QUI CONNAIT LA TEMPERATURE GLOBALE REELLE DE LA PLANETE ?

 


La question est posée dans un excellent article de Pierre Gosselin paru en juin 2017 sur son site incontournable (1).

Personnellement, et je ne suis évidemment pas le seul, je n’accorde aucun crédit aux annonces tonitruantes d’ « année la plus chaude », de « record de température » dont sont si friands nos médias, et je conserve un scepticisme identique pour la détermination de la température globale moyenne de la planète. En effet, pour qui s’intéresse à l’actualité climatique, les contradictions et manipulations dans les relevés de température terrestre sont monnaie courante, sous prétexte bien souvent d’ajustements et de mise à niveau, que ce soit pour les relevés actuels ou « l’actualisation » de données anciennes…
« L’avenir est connu, il suffit de modifier le passé« .

Les satellites, par exemple, ne collectent pas directement des températures comme telles, mais captent la luminance de l’atmosphère et de la mer à l’aide de capteurs infra-rouge. Ces données sont ensuite transformées en températures au moyen de modèles informatiques. Et les instruments de capture des satellites actuels ne sont pas identiques à ceux du premier satellite météo en 1960…

Pour ce qui concerne les relevés terrestres, un premier réseau de stations météo est établi en France fin du 18e siècle, et en Europe vers 1860, mais les instruments tout comme l’architecture des stations ne sont pas standardisés, et évolueront techniquement et pas toujours parallèlement. Des normes internationales seront imposées par l’OMM en 1951.
Depuis 1995 environ, les thermomètres classiques ont été remplacés par des thermomètres électroniques. Le climatologue Klaus Hager constatait que ces derniers étaient bien plus sensibles, et affichaient des températures en moyenne plus élevées de 0.9° C que leurs prédécesseurs.(2) . L’évolution technique des anémomètres entre autres est également spectaculaire, au même titre que tous les instruments de mesure météorologiques.

.
On pourrait également parler de la localisation des stations météo, aux relevés parfois très influencés par la modification de leur environnement, soit lorsqu’elles sont peu à peu « avalées » par la ville, soit par les changements du « paysage », agricole ou forestier. Lorsque l’ IRM (3) par exemple parle de « record de température » à Bruxelles, il n’y a jamais aucune réserve quant à l’influence du phénomène de « puits de chaleur », qui s’intensifie avec l’expansion urbaine.

Il faut aussi tenir compte de l’imprécision des mesures, dues par exemple à « des imprécisions de l’instrument de mesure, le mauvais fonctionnement des senseurs, les imprécisions liées à la calibration des senseurs, les imprécisions liées à l’installation de la station de mesure (emplacement, …) et les erreurs d’observation ou de lecture des données » . (4)

Le même processus peut s’appliquer aux températures des océans, depuis le seau d’eau de mer remonté par les équipages pour y plonger un thermomètre dans des temps pas tellement reculés, jusqu’aux balises Argo actuelles.

Mais revenons à l’article de Pierre Gosselin, qui parle ici du « record d’année la plus chaude en 2016 » dont je ne reprends ci-dessous que quelques paragraphes, dans une traduction « maison ».

Jo Moreau.

Quel bordel! Der Spiegel illustre le fait que les scientifiques ne connaissent pas la température réelle de la planète

L’ Institut européen pour l’énergie et le climat (EIKE) , basé en Allemagne, indique ici qu’il est évident que personne connait réellement la vraie température moyenne mondiale, et affirmer que la planète est la plus chaude depuis le début des mesures n’a aucun sens .

En 1995, elle était de 15,4 ° C. En 2016, on nous présente 14.8°c comme étant un nouveau record !
Pendant des décennies, on a supposé que la température moyenne normale du globe du 20ème siècle était de 15 ° C. Mais soudain, cette année, il est signalé dans tout les médias que 2016 a atteint un nouveau record: 14.8 ° C !

En 1995, Der Spiegel et beaucoup d’autres, citant James Hansen, ont signalé que la température globale avait atteint un «record» de 15,4 ° C !

Cela a amené le vice-président d’EIKE, Michael Limburg, à écrire :  » L’année la plus chaude depuis le début des mesures est révélée significativement plus fraiche que la valeur moyenne de 1995, soit 15,4 ° C « .

« Quelque chose d’étonnant »

Il s’avère que les chercheurs du « Klimamanifestes von Heiligenroth » ont publié une vidéo qui examine la valeur de la température absolue du globe . Et ce qu’ils ont trouvé dans la littérature est quelque chose d’étonnant, Limbourg écrit:

L’année proclamée la plus chaude de 2016 (14,8 ° C) est en fait 0,6 ° C plus frais que 1995 (15,4 ° C)!

La vidéo résume l’histoire de la température moyenne globale globale absolue , qui depuis des dizaines d’années a été supposée être de 15 ° C. Voici la chronologie de ce que la littérature a déclaré dans le passé:

1896: Svante Arrhenius, 15,0 ° C
1975: Stephen H. Schneider, 15,0 ° C
1979: Christian Schönwiese, 15,0 ° C
1981: James Hansen, 15,0 ° C
1986: Spiegel, 15 ° C
1988: Hansen, NYT, 15 ° C
1988/1989: Der Spiegel, James Hansen, 15,4 ° C
1995: aucune publication trouvée inférieure à 15 ° C.
1995: Der Spiegel, citant James Hansen, 15,4 ° C
Température globale de 1995: 15,4 ° C.

