DU BON USAGE D’UN BLOG

Un joyeux coco est dernièrement intervenu sur mon blog, afin de contester mes textes, ce qui est son droit le plus strict, et amener à la discussion, ce qui est le but de tout blog normalement constitué…

Là où ça ne va plus, c’est lorsque après un échange assez long d’arguments, il me demande sur un ton comminatoire de me justifier, sur ce qui au départ constitue la simple signification d’un mot conforme aux dictionnaires de la langue française. Sur ce, je ferme les commentaires sur ce billet.

Profitant d’autres sujets, il revient à la charge, et il me semblait que nos échanges étaient revenus au minimum de courtoisie à attendre entre gens de bonne volonté, quoique je trouvais assez étrange que pour ce faire, il utilisa 3 pseudos différents depuis nos premiers échanges .

Que nenni.

Ne voilà-t-il pas que notre coco se manifeste sur un blog tiers, sur lequel j’interviens très épisodiquement, pour relancer le débat d’une façon assez décousue, et ensuite , bien plus grave, usurper mon identité et celle d’un autre intervenant pour tenter de me discréditer aux yeux de tous, par le biais de textes soi-disant écrits par moi.

Assez remarquable : il me reproche d’utiliser un pseudo sur mon blog, et un deuxième sur le blog tiers, alors que lui-même en utilisera au total quatre, sans compter les deux usurpations d’identité.

Il s’agit là de faits assez graves et condamnables pour que je me vois obligé de l’aviser que -bien sûr- il n’est plus le bienvenu sur mon blog, mais que plus ennuyeux, je suis désormais obligé de modérer les commentaires.

Je suis certain que les intervenants futurs comprendront mes raisons.

Complément du 15/12 : tous les commentaires hors sujet seront supprimés, ainsi que ceux comportant des liens vers d’autres sites. Je suis responsable du contenu de ce blog, et je n’ai pas toujours le temps de vérifier que les liens proposés sont « cleans » aussi bien politiquement que moralement. D’autre part, je crois les intervenants assez « à niveau » que pour argumenter eux-mêmes …

Vraiment désolé d’en arriver là !

Jo Moreau

LA PEUR DES MINARETS, ou la réalité en face.

Voilà nos braves Suisses traînés dans la boue par la presse bien-pensante à travers l’Europe. Tous les amalgames de propagande ont été sortis des placards, le plus pernicieux étant que les Suisses ont voté contre la liberté religieuse, certains éditorialistes n’hésitant pas, pour la cause, à confondre mosquée et minaret.

Cet avatar prend bien entendu place dans un vaste débat, non pas de l’immigration en tant que telle, mais de la tentative d’une partie des immigrés d’imposer leur vision de la société et leur système de pensée dans notre environnement et dans nos consciences.

Quoiqu’on en pense, le monde se retrouve aujourd’hui face à une dualisation qu’il a déjà connue au début de la guerre froide. De nos jours, nous voyons d’un côté un amalgame de pays, d’organisations terroristes ou politiques et de mouvements religieux qui tendent vers un but ultime soit l’instauration d’un régime totalitaire au nom d’un islam dévoyé; et de l’autre le reste du monde y compris les pays musulmans dits modérés.

Cette mouvance a déjà atteint ses objectifs dans plusieurs pays, et est en passe de réussir dans plusieurs autres.

Alors, je me suis souvenu du fameux discours « Nous avons peur » prononcé par P.H. SPAAK en 1948 devant les Nations Unies , et je m’aperçois qu’en changeant seulement quelques mots, il peut parfaitement coller aux réalités d’aujourdhui : d’un côté des idéaux porteurs de valeurs humanistes, de l’autre une rigueur religieuse fondamentaliste et totalitariste n’ayant plus connu d’évolution depuis le moyen-âge.

Je réfute donc toute accusation de racisme, car il s’agit d’un combat d’idées prenant ses sources dans une idéologie transversale qui ne connait plus ni races ni frontières quant à ses adhérents, trouvant sa justification et ses alliés dans divers mouvements qu’on aurait pu croire opposés à ce type de pensée, et débouchant sur les affrontements terroristes ou militaires tels que nous les connaissons désormais.

Et de cela, je constate que les valeurs que nous voulons véhiculer, les valeurs que nous véhiculons sans le savoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, en le sachant tellement peu que nous avons le tort de ne plus le proclamer.

Ces valeurs sont la tolérance, soit aussi la capacité de comprendre le point de vue d’autrui, nous voulons la liberté, la libre circulation des hommes et des idées, nous voulons bâtir une société basée sur la possibilité de nous réunir librement, de penser et d’écrire (y compris des erreurs), nous voulons le respect de la dignité de l’Homme, nous voulons la démocratie, nous voulons un état séparé de toute ingérence religieuse.

Et ces valeurs ne sont pas négociables.

Nous nous trouvons face à un système de pensée qui nie toutes ces valeurs, au nom d’une rigueur absolue basée sur un texte écrit il y a plus de 1400 ans, et qui a la prétention de s’imposer au monde entier par l‘intimidation et la violence, et encore une fois en premier lieu à l’ensemble des musulmans qui sont à l’heure actuelle leurs principales victimes.

