ADOS VIOLENTS ET ALLOCATIONS FAMILIALES

Une idée fait de plus en plus son chemin dans certains milieux, y compris politiques : pour sanctionner le fait qu’un de ses rejetons filerait du mauvais coton, on suspendrait le versement de tout ou partie des allocations familiales afférentes au délinquant, sous prétexte de mauvaise éducation.

On punirait ainsi tout un noyau familial des fautes d‘un de ses composants, en épargnant le principal fautif, ce qui est un comble. D’autant plus que nous sommes souvent face à un milieu socio-familial défavorisé ou déraciné qui bénéficie souvent de revenus extrêmement réduits, et qui devra malgré tout continuer à subvenir aux besoins journaliers les plus élémentaires. Il n’est pas rare d’ailleurs que ce type de problème se pose dans des familles monoparentales, où la mère est le seul parent qui doive affronter un adolescent violent et dominateur.

Il faut poser la question : ces parents qui « capitulent » dans l’encadrement de jeunes devenus de véritables délinquants , -et qui souvent en sont les premières victimes- sont-ils bien les seuls responsables de cet état de fait.

Face à un déferlement de messages permissifs tous azimuts délivrés par la société actuelle, il faut réaliser que le seul rôle des parents consiste encore, suivant l’âge de l’enfant, à délivrer des signaux élémentaires, style çà c’est bien et çà c’est mal, ou plus tard à entretenir un dialogue de responsabilisation, si bien sûr l’ado est ouvert à ce type de dialogue, et surtout si les parents en ont la capacité intellectuelle.

Politiquement parlant, il est évidemment satisfaisant d’avoir enfin mis le doigt sur des responsables : les parents démissionnaires, (et accessoirement l’école), et les mettre face à leurs responsabilités (?) avec une mesure électoralement gratifiante mais totalement inefficace…

Je suis contre cette mesure, qui si elle devait voir le jour, me parait injuste et peu encline à modifier quoi que ce soit dans un comportement violent, qui trouve son épanouissement plus dans la « famille de substitution » -soit la bande urbaine-, que dans le noyau familial proprement dit.

Il existe d’autres mesures bien plus efficaces, mais qui demandent un courage politique que n’ont pas nos décideurs, et qui passent par le refus de l’apartheid et de la ghettoïsation organisée par notre belle société multiculturelle, la lutte sans merci contre le commerce et l’usage de drogues aussi bien dures que soi-disant douces, la tolérance zéro surtout vis-à-vis des jeunes, (sans nécessairement déboucher sur la prison ou l’IPPJ) parmi d‘autres. Je reviendrai ultérieurement sur les raisons de la déliquescence de notre société, raisons qui sont en fait connues de tous, mais que plus personne n’ose exprimer ni surtout combattre.

Et puisque la délinquance passe souvent par la déscolarisation, je remets en avant une idée que j’avais déjà exprimée sur ce blog : des indemnités de chômage proportionnelles à la qualification scolaire ou professionnelle acquise par le jeune arrivant sur le marché du travail ,

 voir http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/05/21/le-chomage-des-jeunes.html

Certains rétorqueront qu’à terme, il s’agit également d’une mesure financière qui défavorise la famille, mais une telle mesure aurait l’avantage de rencontrer une partie du problème anticipativement, et pourrait avoir un véritable impact sur la motivation des parents et du jeune, sans bien sûr avoir la prétention de régler un problème devenu très aigu ces dernières heures, dans notre belle capitale européenne…

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Jo Moreau

CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (11)

Suite n° 11

– « Il est absurde de mettre (le réchauffement climatique) sur le dos du seul CO2. L’urbanisation, l’évolution de l’utilisation des terres, la déforestation, le volcanisme, l’activité solaire ont une influence beaucoup plus importante pour l’évolution du climat ». Harry Priem – PhD – Professeur émérite de géologie planétaire et de géophysique Universtité d’Utrecht (NL) – ex directeur du Netherlands Institute for Isotope Geosciences.

– « Le rôle du soleil dans les changements climatiques est grandement sous-estimé. Il existe bien une forte corrélation entre l’activité solaire et le climat ». Bas Van Geel – PhD – Paléobiologiste – Institut de la Biodiversité Université d’Amsterdam (NL).

– « Dans les débats publics sur les changements climatiques, on ignore la question fondamentale : qu’est-ce qu’un climat normal ? Je ne peux accepter l’idée que le réchauffement global soit causé par une origine humaine ». Brian Prat – PhD – Sédimentologiste – Paléontologue dept des Sciences Géologiques University of Saskatchewan (Canada)

– « Le climat est un système très complexe. Il n’y a aucune preuve que les changements climatiques soient causés par l’activité humaine ». Al Pekarek – PhD – Professeur associé de Géologie et Sciences Atmosphériques – St Cloud State University (Minnesota).

