L’AVENIR : LA FUSION NUCLEAIRE CONTROLEE

L’accident nucléaire actuellement en cours au Japon donne lieu à des débats passionnés sur la filière du nucléaire pour la production d’énergie.

 On assiste à une débauche de mauvaise foi, aussi bien dans le camp des pro que des anti-nucléaires.

D’un côté, on se glorifie sans rire du fait que ses propres (…) centrales sont parfaitement sécurisées, fiables et innocentes, contrairement à ce qui se passe ailleurs, que la filière nucléaire actuellement exploitée est la seule réponse efficace à nos besoins énergétiques, qu’elle est d’ailleurs parfaitement conforme aux nécessités découlant de la lutte contre le réchauffement climatique et qu‘on ne peut donc faire plus écologique, et enfin que les accidents de la route font en définitive bien plus de victimes que les centrales nucléaires.

De l’autre, la simple évocation du mot « nucléaire » équivaut à s’exposer à la damnation éternelle. Toute la filière est à condamner, en prenant le Japon comme exemple et en brandissant Tchernobyl à chaque occasion, en oubliant de spécifier que l’accident en cours n’est pas la conséquence directe d’un tremblement de terre, mais bien à un tsunami. En définitive, les éoliennes ou le photovoltaïque est amplement suffisant pour tous nos besoins…

Notre type de civilisation présente de nombreux autres sites dangereux, tels que les usines chimiques, les laboratoires biologiques, en bref tous les sites de type « Seveso » , qui à ma connaissance ont fait plus de victimes que le nucléaire civil sans pour cela être mis à l’index dans leur principe.

Maintenant, je suis également convaincu que la filière actuelle basée sur la fission nucléaire est effectivement dangereuse et doit être condamnée. Le danger dû à la radio-activité est bien réel, que ce soit lors d’un accident direct -et on ne peut prévoir tous les types d’accident possibles-, que lors de catastrophes naturelles. Nos régions sont peu sismiques, mais par exemple des dizaines de secousses (de faible amplitude) ont eu lieu dans le Brabant Wallon l’an passé. On peut aussi se souvenir des séismes d’une amplitude de 5 en 11/1983 (Liège), de 5,8 en 04/92 (Roermond) de 4,5 en 06/95 (Le Roeulx), de 5,1 en 07/2002 (Aachen). Il semblerait aussi qu’historiquement, il y ait eu dans les siècles passés de nombreux séismes d’une amplitude égale ou supérieure à 6 ou 7.

A côté des risques directs, comprenant les défaillances techniques ou humaines ainsi que les attentats, se posent les problèmes actuellement insolubles découlant du traitement à réserver aux déchets nucléaires, ou au démantèlement des centrales obsolètes. Il serait irresponsable de nier ces problèmes, et de fermer les yeux sur l’impasse dans laquelle se trouve la filière de la fission nucléaire.

Il existe une autre filière « propre » dont il faut accélérer la mise au point, je veux parler de la fusion thermonucléaire contrôlée. Basée sur le type de réaction qu’on retrouve dans le soleil par exemple, elle utilise comme combustible notamment du deutérium, dont les ressources terrestres sont pratiquement inépuisables, et les dégagements radio-actifs nuls ou négligeables.

Je vous engage à lire le résumé accessible par le lien suivant :

http://www.ulb.ac.be/sciences/intra/inforsc_archives/nrj/carati.htm

Jo Moreau

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SYNDICALISME ET INFILTRATION POLITIQUE

L’action syndicale fut et reste primordiale pour la défense des travailleurs, c’est grâce à elle notamment que des conditions souvent à peine décentes sont concédées au personnel licencié, victime bien souvent de circonstances qui leur échappe totalement.

Là où le bât blesse, c’est lorsque cette action dérape, principalement vers des grèves sauvages de plus en plus fréquentes, des piquets de grève où une minorité impose sa loi, des prises en otage de cadres ou de dirigeants, de consignes de votes en faveur d’un parti qui en devient ainsi l’otage.

Dans l’immédiate après-guerre, il fallut une vigoureuse et courageuse action des dirigeants de la FGTB pour assainir celle-ci, par l’expulsion des délégués infiltrés provenant de l’extrême-gauche . Cela ne se fit pas sans heurts violents et grincements de dents.

Je suis convaincu qu’une action similaire est devenue indispensable, si on veut éviter des lendemains douloureux. L’infiltration actuelle des syndicats par des éléments incontrôlés, notamment issus du PTB+ et d‘autres mouvances d‘extrême-gauche, est évidente.

Ce type de parti ou de mouvement à la représentation populaire négligeable, mais dont les idéaux à caractère totalitaire ont en sous-main un succès certain dans plusieurs milieux, a évidemment avantage à pourrir la situation sociale , et fait tout pour envenimer les choses. Son objectif est le chaos, sur lequel il rêve de pouvoir bâtir la révolution finale tellement souhaitée.

L’action de ce début mars est symptomatique, dans le sens où les dirigeants syndicaux, à l’origine signataires de l’accord interprofessionnel, furent eux-mêmes débordés par une base habilement « chauffée » par certains délégués souvent issus de la mouvance extrémiste.

Cette forme d’action syndicale de plus en plus dévoyée est encouragée par l’inertie, la complicité électoraliste ou la lâcheté d’un pouvoir politique qui n’ose pas réagir (surtout en Wallonie) devant cette emprise grandissante de mouvements qui n’ont par ailleurs aucune légitimité démocratique. Et l’étonnement va croissant quand la Justice fait preuve d’un laxisme inexplicable pour des faits qui, causés par d’autres en d‘autres lieux, verraient s’abattre des peines sévères.