En 2017: OMM, ZDF, Der Spiegel, 14,8 ° C (=température record)

Jusqu’en 1995, la température moyenne globale avait toujours été supposée être de 15 ° C, et sa remontée à 15,5 ° C a été considérée comme un signe de réchauffement rapide.

Der Spiegel dans son édition imprimée en 2015 a abaissé drastiquement la température absolue, et a utilisé une toute nouvelle source de données: Japan Meteorological Agency. Le principal objectif était de montrer aux lecteurs l’augmentation rapide des températures.

Puis, le 18 janvier 2017, le Der Spiegel en ligne a soudainement adopté la nouvelle base de 14 ° C, proclamant un nouveau record de tous les temps de 14,8 ° C.

Sans aucun doute, Der Spiegel a mis en lumière la confusion généralisée concernant la température moyenne globale, le fait qu’elle semble avoir été rabaissée de 1 ° C, de 15 ° C à 14 ° C sans que personne ne sache ce qu’il en est réellement.

Questionné à plusieurs reprises sur ce fait par mail, l’éditeur de Der Spiegel, Marco Evers, a répondu de manière cavalière qu’il n’avait « aucune raison de poursuivre le débat plus avant», qu’ils s’appuyaient sur la littérature évaluée par les pairs et des documents d’institutions comme le GIEC, ainsi que la NASA et l’OMM « .

De toute évidence, il existe une confusion complète quant à savoir quelle devrait être la température moyenne absolue du globe. Selon la source, il est soit 14,8 ° C (OMM), soit 15,8 ° C (NASA). Ici, nous parlons d’une différence notable par rapport à des organismes qui revendiquent la capacité de mesurer la température globale avec une précision de quelques centièmes de degrés.

Il n’est pas étonnant que certains lecteurs aient récemment interrogé Der Spiegel sur cette importante divergence, auxquels l’hebdomadaire allemand a refusé de répondre. De toute évidence, la question est très embarrassante.

(1) http://notrickszone.com/2017/06/17/what-a-mess-spiegel-reveals-scientists-dont-know-real-temperature-of-the-planet/#sthash.Tsa2mYRu.4ebe6h8r.dpbs

(2) https://belgotopia.wordpress.com/2015/01/19/interview-du-climatologue-klaus-hager/

(3) Institut Royal Météorologique.

(4) http://www.agrometeo.ch/sites/default/files/u10/stations_meteo-fr.pdf

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LES CONFLITS D’ INTERET AU GIEC

 

Donna Laframboise est une journaliste canadienne fortement impliquée dans le combat anti-pensée unique dans le domaine climatique, et auteur de nombreux articles et ouvrages sur le sujet. Dans ce billet paru sur son site (1), elle reprend des éléments déjà connus, mais qu’il est bon de rappeler, sur des failles importantes dans ce qui devrait être une approche déontologique rigoureuse du travail du GIEC.

En dehors même de ces conflits d’intérêt, on peut également noter la reprise dans des rapports du GIEC, de rapports de GREENPEACE, notamment sur l’intérêt des énergies renouvelables publié par Sven Teske. 

Complémentairement à l’article de Donna Laframboise, il semblerait que les différents groupes de travail du GIEC n’aient pas la même définition d’un conflit d’intérêt. On peut identifier deux formes principales de conflit d’intérêt : soit l’utilisation d’une étude rédigée par un auteur ou coauteur du GIEC, ce qui revient à publier des études qu’on utilisera ensuite dans une auto-justification, (voir aussi à ce sujet un billet précédent : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/01/03/methodes-interpellantes-au-sein-du-giec.html ), soit la présence en ses rangs d’un salarié de l’industrie ou d’un membre ou d’un proche d’une ONG militant dans le domaine idéologico-politique.

On se rappelle que des contributeurs du GIEC, salariés de l’industrie chimique, avaient été accusés par diverses sources de conflit d’intérêt en 2016, que dire alors de membres ou proches d’ONG militantes, qui semblent de plus en plus se substituer aux organes démocratiques dans la direction de nos sociétés…

En 2011, Si le groupe n° 1 a décrété qu’un membre d’une ONG impliquée dans les questions climatiques ou énergétiques ne pouvait être l’auteur principal d’un rapport du GIEC, il n’en était pas ainsi dans les autres groupes. D’autre part, les obligations découlant de la possibilité d’un conflit d’intérêt décrétées par le GIEC en 2014 restent très vagues sur ces points. 

En 2004, Monsieur Jean-Pascal VAN YPERSELE de STRIHOU, élu vice-président du GIEC en 2008, avait ainsi co-rédigé un rapport de GREENPEACE sur l’évolution du climat en Belgique, impliquant l’utilisation massive de combustibles fossiles comme cause du changement climatique. (14)

L’absence de règles claires dans la nomination des experts est un vrai problème, un de plus, qui entache le travail du GIEC.

Mais revenons au billet de Donna Laframboise.

En voici une traduction maison.

Jo Moreau.

« Le GIEC devrait développer et adopter une politique rigoureuse quant aux conflits d’intérêt, qui s’appliquerait à toutes les personnes directement impliquées dans la préparation des rapports du GIEC ».
Conseil inter-académique – Revue du GIEC 2010.

La décision climatique la plus importante de l’histoire a été prise par des personnes impliquées dans d’importants conflits d’intérêts.

En novembre 1995, le Groupe d’experts intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC) a proclamé pour la première fois que les humains étaient la cause des changements climatiques. Cette conclusion se fondait alors sur une seule étude non-publiée. Quatre mois après cette déclaration, l’étude a été soumise à une revue de premier plan. Trois mois plus tard, elle était publiée (3) .