– « Il n’est pas établi que l’augmentation de CO2 atmosphérique provoque un réchauffement climatique perceptible, et ce n’est certainement pas accepté par la majorité des scientifiques ». Garth W Paltridge – PhD – Physicien de l’atmosphère – Professeur émérite et ex directeur de l’Institut des Recherches de l’Antarctique et de l’Océan Pacifique – Université de Tasmanie (AUS)

– « La machine de propagande du GIEC est somptueuse. Il devient de plus en plus difficile d’obtenir des crédits de recherche si on ne s’affirme pas en faveur des thèses du réchauffement climatique dû à l’homme ». Cliff Ollier – PhD – Géologue – Professeur émérite Ecole des Sciences de la Terre – University of Western (AUS)

– « Le système climatique comprend toute l’atmosphère, les océans, les terres émergées, les systèmes glaciaires et l’influence solaire. Les modèles actuels ne sont pas capables d’une projection correcte ». James J O’Brien – PhD – Professeur émérite de Météorologie et Océanographie – Florida State University.

– « Le GIEC rejette tous les modèles non-conformes aux leurs. Nous sommes face à un scandale scientifique profond ». Peter Stilbs – PhD – Professeur de Chimie Physique – Institut Royal de Technologie – Stockholm (Suède).

– « Aucune corrélation n’est prouvée entre les modifications de la température moyenne mondiale et la moyenne de CO2 atmosphérique ». Dirck Thoenes – PhD – Professeur émérite d’ingéniérie et chimie – University of Technology – Eindhoven (NL)

– « L’élément déterminant de notre climat est le soleil. En analysant les cycles des taches solaires, certains astrophysiciens prédisent un refroidissement plutôt qu’un réchauffement, et les conséquences en seraient bien pires ». Gerrit Van der Lingen – PhD – Géologue – Paléoclimatologue.

A suivre.

Voir les 10 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau.

JEAN FERRAT ET LA SPIRALE TOTALITAIRE

Dans tous les commentaires sur la mort de Jean Ferrat, il serait bon d’y associer Louis Aragon, auteur des textes de plusieurs de ses chansons . Si comme beaucoup, j’ai aimé certaines chansons de Ferrat, et si je possède un recueil d’admirables poèmes d’Aragon, je n’oublie pas que ces hommes, parmi tant d’autres, ont milité en faveur d’un mouvement politique et magnifié un pays totalitaire, dont les crimes parmi sa propre population ou celles des pays qu’il maintenait par la force sous sa domination, se sont soldés par des procès grossièrement truqués, la déportation de pans entiers de la société et en définitive des millions de morts.

Il ne faut pas oublier cette complicité avec l‘URSS, qui finit par imploser sous le poids des réalités.

En d’autres temps et d‘autres lieux, une telle attitude a valu la mort à beaucoup d’intellectuels à la libération, pour leur engagement aux côtés des nazis.

La responsabilité des intellectuels et des artistes qui s’engagent dans un combat politique ou idéologique est énorme. Ils possèdent une arme souvent décisive : leur rayonnement et leur talent. Ils entraînent dans leur sillage un grand nombre d’admirateurs, dont beaucoup ont payé leur aveuglement au prix de leur vie, au service ou sous l’uniforme de l‘ennemi lors de la seconde guerre mondiale.

Je comprends parfaitement qu’on puisse exalter les valeurs de solidarité et de justice sociale que prétendait véhiculer le communisme, je rejette le soutien absolu et sans réserve qui fut apporté à un pays totalitaire, qui utilisa la corruption de ces valeurs. En réalité, cette élite était parfaitement au courant des dérives sanglantes causées au nom de cette idéologie falsifiée, mais refusait de voir l‘évidence, ou pire encore refusait de reconnaître leur erreur dans une pathétique fuite en avant. Seule une petite minorité devait finalement s’en distancier non sans déchirement, mais il fallut pour cela des interventions armées violentes dans les pays « frères ».

Certains me reprocheront de mettre nazisme et communisme sur un même pied. Je crois qu’en effet, elles sont parfaitement comparables.

Les idéologies « théoriques » portent en elles le ferment de leurs excès totalitaires, indispensables pour forcer la concrétisation de l’idéal qu’elles promettent. Le national-socialisme avait clairement annoncé la couleur, au travers de mein Kampf, et nul ne pouvait invoquer la divine surprise. Il ne fallait pas être grand clerc pour percevoir dans les textes, les excès auxquels l’ idéologie communiste appliquée mènerait immanquablement.

Aujourd’hui à nouveau, certaines idées dangereuses pointent le bout du nez dans des théories économiques radicales qui, sous couvert de liberté sans limites, sont en fait parfaitement oppressives. Et je ne parle pas de la radicalisation du discours religieux.

Il n’est pas confortable de refuser le piège du suivisme, et de se forcer d’avoir constamment à l’esprit la phrase d’André Gide : « Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent ».

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Jo Moreau.

TOYOTA, LE NUCLEAIRE ETC..,

Le rappel de millions de véhicules par TOYOTA, PSA, ISUZU, HONDA, NISSAN -et j’en passe- est révélateur d’une évolution inquiétante, soit la baisse dramatique de la qualité des produits actuellement mis sur le marché, conséquence de la recherche effrénée de profits de plus en plus gigantesques, ou de la simple survie des entreprises concernées.

Pour se limiter au marché automobile :

ISUZU rappelle des camions au Japon, fonctionnant au gaz naturel. Une fuite de gaz peut provoquer un incendie. Rappel aussi des 4X4 Trooper pour un problème d’injecteurs. Le Trooper est un clone de l’Opel Frontera.

