COMMUNIQUE DE PRESSE DU PROFESSEUR MASSON

Des évènements récents dans le monde climatique belge ont amené une certaine effervescence dans le milieu médiatique. Il y eut tout d’abord les interviews et articles GIECosceptiques accordés par les professeurs Istvan Marko et Henri Masson notamment, et ensuite l’audition devant la Commission Parlementaire « Climat et Développement durable » du même Istvan Marko et du philosophe Drieu Godefridi. (En l’absence toutefois des parlementaires Ecolo-Groen, qui préférèrent boycotter la séance).

Le fait même que certaines personnalités puissent exprimer un point de vue discordant par rapport à la Vraie Vérité Climatique complaisamment instillée parmi nos populations, et pire, qu’une certaine publicité lui fut donnée, a amené certains climatologues, médias et hommes politiques à immédiatement contre-attaquer violemment avec des arguments et amalgames souvent biaisés, et à la limite parfois diffamatoires.

Cela a incité le Professeur Masson à diffuser le communiqué de presse suivant, que je me fais un plaisir de reprendre.

Jo Moreau.

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HENRI MASSON ET LES MODELES CLIMATIQUES DU GIEC

Henri Masson est Ingénieur Chimiste, Docteur en Sciences Appliquées et Professeur émérite de l’Université d’Anvers.

Le professeur Henri Masson avait confié, il y a peu, un article à belgotopia, voir: http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/02/07/un-autre-regard-sur-les-anomalies-de-temperature-globale.html

Le 10 de ce mois, il a accordé une interview scientifiquement très charpentée au média web « Contrepoints ». J’en ai extrait quelques passages significatifs.

« (…) Un modèle informatique consiste en un certain nombre d’équations décrivant plusieurs phénomènes que l’on essaye de prendre en considération. La liste de ces phénomènes est forcément limitée par l’imagination de l’auteur, les capacités de la machine, voire ce qu’il veut essayer de démontrer. Le GIEC veut démontrer l’existence d’une origine anthropique de l’augmentation de CO2, à travers un modèle d’effet de serre. Les modèles du GIEC sont donc quasi exclusivement centrés sur une description de l’effet de serre à travers des effets radiatifs et l’absorption du rayonnement infra-rouge par le CO2. Les autres phénomènes, traités comme des paramètres ajustables (des « forcings ») interviennent, eux, en fin de calcul pour amplifier ou réduire l’effet du CO2. Quelle que soit la sophistication du modèle, si l’on inscrit dans ses équations que la température doit augmenter lorsque la concentration en CO2 atmosphérique augmente, le modèle prédira bien sûr « automatiquement » que la température augmentera si la concentration en CO2 augmente, ce qui est le cas. Mais cela ne prouve strictement rien. Par ailleurs, le modèle doit être calibré puis validé. Le calibrage se fait à partir d’une « ligne de base », les données de température du passé. Mais ces données sont malheureusement entachées de nombreuses approximations, voire d’erreurs expérimentales. En termes de programme informatique, il n’y a pas de miracle : si vous fournissez des données fantaisistes au départ, vous trouverez des résultats fantaisistes à la sortie. C’est la règle du « rubbish in = rubbish out ». En outre, plus vous multipliez les paramètres, plus vous pouvez ajuster les résultats, sans que cela ne prouve que le dernier paramètre ajouté, (dans le cas des modèles du GIEC : le CO2 anthropique) soit le plus déterminant. Comme le disait John von Neumann, « donnez-moi quatre paramètres, et je vous dessine un éléphant. Donnez m’en cinq et il remuera la trompe ».

 (…) Si l’on se réfère aux quatre organismes officiels chargés de relever les températures à la surface du globe (organismes servant de référence au GIEC), on ne trouve aucune trace d’un réchauffement significatif sur les dix dernières années . Nous sommes actuellement sur un plateau de températures, voire une légère descente, et pas sur une courbe ascendante régulière. Je pense qu’il n’est pas improbable, bien au contraire, que la température se refroidisse considérablement au cours des décennies à venir.

(…) Force est de constater qu’il y a de plus en plus d’indices expérimentaux tendant à prouver que des interactions gravitationnelles entre le soleil et les planètes les plus lourdes seraient à l’origine des irrégularités de l’activité solaire (le nombre de taches et éruptions) et donc du flux de chaleur reçu par la terre. Par ailleurs, les champs gravitationnels (affectant l’orbite terrestre autour du soleil) et magnétiques (dont les perturbations sont visualisées par les aurores boréales) de la terre sont affectés par ces phénomènes. C’est ainsi que la succession de périodes de glaciation et de réchauffement que la terre a connues sont en synchronisme avec les cycles de Milankovitch, décrivant les irrégularités cycliques de la précession, obliquité et nutation de l’axe de rotation terrestre.

(…) Il n’est pas impossible non plus que ces perturbations des champs magnétique et gravitationnel terrestres influent l’activité volcanique, essentiellement localisée aux limites des plaques tectoniques de la croûte terrestre, non seulement en surface (et dont les effets sur la température sont très visibles), mais aussi l’activité volcanique sous-marine, trop souvent négligée, et qui, par les immenses quantités de chaleur larguées ponctuellement, pourrait induire des courants convectifs tels ceux conduisant au célèbre phénomène El Nino-La Nina. Les corrélations entre l’activité solaire, El Nino et les fluctuations de température, par exemple, sont bien meilleures que celles observées entre la température et le CO2 anthropique. Corrélation ne veut pas dire causalité, bien sûr, mais un faisceau d’indices cohérents, soutenus par des mécanismes connus et documentés depuis des décennies, mérite qu’on s’y attarde, ce que le GIEC refuse obstinément de faire.