Les piquets de grève constituent une autre déviance du combat syndical, quand une minorité d’individus, parfois même extérieurs à l’entreprise, en bloque les activités ou prennent le public en otage. La présence d’un piquet de grève est parfois nécessaire dans la prise de conscience d’un problème, mais sa présence ne peut en aucun cas bloquer des travailleurs qui ne partagent pas le même point de vue, ou des usagers qui n‘en peuvent rien.

Vient enfin la prise d’otages de cadres de direction, action relativement récente et totalement injustifiable.

Le droit de grève doit être intégralement protégé, dans le cadre légal qui lui est imputé. Ses excès doivent être combattus, car dévoyés par certains au profit de buts inavoués, quoique parfaitement discernables.

Dans les années 1980, aux USA, 30.000 contrôleurs aériens furent licenciés suite à une grève sauvage. En juin 2009, la chaîne LCI annonçait qu’en Grande-Bretagne, Total licenciait 900 salariés pour le même motif.

On peut s’offusquer de telles mesures, mais sont-elles vraiment excessives dans le cadre d’une rupture aussi flagrante des accords sociaux conclus ?

Jo Moreau

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EUROPE : DES REFUGIES PAR CENTAINES DE MILLIERS ?

Dès après la fin de la seconde guerre mondiale, l’ONU eut à gérer des millions de réfugiés, de « personnes déplacées », qui erraient dans une Europe dévastée et en proie à des redécoupages géopolitiques.

Il y avait bien sûr les rescapés des camps d’internement et des camps de concentration nazis, les prisonniers et travailleurs de diverses provenance mais qui, pour des raisons variées, ne désiraient pas être rapatriées dans leur pays d’origine (notamment les Soviétiques, considérés comme traîtres s’ils avaient été faits prisonniers), les 2 ou 3 millions de germanophones expulsés de Pologne et de Tchécoslovaquie, 250.000 juifs rescapés des camps ou issus de différents pays du théâtre des opérations, les apatrides, les enfants et personnes isolées à la recherche de leur famille souvent dispersée ou décimée.

Ce problème fut successivement pris en charge par l’UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration) sous l‘autorité du SHAEF (Supreme Headquarters of the Allied Expeditionary Forces), l’IRO en 1948 (International Refugiee Organisation). En 1951, l’ UNHCR (United Nations High Commissioner for Refugees) fut créé et est toujours opérationnel pour gérer cette problématique très spécifique.

Le premier grand défi auquel fut confronté l’UNHCR en Europe fut l’afflux brutal de 170.000 réfugiés hongrois qui fuyaient leur pays après l’invasion des troupes soviétiques en 1956.

A l’heure actuelle, les chiffres sont très variables mais on estime que 43 millions de personnes de par le monde doivent être considérées comme  candidats réfugiés ou personnes déplacées, chiffre qui comprend vraisemblablement les émigrés clandestins.

La situation actuelle en Afrique et au Moyen Orient, juste après les bouleversements en Tunisie, en Egypte et ceux en cours en Libye, Barhein, Yemen semblent n’être que les prémices d’un changement fondamental dont nul ne peut prévoir les développements dans beaucoup de pays du monde sous régime autoritaire, ou même démocratique (voir le Liban), en ce compris la Chine.

Il ne faut pas se faire de douces illusions : le passage d’un système autoritaire à un système peu ou prou démocratique ne se fera pas en un tournemain, et dans le respect sympathique des anciens tenants des régimes renversés. On peut s’attendre dans ces pays à des années de troubles, de remises en cause, de résultats d’élections aussitôt contestés par ceux à qui ils sont défavorables.

Cette instabilité fait craindre dès à présent un afflux prochain de centaines de milliers de migrants en Europe (certains parlent déjà d‘un million et demi de personnes), composés de groupes de provenances diverses, souvent antagonistes du point de vue non seulement ethnique, mais également politique ou religieux.

Et contrairement à ce qui s’est passé dans une Europe d’immédiate après-guerre confrontée à une tâche gigantesque de reconstruction et de remise en route de l’outil agricole et industriel, en proie à un déficit criant de main-d’oeuvre masculine disparue dans les combats, cet afflux massif se fera aujourd’hui dans un continent confronté à une crise profonde et à un sous-emploi déjà préoccupant.

Dans ces conditions, qu’on le veuille ou non, ces immigrants se heurteront de plus à l’hostilité larvée ou affirmée de nos populations.

Alors, il paraît indispensable d’envisager dès à présent et de planifier des structures aptes à accueillir l’éventuel afflux massif de ces réfugiés potentiels, en tenant compte de leur diversité, sous la responsabilité et avec les moyens humanitaires et financiers de l’ONU.

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Jo Moreau

HAITI, DONS EVAPORES ET CAPITAUX ERRANTS.

Il y a un an, Port-Au-Prince était détruit par un violent tremblement de terre.

De nombreux dons furent récoltés par des ONG, des ASBL ou même par des initiatives privées multiples et diverses, et des promesses de transferts de fonds furent annoncés par les gouvernements, même s’ils furent -parait-il- bien moins nombreux que ceux recueillis lors du tsunami en Thaïlande.

Il y a certainement un effet de lassitude, mais surtout de grandes interrogations de la population quant au sort réservé aux montants récoltés ou promis par les gouvernements, et qui sont en fait sortis eux aussi de la poche du contribuable.

On se souvient des questions qui se posèrent sur la répartition des aides destinées à la Thaïlande, et des interrogations graves soulevées par la Cour des Comptes sur les considérables « frais de gestion » retenus par la Région Wallonne.

Ces points ont-ils reçu une justification satisfaisante, ou cela est-il tombé dans un confortable oubli ?

