CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (25)

Suite n°25

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

-272 « Les changements climatiques ne sont pas causés par les activités humaines. Au plus on analyse les données alarmistes, au plus on constate des conclusions erronées. Burt Rutan – Ingénieur en Aérospatiale – Concepteur d’engins spatiaux et en Aéronautique.

-273 « Nous en sommes arrivés au point où chaque évènement météo est relié à la théorie des gaz à effet de serre causés par l’homme. Tout ce qui arrive servira à conforter cette théorie falsifiée ». Tim Coleman – PhD – Sciences de l’atmosphère – Professeur associé University of Alabama (USA).

-274 « Le climat global dépend de l’interaction atmosphère-océans, du rayonnement solaire, des forces gravitationnelles entre la Terre et la Lune et de la rotation de la Terre. L’influence du CO2 est une pure fiction ». Claes Johnson – PhD – Professeur en Mathématiques appliquées et Modélisations – Royal Institute of Technology (S)

-275 « Le climat mondial est influencé par l’activité volcanique, les variables de l’activité solaire, les courants océaniques, les régimes des vents. Le rôle des activités humaines est éclipsé par la variabilité naturelle ». Dave Epstein – Météorologue – Membre du American Meteorological Society – Professeur au Framingham State College (USA) .

-276 « Le réchauffement climatique est devenu une question politique. Toute autre cause (que le CO2 d’origine humaine) sur le sujet est un intrus qui bouleverse l’orthodoxie établie ». Eugene Parker – PhD – Astrophysicien – ex professeur d’astrophysique University of Chicago – A développé les théories du vent solaire et de la « Spirale de Parker ».

-277 « Les effets du rayonnement solaire sur les changements climatiques sont historiquement mis en évidence, et sont sans doute prépondérants ». Nigel Marsh – Spécialiste en rayonnement cosmique – Center for Sun-Climate Research – Danish National Space Center (DK).

-278 « Les flux de plasma -ou le vent solaire- sont à l’origine des changements climatiques. Ils sont responsables de la désorganisation des courants d’air chaud dans l’atmosphère ». Neil Arnold – Modélisation de l’Atmosphère – Professeur de Physique et Astronomie University of Leicester (UK).

-279 « Les changements climatiques sont liés à la variabilité des champs magnétiques solaires ». Oliver K Manuel – Chimie nucléaire – University of Missouri (USA).

-280 « Les glaciers himalayens, et ceux du reste du monde, ont reculé et avancé sans aucun lien avec un réchauffement ou un refroidissement climatique ». Vijai Kumar Raina – Glaciologue – Ex directeur Division Glaciologie du Geological Survey of India – Auteur d’un livre blanc pour le Gouvernement Indien.

-281 « Le réchauffement climatique n’est pas causé par les activités humaines. Il trouve son origine dans les variations cycliques du climat terrestre ». James Spann – Météorologue – Collaborateur météo de médias audiovisuels.

-282 « Le réchauffement climatique actuel n’est pas le premier dans l’histoire de la Terre. Il y a des tas de raisons pour lutter contre la pollution; le réchauffement global n’en est pas une ». Peter Sciaky – Géologue (USA)

A suivre.

Voir les 24 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

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Jo Moreau.

DES ELECTIONS ? POURQUOI PAS …

Après le refus de négocier de la NV-A, et de son annexe le CD&V, l’impasse est plus que jamais totale dans notre pays, et on ne voit plus de solution à la crise politique.

Alors, pourquoi pas de nouvelles élections ?

Mais avec un but bien précis : des élections qui auraient pratiquement valeur de consultation populaire. Les citoyens flamands devraient être mis clairement devant leurs responsabilités, et les francophones ne devraient laisser planer aucune équivoque : une nouvelle victoire électorale de la NV-A, et de ses satellites le Vlaams Belang, et la LDD (je n’ose encore y mettre le CD&V) signifierait le choix définitif vers le confédéralisme ou le séparatisme.

Certains sondages montraient récemment qu’une grande majorité de citoyens flamands, y compris parmi les adhérents de la NV-A, étaient opposés au séparatisme. Et bien qu’ils le montrent par les urnes, en excluant ces partis de leur choix, au profit du SP-A ,du VLD ou de Groen.

 La NV-A perdant une partie de ses électeurs, la négociation pourrait reprendre.

Une confirmation du succès antérieur de la NV-A devrait automatiquement déboucher sur des Etats Généraux, devant préparer une scission du pays soit vers un confédéralisme très approfondi, soit vers le séparatisme.

Mais il faut également que tout le monde soit bien conscient que cela suppose de faire table rase de tout le passé, par une renégociation de tous les aspects du problème. Y compris du tracé de la frontière linguistique, y compris la redistribution des bijoux du ménage.

Et d’un arbitrage international (européen ?) sur les points qui ne peuvent trouver un accord, par le biais éventuel de consultations populaires.

Je n’ai jamais caché mon agacement devant l’attitude des francophones de ce pays, qui n’ont voulu prendre conscience du vent qui venait de Flandre qu’au cœur de la tempête.