(…) Le concept même de « température mondiale » n’a aucun sens. Pourquoi ne tenir compte que des calculs de température moyenne globale, alors que les différences de pression et de température au sein de l’atmosphère jouent un rôle crucial dans la circulation des masses d’air froid et chaud, et donc dans la détermination du climat ? Par ailleurs, il existe aussi une centaine de manières différentes de calculer une température moyenne sur un jour en un point donné. Et il est difficile de savoir qui emploie laquelle pour fournir ses données. A cela s’ajoute l’imprécision de ces mesures, qui est environ de l’ordre du… demi degré ! L’urbanisation, le voisinage, la pollution de l’air, la proximité de parois réfléchissantes ou absorbantes, etc. Tout cela a un impact qui n’est pas pris en compte. Et puis, quand on calcule une température globale, il faut combiner les données mesurées en divers points, qui sont censés constituer un échantillon représentatif de l’ensemble de la planète. En fait il n’en est rien : depuis l’effondrement de l’URSS, la grosse majorité des stations de mesure se situent aux États-Unis, qui ne représentent que 2-3% de la surface de la terre. Vous le savez, 70% de notre planète bleue sont recouverts d’eau. Or, la mesure des températures en mer s’est longtemps faite exclusivement à partir de navires, et donc exclusivement le long des routes maritimes fréquentées, ce qui rend ces mesures peu représentatives spatialement, avant que l’usage de bouées semi-immergées ne se généralise. Les données satellites, sont elles aussi obtenues après traitement complexe de signaux venant de divers capteurs ; elles sont également entachées d’erreurs expérimentales, et de plus sont trop récentes pour que l’on puisse tirer des conclusions définitives sur le réchauffement.

(…) Et dans ces conditions, essayer de contrôler les soi-disant fluctuations de température en agissant sur le seul carbone anthropique est une utopie. Cela veut dire que je crois sincèrement que toutes les politiques « low carbon » qui coûtent extrêmement cher aux entreprises et aux ménages en fin de compte, sont inutiles et inefficaces. Les « carbon taxes » et autres mécanismes « cap and trade » me font songer aux sacrifices et offrandes que l’on présentait aux Dieux dans les religions primitives. Ici certains veulent sacrifier l’aménité du monde occidental sur l’autel de Gaia, en l’enrobant d’une couche de tiers-mondisme. Moi je ne suis pas preneur pour un tel scénario.

(…) Toutes les prédictions présentées comme « probables » ou « éminemment probables » par le GIEC, c’est donc du pipeau ! Et toutes les sommes investies dans les superordinateurs utilisés pour faire tourner leurs modèles, ainsi que pour financer les équipes de recherche qui les font tourner, ne représentent donc rien d’autre qu’une perte d’argent colossale et parfaitement injustifiée, en période d’austérité budgétaire en plus. En fait la « signature chaotique » des relevés de température a été clairement identifiée (et est reconnue par le GIEC). Le système oscille entre plusieurs « attracteurs » : une température glaciaire, encourue par la terre durant la plus grande partie de son temps au cours des 450 000 dernières années et une température tempérée, autour de laquelle elle a fait quelques excursions de relativement courte durée, en fait, en raisonnant à l’échelle géologique.

(…) Pour avoir invité deux professeurs renommés mais « sceptiques » à une conférence privée, j’ai été victime d’une opération de censure montée par Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du GIEC. Au terme de cet épisode lamentable de trafic d’influence, j’ai décidé de démissionner de la SEII (Société Européenne des Ingénieurs et Industriels), dont j’étais l’un des administrateurs et membre du comité exécutif. Ce « Climategate à la belge » a fait le tour des blogs et de la presse étrangère. Pour seul commentaire, M. van Ypersele s’est contenté de me traiter publiquement de « faussaire ». Je ne vais pas m’abaisser à répliquer à de telles attaques, mais je tiens à préciser que je n’ai pas de leçons à recevoir d’un scientifique soi-disant objectif mais qui publie des rapports militants financés par Greenpeace. Je m’étonne, en outre, que l’administrateur-délégué de la Fondation Universitaire, qui a refusé de me soutenir dans cette affaire, soit en même temps vice-président du WWF Belgium. Je vais finir par croire que les lobbies environnementaux noyautent systématiquement les institutions scientifiques et en profitent pour empêcher tout débat scientifique qui soit contraire à leur idéologie catastrophiste » .

Les passages qui précèdent sont très fragmentaires et choisis subjectivement. Je vous engage dès lors vivement à consulter sur Contrepoints l’interview complète et ses développements scientifiques : https://www.contrepoints.org/2012/03/10/72535-interview-exclusive-de-henri-masson-sur-les-modeles-du-giec-aberration-statistique

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Jo Moreau.

NAOMI ORESKES, UN DEBAT CLIMATIQUE TRES ORIENTE.

