L’ACTIVISME CLIMATIQUE EST UNE DERIVE SECTAIRE

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L’embrigadement des citoyens et plus précisément des plus jeunes d’entre eux, en une dérive politico-mystique qui, sous couvert d’une théorie scientifique toujours controversée, conditionne désormais tous les actes de notre société et la vie des citoyens.

Je veux parler de la théorie impliquant la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, notion qui a évolué progressivement en changements, puis « dérèglements climatiques ». Je dis bien une théorie, qui n’est nullement scientifiquement prouvée, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, et qui reste contestée par de nombreux scientifiques à travers le monde, à leurs risques et périls d’ailleurs aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Etant allergique aux théories complotistes, je ne crois pas que des responsables politiques, économiques et scientifiques se soient réunis un jour dans un endroit tenu secret pour jeter les bases d’une organisation à structure pseudo-religieuse, destinée à diriger nos vies et nos sociétés dans le contexte que nous connaissons aujourd’hui. Par contre, je constate qu’une fois évoqué, ce scénario a rallié plus ou moins rapidement toutes les composantes citées qui y ont vu chacune l’occasion d’en retirer un profit indiscutable.

On relève de multiples mécanismes communs au développement de l’activisme climatique, avec ceux de pseudo-religions ou sectes, et de certains mouvements politiques totalitaires.

Peut-on dès lors établir un parallèle avec le fonctionnement et la structure d’une pseudo-religion ? La réponse est incontestablement positive, et nous rappelle également à quel point l’émergence de sociétés dictatoriales modernes, telles que le national-socialisme ou le système communiste, ont utilisé des mécanismes identiques de manipulation des foules.

Qu’est ce qui caractérise une secte ? La définition suivante me plaît assez : « Un groupe à caractère totalitaire, au sein duquel est pratiquée une manipulation mentale qui entraîne endoctrinement, contrôle de la pensée, viol psychique ayant pour objectif une refondation de la société ».

Il est frappant de parcourir la liste des 10 signaux d’alerte (liste utilisée en France par les Renseignements Généraux) et dressée par les parlementaires français dans leur volonté de détecter le caractère sectaire d’une organisation et son degré de dangerosité :

  1. La déstabilisation mentale.
  2. Le caractère exorbitant des exigences financières.
  3. La rupture induite avec l’environnement d’origine.
  4. Les atteintes à l’intégrité physique.
  5. L’embrigadement des enfants.
  6. Le discours plus ou moins anti-social.
  7. Les troubles à l’ordre public.
  8. L’importance des démêlés judiciaires.
  9. L’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels.
  10. Les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

L’interprétation à donner à cette liste est la suivante :

  • Un seul « oui » est suffisant pour autoriser l’appellation « secte » et nous invite à la prudence.
  • Plusieurs « oui » constituent une mise en garde sérieuse : vous êtes en danger (secte).
  • Plus de 5 « oui » sont un appel clair à la fuite : soyez prudents et demandez de l’aide (SOS Secte). (1)

Nous pouvons sans peine affecter un grand nombre de ces critères à la « l’activisme climatique ».

La secte s’autoproclame seule détentrice de la Vérité, le fondement de la foi étant fréquemment révélé par un livre sacré, diffusé et commenté par un ou plusieurs gourous. Fondée sur des croyances définies comme des certitudes coulées dans le bronze, mettre en doute la Parole révélée est considéré comme une agression contre le groupe, donc contre la Vérité, agression qu’il convient bien entendu de combattre et étouffer.

Dans le cas de l’activisme climatique, nous nous trouvons manifestement confrontés au caractère hégémonique d’une secte apocalyptique, annonciatrice de catastrophes et cataclysmes imminents dont l’issue ne peut être que la destruction définitive de la planète et de ses habitants si nous ne conformons pas à ses préceptes.

Car tout est mis en œuvre pour persuader la population que la situation climatique actuelle est pire que celle d’hier, mais encore bien meilleure que ce qui nous attend demain.

 Appuyées par des écrits scientifiques, pseudo-scientifiques, idéologiques et politiques, des grand-messes climatiques annuelles (Les COP) sont organisées et rassemblent des dizaines de milliers de participants venant des tous les horizons de la société. Les responsables de ces bouleversements sont connus et dénoncés : il s’agit de nous-mêmes, de notre mode de vie, de nos comportements, soit de toutes les activités humaines qui favorisent des émissions de CO2, ce gaz satanique pointé comme seul responsable du réchauffement climatique épouvantable qui nous attend.