NISSAN rappelle 540000 véh . Défaut notamment d’axe de pédale de frein, et de jauges à carburant fabriquées en Chine par une co-entreprise de Solvay, Inergy Automotive System.

HONDA : airbag défectueux et lève vitres électrique pouvant provoquer un court-circuit.

TOYOTA et PSA (Peugeot 107 ET Citroen C1) pour des problèmes de pédale de frein , quoique certains mettent en cause l’électronique du véhicule. La pédale de frein est fabriquée par l’américain CTS, qui a toutefois des usines à Taiwan notamment. Les Peugeot 107 et Citroen C1 sont des clones de la Toyota Aygo, tous véhicules construits da ns l’usine Toyota de Kolin, en République Tchèque.

Il faut savoir que les marques automobiles ne sont en fait devenues que des assembleurs. Pour les marques françaises par exemple, on estime que seules 40% des pièces sont directement produites par elles, le reste étant des composants fabriqués par des firmes étrangères, souvent asiatiques, qui fournissent plusieurs marques. Comme toutes les entreprises industrielles, elles sont soumises à des impératifs de prix et de délais de plus en plus contraignants, qui finissent par transparaître sur la qualité et la fiabilité des composants fournis.

Inutile d’encore parler, dans ce cas de « traçabilité » , à l’heure où même des modèles de véhicules ou de moteurs deviennent communs à plusieurs marques.

Cette évolution (régression ?) se retrouve ainsi dans la fabrication de beaucoup de produits manufacturés, notamment l’électro-ménager, et l’informatique.

Pour ce dernier poste, les choses deviennent toutefois nettement plus inquiétantes, à l‘heure où il est question de la prolongation de la vie des centrales nucléaires.

Il se pose en effet un problème de vieillissement des salles de contrôle de ces centrales. La majorité des composants électroniques ou électromagnétiques utilisés pour piloter les réacteurs datant des années 70 ou 80, ils sont non seulement devenus obsolètes, mais les techniciens récemment engagés ne connaissent pas grand-chose à leur maniement ou à leur maintenance.

Or leur remplacement par des systèmes tout informatisé de dernière génération pose de gros problèmes, car le cycle de vie de ces nouveaux systèmes sont de plus en plus courts, et leurs composants (pièces détachées) disparaissent tout aussi rapidement du catalogue. Cela pose de sérieux problèmes de gestion des stocks aux gestionnaires de ces centrales. D’autre part, même les fabricants de ces nouveaux composants (également asiatiques pour la plupart) ne connaissent pas leur évolution face à la chaleur ou aux rayonnements. Enfin, le problème le plus grave est leur qualité sans cesse déclinante. (Source: Science et Vie 12/2008)

On peut extrapoler ces craintes quant à la fiabilité vers tous les systèmes utilisant l’électronique, par exemple dans l’aviation, ou les transports en général. Il est permis de penser au comportement apparemment erratique de certains avions lors de catastrophes aériennes récentes.

Il serait intéressant aussi de reconsidérer les problèmes rencontrés il y a quelques années par des automobilistes ayant perdu le contrôle de leur véhicule après un blocage du système de vitesse automatisée. On avait à l’époque mis lourdement leur parole en doute… De quoi réfléchir à la pertinence d’une certaine évolution financiéro-industrielle, et aux conséquences de l’abandon de la maîtrise de fabrication de la technologie de pointe au nom d‘une certaine conception de la rentabilité…

Voir aussi : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/05/11/europe-arretons-le-massacre.html

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Jo Moreau

LA WALLONIE, EN ETAT DE VETUSTE AVANCEE

Nous ne connaissons pas encore les causes exactes des catastrophes récentes, telles que l’explosion de Liège ou l’accident de chemin de fer de Halle.

Elles me font toutefois m’interroger sur l’état du pays, et plus précisément de la région et de ses équipements. Un simple coup d’œil autour de nous est révélateur à ce sujet.

L’ensemble de nos infrastructures date de plusieurs dizaines d’années , voire d’une centaine d’années ou plus, et depuis trop longtemps, n’a plus fait l’objet d’un entretien sérieux ou d’une remise à niveau.

Si on faisait l’énumération de tous les manquements, aucun équipement collectif n’est épargné.

Des bâtiments scolaires en état déplorable, quand ce n’est pas le manque de place difficilement compensé par des préfabriqués temporaires qui sont devenus définitifs. Des équipements défaillants ou complètement obsolètes dans plusieurs établissements techniques ou professionnels, sans parler des laboratoires de sciences dans certains établissements secondaires.

Que dire de l’infrastructure judiciaire et répressif …

L’état des égouts de Bruxelles (et celui des autres villes ne doit pas être plus brillant), où les effondrements se multiplient, a eu récemment les honneurs de nos médias.

On sait l’état déplorable du réseau de distribution d’eau, qui mériterait bien plus que des réparations ponctuelles au gré des fuites. Mais plus inquiétant, qu’en est-il du réseau de distribution du gaz ? Là aussi, des accidents de plus en plus fréquents permettent de poser la question, non seulement vis-à-vis du réseau de distribution mais également de l’équipement souvent (très) ancien des maisons particulières, où contrairement à l‘équipement électrique, aucun contrôle n‘est imposé.