Mais le positionnement actuel de l’extrême-droite flamande me heurte profondément dans son refus absolu de tout compromis. A nous d’en tirer les conséquences, en fonction d‘un positionnement clair de nos compatriotes flamands.

Voir aussi :

http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/11/05/rebatir-la-belgique.html

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOS COMMENTAIRES !

Jo Moreau.

FRANCE-BELGIQUE : UNE IDYLLE SANS NUAGES ?

Comme une majorité de Belges, j’ai une énorme sympathie pour mes voisins Français et leur beau pays. Par contre, leur incorrigible égocentrisme ne manque pas de me hérisser régulièrement. Leurs journaux télévisés nous ramènent régulièrement au temps de la réflexion du savoureux Major Thompson : « Chaque jour, le monde entier se réveille avec le regard fixé sur la France… » (dixit Pierre Daninos).

La diffusion ce 28 juin par la chaîne câblée Histoire, d’une séquence de la série « Histoire de comprendre » consacrée à Kolwezi, fut proprement renversante par le silence total -même pas une allusion- au sujet du rôle de la Belgique, et éclairant d’un jour nouveau tout un pan des relations parfois tortueuses entre nos deux pays.

Mais de quoi s’agit-il ? Au printemps 1978, 3 à 4000 rebelles katangais venant d’Angola et transportés par la 2e division cubaine, prennent possession de la ville de Kolwezi dans la province congolaise du Shaba (ex-Katanga). Bientôt, des exactions sont commises et provoquent la mort d’environ 700 Congolais et de plusieurs dizaines d’Européens (plus de 250 suivant certaines sources), tandis que 3000 autres -dont une majorité de Belges- sont dans une situation très précaire.

Nous sommes alors en pleine guerre froide, et l’influence de l’Union Soviétique grandit en Afrique, en symbiose avec l’intervention armée des Cubains dans plusieurs pays. La contagion risque de gagner l’Afrique francophone, suscitant l’inquiétude du président français Valery Giscard d’Estaing. Les mutins de Kolwezi menacent le régime du Président Mobutu, qui appelle à l’aide les Français et les Belges.

Une opération conjointe est alors envisagée, mais dès la première réunion entre les autorités militaires des deux pays, des divergences profondes quant aux buts d’une intervention apparaissent. Les Français désirent une véritable opération militaire en appui des troupes du Général Mobutu qui repousserait l‘insurrection, les Belges voulant se limiter strictement à une opération humanitaire, car le torchon brûle déjà entre Bruxelles et le régime de Kinshasa. Le Président Giscard d’Estaing voit là une excellente occasion de supplanter définitivement les Belges au Congo, et de renforcer son influence sur toute l’Afrique francophone.

Les Français vont alors tout faire pour retarder l’intervention belge, afin de recueillir tout le bénéfice politique de l‘action militaire. Ils ne donneront l’autorisation de survol de leur territoire par les C130 belges qu’avec plusieurs heures de retard, tandis que l’Algérie, qui a autorisé le survol par les Français, le refusent aux Belges. Ceux-ci doivent allonger considérablement les plans de vol de leurs appareils jusqu’à ce que l’ autorisation de traverser l’espace aérien français leur parvienne enfin . Les C130, qui devaient ravitailler sur une base française en Afrique, seront bloqués sur cette base d’autres innombrables heures avant de pouvoir poursuivre leur vol. Le timing exact est encore assez trouble, et diverge suivant les sources. Ce qui est établi voit les éléments du 2e REP (Légion Etrangère) sauter sur Kolwezi dès le 19 mai, tandis que les C130 belges amenant les premiers éléments des 1100 para-commandos qui étaient bloqués à Melsbroeck n’arriveront que le 20, mais feront quand même un boulot remarqué dans le ratissage de la ville et le sauvetage des otages. Les « frictions » entre les responsables militaires se poursuivront sur place.

Dans l’émission sus-mentionnée, pas un seul mot sur l’intervention belge. D’autre part, l’intervention de la Légion est présentée comme une grande première, ignorant magnifiquement l’opération Dragon Rouge de novembre 1964, lorsque les parachutistes belges ont sauté sur Stanleyville et Paulis (opération Dragon Noir), sauvant ainsi des milliers d’otages européens. Pour mémoire, cette opération fut ainsi qualifiée par les Américains : « The Dragon operations in the Congo-Dragon Rouge and Dragon Noir-were the first, and in many ways the most complex, hostage rescue missions of the cold war, Aimed at securing the release of nearly 2,000 European residents taken hostage during the Simba Rebellion in 1964 ».

Cette émission confirme une fois de plus le fait que l’historien ne fait rien d’autre que défendre une vision de l’Histoire qui corresponde à ses propres convictions, et d’autre part qu’un seul épisode aussi manifestement biaisé déprécie la crédibilité de l’ensemble de la série.

Je n’ai pas dû faire de longues recherches pour trouver des éléments qui confortent l’opinion que les relations franco-belge n’ont décidément pas toujours été idylliques. Et ce, sans remonter à la période d’une vingtaine d’années qui vit le rattachement des provinces belges à la France (1795-1815), et qui fut émaillée de nombreux incidents (dont la « guerre des paysans », et le soulèvement contre la conscription obligatoire).