Alors, pour paraphraser Spaak : oui, les Suisses ont peur, et nous avons tous peur devant un avenir que certains voudraient nous imposer.

 Pas une peur de lâches, mais une peur permettant la prise de conscience et des réactions mesurées et appropriées. « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ».

http://fondationspaak.org/index.php?pgid=10

Jo Moreau

Les commentaires sont autorisés, pour autant qu’ils ne comportent aucun caractère raciste envers quelque communauté que ce soit.

LE LIBAN, ENTRE LE MARTEAU ET L’ENCLUME

Des informations récentes (répercutées par France24 ce 29/11) font état du réarmement du Hezbollah libanais par l’Iran, notamment en missiles capables d’atteindre n’importe quel point du territoire israélien. De telles armes auraient aussi été mises à la disposition du Hamas, dans la bande de Ghaza.

Ces nouvelles trouvent une certaine vraisemblance, lorsqu’on sait que le nouveau gouvernement libanais vient de décider que le Hezbollah, qui est une de ses composantes, pourra conserver ses armes, ce qui est en totale contradiction avec la résolution 1701 de l’ONU, prise suite à la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais. (source : le Quotidien du Peuple 25/11/2009). On se souvient également de l’arraisonnement récent d’un cargo chargé d’armes iraniennes par la marine israélienne.

La réponse n’a pas tardé : un communiqué du gouvernement israélien prévient qu’une action militaire entreprise suite à des bombardements de son territoire ne se limiterait plus à l’encontre des militants du Hezbollah, mais se ferait contre l’Etat libanais, qui tolère cette situation. (Guysen International)

Il est un fait que le gouvernement iranien, (imitant en cela le gouvernement nord-coréen dans un autre contexte), se moque ouvertement de l’opinion internationale, et prolonge systématiquement des négociations élastiques, remettant sans cesse en cause des avancées péniblement acquises, tablant avec raison sur l’impuissance grandissante des anciennes puissances.

Alors, Israël laissera-t-il l’Iran mener à terme son développement nucléaire, manifestement militaire, sans réagir ?

L’hypothèse actuellement privilégiée est celle d’une attaque israélienne contre les cibles nucléaires iraniennes, scénario qui arrangerait bien l’ensemble des pays non fondamentalistes, musulmans ou non, leur évitant une intervention directe très embarrassante , et dont l’issue ne serait manifestement pas plus glorieuse qu’en Irak ou en Afghanistan.

Il existe des précédents connus, lorsque l’aviation israélienne détruisit le site nucléaire irakien Al Tuwaitha en 1981, et le site nucléaire syrien d’Al Kibar en septembre 2007. (Ce dernier semble d’ailleurs être l’objet d’une remise en état avec l’aide de la Corée du Nord).

La situation est cependant essentiellement différente aujourd‘hui, que ce soit sur le plan militaire ou sur le plan politique.

Sur le plan militaire d’abord, l’existence avérée de missiles iraniens pleinement opérationnels et pouvant occasionner de sérieux dégâts au cœur d’ Israël a profondément modifié la mise. Lors de la guerre du Golfe, on se souvient de l’emploi par l’Irak de missiles « Scud » modifiés contre les villes israéliennes. Toutefois, cette action qui avait pour but d’obliger Israël à intervenir dans le conflit afin de décrédibiliser celui-ci, échoua dans ses objectifs par la faute principalement de caractéristiques déficientes du matériel employé.

Les actuels missiles iraniens sont bien plus efficaces, aussi bien dans leur capacité de destruction, que dans leur autonomie et la précision des tirs. Plusieurs pays européens deviennent par la même occasion des cibles potentielles, ce qui n’est pas à négliger pour une évaluation correcte de la situation stratégique et politique.

Comme on l’a vu d‘autre part, ces représailles pourraient provenir de plusieurs origines géographiques, impliquant une nouvelle fois le risque d’embrasement généralisé.

En dépit de la supériorité stratégique de Tsahal, Israël ne sera donc pas à l’abri de destructions cette fois-ci dévastatrices en cas d’action militaire.

Sur le plan politique, les hésitations actuelles vis-à-vis de l’Iran démontrent l’embarras de la communauté internationale, face à ce qui pourrait aussi apparaître comme un soutien au gouvernement israélien dominé aujourd’hui par l’extrême-droite.

La prolifération nucléaire ne pourra être contenue dans un futur proche, et de plus en plus de pays -notamment au Moyen-Orient- revendiquent le droit à la possession de l’arme nucléaire dans le cas où l’Iran serait « nucléarisé », ses voisins n‘étant pas nécessairement ses alliés !

Alors, que nous réserve l’avenir ? C’est une excellente question et je vous remercie de l’avoir posée !

Jo Moreau

Les commentaires éventuels sont autorisés, pour autant qu’ils ne contiennent aucun caractère raciste, de quelque nature que ce soit. 