On se souvient aussi qu’ils servirent -en petite partie- au déplacement sur place d’une délégation parlementaire, une goutte d’eau dans l’océan, si j’ose dire, mais interpellante malgré tout quant à l‘usage que certains réservent aux fonds publics.

Le chiffre d’une aide totale de 13,5 milliards de dollars a été cité pour la Thaïlande.

Revenons à Haïti. On nous dit que les aides promises par les Etats ne sont pas arrivées à destination dans leur intégralité. Je veux bien, mais une partie au moins a été transmise. Combien, à qui, et à quoi ont-ils servi ? A voir l’état actuel de la ville 1 an après la catastrophe, et les conditions désastreuses dans lesquelles les malheureux habitants doivent survivre, j’ai de sérieux doutes quant à la pertinence de leurs destinataires… Il y a deux ou trois jours, une ministre haïtienne, très élégante, était interviewée dans le cadre d’un JT. Devant l’étonnement du journaliste quant à l’état actuel de la ville, elle se félicita du fait que les voiries avaient été dégagées, même si les décombres étaient toujours en place. Un an après…

Si certaines (rares) ONG sont bien connues pour leur action volontaire et positive, il en existe quantité d’autres qui recueillent également des fonds, mais dont personne ne sait très bien quelle est leur finalité exacte, ni leur action effective sur place.

Lorsqu’il est fait appel à la solidarité de tous suite à une catastrophe (ou pour toute autre raison), et que des fonds publics sont engagés, j’estime qu’il faut impérativement fournir à la population ,de façon transparente et évolutive:

  • L’identité des structures ayant recueilli des fonds, et leur montant exact.
  • Le décompte des « frais de gestion » et des transferts d’argent réellement effectués, que ce soit par des ONG ou par les pouvoirs publics, et leur(s) destinataire(s).
  • L’obligation pour ceux-ci d’en détailler l’utilisation, quelle que soit l’origine des fonds.
  • Un contrôle strict et indépendant de tout ceci. Il est indispensable de restaurer la confiance de la population, actuellement largement entamée…

Le retour récent de Jean-Claude Duvalier dans le pays dont il fut chassé autrefois, me semble à cet égard surtout justifié par la douce odeur du dollar de l’aide internationale…

Je voudrais aussi relater mon expérience personnelle, bien que ce soit un peu hors sujet. Il y a maintenant de nombreux mois, j’ai effectué un don (minime) à une ONG. Depuis, ma boite aux lettres est encombrée presque quotidiennement par des demandes de dons d‘organismes aussi divers qu‘inconnus de moi, souvent accompagnées de petits cadeaux allant de bics, et passant par des boussoles, des loupes, des porte-clés, des agendas, j’en passe et des meilleurs. Souvent, leurs demandes sont appuyées par des dépliants et revues parfois luxueuses. Et de plus, la lettre d’accompagnement me rend directement responsable de la mort de nombreux petits enfants ou de la misère définitive de nombreuses familles si je n’effectue pas un versement immédiat au moyen du bulletin annexé.

Ce qui me chagrine, et me convainc malheureusement de ne plus jamais recommencer, c’est le coût de cette débauche de publicités et de gadgets en tous genres, qui est de nombreuses fois plus élevé que le don fait au départ …

Jo Moreau.

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UNE NOTE TRES FLAMANDE ? EVIDEMMENT !

L’ensemble des commentateurs francophones qualifient la note Vande Lanotte de « très flamande ». Je ne l’ai pas encore lue, et je ne porterai donc pas d’avis quant au fond.

Mais pouvait-il en être autrement ?

Ce sont les Flamands qui depuis des années sont demandeurs de changements profonds dans la structure de l’Etat, se heurtant d’abord à un ’non’ ferme et absolu à des changements en douceur. Ce blocage méprisant devait amener la moitié de la population flamande à voter pour des partis que nous qualifions d’extrémistes, tels que la NV-A, la LDD ou le VB.

Mis devant le résultat des dernières élections, les politiciens francophones ont réagi dans la panique et la précipitation, acceptant enfin l’ouverture de négociations communautaires qui ne pouvaient être que conflictuelles au vu de la personnalité des interlocuteurs dont ils avaient eux-mêmes, par leur attitude antérieure, favorisé l’émergence.

Ils vont par la même occasion conforter l’opinion flamande dans ses choix électoraux, puisqu’ils vont accorder à la NV-A des négociations qu’ils ont toujours refusé aux partis flamands modérés.

Nouvelle erreur de stratégie dès l’ouverture de ces négociations. Face au nouveau schéma institutionnel voulu par les plus nationalistes des Flamands, soit la NV-A, les politiciens francophones vont freiner des quatre fers, restant dans une conception très passéiste de l’Etat Belgique, alors qu’il eut fallu mettre sur la table leur propre vision d’un futur confédéral dont tout le monde pressent qu’il est inéluctable.

Nous sommes donc face à des demandes unilatérales flamandes, et seulement des tentatives d’atténuation de ces demandes du côté francophone.

Pas étonnant donc, que cette note nous paraisse très « flamande », puisque par essence même, elle est le reflet des demandes flamandes…

Jo Moreau

CANCUN OU LE HOLD-UP CLIMATIQUE

Maintenant que la conférence de Cancun est lancée, et que les 194 délégations internationales -sans compter les représentants des médias et ONG diverses- sont installées dans cette station mexicaine très touristique, (on parle d’un total de 25.000 personnes) j’aimerais poser deux questions tout à fait basiques sur la problématique du réchauffement climatique : quelle est l’importance du CO2 d’origine humaine dans le total des gaz à effet de serre, et dans quelle mesure ce CO2 « anthropique » est-il réellement à l’origine d’un éventuel réchauffement climatique ?

