu.org/geospace/2018/08/07/new-study-predicts-warming-climate-will-drive-thousands-to-er-for-heat-illness/

  1. Le réchauffement climatique favorisera la multiplication d’insectes nuisibles pour les cultures.

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_avec-le-changement-climatique-les-insectes-nuisibles-vont-ravager-plus-de-cultures?id=10006763&utm_source=rtbfinfo&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_share

  1. Le réchauffement climatique menace la survie de la truite.

https://www.nrdc.org/resources/trout-trouble-impacts-global-warming-trout-interior-west

  1. Le réchauffement climatique va causer 5 millions de maladies.

https://www.medindia.net/news/view_news_main.asp?x=5777&t=6

  1. Le bois des arbres devient moins dense à cause du réchauffement climatique.

https://sciencepost.fr/2018/08/en-raison-du-changement-climatique-le-bois-des-arbres-devient-de-moins-en-moins-dense-et-ce-nest-pas-une-bonne-nouvelle/

  1. Le changement climatique est la cause des colonnes de migrants vers les USA.

https://www.theguardian.com/world/2018/oct/30/migrant-caravan-causes-climate-change-central-america

  1. Le réchauffement climatique augmentera les dégâts causés aux plantes par le gel.

https://www.eurekalert.org/pub_releases/2008-03/aiob-wgw022808.php

  1. Le réchauffement climatique provoquera une invasion de pythons géants.

https://usatoday30.usatoday.com/news/nation/2008-02-20-burmese-pythons_N.htm

  1. Le réchauffement climatique va relancer l’Etat Islamique en Irak

http://www.lalibre.be/actu/international/l-etonnante-raison-qui-pourrait-refaire-gagner-du-terrain-a-l-ei-en-irak-5b8a99abcd70f5387bd42d74

  1. Le réchauffement climatique provoquera des milliers de suicides dans les prochaines décennies.

https://www.usnews.com/news/health-care-news/articles/2018-07-23/study-hot-temperatures-linked-to-increase-in-suicides-in-us-and-mexico

  1. Le réchauffement climatique provoquera une diminution du nombre d’herbivores.

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-moins-herbivores-cause-rechauffement-climatique-33839/

  1. Le réchauffement climatique perturbera le calendrier agricole.

https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/agriculture-rechauffement-climatique-perturbe-t-il-calendrier-agricole-4807/

  1. Le réchauffement climatique affecte l’orbite de la station spatiale.

https://www.livescience.com/9423-global-warming-affects-space-station-orbit.html

  1. Le réchauffement climatique est nocif pour la santé respiratoire.

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-changement-climatique-nuit-aussi-a-nos-poumons-clament-des-specialistes?id=10013337

  1. Les chutes de neige vont doubler suite au réchauffement climatique.

https://www.europe1.fr/international/alaska-doublement-des-chutes-de-neige-a-cause-du-rechauffement-climatique-3525386

  1. Le changement climatique pourrait déboucher sur des émeutes et la guerre nucléaire.

https://www.theguardian.com/environment/2004/feb/22/usnews.theobserver

  1. Suite au réchauffement climatique, les océans pourraient se mettre à bouillir.

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/terre-chaleur-echappe-terre-mais-jusqua-73002/?

  1. Le réchauffement climatique augmentera les risques d’intoxication alimentaire.

https://www.foodpoisonjournal.com/food-poisoning-information/food-poisoning-may-rise-with-global-warming/

  1. Suite au réchauffement climatique, les jeux olympiques pourraient disparaître, et ceux de 2016 être les derniers de l’Histoire.

https://www.reuters.com/article/olympics-tokyo-environment/olympics-2016-games-could-be-the-last-says-tokyo-governor-idUSLU38985020090930

  1. Le réchauffement climatique provoquera une augmentation du paludisme via les aéroports.

https://health.usnews.com/health-news/family-health/infectious-diseases/articles/2008/12/12/airport-malaria-risk-rising-with-global-warming

  1. La teneur en sel des océans diminue à cause du réchauffement climatique.

https://www.livescience.com/3883-global-warming-sea-salty.html

  1. Le réchauffement climatique augmentera les risques de cancer de la peau.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/1161895.stm

  1. Le réchauffement climatique responsable d’une augmentation des troubles mentaux.

https://edition.cnn.com/2018/10/08/health/climate-change-mental-health-study/index.html

  1. Le réchauffement climatique pourra provoquer des canicules mortelles annuelles en Inde.

https://timesofindia.indiatimes.com/india/deadly-heatwaves-could-hit-india-climate-change-report/articleshow/66113443.cms