CONSENSUS CLIMATIQUE AVEZ-VOUS DIT (5)

Suite 5 –

– « Les modèles climatiques sont au plus bons à expliquer les changements climatiques après coup ». Hajo Smit – météorologue – ex membre du comité néerlandais du GIEC. –

– « C’est la variation de l’activité solaire qui est le principal responsable des changements climatiques, comme dans le passé ». Ian Clark – Hydrogéologue – professeur des sciences de la Terre à l’université d’Ottawa .

– »Je ne vois pas la preuve évidente que l’activité humaine soit la cause unique du réchauffement climatique. Je vois plutôt l’utilisation aveugle de modèles climatiques ». John Christy – Professeur de sciences de l’atmosphère université de l’Alabama – ex rédacteur au GIEC.

– « Depuis le début de l’ère industrielle, les températures se modifient dans une ampleur comparable à ce qu’elles ont toujours oscillé dans l’histoire climatique de la Terre. La récente hausse n’a rien d’extraordinaire ». Nathan Paldor – Professeur de météorologie dynamique et de physique océanographique – université de Jérusalem.

– « La menace du réchauffement climatique est largement exagérée au vu de la faiblesse et de la superficialité de nos connaissances et du manque de données ». Dyson Freeman – Physicien – Professeur émérite à l’université de Princeton.

– « La cause des évolutions climatiques actuelles est encore inconnue. L’influence humaine n’est pas prouvée ». Serge Galam – PhD – Docteur en physique – Directeur de recherche au CNRS.

– « Rien ne montre un réchauffement exceptionnel du globe, et encore moins une éventuelle origine humaine ». Vincent R Gray – PhD chimie physique – fondateur du New Zealand Climate Science Coalition.

– « Ce qui était une science est devenu une religion ». William Happer – PhD physique – université de Princeton – ex directeur du Bureau US de recherche sur l’Energie.

– « Les modèles climatiques du GIEC sont simplistes. Ils occultent les facteurs naturels comme notamment l’activité solaire ». William Kininmonth – météorologue – ex directeur du Centre National australien du Climat – ex représentant de l’Australie à l’Organisation Météorologique Mondiale.

– « Le GIEC profère des absurdités. La recherche de l’accumulation d’un mythique CO2 pour expliquer sa durée de vie non mesurable et l’utiliser pour des modèles informatiques qui prouveraient l’influence des énergies fossiles, est une pure fiction ». Tom Segalstad – directeur du geological muséum université de Oslo – ex relecteur du GIEC.

– « Je ne crois pas qu’il y ait des preuves valides pour accuser l’activité humaine du réchauffement climatique. Les phénomènes naturels en sont la principale cause ». Anthony Lupo – PhD – professeur de sciences de l’atmosphère – université du Missouri – membre de l’Amercan Meteorology Society.

– « Le GIEC est instrumentalisé à des fins politiques. Sur les 300 dernières années, il existe des variations cycliques du niveau des océans, mais aucune tendance significative ». Niels Axel Mörike – PhD – Professeur émérite paléo géophysique et de géodynamique’- université de Stockholm.

– « Les prévisions alarmistes du GIEC sont infondées ». Ryan Maue – Météorologue – Florida State University – Center for Océan-Atmosphère Prédiction Studies.

Voir autres billets similaires dans la catégorie « climat ».

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/07/30/vous-avez-dit-consensus-climatique.html

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/09/19/vous-avez-dit-consensus-climatique-2.html

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/10/20/vous-avez-dit-consensus-climatique-3.html

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/11/11/vous-avez-dit-consensus-climatique-4.html

 

 

 

Jo Moreau

CLIMATEGATE : DESINFORMATION ET POLITIQUEMENT CORRECT

Le JT de la RTBF d’hier soir nous a une nouvelle fois montré la capacité de désinformation de notre chaîne publique. Je veux parler des commentaires sur ce qu’il est maintenant convenu d’appeler le « climategate ».

De quoi s’agit-il ? Des « hackers » ont piraté la boite mail du Climate Research Unity (CRU) , organisme sur les travaux duquel le GIEC se fonde (entre autres) pour ses travaux sur le réchauffement climatique causé par les activités humaines. La réalité de ces mails ne semble pas contestée.

C’est pas bien de faire çà ? J’en conviens aisément. Mais la publication de ces mails démontre ce que beaucoup affirment déjà depuis longtemps : Les travaux du GIEC sont caviardés de façon à conclure dans le sens voulu : l’homme est responsable du changement climatique, en manipulant les données scientifiques qui contrediraient cette thèse, et ce qui me semble plus graves, d’autres mails suggèrent la façon de discréditer les collègues qui ne partagent pas leur façon dont il faut voir les choses.

Ceux qui veulent en savoir plus peuvent taper « climategate » sur leur moteur de recherche.

Ce scandale fait irruption dans l’ensemble des médias anglo-saxons il y a quelques jours, notamment à la BBC et dans plusieurs journaux de premier plan, tel le New-York Times et de nombreux autres.Les commentaires envahissent le web, on s’en doute. Heureusement d’ailleurs, car notre presse francophone, qu’elle soit belge, française ou québecqoise, n’en pipe pas un mot. Cette même presse qui s’est toujours engagée à fonds dans les thèse du GIEC, et a toujours refusé l’accès des médias d’information aux théories ou scientifiques qui les mettaient en doute.

