SANDY, LES OURAGANS ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

réchauffement climatique,changements climatiques,co2,GIEC, L’ouragan Sandy, qui a balayé les côtes américaines, a eu la vedette dans les médias du monde entier. Les dégâts spectaculaires, certains commentaires journalistiques infondés et les témoignages des habitants « qui n’avaient jamais connu cela » ont convaincu une majorité de gens que nous étions face à un évènement unique dans l’histoire de la côte Est des USA.

Or, dans un passé pas si éloigné, le grand ouragan de 1938 (illustré par la photo ci-contre) balaya une région similaire, soit Long Island, le Connecticut, Rhode Island et le Massachusetts, pour s’éteindre au-dessus du Canada, où les vents étaient cependant encore violents . Par bonheur, il évita de justesse la ville de New York. Les dommages furent immenses dans les villes touchées, et il y eut plus de 680 morts. A certains endroits, des maisons furent emportées à 3 kilomètres de leur emplacement initial. Normal, quand on sait que cet ouragan fut classé en catégorie 3 au moment où il touchait les côtes américaines, alors que Sandy n’atteignit « que » la catégorie 1. Jusque dans les années ’50, les cicatrices étaient encore visibles dans les forêts et sur certains bâtiments touchés.

Un autre ouragan remarquable toucha New York en août 1893, y causant des dégâts considérables et de nombreux morts.

D’autres exemples existent, voir notamment http://www.livescience.com/3820-history-reveals-hurricane-threat-york-city.html

Tout ceci pour démontrer que si cet évènement n’est pas courant, il n’est pas non plus « extraordinaire » pour la région concernée.

Toutefois, dans l’environnement idéologico-écolo dans lequel nous baignons, nul doute que le réchauffement climatique (qui ne peut qu’être provoqué par l’homme) allait sortir du chapeau comme LA cause de ce phénomène météorologique.

Bingo : au cours du JT de 13 heures, la RTBF nous gratifiait d’une interview de Monsieur JP Van Ypersele -le vice-président du GIEC que le monde entier nous envie- qui ne laissait aucun doute à ce sujet : Sandy est bien l’enfant naturel du réchauffement climatique (dont l‘homme est responsable, bien entendu), suivi d’une explication saisissante et plutôt biaisée du mécanisme des ouragans.

Au même moment, dans l’émission RTL+ sur RTL-TVI, le météorologue prévisionniste Fabian Debal, pas encore touché par la Pensée Unique, disait exactement le contraire : l’ouragan Sandy n’a rien à voir avec le réchauffement climatique.

Mais je suppose que cette apparition d’un troll partisan de la Terre plate fut financée par les lobbies pétroliers….

De nombreuses études le confirment : Il n’y a aucune corrélation entre le nombre et la puissance des phénomènes extrêmes, et l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère. Ce serait même le contraire qui se passe à l‘heure actuelle…

A ce sujet, je ne peux que vous inciter à prendre connaissance du rapport parlementaire établi à la suite de la tempête Xinthia, par Monsieur Emmanuel Garnier, Historien et Maître de Conférence à l’Université de Caen, qui met en évidence le fait qu’il y eut plus d’ouragans au XVIII e siècle qu’au XXe. Il met aussi l’accent sur la volonté des médias et d’une certaine partie du monde politique à rattacher à tout prix tout évènement extrême à la problématique du changement climatique. http://securite-commune-info.info/documents/crues/Xynthia_RappParlemHistoire040710.pdf

De nombreux autres scientifiques partagent ce point de vue, et j’en ai évoqué quelques-uns dans un billet précédent : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/05/19/les-evenements-extremes-et-le-rechauffement-climatique.html

 Il est parfois nécessaire de relativiser les choses, en recadrant le dernier évènement dans son contexte historique.

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Jo Moreau.

DES ECOLOGISTES US OPPOSES A DES FERMES PHOTOVOLTAIQUES

CO2,énergies vertes,GIEC,réchauffement climatique,éolien,photovoltaique,Je suis favorable aux recherches sur les énergies renouvelables, pour des motifs principalement politiques et économiques. Il est important que nous devenions indépendants dans le domaine énergétique, et pour atteindre ce but, aucune source ne doit être négligée, y compris l’exploitation du gaz de schiste ou les nouvelles filières nucléaires.

Si je suis convaincu que l’éolien et le photovoltaïque ont un avenir certain dans des niches bien précises, la prétention de certains de voir ces moyens remplacer dès à présent une grande partie des sources existantes est non seulement totalement prématurée mais également dispendieuse.

Prématurée car nous ne sommes qu’aux balbutiements du développement technologique de ces moyens de production, et parce que les réserves des énergies fossiles que nous exploitons aujourd’hui sont encore largement suffisantes pour plusieurs centaines d’années, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, et parce que d‘autres moyens alternatifs sont actuellement à l‘étude.

Aux USA, trois groupements écologistes ont envoyé une lettre commune au Bureau of Land Management, suite aux projets de construction de « fermes solaires » dans les déserts. Il s’agit des organisations Western Lands Project, Basin and Range Watch et Solar Done Right. http://online.wsj.com/article/SB10000872396390443618604577621751892592534.html

 La lettre dénonce le fait que ces projets, portés par l‘industrie privée, déboucheraient en fait sur une privatisation virtuelle d’espaces publics.

Mais le plus interpellant est à venir. La lettre précise « qu’ aucune évidence scientifique n’a été présentée qui prouverait que ces projets seraient de nature à réduire l’émission de gaz à effet de serre (…) et le contraire pourrait être vrai, comme le montre une étude récente du « Center for Conservation Biology University of California ». http://escholarship.ucop.edu/uc/item/2ff17896

Cette étude montre également les risques encourus par la faune et la flore de ces régions.