  1. Le réchauffement climatique provoquera une pénurie de bière et de whisky

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/rechauffement-climatique-risque-de-penurie-de-biere_128597?utm_medium=Social&utm_source=Facebook

  1. Les abeilles rapetissent et volent moins bien suite au réchauffement climatique.

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_rechauffement-climatique-des-abeilles-plus-petites-qui-volent-moins-bien?id=10048052

  1. Le réchauffement climatique menace la production de frites.

https://parismatch.be/actualites/environnement/189405/les-frites-elles-aussi-menacees-par-le-rechauffement-climatique

  1. Le dérèglement climatique causera un dérèglement psychologique touchant des millions de personnes.

https://www.atlantico.fr/decryptage/3535987/connaissez-vous-la-solastalgie–il-s-agit-de-la-douleur-psychologique-induite-par-le-dereglement-climatique-et-touche-desormais-des-millions-de-personnes-dans-le-monde-marie-romanens

  1. Le réchauffement climatique favorise l’accouplement des phoques gris.

https://www.dailymail.co.uk/news/article-422647/Climate-change-putting-seals-mood-love.html

  1. Le réchauffement climatique menace Arles, Venise, Acre etc…

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2018/10/30/03015-20181030ARTFIG00176-arles-venise-ephese-ces-joyaux-que-le-changement-climatique-menace-de-destruction.php?

  1. Le réchauffement climatique provoquera une augmentation du nombre de calmars, et augmentera leur taille.

https://abcnews.go.com/Technology/story?id=241853&page=1

  1. Le réchauffement climatique affecte la reproduction des écureuils.

http://www.heatisonline.org/contentserver/objecthandlers/index.cfm?ID=4349&Method=Full&PageCall=&Title=Squirrel%20Reproduction%20Altered%20by%20Warming&Cache=False

  1. Les raies électriques s’approchent des côtes britanniques à cause du réchauffement climatique.

https://www.mailonsunday.co.uk/news/article-1027624/Killer-stingray-British-coast-experts-warn-arrive-global-warming.html

  1. Le réchauffement climatique provoque l’accroissement de l’agitation des eaux côtières et de l’érosion.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7191196.stm

  1. Le réchauffement climatique nuit au sperme et à la fertilité masculine.

https://eu.usatoday.com/story/tech/science/2018/11/13/climate-change-could-damage-sperm-and-thus-male-fertility/1990220002/?

  1. Le changement climatique accentuera le déclin des oiseaux de rivage de l’Arctique.

https://phys.org/news/2018-11-decline-shorebirds-linked-climate-experts.html

  1. Les conflits armés dus au changement climatique affecteront 46 pays et 2,7 milliards de personnes.

https://www.theguardian.com/environment/2007/nov/04/climatechange.scienceofclimatechange

  1. Les changements climatiques amèneront des pénuries de nourriture et des inondations affectant des milliards de personnes.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/6532323.stm

  1. Le réchauffement climatique endommage le sperme des insectes mâles.

https://parismatch.be/actualites/environnement/201890/comment-le-rechauffement-climatique-rend-les-insectes-steriles?

  1. Les baleines émigrent vers le nord suite au réchauffement climatique.

https://www.newscientist.com/article/mg18925434-600-whales-move-north-as-oceans-warm/

  1. Le réchauffement climatique provoquera la disparition du chocolat.

https://www.weforum.org/agenda/2018/01/chocolate-is-on-track-to-go-extinct-in-40-years

  1. Le réchauffement climatique provoque l’affaiblissement des vents sur le Pacifique

https://w3.windfair.net/wind-energy/news/2691

  1. Le réchauffement climatique provoque la mort de grenouilles et de salamandres.

https://www.sciencedaily.com/releases/2008/10/081028184830.htm

  1. En Inde, le réchauffement climatique provoque l’attaque de populations par les tigres.

https://www.theguardian.com/environment/2008/sep/25/conservation.climatechange

  1. Le changement climatique favorise la recrudescence d’insectes vecteurs de maladies en Afrique.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/12/04/en-afrique-le-changement-climatique-entraine-une-multiplication-des-epidemies_5392613_3212.html?

A  SUIVRE

 

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JEAN-PASCAL VAN YPERSELE, CLIMATOLOGUE EXCLUSIF DE NOS MEDIAS

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Quand il est question de climat, nos médias réservent l’exclusivité de l’expertise à Monsieur VAN YPERSELE, à l’exclusion de tout autre. Il s’agit bien entendu d’un choix conscient, qui confirme sans risquer d’instiller le moindre doute quant au catastrophisme répandu quotidiennement par ceux qui devraient nous informer.