 Mais voilà, sous la pression, les premières réactions virent enfin le jour, et notamment via le JT de la RTBF du 23/11 à 19.30 H. Un travail journalistique indépendant ? Que nenni, une entreprise de désinformation absolue sous le contrôle de Monsieur Van Ypersele, vice-président (belge) du GIEC. Si je ne m’étais pas informé à d’autres sources, j’aurais retenu que quelques pirates informatiques ont volé des mails à l’authenticité douteuse, qui tendent à discréditer le GIEC, dans le seul but de torpiller les travaux de la conférence de Copenhague qui doit se tenir sous peu, sans détails aucun sur la teneur de ces documents.

Plutôt que de réfuter ceux-ci (ce qui semble difficile) , Monsieur Van Ypersele a détourné le débat et a jeté l’opprobe sur ses collègues qui avaient l’outrecuidance de ne pas partager ses vues (qui sont bien entendu celles du GIEC), en affirmant sans nuance que ceux-ci étaient corrompus et payés par l’industrie pétrolière. Cette accusation est inopérante : le pétrole que nous ne consommerons pas sera consommé par d’autres, et notamment les pays émergents, mais il ne restera pas au fond des puits; et je rassure Monsieur Van Ypersele qui fait semblant de l’ignorer : les bénéfices des pétroliers ne sont absolument pas menacés.

Il a d’autre part réaffirmé que « 90% des scientifiques sont d’accord avec les thèses du GIEC ». Encore une fois, rappelons que cet organisme rassemble 2500 scientifiques (dont je ne mets pas en cause la bonne foi, les pauvres, si on leur donne des éléments falsifiés …), mais des dizaines de milliers d’autres existent de par le monde et aucun décompte n’a jamais été établi. Il s’agit manifestement d’un consensus autoproclamé.

Là s’est arrêté le travail des « journalistes » de la RTBF, soit ne surtout pas parler du contenu des mails les plus révélateurs, et donner une tribune au seul politiquement correct. Et la nomination d’une écolo à la tête du conseil d’administration de cet organisme ne me rassure pas sur les suites données à ce débat, mais ne préjugeons pas.

Quant à la presse écrite (en ligne), c’est un silence assourdissant… Il n’est évidemment pas facile de remettre en cause les thèses qu’on défend inconditionnellement depuis tant d’années.

Voir autres billets dans la catégorie « climat » et aussi http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/07/25/de-la-responsabilite-du-journaliste.html

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D ’ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE

LE PARTENARIAT CHINE-AFRIQUE

Je ne résiste pas à l’envie de reprendre quelques éléments d’un article paru dans le Quotidien du Peuple, de Beijing, le 17 novembre, sous le titre « Il sera possible que la Chine remplace l’Europe pour devenir le plus important partenaire de coopération de l’Afrique ».

Il s’agissait de rendre compte du rapport du Congrès des Syndicats du Ghana, qui s’est tenu à Accra le 12 novembre. Sur base d’enquêtes menées dans dix pays africains, soit l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola, le Kenya, le Ghana, le Botswana, la Zambie, la Namibie, le Zimbabwe, le Malawi.

On y constate que le volume global du commerce sino-africain est passé de 11 milliards de dollars en 2000 à 107 milliards de dollars fin 2008..

 Plus surprenants, toutefois, sont les commentaires émis par Anthony Yaw Baah, secrétaire général adjoint du Congrès des syndicats du Ghana, et dont voici un florilège.

« La demande croissante de produits africains par la Chine a poussé à la hausse des prix de ces produits, ce qui est favorable à la croissance des exportations africaines, mais la concurrence entre les produits chinois importés et les produits locaux conduit à des conditions défavorables pour ces derniers sur les marchés locaux.

Les entreprises chinoises installées en Afrique introduisent et utilisent un trop grand nombre d’ouvriers chinois et n’utilisent pas assez de main-d’œuvre locale. Des problèmes de communication font que ces entreprises chinoises adoptent une attitude hostile aux syndicats locaux.

 Cependant, les enquêtes menées par l’AROA (Association de Recherches des Ouvriers Africains) dans les dix pays mentionnés ci-dessus sont unanimes à déclarer que c’est seulement en utilisant des ouvriers chinois qu’on peut garantir la qualité des travaux et le respect des délais d’exécution. C’est pourquoi il sera peut-être utile aux syndicats des pays concernés de traduire en chinois leurs lois respectives sur le travail et les travailleurs afin de permettre aux entreprises chinoises de respecter les lois locales. Les Chinois pourront apprendre la langue locale, tandis qu’il est nécessaire pour les habitants locaux d’apprendre le mandarin afin de pouvoir développer les échanges avec les Chinois.