En 1848 déjà, une colonne de 2000 révolutionnaires belges armée par des autorités lilloises essaye de pénétrer en Belgique, avec l’appui du ministère des Affaires Etrangères de la 2e République, afin d’y instaurer la République. Ils furent repoussés dans l’épisode appelé « Risquons-Tout ».

Pour rester dans un contexte de guerre, nous nous rappelons aussi l’attitude particulièrement hostile du gouvernement français lors de la capitulation belge en 1940, alors qu’il s’apprêtait à agir de même…Des groupes de réfugiés belges furent alors qualifiés de « boches du Nord ».

Je suis par contre assez circonspect quant à l’éventuelle promesse d’intervention, rapportée par certains, de deux divisions françaises pour appuyer une éventuelle sécession de la Wallonie, lors de « l’affaire royale » en 1950, qui me parait relever plus de propos de bistrot que de la réalité historique.

Dans le livre de Pierre Stephany « Les années 60 en Belgique » par contre, j’ai trouvé les passages suivants, qui ne font que confirmer d’autres sources.

– Quant au rôle ambigu de la France, on le trouve dans de nombreuses sources faisant état de l’inquiétude et de l’irritation du gouvernement belge devant l’attitude de Paris. « Les Wallons constituent la prochaine sérieuse cible de la subversion française », écrivait à Londres le 13 février 1968 l’ambassadeur britannique à Bruxelles.

Selon l’ambassadeur de Belgique à Paris, des agents de l’Elysée poussaient à l’affrontement, et les organisations extrémistes flamandes recevaient des subventions françaises.

La Sûreté belge s’inquiétait tout autant de l’aide française à l’activisme wallon. (…) L’ambassadeur britannique à Paris pensait que le général (De Gaulle) encourageait le séparatisme dans l’idée de favoriser un jour la naissance, avec le voisin wallon, d’une grande francophonie. –

Il semble qu’ensuite, les convoitises de Paris sur la Wallonie se soient estompées, parallèlement au déclin industriel et à la paupérisation de celle-ci…

J’ai cité ces quelques éléments pour étayer ce qui est bien connu, soit que l’Histoire, jalonnée de grands discours et de visites officielles clinquantes et fraternelles, dissimule de nombreux et tortueux objectifs. Mais çà, ce n’est pas un scoop ! La Grande-Bretagne ne fut d’ailleurs pas en reste, dans son projet de mettre la main sur le Congo belge, (et sur le Katanga en particulier) et ce, jusque dans les années 30 sinon au-delà.

On peut aussi rappeler les pressions exercées sur le gouvernement belge pour que celui-ci interdise la projection du film de Stanley Kubrick ‘Les Sentiers de la Gloire’, comme cela était le cas en France. Et tout le monde n’a pas apprécié les « blagues belges » de Coluche …!

Quant à moi, c’est absolument sans arrière-pensée que j’attends avec impatience mes futures vacances en France !

VOS COMMENTAIRES (MODERES) SONT BIENVENUS !

Jo Moreau.

CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (24)

Suite n°24

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

-260 « Des sommes énormes ont été gaspillées pour imposer l’idée que le réchauffement climatique était causé par les activités humaines. Le seul problème est que cette théorie n’est pas appuyée par la méthode scientifique ». Geraldo Luis Lino – Géologue – Auteur de « The Global Warming Fraud » (Brazil)

-261 « Je suis en désaccord avec l’affirmation du GIEC impliquant le CO2 d’origine humaine dans le processus du réchauffement climatique ». Mary Mumper – PhD – Professeur assistant Faculté de Chimie – Frostburg State University of Maryland (USA)

-262 « Les changements climatiques sont liés à des cycles naturels et à l’activité solaire » Pavel Makarevich – Biologiste – Académie des Sciences section Biologie Marine (Russie)

-263 « Les principes scientifiques de base démontrent que le réchauffement climatique n’est pas causé par les gaz à effet de serre d’origine humaine ». Hans Jelbring – PhD – Climatologue – Section Paléogéophysique et Géodynamique – Stockholm University (S).

-264 « Le GIEC affirme que la planète se réchauffe suite à l’émission de CO2 émis par les activités humaines. Cela est une fraude initiée par l’abandon de la méthode scientifique ». John Reid – PhD – Physicien de l’atmosphère – Chercheur en Océanographie théorique.

-265 « Supposer que le réchauffement climatique est un problème contre lequel il faut combattre est supposer que le climat actuel est le meilleur que nous puissions avoir, et que nous devons faire en sorte qu’il ne change plus jamais ». Michael Griffin – PhD – Astrophysicien – Ex directeur à la NASA.

-266 « Affirmer que l’homme est responsable des changements climatiques est de la désinformation ». Nikos Mamassis – Sciences de la Terre – Water Resources National Technical University of Athens (Grèce)

-267 « Le film d’Al Gore -Une vérité qui dérange- n’est pas un documentaire. Un documentaire doit présenter les faits objectivement, sans éditorial ou insertion de séquences de fiction ». J.R. Kirtek – Météorologue – Membre de American Meteorological Society.