Mais qui est Monsieur VAN YPERSELE ?

Né à Bruxelles en 1957, Jean-Pascal VAN YPERSELE DE STRIHOU appartient à une famille très active dans la vie politique belge depuis plusieurs générations.

Docteur en Sciences physiques – Professeur de Climatologie et Sciences de l’environnement à l’Université Catholique de Louvain – il est très impliqué dans les recherches sur la responsabilité humaine dans les changements climatiques. Il bénéficie dans notre pays d’une quasi exclusivité dans ce domaine depuis de nombreuses années.

Vice-président du GIEC de 2008 à 2015, il fut candidat à la présidence de cet organisme, mais ne l’obtint pas malgré l’aide et l’appui du gouvernement belge. Fidèle à sa parole : « c’est cela ou rien », il démissionna du GIEC sans lui retirer toutefois son soutien.

Mais cette image idyllique est tempérée par la personnalité du personnage.

En 2001, cité comme témoin à décharge d’un accusé lors du procès de quatre Rwandais poursuivis pour génocide, il s’attira les remarques cinglantes de l’Avocat Général :

« Vous faites toujours allusion à la diffamation quand on ne partage pas immédiatement votre opinion ? »

Ou encore, un avertissement du Président du Tribunal :

« Ici, un accusé a le droit de mentir, les témoins ne l’ont pas ».

Le chroniqueur judiciaire du journal « Le Soir » remarque que le témoin est « à la limite de l’arrogance ». (1)

Il y mit notamment en cause l’intégrité d’un commissaire de police.

On retrouve là des traits de caractère qui n’ont apparemment pas beaucoup évolué depuis.

Spécialiste des annonces climatiques alarmistes, toujours apocalyptiques, il est toutefois suffisamment prudent pour suggérer qu’en la matière, rien n’est certain mais quelle que soit la catastrophe naturelle qui survient, elle est la conséquence du réchauffement climatique.

Cela transparait notamment dans le rapport auquel il collabora sous l’étiquette du lobby idéologico-politique GREENPEACE (2), ou encore dans ses multiples interventions médiatiques :

« D’ici quelques décennies, les réfugiés du climat se compteront par millions. Mais il restera difficile de distinguer l’effet propre des seuls changements climatiques, car de nombreux autres facteurs favorisent les migrations ». (3)

Ou encore :

« Nous aurons de plus en plus chaud, avec des épisodes momentanés particulièrement froids ». (4)

« Ce froid qui perdure est une conséquence directe des changements climatiques » (5).

Sa proximité avec les lobbies environnementalistes est également mise en évidence par certaines déclarations publiques fort éloignées du débat climatique, comme par exemple son opposition au nucléaire civil. (6)

Il tente également de discréditer par des affirmations grotesques proches de la diffamation, les scientifiques qui osent mettre en doute les conclusions du GIEC. Ainsi, en 2007 lors d’une conférence , il les traite de « négationnistes qui mènent un combat d’arrière-garde contre le GIEC pour tenter de protéger les intérêts des lobbies du charbon et du pétrole ».

Son action monta en puissance quand il intervint personnellement pour faire annuler une conférence qui devait se tenir à Bruxelles avec deux scientifiques dits « climato-sceptiques », le Professeur émérite Fred Singer (Université de Virginie, USA, ancien chef de projet à la Nasa pour les mesures de température atmosphérique par satellite) et le Professeur Claes-Göran Johnson (Ecole Royale Polytechnique, Université de Stockholm, spécialiste de la turbulence et de la thermodynamique de l’atmosphère).(8)

Monsieur Van Ypersele refuse tout débat avec des scientifiques qui ne partagent pas ses opinions.

« Discuter avec des climato-sceptiques est une perte de temps« , déclare-t-il péremptoirement (7). Cela fut mis en évidence en 2013 de façon éclatante, lorsqu’il refusa de débattre à la RTBF (Télévision belge) avec un de ses collègues de l’Université de Louvain, le professeur Istvan Marko qui ne partageait pas ses opinions, et finit par assister à l’émission dans un studio séparé.