Dispendieuse, car l’éolien et le photovoltaïque ne survivent que grâce à l’injection massive de subventions en tous genres, primes, certificats verts, réaménagement du réseau existant, rachat obligatoire de l’électricité excédentaire produite, entre autres, tous coûts finalement à charge de l’ensemble des contribuables et consommateurs.

Cette politique ruineuse est principalement menée en Europe, portée par l’ensemble des partis politiques à la traîne électoraliste de partis écologistes et des lobbies environnementalistes. Elle est responsable, pour une part non négligeable, de la crise actuelle causée notamment par l’endettement des Etats.

La transition énergétique allemande suite à la décision de fermeture des centrales nucléaires est montrée en exemple. Or cette transition est tout, sauf exemplaire. Cela va engendrer des « coûts gigantesques pour le consommateur » , les investissements nécessaires sont estimés à environ 150 milliards d’euros (chiffres actuels) pour ce seul pays. http://www.voseconomiesdenergie.fr/actualite/panneaux-photovoltaiques/l-allemagne-va-ralentir-les-economies-d-energie/00513

Ceci doit se combiner aux difficultés techniques, l’ensemble du réseau doit en effet se réadapter aux nouvelles implantations géographiques de la production, et aux pertes d’emplois générés par l’importation de Chine de la majeure partie des panneaux photovoltaïques, au détriment de producteurs locaux en faillite. Ainsi, le raccordement des parcs éoliens en Mer du Nord accuse de sérieux retards.

Et quand on sait que l’irrégularité de production du solaire et de l’éolien sera compensée par de nouvelles centrales au …charbon, on se dit que l’objectif écologique loin d‘être atteint.

Alors, il serait temps que le monde politique se ressaisisse, et réévalue correctement l’ensemble de la politique énergétique, indépendamment de toute idéologie et en fonction des réalités de l‘approvisionnement, des impératifs techniques et financiers qui contribuent à l‘appauvrissement de la population.

L’Union Européenne vient de faire une timide marche arrière pour les biocarburants. Il ne faut pas s’arrêter en aussi bon chemin. http://www.levif.be/info/actualite/environnement/biocarburants-l-europe-reconnait-son-erreur/article-4000186547068.htm

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Jo Moreau.

GRANDS PRIX DE BELGIQUE ANNEES ’30

GP 1937 (2)

 

Voici quelques photos des Grands Prix d’avant-guerre. Ils avaient lieu sur l’ancien circuit de Spa-Francorchamps d’une longueur d’environ 14 Kms, tracé qui fut utilisé jusque dans les années’70. Les voitures empruntaient encore le virage de l’ancienne douane, qui fut en 1939 remplacé par le mythique virage du raidillon.

Mais il est surprenant de voir le nombre de spectateurs, qui pourrait rendre jaloux les organisateurs actuels, alors que peu d’entre eux disposaient d’un véhicule personnel, mais jusque dans les années’60, il était encore possible de rejoindre le circuit par le train, et l’accès au circuit nettement moins onéreux qu’aujourd’hui !

1931. Remporté par William Grover Williams et Carlo Alberto Conelli sur Bugatti.- moyenne 131 Kms/h

GP 1931GP 1931 (2)GP 1931 (3)GP 1931 (4)GP 1931 (5)GP 1931 (6)GP 1931 (7)

 

 1933 Remporté par Tazio Nuvolari sur Maserati

GP 1933GP 1933 (3)GP 1933 (4)

1934 Remporté par René Dreyfus sur Bugatti – moyenne générale 139,861 kms/h

GP 1934GP 1934 (2)GP 1934 (3)GP 1934 (4)GP 1934 (5)

1935 Remporté par Rudolf Caracciola sur Mercedes Benz- moyenne 143,518 Kms/h.

GP 1935GP 1935 (2)GP 1935 (3)GP 1935 (4)GP 1935 (5)

1937 Remporté par Rudolf Hasse sur Auto Union.- moyenne 167,189 Kms/h. – Lang dépassait le 310 Kms/h dans la descente de Masta.

GP 1937GP 1937 (2)

Documents : « Le Patriote Illustré »

Jo Moreau.

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UN UNIVERSITAIRE BELGE BRISE L’OMERTA CLIMATIQUE (SUITE)

Suite à : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/01/04/un-universitaire-belge-brise-l-omerta-climatique.html

Assez curieusement, je ne parviens pas à répondre au dernier commentaire de Sylvain sous ce billet !. Voici donc cette réponse:

Bonjour Sylvain,

Je ne connais pas les projets dont vous parlez, CAPCO2, REDCO2 etc…, pourriez-vous alors m’indiquer les liens utiles pour les consulter. Car les exemples que vous énumérez méritent d‘être mis en perspective, le premier, par exemple, lorsque Istvan Marko dit, selon vous, : « Le gaz carbonique (CO2) est considéré comme étant un des principaux responsables de l’effet de serre et il est impératif de réduire sa concentration dans l’air », s’agit-il de sa propre position sur le problème, ou exprime-t-il un sentiment général ? Le reste à l’avenant ?

Je n’ose penser, Sylvain, que vous faites du « cherry picking » , ce que vous me reprochiez il y a peu …

Sous chacun des scientifiques que je cite dans mes listes figure un lien fiable qui permet de situer dans son contexte la citation que j’en fais.

Ce serait bien que vous fassiez de même.