Il a terminé en déclarant que les relations avec l’Europe n‘ont apporté aucun bénéfice à l‘Afrique, au contraire des relations « win-win » avec la Chine, qui est un partenaire sincère. C’est pourquoi l’Afrique pourra considérer la Chine comme un possible remplaçant de l’Europe. »

Je suppose que le deuxième « win » n’est pas perdu pour tout le monde. Cet article est révélateur du type de « coopération » envisagée entre la Chine et l‘Afrique, avec l’aval d’autorités locales -en l’occurrence des syndicats- et je crains qu’à leur niveau, les populations africaines ne soient un jour déçues par les retombées espérées du fait de ce partenariat si prometteur… La réaction de nombreux petits commerçants de Kinshasa à l’égard de commerces chinois -de plus en plus nombreux à s’implanter en RDC- est révélatrice à ce sujet.

D’autre part, je n’ose imaginer la levée de boucliers qu’aurait soulevé ce type de relation si un pays européen l’avait appliqué en Afrique en 2009 !

Enfin, je présume que dans le futur, l’Europe aura toujours le droit d’y envoyer ses ONG !

Jo Moreau

LAISSEZ-MOI VOS COMMENTAIRES…!

LE DECRET SIMONET, du rêve à la réalité.

Il est plaisant de constater que le nouveau décret « mixité » de Mme Simonet reprend en fait les deux décrets précédents, qui ont joyeusement foiré. Sans doute s’est-elle souvenue de son cours de maths élémentaires : « – x – = + » …

Mais abandonnons l‘humour facile, mon propos aujourd’hui est : tout ce chambardement pour qui, pour quoi ? Cela est un jour parti d’un bon sentiment à la sauce gauche bobo : tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil, y compris et surtout nos chers petits et nos ados, donc organisons le mélange des enfants d’origines sociales différentes dans les écoles, dont celles étiquetées élitistes, et tout sera radieux dans le meilleur des mondes.

Dans un passé lointain, j’ai moi-même fréquenté un athénée royal réputé tel de la banlieue bruxelloise. Quoique nous étions à peu près tous d’origine bourgeoise, il se formait des clans suivant le degré de snobisme des ados. Il n’y avait aucune agressivité, mais également aucune interpénétration entre les groupes, et les contacts se limitaient à un salut distrait ou un échange exceptionnel de renseignements à caractère scolaire. Aucune invitation à des « surboums » ou activités quelconques de l’autre groupe, cela allait de soi et ne provoquait d’ailleurs aucune animosité réciproque, mais des vies parallèles, tout simplement.

Mes enfants (dont un encore aux études) ont suivi des expériences similaires des dizaines d‘années plus tard dans des établissements provinciaux cette fois,  et rien n’indique que tout brassage forcé serait de nature à changer fondamentalement les choses. J’en déduis que les différentes expériences pour amener un brassage sont vaines, et d’ailleurs rien ne prouve que le désir le plus ardent de gosses de familles défavorisées soit d’être inscrits au Collège St Michel…

Alors, ne touchons surtout à rien ? Tel n’est pas mon propos. Je me garderai bien de discuter des programmes scolaires à proprement parler, je n’ai aucune compétence pour cela. Mais comme simple citoyen, j’ai la prétention de présenter quelques pistes.

L’éducation doit être la première priorité dans la communauté française. Tout le monde est d’accord là-dessus mais rien de concret ne bouge. Le but doit être d’élever le niveau des écoles dites défavorisées à celui des écoles dites élitistes, et cela commence par une discipline plus rigoureuse et un relèvement des exigences pédagogiques. Cela est déjà le cas en Flandre, dont tout le monde s’accorde à relever les performances supérieures. Il faut également, dès l’école primaire, organiser le soutien des élèves en perspective d’échec. Délaissons le laxisme du « diplôme pour tous » , en faveur du principe de « tous capables de décrocher le diplôme ».

A côté des moyens supplémentaires qui doivent être mis en œuvre dans les écoles défavorisées, les élèves en perspective d‘échec -qu’ils soient du primaire ou du secondaire- devraient pouvoir être épaulés en-dehors des programmes scolaires à proprement parlé. Par qui ? Par des profs prépensionnés volontaires, ou par nos « fonctionnaires en recherche d’affectation » (je veux parler des chômeurs…) compétents pour ce faire, et qui ne devraient pas nécessairement relever du secteur de l‘enseignement. (Voir à ce propos mon billet

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/05/22/le-chomage-des-anciens.html

 

. La gratuité de ces « parrainages » devrait être garantie, et constituer un pendant tout aussi efficace aux «cours privés» réservés aux enfants dont les parents ont les capacités financières.

Dès les études secondaires, une motivation supplémentaire (pour les parents également…) pourrait être trouvée dans une allocation de chômage proportionnelle au degré d’étude réussi, que ce soit dans l’enseignement général, technique et professionnel. (voir à ce sujet

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/05/21/le-chomage-des-jeunes.html

 

Pour les études universitaires enfin, l’accès devrait en être facilité par l’aménagement de campus suffisants et financièrement accessibles soit au niveau de l’université elle-même, soit au niveau de la ville universitaire.

Enfin, le « prêt étudiant » devrait pouvoir être accordé à la demande, remboursable dès le début de la vie professionnelle, sous certaines conditions bien entendu.