Le monde a alors appris que 25% du personnel du GIEC chargé de prendre cette orientation cruciale était impliqué dans cette recherche. Neuf personnes, dirigées par Ben Santer , ont évalué le caractère pertinent de leur propre travail scientifique – et ont jugé que cela semblait suffisant pour changer l’orientation de l’histoire industrielle. Un premier conflit d’intérêt flagrant était né.

Les revues académiques reçoivent chaque année des milliers d’articles scientifiques de la part de chercheurs qui espèrent voir leur travail publié. Les documents sont envoyés à des tiers compétents pour évaluation. Ce système, connu sous le nom de peer review, présente de nombreuses lacunes. Mais quand le système fonctionne comme il est censé le faire, il freine les revendications exagérées.

Dans « Searching for the Catastrophe Signal » (2), Bernie Lewin note que cette étude a été édulcorée pendant le processus de pré-publication. (Si les critiques des relecteurs sont jugées valables, les revues insisteront sur des modifications comme condition de publication.)

Selon les termes de Lewin, le titre de la version publiée ne proclame aucune conclusion, mais décrit seulement le processus de recherche sur l’ influence humaine (son accent) (3). Le résumé qui l’accompagne nous dit qu’il est probable qu’une tendance de la température est «en partie due aux activités humaines, bien que de nombreuses incertitudes demeurent …» (souligné par mes soins).

En d’autres termes, la première fois que des spécialistes extérieurs ont eu l’occasion de se pencher sur cette étude, ils ne furent pas convaincus par les conclusions péremptoires qu’en tira le GIEC. Les normes d’une revue scientifique sont évidemment plus élevées que celles d’un organe des Nations-Unies.

Un examen des procédures du GIEC en 2010 a identifié de nombreux domaines de préoccupation . Parmi eux, le fait surprenant que, 22 ans après sa création, le GIEC n’avait toujours pas de politique quant à d’éventuels conflits d’intérêts.

Les scientifiques du GIEC citent régulièrement leur propre travail – et se prononcent sur le travail d’autres scientifiques. Mais nous sommes priés de prendre leurs conclusions au sérieux.

Donna LAFRAMBOISE.

 

(1) https://nofrakkingconsensus.com/2018/01/29/crucial-climate-verdict-naked-conflict-of-interest/

 

(2) https://www.amazon.com/Searching-Catastrophe-Signal-Origins-Intergovernmental-ebook/dp/B077N36Q3Z/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1511464090&sr=8-1&keywords=bernie+lewin

 

(3) https://www.nature.com/articles/382039a0

 

 

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SUR L’ ECOLOGISME

 

Voici un texte paru en 2010 sur le site « Droit de Cités » (5).

Comme d’autres, plus ou moins récents et dont je me suis déjà fait l’écho (6), il dénonce le caractère rétrograde d’une idéologie tournée vers la malédiction du progrès, le refus du débat dans le domaine climatique notamment, et la promotion d’une grande religion planétaire ayant vocation à diriger le monde.

Si ce texte conserve intégralement sa pertinence, l’évolution la plus marquante depuis 2010, réside dans le fait que l’idéologie écologiste a -en Europe principalement- quitté son confinement sectaire pour être aujourd’hui adoptée par l’ensemble du monde politique, du public, des médias, louant inlassablement un discours passéiste à caractère totalitaire.

Jo Moreau

L’écologisme qui commence sous nos yeux à élaborer ses rituels culpabilistes est le plus crédible des candidats à une sacralité renouvelée et réinvestie pour le siècle nouveau. Si le problème du monde ci-devant judéo-chrétien est toujours celui d’un Salut par l’ascèse, le salut écologique a, à mon avis, un bon potentiel. Je pense que l’idéologie écologiste qui carbure à l’angoisse des technologies nouvelles, en contraste absolu avec le goût des cheminées d’usine crachant leurs suies roboratives du productivisme socialiste d’autrefois, est une des expressions contemporaines de l’angoisse sacrée comme régulateur social faute de projets communs. Elle est sans rapport de continuité avec la ci-devant pensée progressiste-historiciste mais elle en forme précisément la Umwertung der Werte, l’inversion des valeurs, remplaçant la validation des industries humaines et l’impératif saint-simonienne de la maîtrise de la nature par leur dévaluation au profit du culte inverse de la nature impolluée. «L’écologie entretient au contraire des relations de bon voisinage (…) avec l’attachement à la terre, au passé, à l’identité qui expriment, même modernisés, le vieil atavisme conservateur», remarque Alain Minc. [1]

L’écologisme est non seulement le seul mouvement actuel qui présente un potentiel de mutation en millénarisme, mais en fait, on peut voir en «temps réel» cette mutation s’opérer en Amérique. Des sectes écolo-millénaristes attendent une catastrophe ultime qui engloutira les Pollueurs, suivie d’une régénérescence écologique où ne survivront qu’une poignée de Verts. L’esprit eschatologique, chassé de l’histoire, se réfugie ainsi en une nature réifiée comme de «l’anti-histoire»: c’est une hypothèse élégante qui est celle développée par D. Folscheid. [2]

Si un nouveau syncrétisme doit naître, les quatre ingrédients, victimalisme/culpabilisme, droit-de-l’hommisme, écologisme, pacifisme sont tous disponibles pour une synthèse à venir. On voit déjà l’écologisme et ses variantes les plus mystiques comme l’écolo-féminisme, se combiner tout naturellement avec le New Age et les millénarismes américains. On verra en allemand, la «Petite théologie politique du Mouvement Ökopax [écolo-pacifiste]» extrapolée par Otto Kallscheuer, Glaubens Fragen. Über Karl Marx und Christus und andere Tote. [3]