Lorsque, lors d’une interview, Monsieur Jean Jouzel -autre vice-président du GIEC- déclare : « Le réchauffement climatique a précédé l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère (…) On n’a jamais dit que le CO2 est à l’origine du réchauffement (…) »   http://blog.lefigaro.fr/climat/2010/03/-cest-lautre-auteur-sceptique.html

je n’en déduis pas automatiquement que Monsieur Jouzel nie le rôle du CO2 dans le réchauffement climatique ! (Ce qui serait malgré tout comique, avouez-le).

Simple question de correction.

Enfin, je constate que vous appréciez le fait de pouvoir intervenir librement sur mon blog, afin d’y exprimer vos arguments.

Dommage que ce ne soit pas possible sur celui que vous prônez, mais je comprends que ce soit intellectuellement infiniment plus confortable.

Cordialement, Jo

VICTOR MARTIN ENVOYE VOLONTAIRE A AUSCHWITZ

Histoires belges

guerre 1940,auschwitz,shoah,résistance,

Cet épisode extraordinaire quoique largement méconnu de l‘histoire de la seconde guerre mondiale me fut révélé par un film documentaire diffusé en son temps par la RTBF *.

Victor Martin naît le 19 janvier 1912 à Blaton, dans la province du Hainaut, en Belgique. Il fréquente l’Université Catholique de Louvain, dont il sort muni d’un doctorat en Sciences Economiques, et d’une licence en Sciences Politiques et Sociales. Il prépare une thèse sur « le placement public des travailleurs en Belgique et à l’étranger », ce qui l’ amène à voyager dans plusieurs pays européens. Ainsi, en Allemagne, il côtoie plusieurs professeurs d’universités et se fait de nombreuses relations.

Mais bientôt la guerre éclate, et la Belgique se retrouve sous occupation allemande. Maîtrisant parfaitement la langue de Goethe, il réalise les services qu’il peut rendre à la lutte contre l‘occupant, et prend contact avec le « Front de l’Indépendance » (FI).

Il s’agit d’un mouvement de résistance regroupant diverses tendances, parmi lesquelles les communistes constituaient la mouvance principale, sans toutefois y être majoritaires. Ce mouvement fut aussi -entre autres- à l’origine d’une action particulièrement spectaculaire : la parution du « faux Soir ».

En 1942, la chasse aux Juifs a pris un tournant dramatique en Belgique. Les convois partaient du centre de rassemblement de Malines vers l’Allemagne, où on en perdait toute trace. Le Comité de Défense des Juifs de Belgique, une composante du Front de l’Indépendance, imagine alors de confier à Victor Martin une mission périlleuse : se rendre en Allemagne pour connaître la vérité à ce sujet. Il présente pour ce faire un profil rêvé : une parfaite connaissance de la langue et la possibilité d’une couverture scientifique solide.

Victor Martin peaufine soigneusement son dossier et se rend à Bruxelles, dans un centre culturel ouvert par les Allemands. Il y expose son projet : effectuer des recherches sociologiques en Allemagne et renouer à cette fin des contacts avec les professeurs d’université , dont Leopold Von Wiese, qu’il y avait connu lors de voyages d’avant-guerre. Ses recherches doivent porter sur « La psychologie différentielle des classes sociales ». Son CV plaide pour lui, et son dossier solidement ficelé lui permet d‘obtenir un passeport et toutes les autorisations nécessaires. Parallèlement, un résistant lui procure des lettres d’introduction pour des familles juives dans des ghettos en Pologne.

Il prend donc le train pour Cologne, et y rencontre les professeurs qu’il avait connus avant guerre. Fort de ces contacts bien dans la lignée de sa mission officielle, il obtient du service des étrangers de la police de Cologne l’autorisation de poursuivre son voyage à Francfort, Berlin et Breslau. L’étape suivante devait l’amèner à Breslau (aujourd hui Wroclaw), où il avait contacté un professeur de sociologie de l’université, et membre militant du parti national-socialiste. Mais il se rend aussi à Sosnowiec où se trouve un ghetto ouvert, et à l’hôpital local, on lui parle d’enfants et de vieillards qui disparaissent.

Il veut compléter ces informations, et dans un café de Katowice, près du camp d’Auschwitz, il approche des travailleurs français volontaires et du STO (travail obligatoire) qui travaillent pour le complexe d’Auschwitz. Ceux-ci lui rapportent des faits qui, s’ils sont vérifiés, dépassent en horreur tout ce qu’on craignait en Belgique. Muni d’un Ausweiss, il se rend sur le chantier du camp et apprend qu’un énorme crématoire a été construit pour 2 à 3000 personnes, et que ce four ’travaille’ jour et nuit . On lui parle aussi des arrivées incessantes de trains de nuit chargés de femmes et d’enfants, qu’on ne revoit jamais. Mais sa curiosité le rend suspect, et il est arrêté en février 1943 probablement sur dénonciation à la Gestapo par un ouvrier français, sous une accusation d’espionnage industriel. Il est interné au camp de Radwitz sous le statut d’un STO, d’où il ne tarde pas à s’échapper et de train en train, sans les papiers qui lui ont été confisqués, il revient à Bruxelles, d’où il envoit un message à son groupe de résistance : « Femmes et enfants exterminés. Hommes esclaves travaillant jusqu’à épuisement, ensuite supprimés », qui sera suivi de son rapport complet.

Le journal clandestin « Le Flambeau » fait écho à ces révélations, et des tracts sont immédiatement distribués, incitant les Juifs à mettre les enfants à l’abri, et à ne plus répondre aux convocations de l’occupant. Son rapport est transmis à Londres, et la BBC en fait brièvement mention.