-268 « La liaison entre les gaz à effet de serre d’origine humaine et le réchauffement climatique est fallacieux. C’est le Soleil qui est la cause principale du phénomène ». Michael Beenstock – Analyste – Professeur en Sciences économiques – Statistiques et Probabilités Université de Jérusalem (Isr).

-269 « Quant aux changements climatiques, les scientifiques doivent abandonner le dogme du consensus et en revenir à des concepts scientifiques. Je ne fais plus confiance aux conclusions du GIEC ». Judith Curry – PhD – Climatologue – Sciences Géophysiques Georgia Institute of Technology – Membre du Conseil Scientifique de la NASA.

-270 « L’augmentation du CO2 atmosphérique n’est pas la cause du réchauffement climatique, mais en est la conséquence ». Tom Russell – Météorologue – Membre de American Meteorological Society – Membre du National Weather Association.

-271 « L’homme n’est pas responsable des changements climatiques. Les solutions présentées à l’appui de ce mensonge sont la véritable menace à laquelle nous sommes confrontés ». Peter Taylor – BA Natural Sciences – Biologiste – Membre du British Association of Nature Conservationists – Ex conseiller environnemental de l’ONU.

A suivre.

Voir les 23 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau.

CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (23)

Suite n°23

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

-249 « L’hystérie portant le réchauffement global est alimenté par une science simpliste de pacotille ». Neil Waterhouse – PhD – Physicien – Mesures des Températures – ex membre du National Research Council (Canada)

-250 « Je ne crois pas que les activités humaines aient une influence sur les changements climatiques ». Anthony Watts – Collaborateur météo de stations radio (USA)

-251 « L ‘hypothèse de la responsabilité des activités humaines sur le réchauffement climatique est une fausse alarme alimentée par des modèles informatiques manipulés ». David E Wojick – PhD – Energy and Environnemental consultant (USA)

-252 « Les chercheurs en sciences du climat sont souvent tentés de modifier leurs données pour être en phase avec la vision politiquement correcte sur les changements climatiques ». Eduardo Zorita – PhD – Paléoclimatologue – Chercheur à l’Institut pour la Recherche Côtière GKSS (D) Ex collaborateur du GIEC.

-253 « Les coûts engendrés par une politique climatique doivent être proportionnels à ses avantages. Or l’impact du changement climatique est relativement faible ». Richard Tol – PhD – Prof of the Economics of Climate Change Vrije Universiteit Amsterdam (NL) Prof associé Hamburg Centre for Marine and Atmospheric Science (D).

-254 « Malgré ce qui se dit dans les médias, il n’y a aucun consensus scientifique sur les causes des changements climatiques ». Tom Tripp – Spécialiste en applications du magnésium – Membre du pannel technique du GIEC.

-255 « Toute analyse scientifique raisonnable doit conclure que la théorie des changements climatiques causés par les gaz à effet de serre est fausse. Le grand problème actuel se situe plutôt dans la lutte contre la pollution ». Leonard Weinstein – ScD – Physicien – Chercheur au NASA Langley Research Center – National Institute of Aerospace (USA).

-256 « Les changements climatiques sont la conséquence de fluctuations naturelles, routinières dans l’histoire de la planète. Ce processus est en dehors de nos possibilités de contrôle ». Robert B Laughlin – PhD – Physicien – Prix Nobel de Physique – Professeur à Stanford University (USA)

-257 « Le climategate a mis en évidence le fait que les données servant aux projections climatiques ont été falsifiées ». Christopher J Kobus – PhD – Directeur du Clean Energy Research Center – Professeur associé Mechanical Engineering Oakland University.

-258 « Les changements climatiques découlent d’un processus naturel soumis à des cycles. Les activités humaines y ont un apport négligeable ». Anatoly Levitin – PhD – Directeur du Laboratoire des Variations Géomagnétiques – Institut du Magnétisme Terrestre – Académie des Sciences (Russie)

-259 « Il n’y a aucune raison de croire à la responsabilité humaine sur le changement climatique, car rien ne met ce phénomène en évidence ». Antonis Christofides – Sciences de la Terre – Water Resources – National Technical University of Athens (GR)

A suivre.

Voir les 22 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau

ISRAEL CONFRONTE A LA PAIX

Le discours récent de Obama, sur la fondation d’un Etat palestinien sur base des frontières d’avant la guerre de 1967 a été repoussé (dans un premier temps ?) par le PM israélien Benjamin Netanyahu, et a soulevé une tempête de protestations dans certains milieux, comme s’il s’agissait d’une position nouvelle et totalement exclue par Israël.

C’est oublier un peu vite que Ariel Sharon lui-même s’était en définitive positionné en faveur de la création d’un Etat palestinien. D’autre part, prendre les frontières d’avant 1967 et la partition de Jerusalem comme base d’un accord était déjà prévu et accepté par Israël lors du sommet de Taba, en 2001, projet qui ne put malheureusement aboutir, et ensuite lors de « l’initiative de Genève » en 2003. La « feuille de route », promue notamment par George W Bush la même année, prônait des conditions identiques.