Quelque chose de gnostique persiste dans le renversement même des valeurs dont je fais état, du progressisme à l’écolo-religiosité : la civilisation industrielle est et demeure, du socialisme utopique à l’écologisme, l’Empire de l’Antéchrist. On perçoit ou entrevoit le potentiel passionnel de zèle de la sacralisation écologique avec son esprit de censure et d’intimidation, sa volonté de rééducation des méchants, son fanatisme possible. La «bonne conscience» des croyants humanitaires et écologiques et l’ébauche de chasses aux sorcières par ces nouveaux enthousiastes complète un tableau psycho-social virtuel conforme à la religio perennis. «L’illusion persécutrice, disait René Girard, sévit plus que jamais». [4]

Marc ANGENOT  D. Phil & Lit., MSRC. Chaire James Mc Gill d’étude du discours social. James McGill Professorshjip of social discourse theory, MPcGill University.

[1] Le nouveau Moyen Âge, Paris, Gallimard, 1993, 111.
[2] Dominique Folscheid. L’esprit de l’athéisme et son destin. Paris: Éditions Universitaires, 1991. Format poche, éd. revue: Paris: La Table ronde, 2003.
[3] Frankfurt aM: Frankf. Verlagsanstalt, 1991.
[4] R. Girard, Le bouc émissaire. Paris: Grasset, 1982, 64.

(5) http://droitdecites.org/2010/03/15/marc-angenot/

(6) https://belgotopia.wordpress.com/2017/09/26/la-grande-religion-climatique/

https://belgotopia.wordpress.com/2017/08/28/la-peur-du-rechauffement-et-lexces-dans-la-malediction/

https://belgotopia.wordpress.com/2017/07/05/la-chasse-a-l-heresie-climatique-au-xxie-siecle/

et d’autres …

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COP 23, ECHEC CONJONCTUREL OU STRUCTUREL ?

Le 07 décembre 2017 était organisé à Paris par le groupement des « climato-réalistes » un débriefing de la COP 23 vu dans l’optique des contestataires de la pensée unique climatique.
Drieu Godefridi prononça l’intervention reprise ci-dessous. Drieu Godefridi est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles illustrant la société sous un angle libéral, et est également actif dans la lutte contre la « climatocratie ». Son livre « Le GIEC est mort, vive la science » paru en 2010 et dénonçant le caractère politique et non-scientifique du GIEC, est pleinement d’actualité, malgré un titre un peu trop optimiste…

Bonne lecture !

Jo Moreau.

 

Monsieur le Président Václav Klaus,

Mesdames et Messieurs,

De l’avis général, la COP23 est un échec. Est-ce vraiment le cas ? Pour s’en assurer, je vous propose d’analyser la résolution adoptée au terme de cette réunion « Conférence des parties » (COP) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui vient de se tenir à Bonn, Allemagne.

Le communiqué final de la COP23 débute par cette phrase : « Les pays se sont mis d’accord aujourd’hui pour mettre en œuvre les prochaines étapes en vue d’une plus grande ambition en matière d’action climatique avant 2020 ». Une phrase qui ne veut, bien entendu, strictement rien dire, puisqu’il s’agissait par hypothèse de faire le bilan (passé) de la réunion qui venait de se tenir et non d’annoncer de futures réunions. Le ton est donné.

Il est ensuite rappelé que « L’objectif central de l’Accord de Paris est de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C et la plus proche possible de 1,5°C – la limite inférieure est jugée cruciale pour la survie de nombreuses petites îles et de pays vulnérables. » : la survie ! C’est de la survie de pays entiers qu’il est donc question ! Une affirmation qui, d’un strict point de vue scientifique, est sans fondement.

Est ensuite annoncée l’adoption d’un « Plan d’action pour l’égalité des sexes », dont la mention dans la résolution finale d’une réunion sur le climat n’étonnera que ceux qui ne sont pas familiers de la glorieuse littérature onusienne.

La COP23 se réjouit de l’adoption d’ « un rapport scientifique spécial, réalisé pour la Conférence par Future Earth et Earth League », deux ONG environnementalistes qui n’ont bien sûr rien de scientifique.

« La COP23 à Bonn, poursuit le communiqué, s’est déroulée dans un contexte de catastrophes naturelles sans précédent qui ont détruit logements, familles et économies d’Asie, des Caraïbes et des Amériques ». Ce qui est doublement erroné : d’une part, la science n’indique en aucune façon une aggravation des occurrences ou intensité des catastrophes naturelles (mensonge n°1), d’autre part le lien entre catastrophes naturelles et réchauffement climatique n’a jamais été établi (mensonge n°2).

« Bonn a mis en évidence que le soutien à l’Accord de Paris est fort et que ce voyage que le monde a entrepris est un mouvement irrépressible, soutenu par toutes les sphères de la société, partout dans le monde » : irrépressible, soutenu par toutes les sphères de la société, partout : Ceaucescu n’aurait pas osé. Surtout après le retrait américain.

Sont ensuite annoncées une série d’initiatives locales visant à promouvoir les énergies renouvelables. Des initiatives qui ont en commun d’être très « locales » en effet, dans un futur hypothétique, et toujours financées par l’Occident.

Est ensuite annoncée la « création d’une nouvelle association visant à renforcer la couverture médiatique et les reportages sur le climat dans le Pacifique », ce qui ne manquera pas de réjouir ceux qui estiment que nos médias ne parlent pas encore assez du climat.