Il doit bien entendu entrer en clandestinité, et à Charleroi, il s’occupa de la presse clandestine. Il fut une nouvelle fois arrêté, et transféré dans un camp d’internement aux Pays-Bas, d’où il parvint à nouveau à s’échapper et fut ensuite caché par la résistance à Charleroi jusqu’à la fin de la guerre.

Après la libération, Victor Martin fut chargé par le gouvernement belge de plusieurs missions comme fonctionnaire international, notamment au Bureau International du Travail. Il décède en novembre 1989 en Haute-Savoie, où il s’était retiré.

Mais alors, pourquoi ce rapport n’eut-il pas plus de retentissement dès qu‘il fut diffusé ? Il y eut d’abord le fait que le sort des Juifs ne préoccupait pas particulièrement les Alliés, engagés dans le déroulement d’une guerre totale, ensuite les organisations juives américaines notamment, étaient préoccupées par l‘image qu‘elles donnaient à l‘opinion publique, et voulaient paraître avant tout américaines en estompant leur caractère juif. Enfin, et accessoirement, l‘antisémitisme, même moins radical, n‘était pas une caractéristique exclusivement allemande.

Son action est brièvement rapportée par l’historien américain Raul Hilberg, dans son ouvrage « la destruction des juifs d’Europe » (Fayard 1988), et son rapport est déposé au mémorial Yad Vashem.

Jo Moreau.

* « La mission de Victor Martin », film de Didier Roten (2000), d’après le livre de l’historien français Bernard Krouck (Victor Martin, un résistant sorti de l’oubli – Les Eperonniers 1995)

UCL ET CLIMAT : CONTRE-ATTAQUE DES TENANTS DU GIEC

J’ai pris connaissance de la dernière livraison de la revue de l’Université Catholique de Louvain, et plus particulièrement de la page 11 sous le titre : Remettre les pendules à l’heure. http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/revue-louvain/documents/UCL_Louvain191_pages_1_19.pdf

On y découvre avec ravissement l’affolement dont a été saisi l’entourage du professeur JP Van Ypersele -qui est, comme chacun sait, vice-président du GIEC- à la suite d’une série d’évènements proprement inconvenants survenus récemment en Belgique, et qui ont manifestement pris au dépourvu nos militants du réchauffement-climatique-catastrophique-causé-par-l’homme.

Une première constatation : Le vocabulaire utilisé n’a guère évolué depuis de nombreuses années. Déjà, une phrase du sommaire (page 3) nous prépare au pire : « face au lobby climatosceptique international (…) », qu’on croirait -à un mot près- sortie tout droit d’une brochure de la Propaganda-Abteilung du docteur Goebbels de sinistre mémoire. D’emblée se profile dans l’ombre la mouvance d’une conspiration qui menace notre planète, au même titre que les francs-maçons, les illuminatis, Bilderberg ou les extra-terrestres.

Plus loin dans le texte, nous retrouvons pêle-mêle « la prose négationniste », les « dénigreurs du réchauffement » ou « les pourfendeurs du GIEC », termes qui commencent tout doucement à sentir le moisi, et mériteraient un renouvellement actualisé, surtout émanant d’un milieu universitaire ! Etre assimilé à un négateur de la réalité des chambres à gaz ou des crimes de guerre n’est déjà pas agréable, mais cela se situe bien dans la ligne idéologique de certains militants activistes écolos, dont on connaît la propension à assimiler la contestation des thèses du GIEC à un crime contre l’humanité. Mon seul regret est de n’y avoir pas retrouvé l’expression « adorateurs de la Terre plate », qui fait la joie de l’entourage de Monsieur Van Ypersele, mais nul doute que cela se retrouvera dans le site web dont il est question plus loin. Dommage, quand on sait que justement, les partisans de la théorie de la Terre plate constituaient le consensus de leur époque…

Dans le même ordre d’idée, il est d’ailleurs assez piquant de constater que les initiateurs de la présente réaction sont issus du Centre de Recherche qui porte le nom de Georges Lemaître, un illustre chercheur qui se heurta au consensus scientifique de son temps. Ce doit être pour eux un héritage lourd à assumer !

Mais quelles circonstances ont-elles donc déclenché l’affolement de nos amis de l’UCL ? Ils citent la montée croissante d’un scepticisme incompréhensible parmi les étudiants des premières années scientifiques, ensuite l’invitation récente du Parlement Fédéral à des climato- sceptiques (1), et son impact symbolique et médiatique.

On pourrait y rajouter les interviews récentes de plusieurs personnalités scientifiques belges , (2 + 3), l’indifférence croissante de l’opinion publique face à la problématique du réchauffement climatique, et les doutes iconoclastes qui commencent timidement à apparaître dans certains médias (Pas à la RTBF, porte-parole inconditionnelle et indéfectible des thèses et recettes écolos, rassurez-vous (4).

Mais à l’initiative de quelques imprécateurs (5), des fissures apparaissent et minent dangereusement les fondements mêmes des postulats posés par le GIEC.

Alors, il était urgent de réagir. On pouvait espérer l’annonce d’un débat ouvert, où les arguments des climato-sceptiques auraient été balayées de façon éclatante, pour l’édification de tous ? Que nenni, vous n’y êtes pas du tout . Car « accepter la confrontation (…) revient à cautionner l’idée qu’un doute subsiste(…) », ce qui est inconcevable puisque comme chacun devrait le savoir, la thèse de l’implication humaine dans un réchauffement climatique est la seule et unique thèse scientifique (ou soi-disant telle) qu’il est définitivement interdit de contester. Donc, fidélité au principe de toujours, pas de débat contradictoire.