Evidemment, les suites conflictuelles de l’évacuation de Gaza par les Israéliens ne favorisèrent pas la poursuite d’un dialogue en ce sens, et l’action délibérée du Hamas fut déterminante dans l’orientation des élections en Israël (le mois précédent les élections, plus de 400 missiles furent lancés depuis la bande de Gaza) qui débouchèrent sur la formation d’un gouvernement ultra-nationaliste.

Toutefois, il faudra bien que le gouvernement israélien réalise rapidement que les conditions géopolitiques, et surtout militaires, ont bien changé depuis quelques années. Paramètre primordial : ses alliés ne sont absolument plus disposés à le suivre inconditionnellement dans ses orientations extrêmes vis-à-vis de son environnement géographique. Il doit également ouvrir les yeux sur les conséquences des récentes « révolutions arabes », qui aboutiront immanquablement dans de profondes modifications des relations mutuelles.

Son mépris à l’encontre du leader de l’Autorité Palestinienne, à qui il n’a consenti pratiquement aucune concession au cours de ces dernières années, aura été une profonde erreur tactique dont le résultat fut de décrédibiliser celui-ci vis-à-vis de l’opinion publique palestinienne, et de le jeter dans les bras du Hamas. (Quoique j’ai de sérieux doutes quant à la pérennité de cet accord).

La paix est indispensable pour l’existence même de l’Etat d’Israël, et elle sera bien sûr longue à finaliser. Il faudra surmonter les provocations parfois sanglantes des factions extrémistes. Mais il est impératif de rompre l’escalade continuelle qui anime les protagonistes, et réaliser que des concessions déchirantes devront être consenties de part et d’autre. Ceci comprend pour Israël l’abandon d’une grande partie des colonies dans les territoires occupés.

L’existence en Israël même d’un courant faisant preuve d’une vision réaliste de l’avenir est encourageante, et j’en veux pour preuve les récents faits suivants :

Tel-Aviv 21/04/2011 – Cette semaine ce sont 21 lauréats du prix d’Israël qui lancent une pétition en faveur de la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Parmi ces pétitionnaires, figurent les professeurs Yéhoudah Bauer et Ze’ev Sternhell, le graphiste David Tartakover, l’ex-président de l’Académie des sciences Menachem Yaari, la fondatrice du Meretz Shoulamit Aloni, l’actuelle conseillère municipale de Tel-Aviv et fille de l’ex-général Moshé Dayan Yaël Dayan, le peintre et sculpteur Danny Karavan, ainsi que le dramaturge Yéhoshua Sobol. H’anna Maron, lauréate du Prix d’Israël, gravement blessée lors d’un attentat en 1970 a également participé à cette pétition.

Le texte déclare notamment : « Israël est le lieu où naquit le peuple juif et où se forgea son caractère national. La Palestine est le lieu où naquit le peuple palestinien et où se forgea son caractère national. […] Nous appelons tout individu en quête de paix et de liberté pour les deux peuples à soutenir la déclaration d’indépendance de l’État palestinien, et à agir dans un sens qui encourage les citoyens des deux peuples à nouer de bonnes relations sur la base des frontières de 1967. La fin de l’occupation est une condition sine qua non de la libération des deux peuples. »

Le professeur Yéhoudah Bauer, spécialiste de la Shoah, a notamment déclaré : « Je parle d’un point de vue sioniste. Le sionisme a pour finalité la préservation d’un foyer juif national avec une solide majorité juive – c’était le rêve des gens de gauche, de droite, et du centre du sionisme classique. Mais la poursuite de l’occupation garantit l’invalidation du sionisme dans la mesure où elle écarte toute possibilité pour le peuple juif de vivre sur sa terre avec une majorité substantielle tout en bénéficiant d’une reconnaissance internationale. À mes yeux, cela rend le gouvernement d’Israël clairement antisioniste.’’

Des affrontements eurent lieu avec des contre-manifestants d’extrême droite.(Ha’aretz 21/04/2011)

Ceci est à rapprocher d’un plan de paix lancé en 2011 également par une quarantaine d’Israéliens éminents et notamment d’anciens chefs du Mossad, du Shin Beth et de l’armée, comme l’ex-chef d’état-major de Tsahal Amnon Lipkin-Shahak, les anciens chef du Mossad Dany Yatom et directeurs du Shin Beth Yaakov Perry et Dany Ayalon, ainsi que l’ex-général et dirigeant du parti travailliste Amran Mitzna, candidat premier ministrable lors des élections de 2002. Un porte-parole du groupe a confirmé les articles selon lesquels le plan presserait Israël d’accepter la formation d’un État palestinien à Gaza et dans presque toute la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

D’ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE ! (Ceux-ci seront modérés)

Jo Moreau.

MICHELE MARTIN ET LA VOLONTE DU CITOYEN

Ainsi donc, Michèle Martin qui avait été condamnée à 30 ans de prison par un jury populaire, va vraisemblablement être libérée après 15 ans de détention.