Pour rappel, les conclusions posées par le GIEC sont :

  1. Il existe un réchauffement climatique
  2. Causé par le CO2 émis par les activités humaines
  3. Dont les conséquences seront catastrophiques si aucune mesure n’est prise
  4. L’ensemble des scientifiques se rallient à ces constatations.

Chacun de ces points est contestable et contesté (voir notamment mes listes « consensus climatique… »), mais je m’attacherai ici au point 2, après toutefois avoir constaté le glissement progressif et discret de la notion de « réchauffement climatique » vers la formule de plus en plus utilisée de « changements climatiques ». Cette formulation est beaucoup plus prudente, correspond mieux aux constatations actuelles et permet de dire en définitive que quoiqu’il arrive, on l’avait prévu.

Pour ce qui concerne l’influence du CO2 d’origine humaine dans le réchauffement climatique, je me réfèrerai à des déclarations de personnalités du GIEC, afin d’éviter toute contestation quant à la validité des sources.

Le CO2 fait partie des gaz à effet de serre, accusé de tous les maux climatiques de notre planète. Voici les proportions approximatives des principaux gaz à effet de serre atmosphériques, selon les chiffres du GIEC :

  • Vapeur d’eau : 60%
  • Dioxyde de carbone (CO2) : 25%
  • Ozone : 8%
  • Méthane et oxyde nitreux : 6% + autres divers.

Il faut noter que ces proportions sont largement variables, selon les sources. Mais comme j’ai promis de m’en référer aux chiffres du GIEC ou de ses représentants, je m’en tiens donc à ce chiffre de 25% de CO2 dans l‘ensemble des gaz à effet de serre, quelle que soit son origine, naturelle ou humaine.

Le CO2 d’origine humaine est principalement dû à la combustion des carburants fossiles, charbon, pétrole et gaz naturel.

Dans une interview récente, Monsieur Van Ypersele de Strihou, climatologue et vice-président du GIEC, estimait à 5% de l’ensemble du CO2, la part qui pouvait être attribuée à l’activité humaine.

http://www.rtbf.be/tv/revoir/detail_questions-a-la-une?uid=53663034668&idshedule=fde20f3ee9a4513e4181af9e8685a7fd&catchupId=10-TIMZQ100-014-PR-1&serieId=10-TIMZQ100-000-PR

(déclaration vers 21’25’’du reportage)

Ce qui fait, si je compte bien, 5% de 25%, soit une fraction imputable aux activités humaines de 1,25% de l’ensemble des gaz à effet de serre… ! (Je néglige les quelques centièmes de % d’autres gaz dus à l’activité humaine tels que le méthane)

Se rend-on bien compte des sommes astronomiques mises en jeu pour cela ? On parlera à Cancun d’un fonds « vert » international, alimenté par le transfert annuel de cent milliards de dollars (je dis bien 100 milliards de dollars annuellement) des pays industrialisés vers les pays en voie de développement, pour les aider dans leur développement de technologies « vertes » …. Déjà aujourd’hui, les modifications fondamentales dans les processus et par conséquent les coûts de production industrielle en Europe, des aides et incitants divers pour les énergies dites « renouvelables » et super bonus divers, le tout payé par l’ensemble des contribuables, les coûts engendrés par les crédits-carbone et tout cela pour diminuer un tant soit peu ces 1,25%, car il est exclu de les supprimer purement et simplement ?

Toutes contraintes dont sont bien entendu exemptés les « pays en voie de développement » , en ce y compris l’Inde, la Chine et pratiquement tous nos nouveaux concurrents commerciaux.

J’aimerais qu’on m’explique, car j’ai la nette impression d’être grugé…

Ceci dit, sommes-nous absolument certains que cette part de CO2 de 1,25% du total des gaz à effet de serre, due aux activités humaines, soit bien à l’origine du réchauffement climatique ?

Et bien pas du tout.

Rejoignant en cela de nombreux autres scientifiques, Monsieur Jean Jouzel, climatologue et autre vice-président du GIEC, déclarait lors d’une interview au Figaro le 19/03/2010 :

« Q : Un des arguments avancés pour discréditer la responsabilité des gaz à effet de serre est l’idée que le réchauffement a précédé l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère ?

R (Jean Jouzel) : C’est d’autant plus vrai que ce sont des travaux de Nicolas Caillon auxquels j’ai été associé qui l’ont démontré. Mais on n’a jamais dit que le CO2 était à l’origine du réchauffement. Ce que l’on dit c’est qu’une fois qu’il a commencé à augmenter en Antarctique et dans l’océan austral, il a très largement participé aux grandes déglaciations qui se produisent des milliers d’années plus tard dans l’hémisphère nord.

http://blog.lefigaro.fr/climat/2010/03/-cest-lautre-auteur-sceptique.html

Alors, si personne ne conteste qu’il y ait bien des modifications climatiques, comme il y en a eu tout au long de l’histoire de la Terre et parfois bien plus brutales que ce que nous connaissons actuellement , quelle est en définitive la responsabilité des activités humaines, et à qui profitent les mesures plus politico-idéologiques que scientifiques brandies en tous sens ?

Et enfin, quelle est la finalité de cette lutte contre 1,25% des gaz à effet de serre, qui en définitive n’est même pas reconnu comme étant à l’origine du réchauffement climatique ?

Nageons-nous en plein délire ?

A lire également, l’excellent article de J.M. Bélouve sur les enjeux de Cancun : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/cancun-geopolitique-climatique-83993

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Jo Moreau

LA COMPAGNIE DES WAGONS LITS

histoires belges

wagon

Par ses ingénieurs et financiers, la Belgique fut une véritable pionnière des chemins de fer dans le monde, non seulement dans le lancement de lignes à travers les cinq continents, mais aussi dans la construction de matériel ferroviaire.