L’ Institut Emile Vandervelde (PS) annonce l’organisation d’un débat ayant pour titre « Changement Climatique et climato-scepticisme», qui aura lieu à l‘ULB ce 27 mars.

 http://www.iev.be/Activites/Conference-debat—Changement-climatique—climato.aspx

Enfin, dirons-nous, voici un débat qui permettra à chacun, partisans des conclusions du GIEC et GIECosceptiques, de pouvoir confronter leurs points de vue sur base d’arguments scientifiques.

En effet, si je lis la définition de débat, je vois « discussion sur un thème donné entre personnes physiques d’opinions différentes ».

Erreur profonde, dès qu’on prend connaissance de la liste des participants:

  • Naomi Oreskes, Professeur à l’Université de Californie, co-auteur du livre « Les Marchands du doute ».
  • Edwin Zaccai, professeur à l’ULB en sciences et gestion de l’environnement.
  • Frank Pattyn, Glaciologue, Professeur en climatologie à l’ULB.
  • Paul Magnette,Ministre (PS) de la Politique scientifique et de la Coopération au développement.

Ceci n’est donc pas un débat, tout au plus un exposé (un de plus) sur ce que doit être la Pensée Autorisée sur le réchauffement climatique dû aux activités humaines.

Mais qui est Naomi Oreskes ? Elle est Historienne et Professeur d’Histoire des Sciences à l’Université de Californie. Elle est co-auteur d’un livre récemment traduit en français « Marchands de doute : Comment une poignée de scientifiques obscurcit la vérité sur les questions de la fumée de tabac au réchauffement climatique ».

Ce livre est censé démontrer (et démonter) les moyens utilisés par les GIECosceptiques pour distiller leur propagande nauséabonde dans les couches populaires. A mon avis, elle eut été incontestablement mieux inspirée d’étudier les méthodes utilisées par le GIEC pour rallier à ses thèses controversées le monde politique, médiatique, financier et industriel… Mais bref, ce n’est que mon avis.

Le ton est donné, et d’après les échos (je n’ai pas lu le livre), celui-ci reprend tous les poncifs dont on affuble les GIECosceptiques :

  • Il s’agit d’un nombre extrêmement restreint d’individus.
  • Porteurs d’idées simplistes sur le prétendu rôle du soleil dans les changements climatiques.
  • Défenseurs des cigarettiers.
  • Ce sont des scientifiques âgés, qui courent derrière une nouvelle renommée médiatique.
  • Etroitement liés aux lobbies des industries fossiles et des pétroliers.
  • Et bien entendu issus de la mouvance ultra-libérale.

En bref, comme elle le déclare dans une interview accordée à la revue « La Recherche » : « (…) Ils s’appuient sur les incertitudes de la science climatique pour entretenir le doute. Pour l’essentiel, ces critiques émanent d’alliances entre des idéologues ultralibéraux et des industriels émetteurs de dioxyde de carbone ».

Il s’agit là des outrances habituelles aux partisans du GIEC, mais on ne s’étonnera pas après cela que de nombreux scientifiques préfèrent ne pas afficher publiquement le moindre doute sur la Pensée Autorisée. D’autant plus, quand la promotion de tels livres est assurée par les personnalités citées plus haut, ainsi que par Monsieur JP Van Ypersele -le vice-président du GIEC que le monde nous envie- et Thierry Liebaert, le 26 de ce mois à l’Université de Louvain.

J’ai trop défendu l’idée que chacun puisse défendre son opinion sur la question sans nécessairement justifier sa virginité économique et politique, ou sa formation climatologique, que pour dénier à Madame Oreskes le droit d’exprimer ses idées.

Mais cela devient franchement désopilant lorsqu’elle émet un jugement sur la compétence de certains. En effet, dans la même interview, Madame Oreskes (historienne) dit avoir rencontré Vincent Courtillot, Géophysicien et Directeur de l’Institut de Physique du Globe, lors d’un colloque à Londres. Lors de cette discussion, elle en est sortie « confortée dans l’idée qu’il n’a tout simplement pas assez travaillé sur le sujet (climatique) pour que ses idées soient crédibles ».

Ah bon…

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Jo Moreau.

LE DEBAT CLIMATIQUE AU PARLEMENT ET LA DEMOCRATIE SNOBEE

Ce mardi 13 mars , à l’initiative du Député MR David Clarinval, s’est tenue devant la Commission Parlementaire « Climat et développement durable », l’audition de deux « GIECosceptiques » soit le philosophe DRIEU GODEFRIDI, auteur du livre « Le Dieu GIEC est mort, vive la Science », et ISTVAN MARKO, Professeur de Chimie organique à l’Université de Louvain.

Ce dernier a déjà pu exprimer précédemment son opinion via une interview au média web Contrepoints, qui eut un écho notamment aux Pays-Bas, mais fut superbement ignorée par les médias belges. Voir :

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/01/04/un-universitaire-belge-brise-l-omerta-climatique.html

Les exposés devant les parlementaires se résumaient en plusieurs points dont:

  •  La collusion entre la politique et une science lissée allergique à toute contestation.
  •  La mise en évidence du caractère naturel et cyclique des changements climatiques, sans qu’il soit besoin d’y faire intervenir les activités humaines,
  •  Le caractère aléatoire des modèles utilisés par le GIEC, et de ce fait des prévisions erronées qui en découlent.

Les propos étaient étayés par une projection de graphiques très explicites.

Comme on sait, il est plus facile en Belgique de débattre de tous les problèmes possibles,même les plus délicats, plutôt que mettre en cause la parole sacrée du GIEC.