Heureusement, la solution est dès lors élémentaire et évidente : supprimer toutes les activités qui libèrent ce gaz dans l’atmosphère et vivre conformément aux préceptes de la secte sera indispensable pour « sauver la planète ».

Quitter la secte ou contester ses fondements est possible, mais peut se révéler dangereux pour ces hérétiques soit par une véritable « mise au ban » de la société, en les qualifiant d’arriérés, d’idiots ou de corrompus, (2) soit par la mise en péril de leur carrière. C’est ainsi que de nombreux scientifiques n’expriment leurs doutes ou désaccord qu’après avoir quitté la vie professionnelle active, tandis que d’autres ont été sanctionnés ou purement et simplement licenciés.

Par le biais notamment du véganisme, certains activistes ont adopté certains préceptes religieux anciens ou actuels pendant par exemple le Ramadan, le Yom Kippour, le carême mais aussi par l’interdiction de la consommation de viande de porc, ou encore chez les orthodoxes et catholiques byzantins, la suppression de nourriture d’origine animale pendant les 40 jours du carême. Les motivations sont bien entendu différentes, je ne fais le rapprochement que dans un contexte général.

LE MYTHE FONDATEUR

Sans oublier les « Journées de la Terre » (fondées en 1970) ou le Club de Rome (premier rapport en 1972), on ne peut ignorer le rôle joué par la première ministre britannique Margaret THATCHER, qui dans sa volonté de fermer les mines de charbon déficitaires, est confrontée à une grève des mineurs en 1984-85. Elle veut promouvoir le nucléaire pour la production d’électricité, et dans ce but démontrer le caractère nocif de l’emploi du charbon. Elle fut ensuite une ardente propagandiste écologique et dénonça inlassablement le danger climatique. Son action fut prépondérante dans la création ultérieure du GIEC.  Après avoir quitté le pouvoir elle révéla dans ses mémoires avoir été trompée par des scientifiques plus soucieux de catastrophisme que de vérité scientifique. (3)

L’ IPCC soit Intergovernemental Panel for Climate Change ou Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique, (improprement traduit en français par Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat ) fut créé en 1988 au sein de l’ONU, et dépend de l’Organisation météorologique mondiale. La mission qui lui est impartie est d’évaluer les risques et conséquences du réchauffement climatique lié aux activités humaines. Ce cadre « anthropique » très réductif fut occulté ultérieurement, mais il est évident que les travaux actuels du GIEC sont toujours strictement orientés dans la perspective prévue à l’origine, soit la responsabilité presque exclusive des activités humaines sur un prétendu dérèglement du climat, et minimisant ou éclipsant tous les autres facteurs d’origine naturelle.

Il a élargi ensuite ses travaux à la lutte contre la pollution, créant par ce « package » la confusion dans l’esprit du public entre lutte pour le climat et lutte contre la pollution.

Le GIEC n’entreprend aucune recherche par lui-même, mais collationne des études paraissant dans certaines revues spécialisées choisies par lui, en établit une synthèse, et au moyen de modèles informatiques, en déduit une projection de l’évolution climatique dans un futur à moyen et long terme.

La création du mythe de l’infaillibilité du GIEC est une grande réussite.

Il est un facteur primordial dans l’émergence de la pensée unique climatique au sein de tous les composants de la société.

L’idée que le GIEC a toujours raison est considérée comme une évidence dans le public, est confortée par les médias, le monde politique et les milieux enseignants, ainsi que par les ONG politico-environnementalistes telles que Greenpeace ou le WWF, dont il est d’ailleurs très (et souvent trop) proche quand ils ne se confondent pas. Ce mythe de la Vérité climatique qui serait détenue par le GIEC se fonde sur quelques piliers, dont les plus souvent cités sont :