Je n’ai évoqué ici que quelques « trucs », sans m’attaquer au gros morceau, soit les programmes scolaires en eux-mêmes. Mais là, le citoyen laisse la place au spécialiste, en lui conseillant toutefois d’éviter la fuite en avant, et de parfois regarder ce qui fonctionnait bien dans le passé.

 En étant parfaitement conscient que dans ce passé également, les cancres n’étaient pas absents des salles de classe ….!

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !

VOUS AVEZ DIT CONSENSUS CLIMATIQUE ? (4)

Suite 4 –

« Il n’y a aucun lien prouvé entre réchauffement global et activités humaines ». Yuri Izrael – Vice-président du GIEC – Conseiller scientifique auprès du gouvernement russe.

– « Les médias colportent un battage publicitaire sans précédent sur le réchauffement global. Les médias et beaucoup de scientifiques ignorent les faits importants qui inclinent pour une variation naturelle du climat ». Eugenio Hackbart – Directeur du MetSul Meteorologia Center (Brésil) –

 – « En dépit de toute la mise en scène sur le réchauffement climatique, de plus en plus de gens réalisent que statistiquement, les températures moyennes du globe n’ont pas augmenté de manière significative depuis la fin des années’90 ». Richard S. Lindzen – Titulaire de la chaire de Météorologie – Massachusets Institute of Technology.

– « L’influence du rayonnement cosmique et des vents solaires forment une meilleure explication des changements climatiques que la tentative du GIEC d’impliquer l’influence humaine sur les gaz à effet de serre ». Boris Winterhalter – ex professeur de géologie marine – Université d’Helsinki.

–  «L’augmentation de la concentration de CO2 est la conséquence et non la cause du changement climatique ». Khabibullo Abdusamatov – Physicien – Spécialiste de l’impact de l’activité solaire sur le climat – Chercheur en physique solaire de l’observatoire Pulkovo de St Petersbourg (Russie).

– « Je ne veux pas saper le GIEC, mais les prévisions, tout spécialement celles qui concernent le changement climatique régional, sont infiniment incertaines ». Tim Palmer – sciences de l’atmosphère – Centre européen pour la prédiction météorologique à moyen terme.

– « Les rayons cosmiques, modulés par les cycles magnétiques solaires, pourraient avoir un impact à grande échelle sur le climat terrestre ». Kanya Kasano – Directeur  de la Japan Agency for Marine & Earth Science &Technology.

– « Le soleil est le véritable responsable des changements climatiques ». David Archibald – Spécialiste de l’interaction solaire sur le climat.

– « La global warming-mania continue avec de plus en plus d’emballement médiatique, et de moins en moins de réflexion. Avec un zèle quasi religieux, les gens scrutent tous les évènements pouvant être mis sur le dos du réchauffement global ». Kelvin Klemm – PhD – Diplômé en physique nucléaire.

– « La température terrestre s’est refroidie depuis 1998, en contradiction avec les prévisions du GIEC ». Richard Keen – Climatologue – Dept des sciences océanographiques et atmosphériques – Université du Colorado.

– « Il y a tout lieu de douter que le moindre réchauffement climatique soit en cours, et plus encore qu’il soit causé par l’activité humaine ». Robert (Bob) Carter – Paléoclimatologie – Professeur à la James Cook University (AUS).

– « Combien d’années la planète doit-elle se refroidir pour que nous commencions à comprendre qu’elle ne se réchauffe pas ? ». David Gee – Géologue – Président du comité scientifique du Congrès International de Géologie – Professeur émérite sciences de la Terre et géophysique à l’Université de Uppsala (Suède)

Voir autres billets similaires dans la rubrique « climat ».

Jo Moreau

REBATIR LA BELGIQUE

Le communautaire, qui s’était presque fait oublier ces derniers mois, rapplique à toute vapeur, agitant à nouveau le monde politique au Nord comme au Sud du pays (et surtout au centre…).

Il devient évident qu’il est largement temps de mettre un terme définitif à ces modifications incessantes de la structure de l’Etat belge, telles que nous les connaissons depuis une cinquantaine d’années, et qui sont le résultat d’interminables négociations qui occupent le landerneau politique, au détriment de problèmes bien plus préoccupant pour l’ensemble de la population.

Le monde politique francophone doit ouvrir enfin les yeux sur une réalité évidente : la Flandre désire une autonomie maximale, à défaut d’indépendance qui serait d’ailleurs en butte à l’hostilité d’un très grand nombre de pays européens.

Une partie de ceux-ci, et non des moindres, sont aux prises avec des problèmes similaires sinon identiques comme la France avec la Corse, l’Espagne avec le Pays basque et la Catalogne, la Grande-Bretagne et l’Ecosse, l’Italie et ses provinces du Nord, et ils verraient d’un très mauvais œil un séparatisme qui risquerait d’être un dangereux précédent dans l’Union Européenne.

Mais une issue unilatérale reste toutefois dans l‘ordre des possibilités. Toute négociation partielle, qui apporterait une solution bancale sur un problème ponctuel (aujourd’hui la scission de BHV), ne sera qu’une rustine de plus à la structure de l’état, en attendant la prochaine fuite qui ne manquera pas de se produire.