« L’Alliance pour la sortie du charbon » est également célébrée et signée entre autres par la Belgique qui n’a, simple détail, aucune centrale au charbon en activité.

N’oublions pas de relever, pour conclure, l’initiative « America’s Pledge », qui « rassemble des dirigeants des secteurs privé et public pour garantir que les États-Unis demeurent un chef de file mondial en matière de réduction des émissions, et qu’ils respectent les objectifs climatiques du pays dans le cadre de l’Accord de Paris. » Dit autrement, un organisme onusien met en place un mécanisme pour contrevenir à la politique officielle de la présidence et de la majorité parlementaire des Etats-Unis d’Amérique. Good luck, et tellement révélateur d’une certaine arrogance onusienne sans le moindre égard pour la volonté démocratique des peuples.

***

N’étaient les sommes considérables qui sont en jeu, on serait tenté de qualifier la COP23 de risible mascarade et de passer immédiatement à autre chose, tant ce communiqué ridiculise ses auteurs et les participants de la COP23.

Cet échec est-il conjoncturel ou structurel ?

On assiste, selon moi, à la fin d’un processus. Quand le 1er juin 2017, le président des Etats-Unis annonce sur la pelouse de la Maison-Blanche que son pays se retire de l’Accord de Paris, la fête est finie.

En effet, quelle est la substantifique moëlle de l’Accord de Paris ? La décarbonisation de l’Occident, financée par l’Occident et la décarbonisation du reste du monde, également financée par l’Occident. En réalité, seule la première de ces deux décarbonisations commence maintenant puisque le reste du monde se voit reconnaître de facto — notamment la Chine — le droit de continuer à augmenter ses émissions de CO2 au moins jusqu’en 2030 (sic).

Cette résurgence tardive du tiersmondisme se concrétise par le Fonds vert, alimenté chaque année à concurrence de 100 milliards de dollars — chaque année ! — au profit, concrètement, de chefs d’Etat asiatiques, africains, etc.

Comment ces Etats pourraient-il ne pas défaillir de plaisir en contemplant la perspective de cette manne ? Comment la haute finance pourrait-elle ne pas s’en réjouir, elle qui serait immanquablement appelée à gérer ces sommes astronomiques directement prélevées dans la poche des contribuables occidentaux au profit de chefs d’Etat étrangers ?

Tel est, Mesdames et Messieurs, la formule magique de l’Accord de Paris.

Etait. Car maintenant que les Américains se sont retirés, il revient aux seuls Européens d’alimenter les Fonds vert. Or, les Etats européens, qui sont à la fois surendettés et qui pratiquent des taux fiscaux déjà confiscatoires et les plus élevés au monde, sont incapables de se substituer financièrement aux Américains. Dès lors, l’Accord de Paris devient déjà nettement moins séduisant pour le « reste du monde » ( ceux qui vont recevoir l’argent des contribuables occidentaux tout en continuant d’augmenter leurs émissions de CO2). Il le deviendra moins encore quand il s’avèrera que les Européens ne sont pas même aptes à honorer leurs propres engagements — ce qui immanquablement arrivera, car leurs finances sont exsangues.

Et puis, il y a la réalité économique. Déjà aujourd’hui, l’électricité allemande est trois fois plus onéreuse que l’américaine. Il n’y a pas une seule entreprise allemande — à l’exception de quelques grandes — pas une seule PME, pas un seul entrepreneur et, surtout, pas un seul ménage, qui ne s’en trouve cruellement pénalisé. À politiques inchangées, cette divergence transatlantique ira s’accentuant, jusqu’à atteindre des niveaux intenables même pour l’économie allemande, a fortiori pour des nains économiques tels que la Belgique.

Par ces deux motifs, parfaitement rationnels et purement analytiques, nous sommes en mesure de diagnostiquer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le caractère structurel et non plus seulement conjoncturel de l’échec la COP23.

Je vous remercie pour votre attention.

Drieu Godefridi.

réchauffement climatique,GIEC,cop 23,pensée unique,

OURS AFFAME, VOYEURISME ET RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.


Susan J Crockford est zoologue, professeure adjointe à l’Université de Victoria, et auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux ours polaires. Via son site (1), elle réagit à la récente vidéo montrant la mort d’un ours polaire, la qualifiant de voyeurisme sans fondement.

J’en reprends ici quelques passages, dans une traduction maison.

Jo Moreau.

Nous avons un nouvel exemple de cette mode qui proclame victime du changement climatique chaque ours polaire mort de faim (ou en voie de mourir de faim) : un jeune ours sur l’île de Somerset près de Baffin Island, au Nunavut, a été filmé en août dernier lors de ses dernières heures d’agonie par des membres d’une organisation activiste appelée SeaLegacy .

 » J’ai filmé avec des larmes qui coulaient sur mes joues. »

Des images qui déchirent le cœur montrent un ours polaire affamé sur son lit de mort, et qui lutte pour marcher sur une terre sans glace. National Geographic a publié cette histoire, à l’instar d’autres médias, soulignant de manière complaisante la menace présentée par le réchauffement climatique vantée par les photographes.

Ce n’est pas différent de « l’ours qui est mort du changement climatique » de Ian Stirling en 2013 , ou plusieurs autres depuis. Un de ces épisodes impliquait déjà Paul Nicklen, le photographe auteur du présent reportage.

J’ai appelé cette pratique de filmer des ours morts ou mourants, et de répandre les photos à travers les pages des journaux et de l’ internet de « tragédie porno » – une sorte de voyeurisme qui laisse les gens victimes de manipulation émotionnelle.