  • Les scientifiques collaborant avec le GIEC seraient « les meilleurs du monde dans leur spécialité ». Or, ces quelques centaines de scientifiques (et non des milliers) sont en fait proposés par les gouvernements, et quoique je ne remette nullement leur compétence en cause, leur approche personnelle de la problématique de la responsabilité humaine sur le réchauffement climatique est certainement un critère primordial dans leur sélection, avant l’excellence autoproclamée de leur expertise.
  • Un autre pilier est le consensus rassemblant « l’immense majorité des scientifiques ». Or, la science ne se définit pas par un vote démocratique, et un consensus n’est certainement pas la garantie de l’exactitude d’une théorie scientifique. De nombreuses avancées de la science furent d’ailleurs le fait de scientifiques allant à l’encontre du « consensus » de leur époque, tels que Galilée, Newton, Wegener, Einstein, Lemaître et beaucoup d’autres. Le mécanisme de la création d’un consensus fut magistralement décrit par le philosophe Schopenhauer (4). La science « officielle » des régimes totalitaires, telle que l’eugénisme ou les théories raciales sous le national-socialisme, rassembla ainsi un consensus unanime des scientifiques.

LE LIVRE SACRE

 A intervalles réguliers, les scientifiques du GIEC publient un rapport d’évaluation de leurs travaux. Cinq rapports (AR) ont été publiés entre 1990 et 2014. Un sixième est prévu pour 2022.

Ces rapports comportent 2000 à 3000 pages, autant dire que très peu de personnes les lisent intégralement.

Aussi, ils sont accompagnés par un « résumé pour les décideurs », dont le caractère scientifique sera éclipsé par l’influence politique des représentants des gouvernements (5), qui orienteront le texte en fonction des intérêts des pays qu’ils représentent. Or, sur les 195 gouvernements impliqués, une majorité ont une conception très personnelle de la démocratie, ou sont rongés par une corruption généralisée… Beaucoup d’autres ont un intérêt idéologique ou financier à endosser les projections alarmistes qui leur sont présentées, comme par exemple la promesse de répartition du « Fonds Vert » soit 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en voie de développement, en ce compris la Chine et l’Inde !

D’autres études ciblées sur un problème particulier, comme récemment celle consacrée à la hausse du niveau des océans, sont diffusées entretemps.

Ce « résumé pour les décideurs » qui est en définitive un texte manipulé par les politiques pour les politiques, bénéficiera d’un retentissement mondial, et c’est lui qui constitue le véritable « livre sacré ».

LE CONTROLE DES MEDIAS

« Si vous n’êtes pas vu, vous n’existez pas ».

Le rôle des médias dans le formatage du public (au sens large du terme) fut décisif.

Dès le début de l’alarmisme climatique, les médias ont embrayé sur le catastrophisme pour des motifs divers. Leur première motivation fut l’attrait du public pour tous les sujets « catastrophe » qui font vendre du papier (6). Ensuite, l’engagement personnel de la grande majorité des journalistes et éditeurs dans la promotion d’une idéologie « verte » à tendance dite progressiste fut prépondérante.

Dès juillet 2000, Gelbspan Ross, éditeur du Boston Globe, donnait le ton : « Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ».

Ainsi, assez rapidement, un véritable cordon sanitaire fut tiré à l’encontre des scientifiques « GIECosceptiques », qui furent pratiquement exclus des « débats » climatiques, transformant ceux-ci en de simples monologues de propagande. De nombreux chefs de rédaction, de la presse écrite ou audio-visuelle, ont donné des instructions strictes en ce sens à leurs journalistes (7). La presse diffuse également à jets continus les centaines d’articles ou études décrivant les épouvantables conséquences du réchauffement climatique, dont beaucoup sont étonnantes sinon loufoques, souvent signées par des scientifiques issus d’universités prestigieuses, (8)

Ce déferlement permanent, largement relayé par les réseaux sociaux, est un outil essentiel au service du conditionnement de la population.

Chaque calamité climatique survenant où que ce soit dans le monde, bénéficie également d’une large couverture dans tous les JT, et est souvent présentée comme une conséquence évidente du prétendu dérèglement climatique.

Le ralliement unanime à une idéologie dominante d’une presse, dont celle qui se prétend neutre, qui a sciemment abandonné son rôle de contrôle des informations qu’elle diffuse, est également une caractéristique historique dans l’émergence d’un régime totalitaire.