Qui a tort et qui a raison, qui a commencé, (voyez comme l’autre est de mauvaise foi) ? Questions futiles alimentant la fuite en avant actuelle, qui justifie le fonds de commerce de politiciens flamands nationalistes et francophones passéistes, surtout bruxellois pour ces derniers, il faut bien le reconnaître.

Sous la pression d’une opinion flamande avide de reconnaissance, les francophones ont accepté en son temps et du bout des lèvres le fédéralisme, à condition toutefois que rien ne change…

Mais voilà, la Flandre ne se satisfait plus de cet état de fait, d’avoir le sentiment, justifié ou non, de traîner comme un boulet une Wallonie empêtrée dans son idéologie «maison du peuple» du siècle dernier, bénéficiaire de transferts importants et imperméable à tout changement dynamique profond. Il faut bien constater que dans le sud du pays, la force d’inertie frileuse d’une large part de la population n’est pas prête d’évoluer, encouragée en cela par des partis clientélistes qui n‘ont pas le courage d‘embrayer sur le XXIe siècle, ou tenus en laisse par une alliance boiteuse avec un parti très engagé dans le communautaire.

L’escalade communautaire qui menace à nouveau est susceptible de nous placer devant un blocage institutionnel majeur, ce qui ouvrirait la porte à une ère de tous les dangers. Cette escalade est aussi bien alimentée par les prises de position de plus en plus extrémistes des flamands, aiguillonnés par une aile nationaliste active, que par le blocage systématique des francophones face aux initiatives flamandes, quelles qu’elles soient, aussi justifiées soient-elles.

Aussi nous avons le choix : ou bien nous continuons dans cette attitude de refus de principe des demandes nordistes, soit nous décidons enfin de nous mettre autour d’une table, non pour un rapiéçage ponctuel et éphémère, mais pour une véritable refonte définitive de l’état, en partant d’une page presque blanche, dans l’optique d’une Belgique radicalement reconstruite en profondeur, qui tiendrait compte des réalités actuelles, prenant lucidement en compte les aspirations légitimes de chacune de ses communautés.

Il est encore temps de négocier d’égal à égal, avant d’être mis un jour devant un douloureux fait accompli.

Je ne vois qu’un seul objectif réaliste : un Etat Central Belgique ne conservant que la politique étrangère, la défense, la banque centrale, un tronc commun minimal de sécurité sociale, et quelques enseignes à peu près vides mais seules aptes à traiter sur le plan européen et international (agriculture, sports, etc…), état central financé par des Etats-Régions bénéficiant d’une autonomie intégrale sur leurs territoires.

Ceci supposera bien entendu des négociations longues et difficiles, déchirantes pour beaucoup de francophones car cela suppose aussi bien l’abandon des facilités que l‘autonomie fiscale, comme pour beaucoup de flamands car il faudra bien parler du désenclavement de Bruxelles, la solution du problème de son financement etc….En effet, la fixation de la frontière linguistique et l’octroi des facilités font partie du même package, qu’on le veuille ou non.

Le principe même d’une nouvelle Belgique confédérale accepté et clairement mis sur les rails, je reste persuadé que de larges accords de coopération entre états-régions pourront voir le jour, car nous serons enfin débarrassés de toutes les arrières-pensées, les rancoeurs et les agendas cachés qui pourrissent journellement notre vie politique et citoyenne.

Un autre avantage de cette solution sera un électro-choc salutaire et indispensable pour la Wallonie, obligée de ne plus compter que sur elle-même, et d’appliquer des solutions réellement progressistes.Mais aussi le fait qu’un nombre non négligeable d’emplois seront créés, notamment dans les organismes actuellement nationaux, où les francophones sont notoirement sous-représentés ou sous-équipés.

Nous pourrons ainsi continuer à vivre dans un pays auquel pas mal d’entre nous sont viscéralement attachés, conscients de nos particularités et de tout ce qui nous rapproche, quoi qu’on en dise…

Voir autres billets dans la catégorie « Belgique » et « institutionnel ».

Jo Moreau

 

COPENHAGUE APPROCHE : OBJECTIF ARNAQUE.

La conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique approche, justifiant tous les emballements médiatiques, politiques et taxatoires.

 Le débat climatique a, depuis plusieurs années maintenant, quitté le terrain scientifique pour les domaines politiques et financiers. Il est devenu l’objet de toutes les outrances et de tous les amalgames. Il justifie une modification profonde de la politique industrielle et économique des pays développés, déjà fragilisés par la concurrence discriminatoire des pays émergents. Une partie de ceux-ci vont sans doute profiter d’une distribution généreuse de fonds provenant des contribuables des pays développés, capitaux qui ne seront pas perdus pour tout le monde …

Rappelons d’abord quelques faits qui eux au moins, sont incontestables.

– Le climat est tout, sauf stable. Tout au long de l’histoire de notre planète eurent lieu des modifications climatiques, parfois brutales et souvent catastrophiques.

– Il n’existe AUCUNE preuve scientifique que l’activité humaine soit à l’origine des modifications climatiques.