Rappelons que Michèle Martin fut reconnue coupable de complicité dans les enlèvements et séquestration de Sabine et Laetitia, d’An et Eefje, de Julie et Melissa avec la circonstance aggravante d’avoir entraîné la mort de ces deux dernières, et du viol de Yancka Mackova.

Mais ce qui a été arrêté par un jury populaire va être défait par le Tribunal d’Application des Peines, car cette libération est « affaire de professionnels », comme le définit si joliment un de nos médias favoris, et dans cette décision, ni les proches des victimes, ni les citoyens qui avaient décidé de la peine, ne seront impliqués.

Une nouvelle fois, comme dans tant d’autres domaines dans notre beau pays, (et dans beaucoup d’autres d’ailleurs), on fait semblant de donner la parole au citoyen, pour aussitôt la lui confisquer au profit d’une caste d’élites autoproclamée.

Il en va ainsi en politique, quand après avoir voté pour un homme ou un programme, on estime que vous en avez fait assez. Maintenant on se tait et on laisse faire ceux qui savent : les Présidents de Partis, qui se garderont bien de redemander votre avis sur un programme de gouvernement qu’ils auront concocté en catimini, et en faveur duquel personne n’est autorisé à se prononcer.

Dans le cas de cette libération anticipée, le principe est en définitive le même : le jury populaire s’est prononcé, chacun rentre chez soi et laisse la place aux Détenteurs de la Connaissance, qui ont toute latitude pour défaire ce qui a été décidé.

Comprenons-nous bien, je ne suis pas opposé au principe des libérations anticipées, mais celles-ci devraient être le pendant de peines incompressibles. Et si la peine a été décidée par un jury populaire, que celui-ci soit également impliqué dans la décision de libération anticipée.

Il faut bien entendu maintenir l’indépendance de la Justice, mais quand des décisions de juges ne tiennent aucun compte de l’impact qu’elles peuvent avoir sur l’opinion et les sentiments des citoyens, on peut aussi s’interroger sur le privilège qui leur est donné de ne devoir rendre de comptes à personne.

Mais de quoi nous plaignons-nous, puisque nous vivons en démocratie…

D’ ACCORD, PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !

Jo Moreau.

LE NUCLEAIRE : VADE RETRO SATANAS ?

Voici quelques années, plusieurs pays -dont l’Allemagne et la Belgique- avaient programmé l’abandon du nucléaire. J’avais toujours considéré qu’il s’agissait là d’un effet d’annonce populiste, motivée par des intérêts politiques ou électoraux souvent liés à la présence éphémère ou non de partis écologistes au sein même des gouvernements, ou influents dans la mouvance des partis.

Bingo, face aux réalités techniques et économiques, et il faut bien le dire, au vu des intérêts financiers considérables en jeu, cette sortie était récemment reportée ad vitam aeternam.

L’accident en cours à la centrale nucléaire du Fukushima, survenant par un hasard malheureux l’année du 25e anniversaire de l’explosion de Tchernobyl, a relancé le débat sur l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le domaine de la production d’électricité.

Plutôt qu’un débat constructif sur les aspects techniques et prospectifs de cette énergie, nous assistons à un combat politico-idéologique sans nuances entre ceux qui sont « pour », et ceux qui sont « contre ».

L’énergie nucléaire a toujours eu une odeur de soufre, dont l’origine remonte à Hiroshima et à la guerre froide. On assista à cette époque à de grandes manifestations contre les armes nucléaires à travers l’Europe, qui étaient surtout des manifestations anti-américaines et anti-OTAN. L’existence des bombes du petit père des peuples (Staline) et des membres du Pacte de Varsovie ne provoquait apparemment aucune allergie radio-active chez les participants. Ce type de rejet idéologiquement orienté est d’ailleurs toujours sous-jacent à ce jour.

Certains prétendent que les centrales peuvent être fermées et remplacées avantageusement par les énergies « vertes », d’autres contestent violemment ce point de vue. Je ne rentrerai pas dans ce débat, chacun se livrant à une guerre des chiffres parfaitement justifiés et tout aussi parfaitement contestés, destinée à décrédibiliser définitivement l’adversaire.

Soyons clair : si je suis le premier à adhérer à la lutte contre les pollutions évitables, ou la production et la surconsommation de produits parfaitement inutiles, je suis clairement opposé à une écologie intégriste et rétrograde, admirative du « bon sauvage » et qui rêve d’un retour à une société mythique totalement irréaliste. Cette vision du monde est principalement motivée par la peur, peur du progrès, peur de l’avenir. Je ne suis pas prêt, et je ne suis pas le seul, à abandonner tout ou partie des acquis utiles de notre façon de vivre, au bénéfice d’utopies littéraires.