L’ADHESION DU POLITIQUE

 Le monde politique s’est rapidement emparé de la lutte « contre le réchauffement climatique » en fonction des bénéfices qu’il espérait en retirer. Outre le ralliement intéressé de nombreux pays dont j’ai parlé précédemment, notre propre monde politique dans une merveilleuse unanimité, a rapidement rejoint le mouvement en phagocytant à des degrés divers le programme populiste écolo, conforté en cela par l’idée que le GIEC a toujours raison.

Nos gouvernants y virent une merveilleuse opportunité de gains électoraux, mais surtout une occasion inespérée de lever une quantité de nouvelles taxes et de restrictions en tous sens sous couvert d’écologie et de sauvetage de la planète, avec en prime l’approbation de la majorité de la population. Ce qui permet de renflouer partiellement les caisses de l’Etat tout en n’ayant finalement aucune influence sur le climat.

 

L’EMPRISE SUR LA JEUNESSE

 Dès l’origine, le milieu scolaire entreprend une opération systématique de propagande continue auprès des élèves, strictement conforme au discours climatique du GIEC. En confondant des buts louables tels que la lutte contre la pollution et le respect de la nature avec la promotion de l’idéologie politico-climatique, le corps enseignant a trahi son rôle essentiel qui devait être de donner à la jeune génération dont ils ont la charge, les outils devant les mener à devenir des citoyens informés aptes à distinguer la réalité de la propagande, et non de simples suiveurs.

Les jeunes lycéens défilent désormais régulièrement dans les rues, notamment sous l’impulsion des autorités publiques (9), accompagnés par des enfants y sont amenés dès leur plus jeune âge par leurs instituteurs, sans même que l’accord des parents ait été sollicité.

Le caractère crypto-religieux de ces processions régulières parait évident (10), et fut encore renforcé par l’apparition récente d’une jeune prophétesse au discours aussi indigent qu’irresponsable, qui a transformé en disciples lobotomisés l’ensemble des jeunes et de nombreux adultes à travers le monde.

L’INTERDICTION DE LA CONTESTATION

 J’ai évoqué ce problème dans mon dernier billet auquel je vous renvois (11) :

« Un système politique qui vous impose dès aujourd’hui ou à terme la façon de vous déplacer, la façon de vous chauffer, la façon de vous nourrir, la façon de vous loger, la façon de partir en vacances, en se fondant notamment sur de prétendues « études » d’ONG sans aucune légitimité, qui pousse sa jeunesse dans les rues afin d’atteindre ces objectifs me semble clairement à caractère dictatorial.

Je n’ai fait qu’effleurer les différents chapitres énumérés ci-dessus qui méritent un développement bien plus charpenté, dans la perspective de démontrer le caractère sectaire de la lutte en faveur d’un climat stable et « réglé », une période idyllique qui n’a jamais existé dans l’histoire de notre planète, et qui n’existera jamais. On pourrait également évoquer le ralliement très intéressé du monde économique et financier.

Jo Moreau

(1) https://www.info-sectes.org/pages/secte.htm?

(2) https://belgotopia.com/2019/05/03/les-climato-sceptiques-des-deviationnistes-corrompus/

(3) https://www.books.fr/thatcher-en-pointe-sur-le-climat/

(4) https://belgotopia.com/2017/03/19/l-art-davoir-toujours-raison/

(5) https://belgotopia.com/2014/06/24/la-primaute-du-politique-dans-les-rapports-du-giec/

(6) https://belgotopia.com/2017/10/11/la-peur-comme-moteur-mediatique/

(7) https://belgotopia.wordpress.com/2018/07/11/le-journaliste-et-le-changement-climatique-information-ou-activisme/

(8) https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

(9) https://belgotopia.com/2019/03/14/la-commission-europeenne-initiatrice-des-manifestations-etudiantes/

(10) https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

(11) https://belgotopia.com/2019/09/23/le-climat-une-voie-royale-vers-la-dictature/

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LE CLIMAT, UNE VOIE ROYALE VERS LA DICTATURE

 

jeunes

De récentes déclarations ont un accent non seulement totalitaire, mais également très menaçant à l’égard de celles et ceux qui osent encore mettre en doute la Vraie Vérité climatique propagée par l’officine de l’ONU : l’IPCC ou Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique (improprement traduit par Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat ou GIEC).

Si le débat scientifique a depuis longtemps été étouffé, les menaces à caractère ouvertement néo-fasciste prônant un système dictatorial sur tous les composants de la société sont maintenant véhiculées sans réserve par les médias « grand-public ».