Il montre tout le mépris dans lequel il tient ses contradicteurs lors d’une interview écrite :  «Des voix discordantes existent en effet, qui ne sont pas toujours, et c’est un euphémisme, compétentes. Les quelques critiques des évaluations du GIEC viennent la plupart du temps de non-spécialistes, de scientifiques bornés ou de personnes payées par des groupes industriels, qui ont intérêt à propager des informations incomplètes à propos des changements climatiques ». (9) Une appréciation, faut-il le dire, totalement démentie par les faits et à nouveau proche de la diffamation.

Sans qu’il puisse être personnellement impliqué, son entourage direct universitaire s’est imprégné de son refus du débat. Le livre « 15 vérités qui dérangent » (10) dont le Professeur Marko était un co-auteur, devait être présenté le 13 février 2014 devant la « Diffusion Universitaire » à Louvain-la-Neuve. Les pressions et menaces internes venant de l’Université furent telles que cette présentation dut être annulée (11).

Ce même entourage initia une pétition au sein de l’université, dont le but était d’interdire au professeur Marko d’encore parler du climat. Cette pétition fut retirée après deux ou trois jours.

Voilà tracé en quelques traits un portrait de Monsieur Van Ypersele, dont l’action scientifique et médiatique s’apparente plus à un combat politique teinté de despotisme, qu’à l’ouverture indispensable qu’on est en droit d’attendre d’un débat scientifique.

Jo Moreau

 

 

D’accord ? Pas d’accord ? Vos commentaires (courtois) sont bienvenus.

 

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LE JOURNALISTE ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, INFORMATION OU ACTIVISME

belgotopia (27)

A plusieurs reprises, j’ai dénoncé (parmi d’autres) la soumission complice d’une grande majorité de journalistes aux thèses du GIEC, officine de l’ONU, quant à l’avenir climatique catastrophique de la planète provoqué par l’homme (1).  Ce ralliement sans aucune nuance s’observe à des degrés divers au niveau mondial . De façon plus générale, cette soumission s’observe aussi par rapport aux ONG « environnementalistes » telles que GREENPEACE ou le WWF, très actives dans le domaine climatique, dont les communiqués idéologiquement et politiquement orientés et souvent contestables sont repris sans aucune vérification ni réserve par nos médias, tels parole d’évangile.

Alan Rusbridger est le directeur du collège LMH Oxford, est membre du « The Scott trust », propriétaire du Guardian et de l’Observer, et fut rédacteur en chef du Guardian. Dans l’entretien repris par le site du Global Editors Network,  il justifie de façon péremptoire l’obligation pour le journaliste de se transformer en propagandiste du changement climatique causé par l’homme, et d’oublier pour ce faire tout souci d’objectivité (2). Cet entretien est en fait un échange sous forme de questions-réponses avec d’autres représentants de médias, mais je n’en reprends ici que les éléments les plus significatifs  dans une traduction maison, comme d’habitude.

Il y reprend presque mot pour mot l’affirmation faite en juillet 2000 par Gelbspan Ross,  éditeur du Boston Globe : « Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ». Tout était déjà dit, et l’injonction scrupuleusement suivie par l’ensemble des médias, pour des raisons diverses et variées …

Jo Moreau

Les journalistes ont le devoir de ne pas être impartiaux quand il s’agit de changement climatique.

Le changement climatique se déroule comme une catastrophe au ralenti. Ses effets ne sont pas toujours immédiatement visibles, ce qui le rend beaucoup moins excitant que la consultation des tweets de Trump.

Si nous croyons qu’il s’agit du fait le plus important au monde,  ce qui est probablement le cas, et que vous regardez comment cela se traduit dans la couverture médiatique, il y a une terrible inadéquation entre l’importance historique de cette histoire et la couverture qui lui est réservée par les médias.

Tout est histoire de changement climatique. Il faut mettre cela en avant dans vos salles de rédaction. Qu’il s’agisse de l’immigration, de la sécurité, de la nourriture, de l’économie, de la politique, de tout ce qui est affaire de spécialistes, vous devez y impliquer le changement climatique.

Nous devons utiliser toutes nos compétences de journaliste pour dramatiser le sujet et rendre notre reportage inébranlable, car nous serons attaqués.

A la question ; « Le journalisme sur le changement climatique devrait-il être plus proche de l’activisme ? », Alan Rusbridger répond : Si vous croyez comme moi que la science est largement réglée, que le changement climatique est une terrible menace pour l’espèce humaine, si vous croyez que l’immense majorité de la science le confirme, alors nous avons le devoir de ne pas être impartiaux.

Nous avons le devoir d’adopter le point de vue des scientifiques et de ne pas perdre de temps à se demander s’ils ont raison ou non.

 

 

 

 

 

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