La première réaction ne se fit pas attendre : le Groupe Ecolo-Groen, affichant une nouvelle fois l’intégrisme bien connu de ce groupe pour tout ce qui ne partage pas inconditionnellement ses vues, boycotta l’exposé, dans un déni intégral du débat non seulement scientifique, mais surtout démocratique.

Cette prise de position constitue un parallèle éclatant et non équivoque avec la position récente de Monsieur JP Van Ypersele, vice-président du GIEC, aboutissant à l’annulation d’une conférence-débat sur le sujet : mêmes stratégies, même combat.

L’article du site web d’Ecolo est révélateur à cet égard : maniant à plaisir la mise en cause des personnes, avec des arguments forcément faux ou auto-proclamés tels que la magnifique phrase « la Communauté scientifique unanime des climatologues ».

http://web4.ecolo.be/?Ecolo-et-Groen-refusent-de-perdre

Je ne peux que les engager à consulter mes listes de « scientifiques sceptiques », toujours en cours d’élaboration, et dont je tiens d’ailleurs un exemplaire complet et mis à jour à leur disposition…(lol)

« Le consensus unanime du monde scientifique » a bien dû s’incliner un jour devant les arguments de Copernic, de Galilée, Hutton, Wegener, Lemaître et bien d’autres. C’est faire injure à l’esprit scientifique que d’affirmer qu’il n’y a plus de discussion possible, ainsi que le font régulièrement les dignes successeurs de la Sainte Inquisition.

Dans le journal « Le Soir », un article de Michel de Muelenaere était subtilement orienté dans le bon sens écologique, afin de mettre en garde les lecteurs contre ces deux comiques qui osent égratigner le GIEC, et dont l’incompétence n’a d’égale que les alliances suspectes.

Il n’en reste pas moins que pour la première fois, il a été démontré au monde politique belge que les GIECosceptiques ne sont pas nécessairement des hystériques incompétents manipulés en coulisse par l’argent de lobbies pétroliers.

C’est en soi une victoire et une excellente nouvelle.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS

Jo Moreau.

UN AUTRE REGARD SUR LES ANOMALIES DE TEMPERATURE GLOBALE

PREFACE

Dans cet article, le Professeur Henri Masson, Dr. Ir., interprète d’une façon innovante les données relatives aux anomalies de « température globale », et insiste sur le caractère chaotique et par conséquent non-linéaire du système climatique.

Henri Masson fut l’organisateur d’une conférence-débat qui devait réunir Fred Singer et Claes-Goran Johnson, conférence qui fut annulée suite aux pressions exercées par Monsieur J-P Van Ypersele, vice-président du GIEC, voir : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2011/08/30/inquisition-climatique-inqualifiable-en-belgique.html

Je sais gré à Henri Masson d’avoir réservé la primeur de son article à belgotopia.

Jo Moreau.

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RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUEL CONSENSUS ? (32)

Suite n°32

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

-351 « Les seules « preuves » de l’implication des activités humaines dans le réchauffement climatique sont données par des modèles informatiques dont les résultats dépendent des paramètres qu’on y introduit. Et cela ne constitue pas des preuves. » Michael J Economides – PhD – Professeur au Chemical and Biomolecular Engineering University of Houston – Editeur de Energy Tribune. http://www.canadafreepress.com/index.php/article/17478

-352 « Comme scientifique, je crois dans les cycles naturels et la variabilité. La théorie du réchauffement global a quelques défauts. Les rapports alarmistes véhiculés par les médias peuvent avoir été exagérés ». Justin Berk – MS Météorologie – Professeur de Météorologie Stevenson University (USA) Météorologue auprès de médias TV. http://anhonestclimatedebate.wordpress.com/2009/03/05/global-warming-may-stop-for-years-or-decades/

-353 « Notre compréhension du système climatique est rudimentaire et insuffisamment fiable que pour élaborer des politiques gouvernementales qui coûtent des milliards de dollars, et n’auront en définitive aucun effet sur les changements climatiques ». John S. Theon – PhD – ex senior Nasa Atmospheric scientist – ex Science consultant Institute for Global Environmental Strategies. http://heartland.org/sites/all/modules/custom/heartland_migration/files/pdfs/24892.pdf

-354 « Après 20 ans de recherches, on est très loin d’avoir une réponse sur le rôle du CO2 émis par les combustibles fossiles dans le réchauffement climatique. Affirmer que le taux de CO2 augmente la température du globe est erronné ». Istvan E Marko- PhD- Docteur en chimie- Professeur Institut de la Matière Condensée et Nanosciences Université Catholique de Louvain (B) http://www.contrepoints.org/2011/12/10/59762-echec-du-sommet-climatique-de-durban-interview-exclusive-du-chimiste-istvan-marko

-355 « Le réchauffement climatique a beaucoup de causes controversées, naturelles ou d’origine humaine. Toutes des questions doivent encore être définies ». Zhen Shan Lin – Université normale de Fujian – Collège de Géographie – http://www.google.be/search?sourceid=navclient&hl=fr&ie=UTF-8&rlz=1T4GGLR_frBE284BE285&q=lin+zhen+shan#q=lin+zhen+shan&hl=fr&rlz=1T4GGLR_frBE284BE285&prmd=imvnso&ei=DeXxTs7CLoee-wau4dW5AQ&start=30&sa=N&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&fp=d137b03c69eaf4ca&biw=1024&bih=480