Voici le cofondateur de SeaLegacy ( CBC Radio ) qui explique pourquoi ils ont filmé l’incident et publié la vidéo :

Le groupe de conservation SeaLegacy a diffusé une vidéo d’un ours polaire émacié près des îles de Baffin. Ils disent que le changement climatique a conduit l’animal à la famine. (SeaLegacy / Caters news)

« Nous entendons dire par des scientifiques que dans les 100 à 150 prochaines années, les ours polaires vont disparaître », a déclaré Cristina Mittermeier, cofondatrice de SeaLegacy.

« Nous voulions que le monde voie ce qu’est la famine d’un animal majestueux comme celui-ci. »

C’est peut-être ainsi que vous incitez les gens crédules à donner de l’argent à une cause, mais ce n’est pas scientifique : rien n’indique que cet ours affamé ait été «victime» de l’absence de glace causée par le réchauffement climatique.

La cofondatrice de SeaLegacy, Cristina Mittermeier, l’a admis plus tard dans l’interview citée ci-dessus et a déclaré que la raison de sa mort était sans importance, admettant essentiellement qu’elle utilisait la photo de ce malheureux épisode pour illustrer le destin futur qu’elle imagine pour l’ensemble des ours.

« Il est impossible de dire pourquoi il était dans cet état. Peut-être que cela aurait pu être à cause d’une blessure ou d’une maladie « , a déclaré Mittermeier….

Bien que Mittermeier ait dit que l’ours n’avait pas de blessures évidentes et qu’elle croyait qu’il était trop jeune pour mourir de vieillesse, elle soutient que cela n’a pas d’importance.

« Le fait est qu’il était affamé, et … comme nous perdons de la glace de mer dans l’Arctique, les ours polaires vont mourir de faim. »

En août, comme la plupart des ours sont les plus gros à cette période de l’année, quelque chose d’inhabituel a dû affecter sa capacité de chasser ou à se nourrir. Cela aurait pu être quelque chose d’aussi simple qu’ avoir été concurrencé au printemps par des animaux plus âgés.

Mais si la perte de la glace de mer due au réchauffement de la planète par l’homme avait été responsable, cet ours n’aurait pas été le seul à mourir de faim: le paysage aurait été jonché de carcasses. C’est un ours qui mourait d’une mort horrible comme il arrive tout le temps dans la nature.

En fait, les recherches menées par des spécialistes des ours polaires qui travaillent sur le terrain montrent que la cause naturelle la plus fréquente de mort des ours polaires est la famine, causée par une cause ou une autre (animaux trop jeunes, trop âgés, blessés ou malades) (Amstrup 2003) :

« La famine affectant les animaux jeunes et âgés explique une grande partie de la mortalité naturelle des ours polaires … De plus, les données sur la structure par âge montrent que les subadultes âgés de 2 à 5 ans survivent à des taux inférieurs à ceux des adultes (Amstrup 1995). car ils sont encore en apprentissage des techniques de chasse et de survie . »

Mais comme Mittermeier l’a précisé, les faits n’ont pas d’importance dans des cas comme la mort de cet ours de l’île Somerset: tout est dans le message...

J’ai déjà posé cette question parce qu’elle reflète le climat politique actuel. Où étaient les appels à venir en aide aux nombreux ours polaires affamés au printemps 1974, alors que les femelles et leurs petits naissaient dans l’est de la mer de Beaufort et que l’épaisseur de la glace de mer avait chassé les phoques annelés avant qu’elles ne mettent bas (Stirling 2002)?

Ce que Stirling et Lunn ont observé et documenté est une preuve scientifique que la variation naturelle de la glace de mer au printemps peut avoir des effets dévastateurs sur les ours polaires, y compris des épisodes de mortalité massive (Crockford, 2017). Cependant, nous n’avons constaté aucun épisode de famine de masse similaire, qui aurait été démontré de façon concluante comme étant une conséquence de l’état de la glace de mer en été.

Un ours affamé n’est pas une preuve scientifique que le réchauffement climatique causé par l’homme a déjà affecté négativement les ours polaires, mais il est évident que certains activistes utiliseront n’importe quel stratagème pour promouvoir leur programme et attirer les dons.

Dans une interview publiée hier dans le Victoria Times-Colonist (ma ville natale), le photographe Nicklen a déclaré :

« La glace fond plus tôt chaque printemps et gèle plus tard chaque automne. Les ours sont conçus pour survivre jusqu’à deux mois sans glace, mais certainement pas pendant quatre ou cinq mois. Et bien, la vidéo montre à quoi cela ressemble quand les ours polaires sont contraints de vivre sur la terre. »

Nicklen devrait s’informer un peu plus : les ours polaires de l’ouest de la baie d’Hudson passent de quatre à cinq mois sans glace. Quatre mois étaient normaux au bon vieux temps (environ 1980) et près de cinq mois quelques années plus tard (Castro de la Guardia et al 2017, Cherry et al 2013, Ramsay et Stirling 1988, Stirling et Lunn 1997). Les femelles enceintes de la Western Hudson Bay passent 8 mois ou plus sur la terre sans effets nocifs qui pourraient être imputés de façon concluante à une période légèrement plus longue sans glace (Crockford 2017). Les ours polaires du sud de la baie d’Hudson passent autant de temps sans glace (Obbard et al., 2016).