Ceci dit, il faut bien constater que la filière actuelle de la fission nucléaire basée sur l’uranium est dans une impasse. Ses inconvénients sont bien connus : l’accumulation infinie de déchets fortement radio-actifs dont on ne sait que faire, des réacteurs obsolètes qu’on ne peut démanteler, la difficulté ou même l’impossibilité de la modernisation de salles de contrôle par des composants actuels, et enfin le fait que les accidents ont souvent des conséquences économiques et humaines extrêmement importantes et spectaculaires. Dans l’étude financière, on omet soigneusement de prendre en compte les sommes énormes nécessaires à l’évacuation et au relogement de populations issues des régions contaminées. Enfin, si la sécurité technique des centrales est relativement bonne, le facteur humain doit également mis dans la balance, soit l’incompétence ou la négligence des opérateurs, soit des erreurs parfois grossières dans la localisation des implantations.

Faut-il pour autant condamner « le nucléaire » ? Bien évidemment non. Des recherches sont en cours -notamment dans la filière de la fusion thermonucléaire-, très prometteuses même si de nombreux obstacles subsistent. L’ utilisation du deutérium, élément en quantité pratiquement illimitée sur Terre et ne produisant pas ou peu de radio-activité pourrait être une voie parfaitement acceptable. Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il serait aussi opportun de réévaluer la problématique du contrôle de la production nucléaire.

Malheureusement, en Belgique notamment, la perspective de l’abandon du nucléaire a mené aussi à l’abandon de cette spécialisation par de nombreux étudiants. Selon certains, la relève des techniciens employés par les centrales en activité en deviendrait même problématique.

Si le nucléaire est l’objet de toutes les avanies, il ne viendrait par contre à l’idée de personne de réclamer l’arrêt définitif de l’ensemble de l’industrie chimique par exemple. On a pudiquement « oublié » les accidents de Bhopal, qui fit à lui seul 20.000 morts et des centaines de milliers de malades, de Seveso, de AZF à Toulouse et de combien d’autres. Et que dire des accidents de circulation qui annuellement sont responsables dans le monde de dizaines de milliers de morts et d’un nombre gigantesque de blessés à des degrés divers.

En cherchant bien, on trouverait sans peine d’autres exemples de dangerosité bien plus aigue que le nucléaire, à commencer d’ailleurs par maman nature !

A l’heure actuelle, il n’y a pas d’alternative crédible à la production d’énergie par les centrales à fission nucléaire. Il faut renforcer leur sécurité d’utilisation dans l’attente de leur remplacement par d’autres filières plus fiables, y compris nucléaires.

Et même si l’Europe, continent en déclin, vertueux donneur de leçons s’abritant derrière de grands principes moralisateurs, devait seule abandonner le nucléaire, il suffit de regarder une carte du monde pour s’apercevoir que son minuscule territoire n’est nullement préservé de toute contamination accidentelle, tous les autres continents s’équipant frénétiquement de centrales nucléaires de plus en plus nombreuses.

Alors, à l’instar de nos voisins français, poursuivons les recherches fondamentales et osons des expérimentations. Plutôt qu’insuffler à nos jeunes la peur du progrès et le repli sur soi , redonnons-leur l’espoir en l’avenir et le goût en la science.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !!

Jo Moreau. 

INTEGRISME LAÏQUE, DANGER ?…

Le débat sur la laïcité ouvert en France, et plus généralement sur l’islamisme notamment en Belgique, me met de plus en plus mal à l’aise. (Rappelons que si la France s‘affirme comme Etat laïque, la Belgique se base sur la neutralité de l’Etat, sans référence à la laïcité)

Sous couvert de lutte pour une laïcité pure et dure, se cache pour certains un combat anti-musulman, de la même manière que le sentiment antisémite se cache derrière le paravent de l’antisionisme.

Pour des motifs économiques, dans les années 60, nos gouvernants ont cru bon d’ouvrir les portes à l’immigration de la main d’œuvre maghrébine, pour le plus grand bénéfice de nos chefs d’entreprise. En France, l’origine de la problématique doit se chercher dans l’histoire coloniale, mais quelles qu‘en soient les causes, ces gens vivent maintenant chez nous, ont le droit de s’y trouver, et ont également le droit non seulement de pratiquer leur religion, mais également d’en avoir les moyens.

Beaucoup d’entre nous connaissent des collègues de travail ou des voisins musulmans, avec qui la cohabitation ne pose aucun problème et est tout à fait amicale.

Toutefois, il existe bien un rapport conflictuel avec l’islamisme radical, intolérant et impérialiste. Ce problème est mondial, et s’exerce chez nous également. Il a comme objectif de transformer notre société pour la rendre conforme aux préceptes de la Charriah, dans une interprétation moyenâgeuse du Coran. Il agit donc de façon à imposer ce mode de vie à tous, musulmans ou non, par avancées de plus en plus envahissantes.Manipulées par les tenants de cette tendance extrémiste, des franges de plus en plus larges de la population musulmane se rallient à cette vision invasive et dictatoriale de la vie en commun. Les raisons profondes de ce ralliement, libre ou contraint, devraient faire l’objet d’une étude impartiale.

C’est contre cette tendance islamo-totalitaire que doit s’exercer le combat pour le respect de nos valeurs, et de notre « paysage de vie ».

Il est impératif que tous les habitants de ce pays, titulaires de sa nationalité ou non, respectent les lois en vigueur et se rallient aux valeurs que nous tentons de promouvoir.