-356 « Le réchauffement climatique constaté au XXe siècle n’est statistiquement pas significatif ». Gerd Bürger – Potsdam Institute of Climate Impact Research (D) http://www.sciencemag.org/content/316/5833/1844.1.full

-357 « Il est difficile de mettre en évidence l’impact des activités humaines sur le climat de l’Antarctique ». David H Bromwich – PhD – Professeur Dept Géographie Ohio State University – Chercheur au Byrd Polar Research Center. http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/antarctique-le-point-faible-des-modeles-climatiques_10482/

-358 « Depuis 1880 environ il y a eu 4 périodes d’une trentaine d’années : 2 périodes de refroidissement climatique : de 1886 à 1915 et de 1946 à 1975, et 2 périodes de réchauffement climatique : de 1916 à 1945 et de 1976 à 2005. Ceci est régi par les phénomènes El Nino et El Nina ». Ian Wilson – Astronome – ex Operations Astronomer Hubble Space Telescope Institute. http://beforeitsnews.com/stories/by/0000000000048432

-359 « (Pour ce qui concerne les changements climatiques) je reste convaincu que la preuve ne peut reposer sur des hypothèses, et que l’humanité n’a aucun contrôle sur les changements climatiques. Guy LeBlanc Smith – PhD – ex Principal Research Scientist Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (AUS) http://www.garnautreview.org.au/ca25734e0016a131/WebObj/D0841990Responsetoissuepaper3-DrGuyLeBlancSmith/$File/D08%2041990%20Response%20to%20issue%20paper%203%20-%20Dr%20Guy%20LeBlanc%20Smith.pdf

-360 « La nature est cyclique, et le changement climatique est une réalité depuis la création de la Terre. Le catastrophisme climatique est très bien vu par les médias et les politiques ». Jean Laherrere – Géologue – Géophysicien – Spécialiste de la recherche pétrolière. http://aspofrance.viabloga.com/files/JL-FIG-climat-part1.pdf

-361 « L’idée (de la responsabilité humaine dans les changements climatiques) est devenue un dogme au sens propre, sur lequel même les scientifiques ne peuvent émettre de doutes sans passer pour des fumistes, être cloués au pilori, leurs résultats écartés des publications et leur carrière mise entre parenthèses ». Georges Rossi – Professeur de Géographie Université de Bordeaux – Chercheur au CNRS (F) http://www.abdistri.com/fileadmin/user_upload/ruptures/Histoire_d_une_re__769_ussite_le_re__769_chauffement_climatique_Georges_Rossi_de_l_Universite__769__de_Bordeaux.pdf

-362 « Tous ceux qui luttent contre le réchauffement climatique devraient réfléchir à ce que nous devrions faire si nous nous trouvions plutôt confrontés à un prochain refroidissement global ». Philip K Chapman – BS Physique et Mathématiques – MS Astronautique – Physicien – Astronaute Apollo 14 – http://www.populartechnology.net/2010/06/nasa-astronauts-skeptical-of-man-made.html

Des records climatiques « sans précédent » ??? : Anno 1473 : L’été de 1473 fut caniculaire et généra une sécheresse « sur presque toute la Terre » (sic) : la chaleur se prolongea depuis le mois de juin jusqu’en décembre. En Lorraine, les raisins sont mûrs le 8 juillet. A Dijon, les vendanges ont lieu le 29 août. Dans la région de Metz, les cerises sont mûres dès le 1er mai. La chaleur et la sécheresse sont si intenses que les cours d’eau sont à sec. Les forêts prennent feu, dont la forêt de Harz, en Allemagne. En Hongrie, le Danube peut être traversé à pied sec. Les légumes ne peuvent être récoltés à cause de la sécheresse. Il n’y eut ni froid, ni gelées jusqu’en février de l‘année suivante.

A suivre.

Voir les 31 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

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Jo Moreau.

LE CO2 ET LES RELATIONS INTERNATIONALES

Jusqu’il y a peu, je croyais que Istvan Marko était le premier universitaire belge à avoir osé briser l’omerta climatique soigneusement entretenue dans notre pays par le lobby entourant Monsieur JP Van Ypersele.

(voir à ce sujet mon billet « Un universitaire belge brise l’omerta climatique »).

Or, voici qu’un honorable correspondant, W Muyldermans, me signale un article paru en janvier 2010 dans le quotidien La Libre Belgique, dont vous trouverez le lien ci-dessous.

Olivier Cogels, l’auteur de l’article, est Professeur Extraordinaire à l’Université Catholique de Louvain (B), Docteur en Sciences Agronomiques et Hydrologie, Expert en Gestion des ressources en eau.

Il désigne sans détours les véritables enjeux de la gigantesque vague de propagande climatique qui submerge nos sociétés, quand la science n’a plus beaucoup voix au chapitre, étouffée par les intérêts politiques et financiers.

http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/555294/apres-copenhague-changeons-de-cap.html

Je vous recommande vivement la lecture de ce remarquable article.

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Jo Moreau

UN UNIVERSITAIRE BELGE BRISE L’OMERTA CLIMATIQUE

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Il y a peu, je vous conseillais un lien vers une interview accordée par un professeur de l‘Université de Louvain-la-Neuve au média informatique Contrepoints. Cette interview iconoclaste dans le paysage médiatique belge, n’y eut -à ma connaissance- aucun écho. Je la reprends in-extenso ici.