L’aventure la plus mythique fut cependant écrite par la COMPAGNIE INTERNATIONALE DES WAGONS-LITS.

A l’origine de sa création se trouve le liégeois Georges Nagelmackers. Il naît en 1845 dans une famille de banquiers actifs depuis 1747.

En 1867, il entreprend un voyage en Amérique, et durant ses déplacements dans le nouveau monde, il fut très impressionné par les wagons particulièrement confortables conçus par un certain Pullman notamment des voitures-lits, qui furent suivies en 1868 par des voitures-restaurant. Ce matériel permettait des voyages de longue durée, de dormir dans des draps et de déjeuner sans devoir s‘arrêter à des buffets de gares. Il prend alors conscience des possibilités qui s‘ouvrent en Europe en ce domaine, mais aussi des difficultés pour traverser les nombreuses frontières, élevées par des pays parfois antagonistes et très soucieux de leurs prérogatives.

A son retour, il prend contact avec des opérateurs de chemin de fer pour examiner la façon de concrétiser ses idées, et en 1872, il conçoit de concert avec William Mann la première voiture-lit qui est présentée la même année à l’Exposition Internationale de Vienne. Il obtient en 1873 sa première autorisation d’exploitation sur la ligne Ostende-Vienne via Paris et Berlin. Le premier convoi est constitué de voitures construites en Autriche.

Le 04 décembre 1876, il fonde devant le notaire Van Halteren la « Compagnie Internationale des Wagons-Lits », qui aura son Siège Social à Bruxelles, et qui compte parmi ses principaux actionnaires le Roi Léopold II.

Il dispose bientôt d’une flotte de voitures de grand luxe, susceptibles d’être attelées à des convois classiques ou de former des trains complets. Les accords de circulation sont obtenus entre Ostende-Cologne, Ostende-Berlin et Paris-Berlin, évitant ainsi le changement de voiture aux frontières . Les lignes vont se multiplier, et en 1882 il met en service la première voiture-restaurant entre Marseille et Nice. Le succès est au rendez-vous, et ce sera le lancement des trains spéciaux composés uniquement de voitures de la CIWL, ce qui justifie en 1884 la nouvelle raison sociale qui devient «  COMPAGNIE INTERNATIONALE DES WAGONS LITS ET DES GRANDS EXPRESS EUROPEENS ».

Un grand nombre de ses trains deviendront célèbres, et parmi eux le plus mythique fut certainement l’Orient Express, sur la ligne Paris-Istanbul, prolongé par le Taurus Express jusque Bagdad. Il servit de décor à de nombreux romans et films, dont le célèbre « Le crime de l’Orient Express » écrit par Agatha Christie.

D’autres lignes célèbres furent le Calais-Méditerranée (futur Train Bleu), la Malle des Indes (Bombay Express), Le Caire Louxor Express, le Transmandchourien Express, l’Etoile du Nord et les premières 2e classe sur un train de luxe, le Londres-Vichy, l’Oiseau Bleu, le Nord Express, le Pyrénees Côte d’Argent parmi plus de 30 lignes sur plusieurs continents … La CIWL fut également partie prenante au lancement du Transsibérien vers la Chine et le Japon.

Pour ses voyageurs, il construira des hôtels prestigieux à ses principales villes-terminus, parmi lesquels le Pera Palas à Istanbul en 1892, le Royal Palace Hôtel à Ostende, les hôtels Terminus à Bordeaux et Marseille, le Grand Hôtel à Pékin et à Saint Petersbourg. Ceci se concrétisera via une filiale de la CIWL : LA COMPAGNIE INTERNATIONALE DES GRANDS HOTELS.

La guerre de 14-18 fut un premier frein à l’expansion de la compagnie, dont les activités continuèrent cependant en fonction des alliances conclues par les pays traversés. Notons ici la destinée particulière de la voiture-restaurant 2419D. Celle-ci fut réquisitionnée, transformée en voiture-bureau et incorporée au train du Grand Quartier Général français mis à disposition du Maréchal Foch. C’est dans cette voiture, amenée dans la forêt de Rethondes, que fut signé l’armistice de 1918. En 1940, Hitler voulut « effacer » cet épisode en y faisant acter la capitulation de la France, et la voiture fut ensuite transférée à Berlin pour y être exposée. Elle fut détruite par les SS quelques jours avant la fin du conflit, sur ordre du Führer.

La première guerre mondiale terminée, l’expansion reprit de plus belle, avec du matériel de plus en plus luxueux et représentatif du style « Art Deco » alors très à la mode. Tout ce que le monde comptait de têtes couronnées, d’aristocrates, de gens connus, en un mot la « jet-set » de l’époque était la cliente assidue du Simplon Orient Express.

Après 1945, le matériel de la compagnie avait subi de très lourdes pertes, et la nouvelle division géo-politique mondiale, la disparition d’une partie de la clientèle fortunée et la concurrence du transport aérien devait amener peu à peu la disparition de plusieurs lignes et le déclin de la compagnie. Elle fut toutefois partenaire dans la création en 1957 des Trans-Europ Express.

La CIWL qui avait aussi absorbé l’agence Thomas Cook en 1927 pour former le premier réseau mondial d‘agences de voyages sous le nom de « Wagons Lits Cook » , fut reprise en 1991 par le groupe français Accor et en 2007, les trois derniers services de voitures-lits de la compagnie disparaissent, pour laisser subsister des seules activités de restauration et de services sur le réseau ferroviaire.