Susan Crockford

(1) https://polarbearscience.com/2017/12/09/one-starving-bear-is-not-evidence-of-climate-change-despite-gruesome-photos/

 

 

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CLIMAT, ENVIRONNEMENT ET GOUVERNEMENT MONDIAL

belgotopia (25)

Joseph d’Aleo est ex-professeur de météorologie au Lyndon State College, très actif dans les milieux de la météorologie, notamment au sein de l’American Meteorological Society.
Je reprends ici quelques passages d’un essai paru sur le site « Carlin Economics and Science » sous le titre « L’énergie verte débouche sur la pauvreté énergétique » (1), dans une traduction « maison » comme d’habitude …
Bien que l’article complet soit orienté vers l’énergie et le climat, j’ai principalement retenu les passages consacrés au gouvernement mondial qu’on nous prépare.

Bonne lecture !

Jo Moreau

(…)

Le programme de réchauffement de la planète n’a rien à voir avec la science, mais tout à voir avec la politique et l’idéologie. En 1961, dans son discours d’adieu à la nation, le président Eisenhower mettait en garde contre le danger d’une industrie de l’armement en pleine expansion, qualifiée de «complexe militaro-industriel», et les risques posés par une élite scientifico-technologique.

Il a noté que la révolution technologique des décennies précédentes avait été alimentée par une recherche coûteuse et centralisée, de plus en plus subventionnée par le gouvernement fédéral.

Eisenhower a averti: «En partie à cause des coûts énormes, un contrat gouvernemental remplace pratiquement la curiosité intellectuelle». Tout en continuant à respecter la découverte et la recherche scientifique, il a déclaré: «Nous devons également être alertés par le danger de voir la politique publique devenir captive d’une élite scientifique et technologique « .

Le Club de Rome est une organisation formée en 1968 composée de chefs d’État, de bureaucrates de l’ONU, de politiciens de haut niveau et de représentants du gouvernement, de diplomates, de scientifiques, d’économistes et de dirigeants d’entreprises du monde entier. Il a focalisé l’attention du public en 1972 avec son rapport intitulé « The Limits to Growth » .

La mission du Club était «d’agir comme un catalyseur mondial du changement par l’identification et l’analyse des problèmes cruciaux auxquels l’humanité est confrontée». Ils ont décidé qu’un contrôle plus centralisé sous un gouvernement mondial était nécessaire. Dans leur livre « The First Global Revolution » en 1991, ils ont écrit: « En cherchant un nouvel ennemi pour nous unir, nous avons émis l’idée que la pollution, la menace du réchauffement climatique … ferait l’affaire … Peu importe si cet ennemi commun est  » réel ou … inventé pour l’objectif fixé. »

172 pays ont participé au Sommet de Rio en 1992 et se sont accordés sur la Convention sur le changement climatique, qui a abouti à la création du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), au Protocole de Kyoto qui ne fut pas respecté, puis à l’Accord de Paris.

Dans son discours de présidente en 1999 à l’Association américaine pour l’avancement des Sciences (AAAS), l’ancienne directrice de l’Administration nationale des océans et de l’aéronautique (NOAA), Jane Lubchenco, a prouvé qu’ Eisenhower avait raison quand il prédisait que les politiques publiques pouvaient elles-mêmes devenir la proie d’une élite scientifico-technologique. « Des changements environnementaux et sociaux urgents et sans précédent mettent les scientifiques au défi de définir un nouveau contrat social. Ce contrat représente un engagement de leur part à consacrer leurs énergies et leurs talents aux problèmes les plus urgents qui se présentent, proportionnellement à leur importance, en échange de financements publics « .

L’ancienne gouverneur de l’État de Washington, Dixy Lee Ray, avait anticipé le deuxième traité de Paris. « L’avenir est à un gouvernement mondial avec une planification centralisée par les Nations-Unies« , a-t-elle déclaré. « La peur de crises environnementales – qu’elles soient réelles ou non – devrait conduire à notre ralliement ».

Un gouvernement mondial sous les auspices de l’ONU se profile maintenant sous l’appellation « Agenda 2030 » .

Il a les faveurs de l’ establishment. (…) Le gouvernement unique contrôlerait tous les aspects de la vie, l’endroit où les gens peuvent vivre, le nombre d’enfants que les couples pourraient avoir, le type d’énergie utilisée, l’approvisionnement alimentaire, etc.

Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la CCNUCC (convention des Nations-Unies sur les changements climatiques), a déclaré sans ambages: «Notre objectif n’est pas de sauver le monde de la calamité écologique mais de changer le système économique mondial …» En termes simples, elle entend remplacer la libre-entreprise par le contrôle économique centralisé d’un gouvernement mondial.

(…) L’élite scientifique, hébergée dans des sociétés, des agences gouvernementales et les universités ont créé avec des politiciens, des éducateurs et les médias ce qui pourrait être le plus grand canular de l’histoire de la civilisation.

(…) Notre plus grand défi est celui relevé par Mark Twain: «Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été bernés ».

Partout où le lobby environnementaliste gagne, les gens sont perdants. Les prix de l’électricité dans le paradis australien des énergies renouvelables de l’Australie-Méridionale ont poussé 102 000 Australiens du Sud à demander l’aide d’organisations caritatives, selon un grand journal sud-australien. Ces gens ont été obligés de sauter des repas pour payer leurs factures d’électricité.

En Europe, la croissance rapide de projets d’énergie renouvelable généreusement subventionnés a laissé les utilisateurs finaux, les contribuables, face à des factures en augmentation, alors que les investisseurs privés ont réalisé des profits lucratifs. Plus de 25% des ménages britanniques, en particulier les retraités sont dans ce qu’on appelle la pauvreté énergétique, ayant à choisir entre le chauffage et l’alimentation.