Jo Moreau

 

Chimiste de renommée mondiale, István Markó a pour collègue universitaire le vice-président du GIEC. Cela ne l’empêche pas d’être en désaccord total avec lui sur la question des changements climatiques. A l’heure où le sommet de Durban se solde par un échec cinglant, Contrepoints a rencontré ce chercheur atypique dans le paysage universitaire belge.

Le 27 janvier 2011 à Bruxelles, István Markó était invité à débattre des changements climatiques avec Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du GIEC. À l’entame du débat, le public est prié de répondre à ces deux questions : « Le réchauffement climatique est-il vraiment en train de se produire ? » et « Si c’est le cas, est-ce dû principalement aux activités humaines ? ». Une majorité de « oui » sanctionnèrent ces deux questions. Mais, après le débat, la proportion de sceptiques s’inversa. Les arguments du Pr Markó semblaient avoir conquis une grande partie du public. Depuis ce jour, Jean-Pascal van Ypersele refuse de débattre publiquement avec son collègue de l’UCL.

Docteur en chimie et professeur à l’UCL,, István Markó remet les pendules à l’heure, au moment où le sommet de Durban se solde par un échec. « Nous ne savons que peu de choses du climat terrestre, et les déclarations du GIEC sont utilisées dans un but politique ».

CP – Le Japon, le Canada, la Russie n’envisagent pas de prolonger le protocole de Kyoto. Les USA ne l’ont jamais fait. Est-ce que cela signifie qu’on va assister, à Durban, à un enterrement de première classe du protocole de Kyoto ?

IM – Il faut s’attendre à ce qu’on n’aille pas très loin. Le réalisme, une fois encore, l’emportera sur le dogmatisme. Prenez l’exemple de l’Allemagne : le gouvernement quitte le nucléaire sous la pression des Verts. Or, le nucléaire reste à ce jour la seule source capable de générer de l’électricité abondante et à cout compétitif à l’exception de l’hydro-électricité sans produire de CO2. Lorsqu’on quitte le nucléaire, on devient dépendant des autres pays. Le coût de l’électricité augmente pour le citoyen. De plus, les éoliennes et les autres sources d’énergie renouvelables ne sont pas capables de produire assez d’électricité pour couvrir la consommation. Il faut donc retourner à des centrales au charbon ou au gaz.

Je ne peux pas concevoir qu’un pays comme l’Allemagne ne construise pas en parallèle un système basé sur le gaz ou le charbon. Donc, qu’il en soit amené inévitablement à générer plus de CO2. Pourquoi, dès lors, l’Allemagne prolongerait-elle le protocole de Kyoto ? La Grande-Bretagne est en train de faire la même chose… Sans subventions étatiques, il est impossible d’être compétitif dans le domaine des énergies renouvelables. Or, avec la crise économique, les primes sont supprimées, voyez ce qu’on a fait en Belgique. Dans une écrasante partie du monde, les gouvernements se rendent enfin compte que les objectifs de Kyoto, en plus d’être inatteignables, sont extrêmement coûteux. En ces temps de crise de la dette, je me demande encore pourquoi l’Union européenne seule continue à pousser vers de nouveaux accords contraignants.

Quel est votre principal grief, envers le débat actuel sur le réchauffement climatique ?

– C’est qu’on mélange allègrement deux aspects: un aspect purement scientifique (y a-t-il réchauffement ? est-il dû à l’activité humaine ?) et un aspect « politique » (que fait-on ? quitter le nucléaire ? diminuer la quantité de CO2 dans l’atmosphère ?, etc.) Chacun de ces aspects doit être traité séparément. Or, en ce qui concerne la partie scientifique, on est très loin d’avoir une réponse, après plus de 20 ans de recherche, à la question principale, notamment le rôle des émissions de CO2 des combustibles fossiles dans le réchauffement climatique On ne fait que découvrir l’influence des phénomènes naturels sur le climat. Voyez l’expérience CLOUD faite par le CERN à Genève. Il n’y a aucune certitude vu la complexité du problème et des processus en jeu. Des paramètres particulièrement importants sont quasiment ignorés (par exemple, l’effet de serre du à la vapeur d’eau, notamment à travers les nuages…, la contribution du CO2 volcanique). Nous sommes clairement dans un système physicochimique chaotique et créer des modèles de projection, à notre niveau de connaissance actuel, n’a pas beaucoup de sens et induit tout le monde en erreur.

Surtout, affirmer que le taux de CO2 augmente la température du globe, est erroné.

La hausse de température précède l’augmentation du taux de CO2, comme cela a été mis en évidence dans les glaces de Vostock, datées de 240000 années ainsi que dans les données récentes du XXème siècle (Keeling). Le problème est l’observation (via des preuves indirectes) d’une augmentation de la température moyenne du globe. Dès lors, le discours officiel proclame que cette hausse provient de l’augmentation du CO2 dû à l’activité humaine. Désolé, mais aucune démonstration n’a été faite, même par le GIEC.

On est donc en droit, scientifiquement, de se demander si cela vaut la peine d’investir une telle quantité d’argent et de mettre en péril nos industries et nos sociétés, pour un résultat qu’on ne sait de toutes façons pas atteindre.