Je ne reviendrai pas sur l’état des routes, indigne d’un pays développé et qui est la résultante de magouilles du privé et de démissions diverses -sinon de la complicité- de l’autorité (?) publique. Epinglons aussi l’état d’abandon des ouvrages d’art ainsi que des panneaux de signalisation ou du marquage au sol, décoloré ou simplement inexistant.

Le chemin de fer, que ce soit le réseau ou le matériel roulant, fait la une des médias. j’aurai la décence de ne pas en parler.

L’état de saleté de nos villes est aussi à relever, ainsi que le délabrement du mobilier urbain, quand il existe.

Dans un autre ordre d’idées, des touristes s’étonnaient encore récemment de la fermeture d’un musée pendant l’heure de table, faute de surveillants en nombre suffisant.

Mais j’arrête ici cette énumération déprimante que chacun pourra compléter à sa guise… Qu’on ne dise pas que j’exagère : il suffit de franchir nos frontières, dans quelque direction que ce soit, pour s’apercevoir du gouffre qui nous sépare des pays voisins.

En face de cela , nous avons une organisation politique pléthorique, qui est la seule classe de la population qui ne connaît ni crise, ni chômage, et qui n‘a conscience de son indécence que quand on la lui désigne du doigt, et encore, avec beaucoup d’insistance et pas toujours avec succès !

Un monde politique qui distribue primes et subventions sans compter, via des milliers d’asbl subventionnées et ce au gré de l’intérêt familial, idéologique ou électoraliste des généreux donateurs, des intercommunales permettant de juteux compléments de rentrées financières pour quelques uns, sans compter les cabinets d’audits et consultants en tous genres payés à prix d’or, parfois pour des prestations fantômes, permettant de douter sincèrement de la compétence des ministères ou des cabinets ministériels.

Des ministres choisis pour la plupart en fonction de leur profil people, jeunes, allochtones, femmes, etc…, plus enclins à servir les intérêts de leur parti que l’intérêt général. De combien d’entre eux (elles) pourra-t-on dire plus tard : c’était un véritable Homme d’Etat (ou Femme, c’est selon) ?!.

Il serait primordial de faire table rase de tout cela, et de mettre dans la balance d’une part les rentrées budgétaires, et de l’autre les véritables priorités auxquelles nous sommes confrontés, et concevoir une toute nouvelle politique de répartition des dépenses, en fonction des besoins d’équipement qui sont immenses.

Mais cela demande du courage, de la compétence et de l’imagination. On peut toujours rêver …!

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Jo Moreau.  

PACHAURI, UN DIRECTEUR DU GIEC TRES OCCUPE

Je rappelle que le GIEC est un organisme onusien créé pour étudier l’impact des activités humaines sur les changements climatiques.

Ses conclusions servent de base de décision aux gouvernements du monde, pour cibler les mesures à prendre pour maîtriser le climat (?). Comme l’OMS le fit récemment pour la grippe H1N1.

Ceux qui me lisent régulièrement connaissent mes réserves (…) sur la pertinence des travaux de cet organisme, et surtout sur son allergie à toute contradiction et son refus du débat scientifique. Ils savent aussi que ses dirigeants ne manquent pas une seule occasion d’accuser publiquement -et sans nuance- les contradicteurs d’être des scientifiques corrompus inféodés à l’industrie pétrolière, voire de négationnistes.

 Cela m’ôte tout scrupule pour vous entretenir aujourd’hui des activités diverses du Président du GIEC, Monsieur Rajendra K. PACHAURI.

Fin décembre, il a été mis en cause par le Sunday Telegraph et soupçonné de profiter de sa position à la tête du GIEC pour avoir favorisé le financement d’un organisme qu’il dirige, le Energy and Resources Institute (TERI), pour des recherches sur les conséquences de la prétendue fonte précipitée des glaciers de l’Himalaya.

Or il vient d’être prouvé que ce phénomène (déjà considéré comme ridicule par un grand nombre de glaciologues) a été considérablement amplifié par diverses manipulations cautionnées par le GIEC, qui n’a reconnu sa responsabilité dans ce nouveau scandale que contraint et forcé.

Mais en attendant, le TERI, dont Monsieur PACHAURI est directeur, a bénéficié de financements divers, dont 310.000 dollars par la Carnegie Corporation, via une fondation islandaise, et d’une bonne partie d’un fonds de 2,5 millions de livres sterling de l’Union Européenne, grâce à ces prévisions aussi fantaisistes qu’alarmistes … (source : Times Online).

Mais le Dr PACHAURI met ses compétences à la disposition de bien d’autres sociétés et organismes.

Il est également directeur d’une société « Fortune 500 » : l’Indian Oil Corporation Limited, (allons bon ,…), est membre du Conseil d’Administration de l’Institut des Stratégies Environnementales Mondiales (Japon), président de l’Institut Asiatique de l’Energie, membre du Conseil Consultatif du Premier Ministre de l’Inde, membre du conseil consultatif externe du Chicago Climate exchange (bourse carbone de Chicago, qui contrôle également les bourses carbones européenne et asiatique).