Je suis alors assez troublé par la phrase : « (…) et confondant la nécessité du débat démocratique et celle du débat scientifique », lorsqu‘il est question de la prestation devant le Parlement. En la matière, ou bien on refuse le débat sur le plan démocratique, ce qui est parfaitement justifié dans le domaine scientifique, mais alors on renonce définitivement à illustrer son argumentation par un prétendu consensus autoproclammé, notion qui n’est rien d’autre que la soumission de l’opinion d’une minorité à celle de la majorité. Le débat dans un cadre démocratique est par contre parfaitement justifié quand on constate l’importance énorme qu’a pris le domaine climatique dans l’orientation des décisions politiques et économiques et ce, dans le monde entier. Quant au débat scientifique, on vient de le refuser quelques paragraphes plus haut, comme étant « suranné » , puisque plus aucun doute ne peut subsister.

Quoi de mieux, dès lors, qu’un site web dont l’adresse : www.climate.be/desintox , est déjà tout un programme : désintoxiquer les malheureux contaminés, non par l’usage du tabac, mais par des pensées iconoclastes. Sauf erreur ou omission, pas moyen hélas d’y poser quelque question que ce soit, même innocente…

« Cela s’appelle de la pédagogie » ? Je dirais plutôt « Cela s’appelle du bourrage de crânes ».

(1) : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/03/14/le-debat-climatique-au-parlement-et-la-democratie-snobee.html

(2) : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/03/26/henri-masson-et-les-modeles-climatiques-du-giec.html

(3) http://www.contrepoints.org/2011/12/10/59762-echec-du-sommet-climatique-de-durban-interview-exclusive-du-chimiste-istvan-marko

(4) La présidente du CA de la RTBF est Bernadette Wynants, issue du parti Ecolo.

(5) En référence à un bon livre (déjà assez ancien) : L’Imprécateur, de René-Victor Pilhes.

Jo Moreau.

POUR L’INTERDICTION IMMEDIATE DES BARRAGES HYDROELECTRIQUES

 

L’écologie politique a réussi à instiller une peur quasi-mystique du nucléaire parmi la population, au point de l’imposer dans l’agenda des autres partis.

Entendons-nous bien. Comme je l’ai déjà exprimé précédemment, je suis convaincu que le modèle actuel de la fission nucléaire basé sur l’utilisation de l’uranium enrichi est dans une impasse, au vu des problèmes non résolus qu’elle pose et bien connus de tous, que sont le traitement des déchets et le démantèlement des centrales obsolètes. (Ce qui ne veut pas dire qu’il faille ipso-facto fermer les centrales existantes !). Mais il existe des filières prometteuses, qui répondent en grande partie à ces objections, telles que les réacteurs à sels fondus-thorium, ou dans une autre voie la fusion thermonucléaire contrôlée. De telle sorte qu’il serait inconscient de condamner « le nucléaire » et de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Toute activité humaine présente des dangers, et notre action doit tendre à circonscrire ces dangers autant que faire se peut, mais sûrement pas à stopper tout progrès ou à régresser dans le développement, tel que l’imposent quelques intégristes écologiques suivis par l’ensemble des hommes et femmes politiques qui les suivent aveuglément, dans un remake saisissant du « joueur de flûte d’Hamelin ».

Peur du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste, du CO2, des carburants fossiles et de bien d‘autres choses dont nous délaissons maintenant le développement aux autres continents, ce qui nous rend de plus en plus dépendants et engagés dans un idéalisme béat qui risque bien d’être suicidaire.

Dans cet ordre d’idée, je me suis penché sur les dangers de l’hydro-électricité, énergie ô combien verte, et les catastrophes causées par les ruptures de barrages.

Parmi les causes de ces catastrophes, on en retrouve d’identiques que pour les accidents nucléaires que nous avons connus ou que nous craignons tant, soit : des erreurs humaines, des séismes, des faits de guerre, des défauts d’entretien etc… Leurs conséquences, hors les pertes en vies humaines, sont également dévastatrices pour l’environnement.

En voici une énumération, forcément incomplète car on dénombre plus de 400 ruptures de barrages dans le monde (pas tous hydroélectriques). Devons-nous pour autant, à l’instar de ce que font les écologistes à l’égard du nucléaire, demander la mise hors-service immédiate et définitive de tous les barrages et à chercher des solutions alternatives… ???