Jusqu’à ce jour, je me suis toujours refusé à me joindre au dénigrement systématique et souvent excessif de la jeune Suédoise Greta Thunberg, mais ses dernières paroles ovationnées par une foule de jeunes adeptes à New-York, tellement similaires à celles qui furent prononcées un jour à l’encontre d’un autre groupe humain dans une dictature sanglante du 20e siècle, et qui s’appuyaient également sur des arguments pseudo-scientifiques, me font froid dans le dos.

« Si vous faites partie du petit groupe de personnes qui se sentent menacées, nous avons de très mauvaises nouvelles à vous annoncer, car ceci n’est que le commencement » a clamé l’adolescente Suédoise adulée par tous les grands de ce monde. (1)

Si ceci n’est que le commencement, on peut s’interroger sur la suite que certains illuminés risquent de donner à ses paroles envers « ceux qui se sentiraient menacés » …

Une réponse se trouve notamment dans une carte blanche de Cédric Chevalier, éditée par le média « La Libre Belgique », et démontrant par une argumentation suffisamment alambiquée que la démocratie ne peut trouver son salut que dans le cadre d’un mouvement climatique à caractère dictatorial, dont le caractère scientifique est définitivement abandonné. (2)

« Les démocrates conscients de l’urgence écologique doivent s’inquiéter que le désespoir ne génère des violences inutiles. Ils doivent s’unir pour que le cri de la jeunesse se canalise dans un mouvement non violent beaucoup plus déterminé et puissant que celui que nous connaissons jusqu’à présent. Ce mouvement doit en effet devenir sociétal, et rassembler les syndicats, les pouvoirs publics, les artistes, les intellectuels, les scientifiques, les jeunes, les travailleurs, les entrepreneurs, les pensionnés et trouver un relais politique crédible au sein d’un ou plusieurs partis démocratiques. »

La volonté de certains scientifiques et autres activistes climatiques de pénaliser, dans toute l’acceptation du terme, les GIECosceptiques ne date pas d’hier. En 2009, après d’autres, le président de la Bolivie Evo Morales plaidait pour la création d’un tribunal climatique international, relayé en cela notamment par la magistrate et ancienne candidate à la présidence française, Eva Joly parmi plusieurs autres. (3)

Les appels en ce sens se sont multipliés. Nous en sommes à l’incitation à la « criminalisation des climatosceptiques » et il faut craindre qu’ils aboutissent dans un avenir assez rapproché par l’officialisation d’un délit d’opinion. En même temps se multiplient dans la presse des appels à l’instauration de mesures imposées et non démocratiques, en un mot, des mesures totalitaristes (4) inspirées, rappelons-le, par des projections dans le futur réalisées au moyen de modèles que beaucoup considèrent comme imparfaits et basés sur une théorie contestée.

Le message politique porté par les activistes du mouvement climatique qui l’utilisent, soit la destruction d’un capitalisme qui, il faut bien le reconnaître, s’est fourvoyé dans un financiérisme débridé, ne peut déboucher que sur la résurgence d’un système idéologico-politique qui lui, s’est effondré dans la faillite et dans le sang il y a maintenant 25 ans. Une perspective de choix plutôt décourageante !

« La politique climatique n’est pas destinée à contrôler le climat, mais à vous contrôler, vous et votre vie ». (Piers CORBYN – MSc – Astrophysicien – Météorologue).

Un système politique qui vous impose dès aujourd’hui ou à terme la façon de vous déplacer, la façon de vous chauffer, la façon de vous nourrir, la façon de vous loger, la façon de partir en vacances, en se fondant notamment sur de prétendues « études » d’ONG sans aucune légitimité, qui pousse sa jeunesse dans les rues afin d’atteindre ces objectifs me semble clairement à caractère dictatorial.

Jo Moreau.

 

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LA CROISADE CLIMATIQUE DU PAPE FRANCOIS

 

PapePortrait

Une nouvelle fois, le Très Saint Père s’est exprimé sur le climat. Déjà en 2015, son encyclique « Laudato Si » consacrée à « la sauvegarde de la maison commune » par la promotion d’une « écologie intégrale » (1), montrait son ralliement inconditionnel aux thèses et recommandations prônées par le GIEC. Elle impliquait la responsabilité humaine dans les dérèglements climatiques et la détérioration du milieu naturel, et ce en opposition avec la volonté divine.