Les ateliers de la CIWL étaient établis dans l’arrière-port d’Ostende, sur l’axe Londres-Méditérranée, ligne à l’origine très prisée pour gagner les Indes. La fonction de ces ateliers était l’entretien du matériel. Ils réalisèrent notamment la récente remise en état du matériel en bois , retrouvé parfois dans un état déplorable aux quatre coins de l‘Europe. Les travaux portèrent sur les travaux de menuiserie, ébénisterie, de marquetterie, laquage des boiseries et tôlerie, alors que la décoration intérieure était réalisée à Paris. Ils cessèrent toute activité en 2006.

Car dans un but de tourisme de luxe, un convoi est remis épisodiquement en service entre Paris et Venise sous le nom de Venice Simplon Orient Express, avec des voitures des années 20 dont 4 sont classées monument historique. Il s‘agit de l‘initiative de James Sherwood, un industriel américain richissime.

La Banque Nagelmackers, quant à elle, exista sous son nom jusqu’en 2001, année ou elle fut intégrée au groupe Delta Lloyd.

Il est aujourd’hui question d’un projet porté par des anciens collaborateurs de la Compagnie des Wagons Lits. Il s’agirait de relancer un projet de trains de luxe vers des destinations de sports d’hiver en Autriche et en France, au départ de Bruxelles-Midi, service destiné à des consommateurs recherchant confort et sécurité. Les premiers départs sont annoncés pour mi-décembre 2010. Suivraient ensuite des trains d’été. A suivre donc…

http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/605164/train-ski-nouvel-acteur-en-piste.html

Jo Moreau

DIALOGUE CLIMATIQUE

Dans les commentaires de ma liste n°17, un correspondant m’adresse certaines remarques. J’ai pensé que son contenu et ma réponse pouvait intéresser certains habitués de mon blog, et j’en fais donc un billet à part entière. Bon courage !

Réponse à reverb.

Wourff, ça m’apprendra à demander d’être clair… (lol)

Je commencerai par une mise au point suivant votre point 3). Je crois que nous partons de bases essentiellement différentes. Vous suivez un raisonnement purement scientifique, ce que je ne vous reproche bien entendu pas, mais je pars personnellement d’un point de vue médiatique. Quand vous dites : « …vos listes reflètent plutôt des paroles de scientifiques dont vous croyez qu’elles vont à l’encontre de ce que vous croyez être les conclusions du GIEC », vous avez raison, n’ayant jamais lu les conclusions du GIEC. Je n’en sais donc que ce que tout le monde (scientifique, politique, écologique, médiatique et industriel) clame tous azimuts : « Il y a un réchauffement climatique qui est dû aux activités humaines et principalement aux émissions de CO2 anthropique, et qui aura des conséquences désastreuses si on n’agit pas immédiatement. Ceci résulte d’un consensus de la quasi-totalité du monde scientifique » . Je suppose que celà n’est pas en totale contradiction avec les conclusions du GIEC. Je me suis aperçu que ce consensus autoproclammé n’était pas aussi unanime que les médias le prétendent, que ce soit sur la réalité du phénomène, ou ses causes, ou ses conséquences. C’est cela que je compte montrer par ces listes, sans aucunement prendre position sur la pertinence scientifique des arguments des uns ou des autres. Quant à la majorité des scientifiques qui soutiennent les conclusions du GIEC, je pourrais retourner l’argument : combien d’entre eux ont lu ce fameux rapport ? Ne se contentent-ils pas de faire confiance les yeux fermés à leurs confrères qui y sont impliqués ?

1) J’ai renoncé à citer mes sources, non par volonté de manipulation, mais parce que, dans certains cas, je résume en une phrase tout un raisonnement. Par exemple :

« In June 2007 he authored a general interest article in the Financial Post (part of the National Post) predicting general climatic cooling as the sun enters Solar cycle 25 about 2018. He based his prediction on the close correlation between solar and climate cycles in his high resolution analysis of late Holocene cores deposited under anoxic conditions within deep Western Canadian fjords.[1] Solar cycle 25 will be as weak as solar cycles in the early 19th century during a very cold phase of the Little Ice Age. At this time drought and short growing seasons would have made present day agricultural practices used in areas like the grain growing region of western Canada impossible. In a June 2007 presentation to the annual meeting of the Ontario Agri Business Association in Huntsville, Ontario he stated that « climatic cooling associated with Solar Cycle 25 should be of concern to the Canadian agricultural sector. During any climatic warming agricultural methods used to the south can be immediately adapted. However, cooling such as may occur beginning about 2018 would be an agricultural and national disaster as no one is farming north of us. »

Je résumerai par : « C’est l’activité solaire qui est à la base des changements climatiques ».

Peut-être trouverez-vous que cela manque de rigueur, mais je m’efforce de rester « lisible » pour la majorité de ceux qui me font le plaisir de me lire, et je ne crois pas avoir trahi le fond du raisonnement de l‘auteur. ….

Dans plusieurs cas, j’effectue effectivement moi-même la traduction , avec les problèmes de nuance(s) que cela comporte, mais j’ai toujours à l’esprit la volonté de restituer la pensée de l’auteur. Il est exact que je relaye parfois des propos trouvés dans la presse, ce qui est vraisemblablement risqué au vu de ce que les médias manipulent en tous sens…

Pour ce qui concerne Vicky Pope, vous avez raison et j’ai erronément traduit un conditionnel par un indicatif et j‘aurais dû préciser que le Hadley Center faisait partie des instituts de référence du GIEC, et que l‘auteur adhérait donc à ses conclusions. Je me réjouis toutefois que vous deviez retourner 10 listes en arrière pour trouver ce type d’erreur.