(On notera que le Chicago Climate Exchange est détenu à raison de 10% par la firme d’investissements de Al Gore, 10 autres % étant contrôlés par le géant financier Goldman Sachs).

Il fut Président de l’Association Internationale d’Economie Energétique, Membre de nombreux comités et conseils dont ceux de la Société Internationale de l’Energie Solaire, le World Resources Institute, le World Energy Council. Il fut également Membre de plusieurs instituts de recherche. (Source : Chicago Climate Exchange – External Advisory Board) .

Cela ouvre la porte à de sérieuses interrogations sur l’indépendance d’esprit de ce brillant co-Prix Nobel de la Paix 2007, dont le co-nominé fut, on s’en souvient, l‘autre scintillant affairiste Al Gore.

Mais contrairement aux sinistres scientifiques « négationnistes » du climat, Monsieur Pachauri doit sûrement être blanc comme neige (Non, pas celle qui fond dans l’Himalaya…).

Voir aussi : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/10/13/al-gore-un-business-qui-derange.html

Autres billets dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau

LES NOUVEAUX BELGES ET L’ INTEGRATION

La position des autorités belges , qu’elles soient politique ou morale, vis-à-vis de l‘immigration, a varié dans le temps, passant de la volonté d’intégration à la célébration de la société multiculturelle.

Abandonner le principe d‘intégration de ces populations est une lourde erreur, qui ne peut déboucher que sur des affrontements de plus en plus violents entre des communautés antagonistes, ayant souvent un passé historique, politique ou culturel conflictuel. On observe ce phénomène non seulement en Grande-Bretagne, où ces affrontements sont fréquents, mais aussi de plus en plus couramment chez nous. Les derniers accrochages viennent d’avoir lieu en ce début janvier 2010 en Italie, en Australie et aux Pays-Bas, où un quartier marocain a été attaqué par des Moluquois.

Cela nous a conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui : un raidissement de la population largement majoritaire d’origine belge, en position de rejet contre ce qu’elle considère comme une inclusion étrangère aux revendications parfois excessives, dénaturant un paysage de vie de moins en moins familier, et face à elle des populations immigrées ghettoïsées et victimisées.

L’avenir d’une société multiculturelle ne peut être que parsemé de violences, et ne mène en définitive qu‘à l‘émergence d‘un racisme affirmé.

 Pour éviter ces manifestations anarchiques, le monde politique est prêt à toutes les compromissions et tous les reniements, allant même jusqu’à accepter l’apparition d’un véritable « apartheid » (ou développement séparé), comme en témoignent les appels de plus en plus pressants à des « accommodements raisonnables » dans plusieurs secteurs de la vie quotidienne, professionnelle, scolaire et même juridique, ou à l‘existence de zones dites de non-droit, qui ne sont rien d’autre en définitive que des colonies d‘implantation, tellement décriées par ailleurs…

Il y eut de tout temps une défiance certaine vis-à-vis de l’immigration étrangère. Par exemple l’immigration polonaise ou italienne avant ou juste après la guerre. Or il s’agissait de populations religieusement et culturellement très proches de nous, et issues de pays d‘un niveau économique globalement équivalent. Après des débuts particulièrement pénibles pour ces gens, parqués dans des camps de baraquements en bois et en butte à la défiance ambiante, l’intégration dans la société belge s’est finalement harmonieusement réalisée, la célébration des origines se perpétuant aujourd’hui uniquement dans des clubs, des soirées culturelles ou festives. Car s’intégrer ne signifie pas nécessairement renier ses origines.

Il n’en est plus de même aujourd’hui avec une fraction non négligeable de la communauté musulmane, avec en prime la différence religieuse et culturelle, qu‘il serait ridicule de nier car elle est la raison principale de ce rejet apparent.

A contrario, il faut citer une autre partie de cette communauté, parfaitement intégrée tout en continuant à respecter -pour ceux qui le désire- les principes de leur religion dans le cadre de leur vie privée , et occupant des positions de plus en plus élevées dans les structures publiques ou commerciales. Les rapports excellents qu’ils entretiennent avec leurs collègues dans de nombreux lieux de travail est la preuve indéniable que cette intégration est parfaitement réalisable, y compris entre ressortissants de cultures fondamentalement différentes.

Le problème principal vient souvent des deuxième et troisième générations ghettoïsées et de plus en plus repliées sur elles-mêmes. Un nombre grandissant de jeunes peu ou pas scolarisés entrent en révolte permanente, entraînant leurs proches par l‘intimidation.

Les causes ? En premier lieu l’activisme d’un noyau actif d’islamistes fondamentalistes, prônant un islamofascisme anti-occidental et des principes religieux en totale contradiction avec notre propre vision de la vie.

Il y a ensuite le discours électoralement et idéologiquement intéressé d’une grande partie du monde politique et associatif belge, présentant ces jeunes générations comme de malheureuses victimes d’une société raciste, tout en omettant soigneusement de les mettre devant leurs propres responsabilités quant à leur éventuel échec social.

Il y a aussi la situation internationale -au Proche-Orient notamment-, les problèmes de violence souvent liés au contrôle du trafic de drogues, la dualisation entre la société belge (ou européenne) et leur propre sentiment de déracinement total.