– Le CO2 représente environ 5% de l’ensemble des gaz à effet de serre, et la part émise par l’homme représente une partie infime de ces 5%.

– Il est faux de prétendre qu’il y aurait un consensus de l’ensemble des scientifiques dans le monde, qui irait dans le sens des conclusions du GIEC, organisme onusien à l’origine de l’emballement actuel. Des dizaines de milliers de scientifiques de toutes disciplines, ont émis de sérieuses réserves quant à ces conclusions, quand ils n‘y sont pas totalement opposés. Des conclusions d’ailleurs évolutives dans le temps, et émises au conditionnel…

La presse, surtout européenne et encore plus francophone, s’est précipitée sur les scénarios catastrophistes émis par les adeptes du réchauffement climatique, comme elle s’était précipitée en son temps sur le refroidissement climatique (milieu des années’70), les chutes de météorites, ou tout scénario catastrophiste qu’on met à la mode, et qui fait vendre.

Ces mêmes médias européens ont d’ailleurs mis un black-out total sur toute information ou théorie qui irait à l’encontre, ou qui mettrait simplement en doute ce qui est devenu ce qu’il faut bien appeler la pensée unique et obligatoire.

On en est arrivé à mélanger tout et n’importe quoi dans un gigantesque « melting pot », assimilant des questions fondamentales, qui ne sont pas nécessairement liées les unes aux autres.

– Sommes-nous engagés dans des changements climatiques ?

– Allons-nous vers un réchauffement ou un refroidissement climatique ?

– Ces modifications sont-elles le fait de l’activité humaine ?

Oser mettre en doute un seul de ces points est assimilé à un véritable crime contre l’avenir de l’humanité, au point qu’on qualifie les contestataires de ‘négationnistes’, servant une science ‘d’extrême droite’, et qu’on essaye de les discréditer par n’importe quel moyen, alliant les sous-entendus douteux aux allégations mensongères, ou les accusant tout simplement d‘être achetés par les industries pétrolières.

Mais qui profite de cet état de fait ?

Tout d’abord une partie du monde scientifique. Il suffit aujourd’hui d’abonder dans le sens du réchauffement climatique pour voir s’ouvrir la manne financière. Des laboratoires qui, il y a quelques années devaient passer une bonne partie de leur temps à la chasse aux subsides, se voient aujourd’hui dotés de moyens conséquents. En quelques années, le budget global annuel destiné à la climatologie est passé de 170 millions de dollars à plusieurs milliards de dollars.

Le monde politique est évidemment soumis au même matraquage médiatique que l’ensemble de la population, et a trouvé dans le sujet un bon moyen de récolter des voix. Tout d’abord les partis écologistes (bien que certains écolos se soient distancés des conclusions actuelles du GIEC). Les autres partis ont évidemment embrayé sur un sujet très payant électoralement parlant, et aujourd’hui, chacun veut paraître plus vert que vert. La mise en œuvre d’une telle politique justifie également la multiplication de taxes dites « écologiques », affirmées ou déguisées, bénéficiant en outre de l’approbation inespérée d’une partie de la population, et qui tombent à pic dans le climat de crise que nous connaissons actuellement.

Le monde industriel s’est engouffré dans le juteux nouveau marché , par la commercialisation prématurée d’énergies « renouvelables » tels que l’éolien ou le photovoltaïque, qui n’ont technologiquement pas quitté le stade expérimental. Cette mise sur le marché fut facilitée par des incitations, primes, certificats verts et détaxations diverses supportées par l’ensemble des contribuables, sans lesquelles ces systèmes seraient à l’heure actuelle totalement invendables.

Le lobby nucléaire a bien entendu joué de la peur du CO2, pour promouvoir son énergie dite « propre ».

Le monde financier est en train de profiter largement du système mis en place, notamment via les bourses de « crédits carbone » qui brasseront bientôt des centaines de milliards de dollars, le lancement de fonds « éthiques et responsables », l’investissement dans des entreprises soi-disant écologiques.

Il y a aussi quelques particuliers qui surfent sur la vague -extrêmement rémunératrice pour certains, tels que Al Gore et son business financier-, ou d’autres que je veux croire plus idéalistes comme Yann Arthus Bertrand, Nicolas Hulot ou encore notre Alain Hubert.

Cette addition d’intérêts convergents a pris une telle dimension mondiale que je crains qu’une quelconque marche arrière soit devenue impossible, car elle mettrait en jeu la crédibilité des principaux piliers de nos sociétés : le politique, l’humanitaire et l’industriel.

Pourtant, je veux malgré tout croire que nos décideurs sont encore capables d’une analyse critique des arguments de chacun, et de s’interroger sur la pertinence des options dans lesquelles nous allons être inexorablement engagés, sur les motivations réelles de ses initiateurs et surtout prendre conscience qu’à l’heure actuelle, contrairement au bourrage de crâne savamment orchestré, il n’y a aucun consensus scientifique au niveau mondial, et que le débat reste ouvert.

L’influence de l’activité humaine sur les changements climatiques n’est scientifiquement pas établie.

Voir autres billets sur le sujet, dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau

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