QUELQUES RUPTURES DE BARRAGES

  • – –/–/1802 Puentes (Espagne) 600 morts
  • – 12/03/1864 Sheffield (GB) 250 morts
  • – –/–/1868 Irukaike (Japon) 1.100 morts
  • – 16/05/1874 Williamstown (USA) 144 morts
  • – 10/03/1872 Fergoug l (Algérie)
  • – 15/12/1881 Fergoug ll (Algérie) 200 morts
  • – –/–/1885 Fergoug lll (Algérie)
  • – 31/05/1889 South Fork River (USA) 2.200 morts
  • – –/–/1890 Walnut Grove (USA) 129 morts
  • – –/–/1893 Austin (USA)
  • – 27/04/1895 Bouzey (France) 200 morts
  • – –/–/1911 Bayles (USA) 700 morts
  • – –/–/1912 Elwha River (USA)
  • – –/–/1917 Tigra (Inde) 1000 morts
  • – 01/12/1923 Gleno( Italie) 600 morts
  • – –/–/1925 Eiguiau (France)
  • – –/–/1925 Kundli (Inde)
  • – –/–/1926 San Alphonso (Bolivie) 1.000 morts
  • – 25/11/1927 Fergoug llll (Algérie)
  • – 31/12/1927 St Maur (Algérie)
  • – 13/03/1928 St Francis – région de Los Angeles (USA) 420 morts
  • – –/–/1943 Pagara (Inde)
  • – –/05/1943 bombardement des barrages de Mohne et Eder (Allemagne) 1300 morts
  • – 09/01/1959 Wega de Tera (Espagne) 144 morts
  • – 02/12/1959 Malpasset(France) 423 morts
  • – 28/03/1960 Oros (Brésil) 1.000 morts
  • – 13/03/1961 Kiev (Ukraine URSS) 145 morts
  • – –/–/1961 Khadakswalla (Inde) 2.000 morts
  • – 28/10/1962 Sunchon (Corée du Sud) 163 morts
  • – –/–/1963 Quebrada la Chapa (Colombie) 3300 morts
  • – 14/12/1963 Baldwin Hills (USA)
  • – 09/10/1963 Vajont (Italie) 2.000 morts
  • – –/–/1967 Nanak Sagar (Inde) 100 morts
  • – 27/11/1967 Kebumen (Indonesie) 160 morts
  • – 04/01/1970 Mendoza (Argentine) 100 morts
  • – 25/02/1972 Foledon(Colombie) 60 morts
  • – 26/02/1972 Logan (USA) 450 morts
  • – –/–/1972 Chikkaole (Inde)
  • – –/–/1975 Banqiao (Chine) 230.000 morts (victimes directes et indirectes)
  • – 05/06/1976 Teton (USA) 10 morts
  • – 11/08/1979 Morvi (Inde) 15.000 morts
  • – –/–/1980 Gotvan (Iran) 200 morts
  • – 19/07/1985 Val de Stava (Italie) 268 morts
  • – –/–/1986 Kendale (Sri Lanka) 127 morts
  • – –/–/1991 Isla Verdes (Philippinnes) 3.500 morts
  • – 27/08/1993 Prov de Qinghai (Chine) 240 morts
  • – –/–/2012 Ivanovo – Bulgarie 9 morts 

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Jo Moreau.

RIO +20 , POUR QUOI FAIRE ?

Ce mercredi 13 juin 2012 se sont ouvertes à Rio de Janeiro les réunions préparatoires à la conférence intergouvernementale RIO+20. Il s’agit de la plus grande conférence jamais organisée par l’ONU, qui rassemblera 50.000 participants, représentants des gouvernements, des organisations civiles et du secteur industriel et qui atteindra son point d’orgue du 20 au 22 juin avec la participation de plus de 100 chefs d’Etat.

De quoi s’agit-il ?

D’après l’ONU, la demande en biens alimentaires augmentera de 50% et la demande en énergie de 45% d’ici 20 ans, alors que la population mondiale en constante augmentation atteindra probablement 9 milliards d‘individus en 2050. Il faudra rencontrer ces réalités tout en préservant plus qu’aujourdhui notre environnement, au moyen d’un nouveau modèle de développement « durable » pour la planète, et d’enrayer la pauvreté.

Le prétendu réchauffement climatique causé par les activités humaines est évidemment présent au centre des négociations, puisqu’une nouvelle fois est affirmé le postulat qu’il n’y a plus aucun doute dans la responsabilité des pays dits développés dans le processus catastrophique qui nous attend. Les contribuables de ces pays n‘ont donc plus qu‘à payer, et à subsidier des pays parmi lesquels se trouvent leurs principaux concurrents commerciaux, comme la Chine, l’Inde ou même le Brésil parmi d‘autres.

Pour parler du Brésil notamment, je notais une dépêche du 26/10/2009 de l’agence Chine Nouvelle: « Dans le cadre de la lutte contre la déforestation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Brésil va recevoir de l’ONU des crédits carbone à raison de 8 à 16 milliards de US$ par an. » Je me pose à ce sujet une petite question : ces intentions ont-elles été suivies d’effet, alors qu’on reproche précisément au Brésil sa politique actuelle débouchant sur la destruction grandissante de son patrimoine forestier.

Un deuxième petit exemple : la Banque Européenne d’Investissement annonçait le 03.10.2010 : « La Banque Européenne d’Investissement, bras financier de L’Union Européenne, va allouer à la Chine un deuxième prêt de 500 millions de dollars pour l’aider à luttier contre le réchauffement climatique. Un premier prêt du même montant avait déjà été accordé en 2007». Je ne sais pas si vous percevez tout l’humour (noir) de cette annonce d’aide à notre principal concurrent, qui d’autre part refuse toute contrainte dans la lutte contre les émissions de CO2 .

Enfin, le « fonds vert », issu de la conférence de Cancun, prévoit à partir de 2020 le versement de 100 milliards de dollars par an venant des pays « riches » vers les pays « pauvres », afin de lutter contre les conséquences des changements climatiques.

Un rapport récent d’Eurodad (Réseau européen sur la dette et le développement) tire la sonnette d’alarme. Des montants considérables qui étaient destinés à la lutte contre le réchauffement climatique auraient transité par des paradis fiscaux, rendant impossible tout contrôle sur leur destination finale et leur utilisation. Je ne pense pas que cette annonce fut suivie d’un effet quelconque imposant certaines règles contraignantes. http://www.euractiv.com/fr/climat-environnement/fonds-aide-pour-le-climat-et-par-news-512409

Plus que jamais, nous nous retrouvons devant une aide « provenant des pauvres des pays riches pour les riches des pays pauvres ». A Rio, le G77, groupe qui réunit les pays en voie de développement et la Chine, va proposer la création d’un fonds de 30 milliards de dollars par an, destiné cette fois-ci à financer le « développement durable ».