Pour enrayer ce processus d’apartheid en phase de consolidation, évident pour tout un chacun qui accepte de voir les réalités en face, il faut promouvoir certaines mesures allant dans le sens de l’intégration.

Il y a bien entendu plusieurs catégories d’immigrés, arrivant chez nous avec des motivations différentes, mais je m’attacherai principalement à ceux qui se sont solidement implantés dans notre pays, et désirent en acquérir la nationalité.

Parmi ces mesures, la renonciation au principe de la double nationalité me parait primordial.

Le choix doit être obligatoire, et la nationalité belge ne devrait être définitivement acquise qu’après un délai de 3 ans à dater de la demande, délai pendant lequel le demandeur bénéficierait encore de la double nationalité. Son octroi final a comme condition première la renonciation expresse à la nationalité d’origine. Lorsque le pays d’origine n’accepte pas cette renonciation (par exemple le Maroc), la nationalité belge pourra être retirée dès que le ressortissant aura revendiqué sa nationalité d’origine pour quelque raison que ce soit. L’octroi de la nationalité belge ne pourra être effective que suite à une demande expresse de l’intéressé majeur. Les autres moyens d’acquisition (par mariage, lieu de naissance etc..) seraient abrogés, sauf bien entendu pour les enfants mineurs dont le père est belge.

La condition sine qua non à l’obtention de la nationalité belge devrait s’accompagner d’un engagement d’intégration à la société accueillante, et surtout d’adhésion au respect et à la défense des valeurs que nous promouvons, dont notamment :

  • Le respect intégral des lois, règlements, us et coutumes en usage dans le pays d’accueil, dans l’optique également de la reconnaissance des fondements judéo-chrétiens de la société européenne.
  • L’égalité entre l’homme et la femme.
  • Le respect de la tolérance, soit aussi la capacité de comprendre le point de vue d’autrui,
  • La liberté, y compris la libre circulation des hommes et des idées. Ceci comprend la liberté de culte.
  • Bâtir une société basée sur la possibilité de se réunir librement, de penser et d’écrire, d’exprimer ses opinions , pour autant qu’elles ne constituent pas une incitation à la violence quelle qu’elle soit.
  • Le respect de la dignité de l’Homme, la lutte contre le racisme.
  • La défense de la démocratie.
  • La séparation entre l’Eglise et l’Etat,
  • La défense et le respect de ces valeurs, parmi d’autres, qui ne sont pas négociables, et ce même si elles ne sont pas toutes intégralement atteintes à l‘heure actuelle.

Ce choix serait également proposé aux personnes ayant déjà acquis la nationalité belge. D’autres mesures sont également envisageables dans le contexte plus large de l‘immigration légale.

– Limitation stricte du principe de regroupement familial au conjoint et enfants du demandeur. Abrogation des exceptions actuellement en cours (notamment au bénéfice de la communauté turque).

– Possibilité d’expulsion de ressortissants étrangers vers le pays d’origine pour certains faits graves à définir, comme crimes, participation ou incitation à des actes de terrorisme, destructions en bandes organisées etc.

Je n’ai pas la prétention de résoudre tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés par un exercice périlleux de « yaka », mais devant une situation sociétale potentiellement explosive et historiquement entièrement nouvelle à laquelle nous sommes confrontés, il importe de proposer des mesures raisonnables, susceptibles de la maintenir sous contrôle.

Qu’on me comprenne bien : mon discours n’est en aucun cas à caractère raciste, mais se veut une ébauche de solution au problème actuel de ghettoïsation – favorisée par certains courants parfois contradictoires- d’une partie de la population issue de l’immigration.

Cette Europe tellement décriée par d’aucuns, reste pourtant l’ultime espoir pour de nombreuses populations dans le monde.

Il me semble essentiel que ceux qui viennent y chercher un refuge et un avenir, le fassent en toute connaissance de cause et dans la volonté de s’y intégrer, sans renier pour autant ni ses origines ni sa spécificité.

Ce sera aussi la condition de leur accueil fraternel et sans réserves parmi nous.

Les velléités de certains d’importer ici les conditions de vie qui furent pour beaucoup à l’origine même de leur départ vers nos cieux, est un non-sens absolu qui dissimule mal un arrière-plan politico-idéologique à caractère hostile.

Jo Moreau

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OPEL ANVERS : LA DEMISSION DES ELITES

La fermeture de l’usine d’Opel à Anvers n’est qu’un épisode supplémentaire de la grande désindustrialisation de l’Europe, continent en voie de régression -au même titre d’ailleurs que les USA à un degré toutefois moins visible-.

On peut en effet prédire à moyen terme la disparition quasi complète de toute industrie lourde ou manufacturière de notre continent, ou plutôt sa délocalisation vers des pays émergents, nettement plus compréhensifs quant au bien-être d’une main-d’œuvre employée souvent à la limite de l’esclavage.

Cette délocalisation massive a été rendue possible par les accords de l’OMC, débouchant sur une mondialisation exclusivement profitable aux seuls financiers, propriétaires d’entreprises dont-ils ne soupçonnent même pas le fonctionnement, et desquelles ils ponctionnent des profits maximum, quels que soient les moyens et sans aucun égard pour les pays qui ont favorisé leur développement, et à fortiori pour leurs populations.