Cette encyclique avait inspiré au regretté professeur Istvan Marko, une « lettre ouverte au Pape » (2). Celle-ci mettait en lumière le fait que la mise en application des recommandations initiées par le GIEC et défendues par Sa Sainteté frappera prioritairement et durement les populations pauvres à travers le monde.

Le 1 septembre 2019, le Souverain Pontife remet cela dans un « message à l’occasion de la journée mondiale de prière pour les soins de la création » (3). Cette nouvelle implication du Vatican auréolant une hypothèse scientifique d’un voile spirituel débouchera-t-elle dans un futur proche à la condamnation des hérétiques climatiques par l’Eglise, comme cela est déjà le cas dans la société civile ?

Que trouvons-nous dans ce message, rappel de « l’écologie intégrale » prônée par l’encyclique de 2015 ?

« (…) Tout est cher aux yeux de Dieu, qui offre la création aux hommes et aux femmes comme un cadeau précieux à préserver. (…) La détérioration (de l’environnement) s’est accentuée au cours des dernières décennies : la pollution constante, l’utilisation continue de combustibles fossiles, l’exploitation agricole intensive et la déforestation font monter les températures mondiales au-dessus des niveaux inoffensifs. L’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et la désertification des sols causent d’énormes difficultés aux plus vulnérables d’entre nous. La fonte des glaciers, la rareté de l’eau, la négligence des bassins hydrographiques et la présence considérable de plastique et de microplastiques dans les océans sont également préoccupants et témoignent de la nécessité urgente d’interventions qui ne peuvent plus être différées. Nous avons provoqué une urgence climatique qui menace gravement la nature et la vie elle-même, y compris la nôtre. (…) Le moment est venu de se repentir. (…) À cet égard, le prochain Sommet de l’ONU sur l’action pour le climat revêt une importance particulière. Les gouvernements auront la responsabilité de faire preuve de la volonté politique nécessaire pour prendre des mesures drastiques afin d’obtenir le plus rapidement possible des émissions nettes de gaz à effet de serre et de limiter l’augmentation moyenne de la température mondiale à 1,5 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, avec les objectifs de l’accord de Paris ».

Le message papal, nouveau copier-coller presque intégral des thèses du GIEC, y compris les plus controversées, met également une nouvelle fois en lumière l’amalgame entre d’une part le débat sur le réchauffement climatique, et d’autre part la lutte contre la pollution dans un package « all inclusive ». Ainsi, quiconque qui conteste tout ou partie des causes et conséquences présumées du prétendu changement climatique, est de ce fait automatiquement cloué au pilori comme complice des dommages causés par une pollution envahissante.

Le plus préoccupant, toutefois, est qu’il semble très mal conseillé. Fin août, embrayant sur des déclarations très populistes mais très peu scientifiques, il avait qualifié l’Amazonie de « poumon vital pour notre planète ». (4)

Il était également important d’embrayer sur l’engagement climatique des jeunes, aujourd’hui animé par une nouvelle Bernadette Soubirous, et montrer que leur combat est également celui du Pape : « De nombreux jeunes du monde entier se font entendre et demandent des décisions courageuses. (…)  Nous leur devons de vraies réponses, pas des mots vides, des actions, pas des illusions ».

Le caractère prophétique des manifestations climatiques est ainsi restauré… (5)

« Un nouveau discours religieux prend forme, non plus pour s’adapter aux valeurs séculières, mais pour redonner un fondement sacré à l’organisation de la société – en la changeant si nécessaire. » (Gilles Kepel, La revanche de Dieu)

 

Jo Moreau

(1) http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

(2) https://belgotopia.com/2015/08/11/lettre-ouverte-au-pape-sur-le-climat/

(3) http://w2.vatican.va/content/francesco/en/messages/pont-messages/2019/documents/papa-francesco_20190901_messaggio-giornata-cura-creato.html

(4) https://www.liberation.fr/depeches/2019/08/25/amazonie-le-pape-inquiet-pour-le-poumon-vital-de-la-planete_1747171

(5) https://belgotopia.com/2018/11/28/le-2-decembre-defilez-pour-le-climat-et-repentez-vous/

 

 

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