Les pays en voie de développement, dans les travaux préparatoires, ont déjà exprimé leurs craintes qu’une économie pauvre en carbone ne bloque leur propre développement.

Les contradictions surviennent de tous côtés et les objectifs plus que flous et tellement généraux de cette conférence laissent entrevoir non pas un échec, car les marques de bonnes intentions ne manqueront pas dans le communiqué final, mais une absence d’objectifs réalistes débouchant sur des applications pratiques. Comme disait ma grand-mère (paix à son âme) : qui trop embrasse mal étreint.

Une seule conséquence est raisonnablement prévisible : la poursuite du pillage de ce qui reste dans notre portefeuille, au nom d’un idéalisme écologique basé sur une foi béate mais pas innocente politiquement, au mépris des véritables enjeux que sont la faim dans le monde, l’accès à l’eau potable et la lutte contre les maladies, qui auraient pu être largement rencontrés avec les centaines de milliards de dollars qui ont déjà dépensés pour contrer des évolutions climatiques, sur lesquelles il devient de plus en plus évident que nous n‘avons en fait aucune possibilité d’action.

VOTRE COMMENTAIRE EST BIENVENU.

Jo Moreau.

LES EVENEMENTS EXTREMES ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Monsieur J-P. Van Ypersele -le vice-président du GIEC que le monde entier nous envie-, vient d’exprimer dans les médias son appréciation sur les évènements météorologiques extrêmes qu’on observe dans le monde.(1)

« Cela va être de plus en plus difficile de ne pas relier les événements climatiques à l’évolution du climat(…) Mais dans un climat, qui change bien sûr, la probabilité des événements extrêmes et l’intensité d’une bonne partie des événements extrêmes augmentent. »

Pour appuyer ses déclarations, qui en soit peuvent être valablement défendues et le sont d‘ailleurs par certains scientifiques, il déclare se fonder sur le dernier rapport du GIEC consacré à ce sujet.

Le résumé de ce rapport destiné aux décideurs politiques (2), énumère les différents facteurs qui pourraient être à l’origine des catastrophes climatiques. Si « le changement climatique d’origine anthropique » figure toujours en bonne place, (bon sang ne peut mentir, mais on notera le changement sémantique définitif de « réchauffement climatique » utilisé il y a quelques années en « changement climatique »), pour la première fois le GIEC reconnaît un large éventail d’autres causes concommitantes parmi lesquelles la variabilité naturelle du climat et le développement socio-économique.

La bonne nouvelle, c’est que l’homme n’est plus le seul responsable des épouvantables catastrophes qui nous attendent, par les gaz qu’il émet inconsidérément.

Judith Curry (PhD – Climatologue – Sciences Geophysiques Georgia Institute of Technology – Membre du Conseil scientifique de la NASA) a effectué une excellente analyse de ce rapport, que je vous engage à lire (3).

Toutefois, ma démarche est ici de mettre en avant les opinions de scientifiques qui divergent des conclusions du GIEC, que ce soit sur la réalité de l’augmentation de la fréquence des évènements extrêmes, ou de leur intensité. Comme pour d’autres points du vaste sujet des changements climatiques, il faut clamer que le débat reste ouvert. (Je précise toutefois que certains ne contestent pas la thèse de l’influence humaine sur les changements climatiques).

Le météorologue Joe BASTARDI , par exemple, relève que ces évènements sont compatibles avec les cycles climatiques tels que la Terre a toujours subis, et que le CO2 d’origine humaine n’y est décidément pour rien. Les pires inondations qu’ont connu les USA dans les temps récents, ont par exemple eu lieu en 1927 et 1937, tandis que la pire sécheresse prit place en 1934. Les plus puissantes tornades et ouragans eurent lieu en 1925 et 1938. (4)

Monsieur Emmanuel GARNIER, Historien – Maître de conférence à l’Université de Caen (F) , déclare entre autres qu’il y a eu en France, plus d’ouragans au XVIIIe siècle qu’au XXe. Il ressort de son étude que les évènements extrêmes (sur notre continent) ne sont pas significativement plus importants aujourd’hui que dans le passé.  Dans son rapport établi suite à la tempête Xinthia, il met l’accent sur la recherche des médias et d’un certain monde politique de rattacher à tout prix ces évènements extrêmes aux changements climatiques. En effet, dit-il, « la liaison opérée ou non entre les deux phénomènes induit pour les décideurs des réponses très différentes et engage financièrement la communauté nationale dans des voies diamétralement opposées. » (5) On ne peut mieux cerner, en quelques mots, tout l’enjeu du débat climatique.

Kerry EMANUEL, – Climatologue – Professeur de Météorologie – Director of the Program in Atmosphere, Oceans and Climate Massachusetts Institute of Technology – Spécialiste des ouragans déclare, quant à lui, que même en tenant compte d’un réchauffement climatique substantiel, la fréquence et la puissance des ouragans peuvent ne pas augmenter de façon sensible lors des 200 prochaines années. (6)

Stanley GOLDENBERG – M.D – Météorologue à la division Hurricane Research Division de la NOAA – ex Directeur au National Hurricane Center, conteste que le réchauffement global aurait une influence mesurable sur le nombre et la puissance des ouragans. Il insiste sur le fait que de nombreux scientifiques s’occupant de cette matière sont également de cet avis (7) .