Ce processus est parfaitement en phase avec l’idéologie financiériste actuelle, soit la confiscation systématique par quelques uns de la richesse mondiale, sans aucun return vers ceux à qui ils sont -en partie du moins- redevables.

Ceci n’a plus rien à voir avec le libéralisme, du moins « mon » libéralisme qui s‘oppose à l‘oppression de l‘individu, et ce n’est plus non plus du capitalisme, soit la fourniture aux entreprises des capitaux nécessaires à leur développement.

Cette hystérie de l’accaparement des richesses se fait avec la complicité du monde politique, dont aucun composant n’a le courage ou la volonté de s’opposer fermement et sans concession à cette vision dévoyée du fonctionnement de l’économie mondiale. Il faudrait évidemment une stature à la mesure du défi, qui se situe à un autre niveau que l’avenir de BHV.

Ils feignent de considérer ces délocalisations comme inéluctables, dans le respect des accords signés.

Aucun accord, aucun traité n’est éternel. Maintenant que nous pouvons réaliser leurs conséquences néfastes et même fatales pour notre conception de la société, il est du devoir impérieux des états européens de dénoncer ces accords, et nos hommes politiques doivent se réapproprier leur fonction essentielle : la protection du bien-être des populations qui les ont élu, qui découle du maintien d‘une activité économique puissante. Cela n’est évidemment concevable qu’au niveau de l’Union Européenne.

Voir à ce sujet : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/05/11/europe-arretons-le-massacre.html

La dénonciation des accords de l’OMC et la conception saine d’une réelle concurrence fondée sur une recherche d’équivalence des systèmes sociaux au niveau mondial, est la seule voie qui puisse renverser la vapeur et mettre un terme à la paupérisation inéluctable de nos populations. Rappelons-nous les chiffres de Monsieur Defeyt : 750.000 personnes sont sans emploi en Belgique, quel que soit le vocable sous lequel on les classe, et ce chiffre ne pourra que croître.

Il faut avoir le courage de dire tout haut ce que chacun sait ou soupçonne : sans une révision radicale de notre politique commerciale et industrielle, et de notre vision du commerce mondial, nous ne serons bientôt plus en état de payer les allocations sociales , que ce soient les indemnités de chômage ou les pensions, faute de financements suffisants.

Il faut aussi réinventer le libéralisme et le capitalisme, à mon avis seuls capables de garantir une évolution dynamique de nos sociétés, mais certainement pas dans leurs dérives hallucinantes actuelles…

Jo Moreau

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HAITI : MAIS OU EST DONC L’EUROPE ?

J’entends un peu partout, et surtout sur les chaînes françaises, de lourds regrets sur l’absence de visibilité de l’Europe dans les opérations de secours en Haïti, et de vertueux reproches quant à l’action américaine, qui en prenant la direction des opérations sur l’aéroport de Port-au-Prince, privilégierait l’arrivée de leurs propres aéronefs.

En trois à cinq jours, les USA ont été capables d’envoyer des équipes spécialisées de contrôleurs aériens, et des milliers de soldats pour la sécurisation des opérations, sans compter le rassemblement et le transport de centaines de tonnes de vivres et de matériels divers, des équipes de secours, d’un porte-avion aménagé en base arrière pour hélicoptères, et d’un navire-hôpital.

Face à cela, que propose l’Europe ? Rien, mis à part les initiatives disparates de quelques pays envoyant quelques équipes de sauveteurs bien courageux, qui ont sauvé pas mal de gens, mais également la démonstration éclatante de son impuissance crasse à proposer une structure efficace ainsi qu’une organisation susceptible de prendre la mesure du problème et de coordonner efficacement les efforts.

Il faut impérativement prendre conscience de l’impuissance militaire européenne, à l’origine directe de son impuissance diplomatique et de son incapacité à répondre à des situations extrêmes.

Sans les moyens logistiques des USA, l’Europe est inexistante, et tous les pays du monde en sont parfaitement conscients. S’imaginer qu’en stratégie politique internationale, on peut faire entendre sa voix ou imposer sa vision des choses sans un arrière-plan militaire très solide, relève du fantasme ou du doux rêve de ceux qui s‘imaginent vivre dans un Disneyland à l’échelle mondiale.

Mais, comme depuis de nombreuses décennies, les populations européennes sont allergiques à des dépenses militaires suffisantes, l’Europe est condamnée à traîner indéfiniment son impuissance en toutes occasions et sur tous les fronts, aussi bien politiques que stratégiques, et même humanitaires comme la démonstration en est faite aujourd‘hui.

Jo Moreau

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UNE CARTOGRAPHIE TRES FLAMANDE

La carte éditée par la maison de la Flandre pour la réception organisée à New-York conjointement avec les Pays-Bas n’est qu’un nouvel épisode d’un long processus de la marche de la Flandre vers son autonomie. On se rappelle que la Flandre y était bordée par la mer, la France et les Pays-Bas, Bruxelles se baladant du côté d’Anvers, et la Wallonie ayant purement et simplement disparu dans les oubliettes de l’Histoire de Moeder Vlaanderen.

Quelques jours plus tard, on remettait cela dans une page promotionnelle parue dans un journal britannique. Cette fois, la Flandre était bordée par la …Belgique, dont elle s’était exclue.