De nouveaux e-mails de ce que l’on appelle le « Climategate » ont été dévoilés, une fois encore, à la veille d’un sommet de l’ONU sur le climat. Que nous apprennent-ils de plus que la première série, sortie juste avant Copenhague en 2009 ?

– S’agit-il ou pas d’un hasard ? Je ne le pense pas, mais je n’oserai pas m’avancer làdessus.

Par contre, que nous apprennent ces courriels volés ?

Fondamentalement, rien de neuf. Les scientifiques restent des humains. En l’occurrence, ceux du CRU [un de principaux centre de recherche climatique] paraissent malhonnêtes dans leur interprétation des choses : courbes trafiquées, effacement de données, petits arrangements pour faire croire au réchauffement inéluctable. Ce qui m’inquiète, c’est que, contrairement à la presse anglo-saxonne, cette affaire trouve peu de retentissement dans la presse européenne continentale et Belge en particulier. Est-ce volontaire ? Y a-t-il eu des pressions ?L’impact de ces courriels sur l’opinion publique reste négligeable, à l’exception des personnes qui s’informent via le Net. C’est regrettable.

Et c’est néfaste pour le débat scientifique ?

– Absolument ! De nos jours, il y a des idées qui sont établies en dogmes. On y croit : ce n’est plus une question de science. C’est ainsi. Cela a été établi on ne sait par qui, on ne sait pas quand, mais c’est ainsi. Ces scientifiques, membres d’un grand organisme onusien, n’ont pas envie de voir mourir la poule aux oeufs d’or. Voilà pourquoi ils bloquent le débat en nous traitant, moi comme des millions d’autres à travers le monde, de « sceptiques » ou même parfois de « négationnistes ». Le pire, c’est que le monde politique et les médias y trouvent aussi leur compte. Les politiciens et les autres ont trouvé dans ces mensonges un moyen de faire admettre aux citoyens qu’il fallait vivre avec une énergie plus chère, avec une production d’énergie verte plus abondante, etc. La presse, elle, n’a jamais pris de position déontologique et de recul critique. Elle a répercuté les infos provenant du GIEC sans se poser de questions. On lit régulièrement que l’Arctique est en train de disparaître, alors que les études montrent le contraire. Idem pour les mouvements, naturels, de l’Antarctique. Mais je ne blâme pas les journalistes, même les scientifiques. Ils risquent de se heurter à une censure parfois violente, à un dénigrement.

Quel est votre sentiment aujourd’hui ? Vous pensez que l’humanité a perdu du temps et de l’argent en se fourvoyant dans un débat volontairement tronqué ?

– Avec le temps, de plus en plus de scientifiques devraient sortir du bois. On sent que le message du GIEC passe de moins en moins bien. Notamment grâce au travail d’internautes, qui montrent comment des graphes ont été trafiqués.

Dans les cénacles académiques, beaucoup de scientifiques ont eu peur pour leur avenir. Les choses sont en train de changer. Au début, je n’y connaissais rien en chimie environnementale. C’est en m’y intéressant, en discutant avec des géologues, des physiciens,… que j’ai constaté que je n’étais pas satisfait des réponses qu’on me fournissait. La climatologie, qui est une science récente, doit encore progresser énormément dans des tas de domaines : l’étude de l’impact des fonds marins, de l’atmosphère et du soleil,… tout cela est encore incompris aujourd’hui. Le mieux, pour la science, c’est qu’on nous laisse travailler sereinement, et sans parti-pris, à l’évolution de nos connaissances et qu’on arrête de nous faire croire que « le débat est clos »..

Qui visez-vous en particulier ?

– Tous ceux qui ont intérêt à poursuivre le martèlement publicitaire. Greenpeace, WWF et les autres vont, par exemple, s’obstiner dans leur combat idéologique. Moi, je crois qu’on va assister à un tassement de la quantité d’argent dépensé dans l’économie verte. Elle n’est pas viable, je le rappelle, sans subventions ou découvertes fondamentales majeures. Le politique va ouvrir les yeux, en raison de la crise. Le gouvernement japonais a constaté qu’il allait détruire son économie s’il continuait à subventionner l’économie verte. En Europe, on commence à se rendre compte de l’impact des mesures « vertes » sur le pouvoir d’achat des citoyens. Le fait que le nouveau gouvernement belge n’ait plus un ministre en charge du climat en dit long sur l’évolution de ces dernières années. Le problème, c’est que les recherches technologiques ne sont pas abouties. En matière photovoltaïque, par exemple, d’énormes progrès restent à faire. Mais il faut financer la recherche dans les domaines du futur. Cela veut dire demander aux politiciens d’avoir une vision à dix-quinze ans. Sur ce dernier point, je réserve toujours mon optimisme. 

 

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DEBOIRES PHOTOVOLTAIQUES EN NOVEMBRE 2011

Aux dires de certains, la filière des énergies renouvelables dont fait partie l’énergie photovoltaïque, doit remplacer les énergies dites fossiles, charbon, gaz, pétrole, ainsi que l’énergie nucléaire dans un avenir qualifié de proche.

Cette filière devrait également créer des dizaines de milliers d’emplois -sinon plus selon les déclarations d’un optimisme des plus débridés, -dont celles de Madame Merkel-, dans la mesure où on occulte pudiquement les emplois supprimés dans les filières dites classiques ou nucléaire. Areva, leader du nucléaire, vient à ce sujet d’évoquer un plan social dû à l’arrêt du nucléaire dans plusieurs pays, qui pourrait coûter à terme plusieurs milliers d’emplois dans le monde.