2° Je ne considère pas tous les scientifiques comme interchangeables, mais je crois savoir que les 2500 scientifiques travaillant pour le GIEC ne sont pas tous climatologues -loin de là- et c’est réjouissant. Le climat peut être influencé par tant de paramètres, pour en citer quelques-uns : les variations de l’orbite terrestre ou de l’inclinaison de l’axe polaire, la position des amas d’astéroïdes (effet miroir du rayonnement), du rayonnement solaire ou plus généralement du rayonnement cosmique, des variations de l’orbite lunaire, de l’influence du volcanisme terrestre ou sous-marin (120.000 volcans sous-marins dans le seul Pacifique dont nous ne savons à peu près rien de leur influence sur la température des océans), la dynamique des masses océaniques et des courants marins et leurs oscillations diverses et cycliques, les glaciations et inter glaciations, les variations d’activité du noyau terrestre, les modifications de l’occupation des sols et je m’arrête ici car la liste est loin d‘être complète. Notons encore l’apport des historiens ou des archéologues, par exemple, dans la description des climats au cours des périodes historiques et préhistoriques. Je crois que tous peuvent être aptes à donner un avis sur les changements climatiques. D’autre part, la pertinence d’une théorie ou d’une opinion doit se trouver dans son contenu, et ne doit pas être jugée par les titres de celui qui l’émet. En partant de ce principe, on aurait dû rejeter une théorie de la relativité d’un certain Albert Einstein, employé à l’Office des Brevets de Berne…(ce qui fut d’ailleurs le cas à l’origine, si je ne m’abuse).

3) Je reviens à votre commentaire sur la déclaration de Piers Corbyn : « il n’existe aucune preuve que le CO2 soit à l’origine d’un quelconque réchauffement climatique », et votre affirmation que cela va à l’encontre de 150 ans de physique éprouvée ou de la mauvaise foi, je tiens tout de même à préciser qu’il est loin d’être le seul à prétendre cela. Il faudrait aussi renvoyer Monsieur Jean Jouzel, vice-président du GIEC dans ses foyers, lorsqu’il déclare :  « Q : Un des arguments avancés pour discréditer la responsabilité des gaz à effet de serre est l’idée que le réchauffement a précédé l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère ? Jouzel : C’est d’autant plus vrai que ce sont des travaux de Nicolas Caillon auxquels j’ai été associé qui l’ont démontré. Mais on n’a jamais dit que le CO2 était à l’origine du réchauffement. Ce que l’on dit c’est qu’une fois qu’il a commencé à augmenter en Antarctique et dans l’océan austral, il a très largement participé aux grandes déglaciations qui se produisent des milliers d’années plus tard dans l’hémisphère nord. »

http://blog.lefigaro.fr/climat/2010/03/-cest-lautre-auteur-sceptique.html

Pour ceux qui désirent approfondir, notamment :

http://met.hu/idojaras/IDOJARAS_vol111_No1_01.pdf

http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0707/0707.1161v4.pdf

4) Pour ce qui concerne Christian Beer, je retiens cette phrase : « Christian Beer et ses collègues expliquent qu’avec la respiration, la PPB est l’un des principaux processus contrôlant les échanges de CO2 atmosphérique et terrestre. En tant que
tel, elle permet aux écosystèmes terrestres de contrebalancer les émissions de CO2 d’origine humaine. Jusqu’à présent, on ne pouvait réaliser que des estimations provisoires basées sur l’observation de la PPB terrestre mondiale. » Je ne pense toutefois pas l’avoir radicalement trahi au vu de ce qui ressort de l’article ci-dessous :

http://www.research-in-germany.de/49466/2010-07-06-a-new-balance-for-the-global-carbon-balance,sourcePageId=12360.html

Je n’avais aucune intention ironique à citer Evan Solomon, dans ce qu’il contredit l’importance apparemment exagérée donnée au CO2 d’origine anthropique dans le processus de réchauffement climatique.

Voilà mes justifications quant à ma démarche, éléments qui peuvent bien entendu être contestés et discutés, contrairement à ce qui nous est imposé à l’heure actuelle en opposition formelle à toute démarche scientifique. Par l’intermédiaire du GIEC, le postulat actuel est :

  • Il y a un réchauffement climatique
  • Causé par le CO2 émis par les activités humaines
  • Les conséquences en seront catastrophiques à terme si aucune mesure n’est prise
  • L’ensemble des scientifiques se rallient à ces constatations.

Or chacun de ces points est contesté. Cela est soit occulté, ou alors les contradicteurs sont discrédités. C’est ce que je désire montrer par ces listes, ni plus, ni moins.

Je prends toutefois bonne note de vos remarques, et tenterai de remédier à certains points à l’avenir.

Amicalement,

Jo Moreau.

MAI 68, LE RETOUR ??

Un peu partout en Europe, on assiste à des mouvements sociaux de plus en plus nombreux, et rassemblant de plus en plus de participants. La motivation profonde de certains de ces mouvements échappe toutefois à des analyses rationnelles.

Le meilleur exemple me semble être la récente grève totale des aiguilleurs du ciel en Belgique, dont personne, pas même les syndicats qui d’ailleurs ne cautionnèrent pas cette grève, ne put discerner la raison objective qui la déclencha, car on ne peut retenir le déplacement de deux personnes de Bruxelles à Charleroi (50 Kms) comme une raison valable au blocage du ciel belge…

On a vu aussi, parmi d’autres, l’arrêt des usines Arcelor-Mittal à Liège et à Châtelet, avec toutefois un arrière-plan social plus affirmé, et la grève des chemins de fer « marchandise », aussitôt embrayée « par solidarité (!?) » par certains cheminots. Quoiqu’on soit conscient que cette catégorie de fonctionnaires est toujours prête à démontrer sa solidarité…

Il y a bien sûr la revendication sous-jacente d’augmentation du pouvoir d’achat, mais consciemment ou non, chacun reconnaît que le pouvoir d’achat a vu ses capacités restreintes par de nouveaux besoins inconnus il y a quelques années, tels que l‘informatique, les GSM dont on a fait un produit de mode, les écrans plats, les abonnements pour faire fonctionner tout cela et pas mal d‘autres choses encore.