Chaque semaine, ou à peu près, nous apporte ainsi une escalade dans le harcèlement communautaire, parsemé de menaces d’un conflit d’intérêts pour la modification du plan « emploi » , et de l’affaire de l’inspection des écoles francophones de la périphérie, toutes résurgences que la parenthèse Van Rompuy avait réussi à circonscrire pendant quelques mois.

Il est triste de constater à quel point nos compatriotes flamands ont été amenés à un tel degré de mépris pour les wallons. Mais en définitive, cela n’est pas étonnant, quand on constate la propagande incessante à laquelle ils sont soumis de la part de leurs médias , d’une classe politique à la traîne des plus extrémistes, d’une église qui fut toujours à la pointe du combat nationaliste, et jusqu’aux organisations culturelles ou festives qui entretinrent cette vision d’une Flandre niée et exploitée, avant de la confronter à une Wallonie peuplée de paresseux profitant des subventions des contribuables flamands.

Il faut dire que le terrain était favorable, cultivé par une bourgeoisie francophone imbue de son sentiment de supériorité aussi bien sur le terrain culturel qu’économique, et le mépris flamand d’aujourdhui se veut une réponse totalement inadaptée à celui d’hier, qui était le fait d’une classe sociale accessoirement francophone tenant les commandes d’une économie industrielle triomphante, symbole des siècles précédents, et exerçant son emprise aussi bien d’ailleurs sur la Wallonie que sur la Flandre.

Les élites flamingantes ont transformé un combat social en combat nationaliste, feignant d’ignorer la similitude avec le combat de la classe ouvrière wallonne : il s’agit là d’un scénario assez répandu dans l’Histoire.

Après l’épisode cartographique récent viendront, n’en doutons pas, de nouvelles pages à ce harcèlement, avant le grand chapitre BHV.

Le but est évident : la Flandre veut une autonomie maximale au sein d’un état confédéral Belgique et à défaut, son indépendance.

Le scénario imaginé jusqu’ici par l’opinion francophone et une partie du monde politique, était une déclaration unilatérale d’indépendance de la part du gouvernement régional flamand, avec pas mal de désavantages cependant pour l’état nouvellement créé. Celui-ci pouvait entre autres craindre la persistance d’un état fédéral Belgique, cette fois sans la Flandre, et qui profiterait ainsi des avantages politiques et économiques attachés à un nom bien établi sur le plan international, de devoir abandonner ses vues annexionnistes sur la Région de Bruxelles, et de se trouver face à des négociations à l‘issue douteuse pour sa reconnaissance sur le plan européen et mondial.

Et si au contraire, la Flandre voulait par ses harcèlements continuels, pousser la Wallonie à demander elle-même la scission du pays, dans la même dynamique où la Slovaquie défavorisée prit l’initiative de sa séparation d’avec la Tchéquie ?

Un plan machiavélique (pas tellement, tout compte fait) ou un esprit parano de ma part ?

Comme il est à peu près certain que ce harcèlement communautaire ne s’arrêtera pas, je suis de plus en plus convaincu que la solution se trouve dans une confédération « à la belge », où des régions-états seront pleinement compétents dans pratiquement tous les domaines, et finançant un gouvernement central à qui est réservé la politique étrangère, la défense, la banque nationale, un tronc commun minimal de sécurité sociale, un organe de police interfédéral.

Tôt ou tard, n’en doutons pas, cette issue s’imposera à l’aéropage politique belge. Mieux vaut dès lors ouvrir les négociations d’une manière volontaire et dans un but clairement avoué , se présenter d’égal à égal pour des négociations qui s’annoncent rudes, plutôt qu’en catastrophe et le couteau sous la gorge.

Car il ne s’agit pas bien entendu de se plier à toutes les revendications flamandes, mais d’aboutir à un accord « win-win », ce qui implique de repartir d’une feuille blanche. Car tout doit être renégocié, dans l’optique de ce nouveau paysage institutionnel belge qui ne serait plus du tout celui qui était envisagé dans les précédents accords, accords qui deviendraient dès lors obsolètes.

Le monde francophone ayant alors manifesté son ouverture à la revendication flamande, je crois possible l’abandon de part et d’autre des positions hautement symboliques, et qui font aujourd‘hui obstacle à une solution institutionnelle définitive. Je pense à l’abandon à terme des facilités linguistiques obligatoires dans les communes de la périphérie bruxelloise et d‘ailleurs, de la fixation définitive des frontières des régions devenant pratiquement des frontières d’états, de compétences clairement définies aux différents niveaux de pouvoir et ne pouvant désormais plus entrer en conflit.

La Wallonie devrait prendre conscience des bénéfices qu’elle pourra retirer de ces réformes fondamentales. La première et non la moindre sera l’obligation de concevoir une politique conforme à ses moyens, mais aussi de se réapproprier des compétences actuellement délaissées, et de pouvoir reconstituer avec ses propres citoyens des hiérarchies dans tous les domaines où ils sont complètement absents.

Voir aussi : autres billets dans la catégorie « institutionnel », dont

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/06/28/les-francophones-face-au-confederalisme.html

Jo Moreau

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