Je crains cependant que la technologie actuelle ne soit pas à la hauteur des espérances, tout comme l’éolien d’ailleurs, et n’est viable que par l’injection massive de moyens financiers par l’Etat, autrement dit par l’ensemble des contribuables.

Si on peut effectivement entrevoir de grands espoirs pour l’avenir, les moyens technologiques actuellement utilisés sont tout au plus d’amusants gadgets non rentables, et qui risquent de devenir rapidement obsolètes.

Voici quelques déboires survenus dans le seul mois de novembre 2011.

– 02.11 . L’Allemagne et la Grande-Bretagne réduisent le tarif d’achat de l’énergie produite par les panneaux solaires. Dans les deux pays, le tarif sera d’environ 0.20 € le kw/h.

– 02.11 :Le norvégien « REC » supprime 700 emplois dans le solaire et ferme 3 usines.

– 02.11 : L’entreprise allemande « SOLARWORLD » va déposer plainte pour dumping contre la Chine, qui subventionne à concurrence de 21 milliards d’euros son industrie de panneaux photovoltaïques. Cela permet à ses entreprises d’inonder le marché avec des panneaux à bas prix. http://www.euractiv.fr/tornade-subventions-solaires-chinoises-dirige-europe-article

– 02.11 : Un nouveau système de soutien à l’énergie photovoltaïque est mis en place au 01/11 par la Région Wallonne. « Avec la déductibilité fiscale et le compteur qui tourne à l’envers, ce mécanisme adapté permettra de garantir aux ménages qui investissent dans le photovoltaïque de rembourser une installation de bonne qualité en quatre ans, soit encore plus rapidement qu’aujourd’hui », selon le ministre wallon de l’Energie Jean-Marc Nollet (Ecolo). (belga) (Je rappelle que tout cela est en définitive payé par l’ensemble des contribuables, majoritairement par ceux qui ne peuvent investir dans ces aménagements).

– 04.11 : France : nouvelle baisse du prix de rachat de l’électricité photovoltaïque.

– 04.11 : La firme allemande « Q-CELLS » construit la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe. Je rappelle toutefois que Q-CELLS délocalise sa production vers la Malaisie.

 -04.11 : « ATS » , maison-mère de « PHOTOWATT » , prévoit de fermer l’usine française de Bourgoin-Jallieu, et de délocaliser sa production de panneaux photovoltaïques en Pologne et en Malaisie.

– 07.11 : « PHOTOWATT » , leader français du photovoltaïque, dépose le bilan. « Le marché subit la concurrence chinoise, qui n’a jamais pratiqué de prix aussi bas ».400 emplois menacés, le groupe avait déjà supprimé 72 emplois précédemment.

-09.11 : Une nouvelle technologie (à développer) , les cellules en polymère souple, rendrait les panneaux photovoltaïques bientôt obsolètes. http://www.voseconomiesdenergie.fr/actualite/panneaux-photovoltaiques/les-panneaux-photovoltaiques-bientot-inutiles/00104

– 15.11 : Les fabricants de cellules photovoltaïques confrontés à une surproduction mondiale. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/11/14/04016-20111114ARTFIG00652-l-industrie-solaire-mondiale-en-surproduction.php

-17.11 : La firme Lyonnaise « ECOSYSTEM Développement Durable » 120 salariés, dépose le bilan.

– 18.11 : L’ Ontario, qui offrait un super-tarif de rachat de l’énergie solaire, va réduire celui-ci

-18.11 : La Commission Européenne va probablement lever l’exception dont bénéficie le recyclage des panneaux solaires, soit probablement plus de 2.000 tonnes par an en 2020. Ils seront également soumis à la directive relative aux déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) qui contraint les industriels à recycler ce type de produit en fin de vie. De plus, la fabrication de panneaux solaires de couche mince devrait normalement être limitée. En effet, ces panneaux sont conçus à partir de Cadmium et de Tellure, deux métaux fortement toxiques.

 – 18.11 : Le réseau de franchisés du secteur photovoltaïque « SOLEIL EN TETE » , ayant compté 250 salariés, placée en redressement judiciaire.

– 21.11 : Avignon : Le patron de la firme « BSP » placé en garde à vue. « BSP » , spécialisée dans le placement de panneaux solaires et mise en liquidation, est soupçonnée d’une vaste escroquerie et fait l’objet de plaintes de 500 clients ayant investi chacun entre 25 et 30.000 euros pour des installations jamais ou partiellement installées. La firme a compté jusqu’à 50 salariés.

– 29.11 : « ISOFOTON » , vétéran espagnol du photovoltaïque, contraint de vendre sa technologie au Coréen SAMSUNG, qui investit dans l’entreprise.

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

UN UNIVERSITAIRE BELGE A CONTRE-COURANT

Monsieur Istvan Marko est Docteur en chimie et professeur à l’Université Catholique de Louvain.

Il est donc un confrère de Monsieur Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du GIEC.

Je ne résiste pas au plaisir (intense) de vous inviter à lire l’article en lien, où il exprime son sentiment sur le débat climatique actuel. Bonne lecture !

http://www.contrepoints.org/2011/12/10/59762-echec-du-sommet-climatique-de-durban-interview-exclusive-du-chimiste-istvan-marko

Jo Moreau