Dans cette perspective, on ne peut discuter ou « accommoder » les principes de base tels que l’égalité hommes/femmes, le refus de suivre certains cours scolaires ou accommoder ceux-ci, imposer à tous un seul type de cuisine, tolérer la polygamie, l’excision ou la répudiation, exiger la disparition des symboles chrétiens ou supposés tels (sapins de Noël …) etc.

Par contre, il ne me parait pas excessif que les musulmans puissent disposer de menus hallal dans les cantines (sans que cela soit imposé à tous), de bénéficier de restaurants ou de commerces hallal, de disposer de lieux de culte suffisants et décents avec ou sans participation financière (à dissocier du problème du minaret…), que les femmes puissent choisir un médecin féminin en dehors d’une urgence immédiate, ou qu’elles puissent disposer d’heures réservées dans les piscines par exemple, tout cela ne me parait pas outrancier et ne doit pas être ressenti comme une provocation.

Prenons garde que le combat pour la laïcité tombe dans un véritable intégrisme, aussi invasif et intransigeant que les principes qu’elle prétend combattre. Tirer sur tout ce qui prie aboutirait en définitive à créer des situations qu‘elle prétend combattre.

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE ! (Tout commentaire outrancier sera supprimé.)

Jo Moreau.

LA LIBYE, UNE GUERRE POUR QUOI FAIRE ??

L’action aérienne actuellement en cours contre l’armée libyenne me laisse perplexe.

Cela ressemble furieusement à une tentative faite par certains dirigeants européens destinée à se dédouaner d’avoir reçu le terroriste de Tripoli avec un faste digne du couronnement de l’empereur Bokassa, dans l‘espoir de contrats juteux. Les premières images reçues du lancement des 110 missiles de croisière me font irrésistiblement penser au démarrage de l’invasion de l’Irak . Celle-ci était aussi dirigée contre un dictateur qui avait retourné ses armes, y compris chimiques, contre sa propre population. Cette action avait à l’époque provoqué les vertueuses protestations de l’ensemble de ces mêmes Européens, et des manifestations enflammées de dizaines de milliers de personnes dans nos villes.

S’il fallait absolument créer cette fameuse « zone d’exclusion aérienne », c’était à la Ligue Arabe à s’en occuper. Plusieurs de ces pays ont une armée parfaitement opérationnelle, avec notamment 3000 aéronefs de combat (avions et hélicoptères). Et ce contrairement à l’armée libyenne, équipée en majorité de matériel obsolète et non entretenu. Le colonel Kadhafi n’avait en effet aucune confiance dans son armée, et s’appuyait surtout sur des milices issues de ses tribus alliées, ou des bandes mercenaires.

La seule intervention aérienne me parait sans issue alors que les combats se passent au sol, et que l’action de l’aviation libyenne me paraissait vraiment très limitée. Se posent alors deux questions : quelle est le but de l’opération voulue par certains européens, et surtout de quelle manière se passera la sortie de crise ? L’explication « pétrolière », brandie si facilement par certains, ne me convainc absolument pas, ni pour cette crise ni pour beaucoup d’autres. L’ exploitation du précieux liquide se trouve déjà dans les mains de multinationales à façade occidentale dont on peut d‘ailleurs se demander d’où proviennent les capitaux qui les contrôlent aujourd‘hui.

L’espoir de voir le chef terroriste de Tripoli fuir son pays ou se rendre me semble très ténu au vu de sa personnalité…

Pourra-t-on dès lors éviter une opération terrestre, scénario catastrophe qui me semble toutefois à envisager sérieusement si on veut éviter le ridicule.

Lorsqu’on constate la réalité libyenne, notamment les relations depuis longtemps conflictuelles entre ses deux principales régions, la Cyrénaïque et la Tripolitaine, son système tribal, et l’absence quasi totale de structure politique, je suis très dubitatif par ce qui se passera le jour où il faudra bien clôturer cette intervention.

Mais le risque principal me semble se situer dans la réaction prévisible des populations arabes en particulier, et musulmanes en général, qui risquent dès à présent de voir dans cette intervention militaire une nouvelle preuve de l’impérialisme des « croisés » occidentaux, et un nouveau motif d’affirmation d’un extrémisme à caractère religieux.

Ce qui me dérange aussi, c’est qu’on se donne bonne conscience à bas prix par une action contre la Libye, action qu’on éviterait soigneusement contre d’autres. Je pense notamment à de nouvelles manifestations réprimées en Chine ou au Tibet, à une action militaire du type Tchétchénie par la Russie, etc… Je suppose qu’on s’abstiendra de toute intervention directe (avec raison d’ailleurs…). Il me semble urgent de définir une politique claire de limitation géographique d’interventionnisme, sauf bien entendu en cas de menace directe contre nos pays.

Enfin, la conséquence la plus immédiate me semble être la preuve de l’incapacité absolue des Européens de mener une opération militaire, quand même d’une ampleur limitée et géographiquement proche, sans l’appui direct ou logistique des Américains. Mais cela, on le savait déjà depuis la guerre en Yougoslavie.

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Jo Moreau.