Mais plus que les revendications matérielles, ce qui transparaît dans tout cela est un sentiment de gigantesque ras-le-bol, devant un avenir de plus en plus bouché.

Ras-le-bol devant l’indifférence d’un monde industriel qui, depuis la mutation du capitalisme en financiérisme, a laissé tomber la population locale en se tournant vers l’exploitation d’un étranger asiatique ou africain bien plus prometteur en profits gigantesques.

Ras-le-bol devant le spectacle de ceux qui loin de subir durement l’évolution du monde et les conséquences de la crise, continuent à s’enrichir d‘une façon qu’il faut bien qualifier d‘indécente, et ceci est un doux euphémisme !

Ras-le-bol devant l’absence de réponse du monde politique, qu’il soit de droite ou de gauche, qui a porté la mondialisation sur les fonts baptismaux et se réfugie aujourd’hui derrière elle pour tenter d’expliquer son impuissance.

Et angoisse d’une large part de nos concitoyens qui craignent de rejoindre ceux, déjà nombreux, qui ne sont plus capables de trouver un logement décent, de se chauffer, ou de payer les factures des produits dont on l’a persuadé qu’ils étaient indispensables à son bonheur, et qui n’ont même plus accès à notre système de soins de santé que-le-monde-nous-envie.

Mais le pire dans la situation actuelle est qu’on a confisqué le rêve et l’espoir à une immense majorité de la population, rêve dans un avenir meilleur, dans la certitude que la vie de nos enfants sera plus douce que la nôtre, rêve dans les progrès de la science et de la civilisation.

Et la confiscation de ces rêves -combinée aux problèmes sociaux qui ne font qu‘amplifier-, pourrait mener à une situation bien plusexplosive et incontrôlable que ce que nous connûmes en mai 68.

Voir aussi :

http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/05/11/europe-arretons-le-massacre.html

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Jo Moreau

LE MECHANT BART LACHE LES GENTILS FRANCOPHONES

Divine surprise : le méchant Bart De Wever n’est pas le sauveur de la Belgique de papa, à la grande déception de ceux qui croyaient encore pouvoir trouver un nouvel emballage (tricolore) à un contenu pratiquement inchangé.

Une nouvelle fois, les francophones ont démontré leur formidable propension à ne rien voir, ne rien entendre et ne rien comprendre à ce qui vient de Flandre. Ils sont brusquement d’accord de tout négocier, à condition de ne garantir aucun changement. Il aurait pourtant suffit de jeter un coup d’œil sur le programme de la NVA, de la liste De Decker ou celui du Vlaams Belang, rassemblant à eux trois environ 50% de l’électorat flamand, sans compter les autonomistes à des degrés divers se retrouvant dans les partis plus traditionnels, pour réaliser le sentiment profond soufflant de l’autre côté de la frontière linguistique : les Flamands nous trouvent bien gentils, mais sont aujourd’hui impatients de nous larguer politiquement, et surtout financièrement. Et un récent sondage montre que les Bruxellois ne sont pas très éloignés d’un sentiment identique.

Que cela soit injuste, triste, révoltant, tout ce que vous voulez, n’a aucune importance dans ce débat : seule compte la réalité des choses.

Et là, nos politiciens ont démontré depuis de nombreuses années leur incapacité fondamentale à gouverner, ce qui, chacun le sait, signifie prévoir.

La démarche du MR me semble la meilleure : que voulons-nous encore gérer ensemble, dans la mesure où le séparatisme pur et simple semble soulever des difficultés légales pratiquement insurmontables dans le cadre international actuel. (Sans toutefois que je sois convaincu de leur capacité à négocier un accord de cette envergure).

L’unique solution consiste en un modèle confédéral, soit un pays composé de régions-états disposant d’une large autonomie, où seules quelques compétences sont laissées à l’Etat central Belgique, telles que la politique étrangère, la défense, la banque centrale aussi chargée de la gestion de la dette, un tronc commun minimum de sécurité sociale et quelques coquilles indispensables au niveau international.

Cela est la seule voie possible, et il faut vraiment être aveugle pour le nier. Je défends (parmi d’autres) cette issue depuis longtemps maintenant, et le monde politique francophone a eu à plusieurs reprises la possibilité de reprendre l’initiative en défendant cette thèse, mais il a malheureusement loupé cette occasion comme il en a loupé beaucoup d’autres. Evidemment, remettre en question la gestion (ou plutôt l’a-gestion) d’une Wallonie accrochée à un système réactionnaire dépendant des largesses de tiers risquait de déstabiliser un système de baronnies installé depuis des décennies.

Même si un accord miraculeux devait voir le jour, il est évident qu’il ne sera que transitoire s’il persiste à ne pas prendre en compte cette volonté flamande d’autonomie. Et aussitôt conclu, cet accord communautaire bancal sera remis en question. Ne pas le discerner est criminel pour le pays en général et pour la communauté francophone en particulier.

Pourtant, l’autonomie serait un électrochoc nécessaire pour la Wallonie, à condition d’avoir un cadre politique à même de concevoir un avenir dans cette perspective, et dont la première tâche serait de mettre un terme aux dépenses faramineuses englouties par une administration pléthorique, et des subventions tous azimuts en faveur de structures aux objectifs plus que fumeux.

Et là, de quelque côté que l’on regarde, ce n’est pas gagné…

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Jo Moreau