En Allemagne, le résultat de ces politiques a comme conséquence que les entreprises et les familles payent maintenant le deuxième prix le plus élevé en Europe, après le Danemark: 45 cents par kilowatt-heure.

Joseph d’Aleo

(1) http://www.carlineconomics.com/archives/4008

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LA COP 23 UNE NOUVELLE GRAND-MESSE TOURISTICO-CLIMATIQUE.

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Ce 6 novembre 2017, une nouvelle grand’messe climatique est convoquée à Bonn. Les dirigeants politiques mondiaux, ceux de la finance et de l’industrie ainsi que les puissants lobbies idéologico-environnementalistes de près de 200 pays sont invités à y participer pour relancer l’accord de Paris, qui a du plomb dans l’aile depuis l’annonce du retrait des USA. Sans parler des hésitations de beaucoup de signataires de s’engager plus avant dans la lutte contre le CO2, l’épouvantable gaz satanique responsable de tous nos maux.

Ce sera, n’en doutons pas, la Xe dernière chance de « sauver la planète ».

Largement médiatisées, les annonces apocalyptiques habituelles au sujet de phénomènes climatiques « sans précédent » se sont succédé à l’approche de cet événement annuel. Elles sont destinées aux malheureux qui douteraient encore de l’existence d’un thermostat climatique permettant à l’homme de régler la température ambiante à sa guise.

Les pays « émergents » (dont la Chine !), quant à eux, rappelleront avec insistance l’engagement pris par les pays « développés » de leur verser ANNUELLEMENT les 100 milliards de dollars du Fonds Vert destiné à lutter contre le réchauffement climatique, promis lors de la conférence de Copenhague.

Tout ce beau monde préfère occulter un fait qui n’est plus contesté : le réchauffement global s’est considérablement ralenti depuis 1998, en dépit des efforts de tous les modèles climatiques qui n’ont pas prévu ce phénomène embarrassant, parmi d‘autres réalités tout aussi déconcertantes et tout aussi occultées d‘ailleurs.

Dans un billet repris ci-dessous, et toujours d’actualité,Viv Forbes s’était ému du fait que la seule Australie ait envoyé une équipe de 114 personnes dont son Premier Ministre à la Conférence de Copenhague. Que dire alors des Belges, dont la délégation à Copenhague comptait 120 personnes, 108 participants à Cancun, les autres conférences à l’avenant.

La seule conférence de Rio +20 en 2012 a rassemblé à elle seule 50.000 participants, dont plus d’une centaine de chefs d’états.

Quant à la COP21 à Paris, elle accueillit 20 à 40.000 participants selon les sources, et coûta au minimum 170 millions d’euros au budget national.

Un somptueux « Magical Climatic Tour » !

Ces dernières années dans le monde, des millions de personnes sont mortes dans des conflits armés, d’autres dans des famines ou par manque d’eau potable, et jusque dans nos pays des citoyens meurent de froid car ils n’ont pas les moyens de se chauffer ou même de s’abriter, tandis que des populations entières sont parquées dans des camps de réfugiés.

Personne n’est mort par la faute du réchauffement climatique. (Un réchauffement global de 0,4 à 0,7°C -sept dixièmes de degré- sur tout le XXe siècle, rappelons-le) .

Alors, où sont les priorités, et est-il judicieux que les contribuables continuent à financer directement ou indirectement les séjours de nos (ir)responsables dans des paradis touristiques souvent tropicaux (j’en exclu Bonn …), afin qu’ils fassent acte de présence dans des conclaves cycliques qui débouchent d’ailleurs sur autant d’échecs ou au mieux, d’engagements aussi inutiles qu’irréalistes ? Il serait aussi amusant de calculer « l’empreinte écologique » de ces gigantesques conventions destinées à rebooster le catastrophisme climatique.

Voici les passages significatifs du billet publié en 2014 par Viv Forbes sur le site WUWT de Anthony Watts (1) (traduction maison)

Jo Moreau.

Il y a vingt-deux ans, un groupe de militants verts se faisant appeler « Le Sommet de la Terre » s’est réuni à Rio et a inventé une façon de visiter le monde aux frais des contribuables : initier des conférences sans fin sur les alarmes menaçant l’environnement.

(…) Mais ils ont découvert le plus juteux des filons avec leur création appelée « Réchauffement Global », et ses sous-branches « Changement Climatique » et « Phénomènes Météorologiques Extrêmes ».

Ces «nobles causes» ont généré une profusion de comités de pilotage, comités de référence, les comités politiques, sous-groupes scientifiques, des comités de travail, les évaluateurs et les organismes de pointe, et ont généré des réunions avec 20.000 participants de 178 pays en des lieux tels que Rio, Berlin, Genève , Kyoto, Buenos Aires, Bonn, La Haye, Marrakech, New Delhi, Milan, Montréal, Nairobi, Bali, Poznan, Copenhague, Cancun, Durban, Qatar, Doha, Varsovie, Stockholm, Lima, Abu Dhabi et New York.

Le circuit des Conférences climatiques est devenu une véritable aubaine pour les compagnies aériennes, les hôtels et restaurants raffinés, plus encore que les Jeux olympiques ou le G20.

Les contribuables du monde entier ont financé depuis 21 ans des dépenses inutiles, qui auraient été bien mieux employées dans une infrastructure pour la maîtrise des inondations, l’approvisionnement en eau potable des populations victimes de la sécheresse endémique, et à la lutte contre la pollution.

(1) http://wattsupwiththat.com/2014/08/25/cut-the-costly-climate-chatter/

 

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