Il faut également tenir compte de la fiabilité des mesures. Celles couvrant les ouragans de l’ Océan Atlantique ne datent que de quelques décennies. Une reconstruction de cette fréquence montre que les 270 dernières années furent particulièrement pauvres en ce genre d’évènement, et l’augmentation constatée ne reflète qu’un rattrapage vers une situation normale. (Bjorn MALMGREN – PhD – Professeur émérite en Géologie marine et Paléoclimatologie- Göteborg University )(8)

Rejoignant cet avis, Max MAYFIELD, MS – Météorologue – Ex directeur du National Hurricane Center (Floride) – Président régional de l’Organisation Météorologique Mondiale.- Spécialiste des tempêtes tropicales et des ouragans, relie l’augmentation constatée des ouragans à un cycle naturel, et s‘il ne nie pas l‘influence d‘un éventuel réchauffement climatique sur le mécanisme des ouragans, il faut aussi tenir compte des changements dans les méthodes de mesure, et de l’introduction de l’outil satellitaire qui est très récent. L’impact de ces cyclones a également été rendu plus meurtrier par l’accumulation des populations près des côtes. (9)

Parmi d’autres, Gabriele VILLARINI, PhD – Dept Civil and Environmental Engineering – Princeton University , s’interroge également sur les méthodes d’observation utilisées. (10)

Qu’il me soit permis d’insister sur un point : je n’ai repris ici que quelques-unes des opinions exprimées sur le sujet, parmi beaucoup d’autres.

Relier directement des évènements extrêmes au réchauffement climatique parait donc beaucoup trop simpliste et manichéiste. Les utiliser pour conforter la thèse du réchauffement climatique (dont l’homme est bien entendu responsable) est illustré par Frank TIPLER ( PhD – Physicien mathématicien – Professeur à Tulane University of New Orléans) : « La théorie du réchauffement climatique causé par l’homme est une pseudo-science. Comme l’astrologie, n’importe quel évènement confirme cette théorie ». (11)

Les ouragans et tornades ne sont évidemment pas les seuls évènements extrêmes dont on peut accuser le réchauffement climatique. La hausse du niveau des mers, et les mouvements marins en général, peuvent être classés dans cette catégorie.

Ceux qui me font le plaisir de suivre mes « listes de scientifiques sceptiques » peuvent aussi prendre connaissance de quelques climats extrêmes que nous connûmes dans les siècles passés, et nous pouvons y classer les « transgressions dunkerkiennes » qui virent la mer conquérir plusieurs kilomètres de terre. Les chroniques, qui n’ont évidemment aucune valeur scientifique faute de mesures certaines, peuvent être complétées par un extrait des quelques témoignages épars qui suivent, et qui, pour la plupart, concernent directement la côte belge. Il ne faut donc pas scruter les îles exotiques pour trouver des éléments à ce sujet :

– EECKE La cité fut engloutie en une nuit au Ve siècle. Le site est aujourd’hui un marais à proximité de Merckeghem.

-KOKSIJDE Lors de grandes tempêtes, des objets qui s’échouent sur la plage attestent de la présence au large, d’anciens habitats datant des premiers siècles de notre ère.

– NIEUWE YDE Vestiges de la cité sous les dunes, au lieu dit Vloedgat, à Oostduinkerke . Le village avait été détruit précédemment par la mer lors de la grande tempête de 1394.

Pour ces catastrophes au moins, on peut affirmer une chose sans crainte d’être démenti : les activités humaines n’y sont pour rien.

ANNEXES

(1) http://www.rtbf.be/info/societe/detail_dernier-rapport-du-giec-sur-le-climat-les-evenements-extremes-sont-en-hausse?id=7766892

(2) http://ipcc-wg2.gov/SREX/images/uploads/SREX-SPMbrochure_FINAL.pdf

(3) http://judithcurry.com/2011/11/18/ipcc-special-report-on-extreme-events/

(4) http://www.statecollege.com/news/columns/can-america-last-only-if-we-use-the-lessons-of-the-past-792940/

(5) http://securite-commune-info.info/documents/crues/Xynthia_RappParlemHistoire040710.pdf

(6) http://www.chron.com/business/technology/article/Hurricane-expert-reconsiders-global-warming-s-1755364.php

(7) http://www.mrc.org/node/26917

(8) http://www.nature.com/nature/journal/v447/n7145/full/nature05895.html

(9) http://www.examiner.com/article/former-hurricane-center-director-global-warming-ruled-out-from-katrina-and-2005-season

(10) http://www.agu.org/pubs/crossref/2011/2010JD015493.shtml

(11) http://www.urgentagenda.com/PERMALINKS%20IV/DECEMBER%2008/22.P.WARMING.html

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau

L’ IMPOSTURE DU GIEC

Drieu Godefridi est titulaire de masters en droit et en philosophie, et parmi d’autres ouvrages, est notamment l’auteur de « Le GIEC est mort, vive la science ».

Il fut récemment invité à développer ses idées sur le sujet devant la Commission Parlementaire « Climat et Développement durable » -accompagné par le professeur Istvan Marko- voir à ce sujet mon billet précédent :

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/03/14/le-debat-climatique-au-parlement-et-la-democratie-snobee.html

Convié ce 17 avril à prendre la parole lors d’un séminaire à l’Institut Turgot à Paris, il y a démontré l’imposture du GIEC, qui sous couvert d’un organisme scientifique, est en fait une structure politico-scientiste. Je vous invite vivement à suivre son brillant exposé, sur les vidéos publiées par l’Institut Turgot :

http://blog.turgot.org/index.php?post/Godefridi-s%C3%A9minaire-GIEC

Jo Moreau.