LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES DU PASSE (16)

Anno 1750 – 1774

Suite n° 16.

« Le contenu de la mémoire est fonction de la vitesse de l’oubli ».

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus l’homme serait responsable !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques, et relativise la notion même de « changements climatiques », ainsi que la définition d’un « climat stable » qui n’a jamais existé mais qu’on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir :
https://belgotopia.wordpress.com/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1/

 

Les années 1700 et suivantes sont caractérisées en Europe par de très nombreuses et destructrices chutes de grêle. Lorsque des tempêtes de grêle sont renseignées, il s’agit d’averses de grêlons d’une dimension inhabituelle.

Anno 1750 : Le 16 janvier, le niveau du Rhin est au plus bas suite à la sécheresse de ces derniers mois. France : « De mémoire d’homme, on n’a vu le niveau du Rhône si bas ni depuis autant de temps ». Le 30 janvier à Cork et en divers endroits d’ Irlande, on observe une marée tellement haute que toutes les rues sont sous eaux. Le même jour, une tempête d’une violence inhabituelle pour la saison cause de grands dommages à Bristol et Norwich. Succession de tempêtes en Angleterre les 10, 11, 20, 25 février, 8 mars, 3, 10, 26, 30 juin Le 17 mars, la Meuse déborde. En mars, Ostende est inondée suite à une « grande violence des flots » qui est aussi la cause de naufrages. Le 14 mai séismes dans la région de Bordeaux et ressenti jusque Lourdes. Le 11 juillet, violente tempête sur l’Angleterre avec de grands dégâts sur Londres, et nouvelle succession de tempêtes les 11, 12, 13, 16, 24 juillet . En juillet, vague de chaleur sur l’Angleterre. Le 5 août, grandes pluies et inondations en Ecosse. Le 11 août, une « quantité prodigieuse » de criquets est observée en Pologne, qui dévorent fruits et cultures. Le 15 août, inondations dans le Dauphiné. Sécheresse considérable en Provence. « le bétail est incapable de se relever des pertes subies depuis plusieurs années par le dérangement des saisons ». Le Rhône est si bas qu’on peut le traverser à cheval et à pied. Le 12 septembre, la chaleur est si insupportable que les habitants de Gênes ont déserté la ville pour un air plus frais à la campagne. De vastes forêts sont détruites par le feu. Le 30 novembre, violente tempête sur l’Angleterre qui cause également des submersions marines.

Anno 1751 : En janvier, crue de la Seine à Paris. Séisme et tsunami en Croatie, une île habitée est définitivement engloutie. Le 26 février, violente tempête sur l’Angleterre et l’Irlande qui cause de nombreux dommages. Autres tempêtes les 27 février, 21 avril, 20 mai. Le 7 mars, importante tempête sur Nantes, on compte 66 naufrages et la mort de 800 marins. Du 14 au 15 mars, une violente tempête ravagea la Bretagne .163 jours de pluie sur les Pays-Bas. La saison est généralement pluvieuse et humide. Eté caniculaire sur le Poitou. La sécheresse est intense sur le sud de la France. Le 30 août, crue de l’Elbe à Hambourg. Le 21 novembre, les pluies abondantes causent de nombreuses inondations en Angleterre. Le 8 décembre, ouragan sur Cadix, naufrage de 100 navires.

Anno 1752 : Le 14 janvier, tempête sur l’Angleterre. Autres tempêtes sur ce pays les 23 janvier, 18 février, 20 juillet. Violente tempête en Ecosse qui dure 3 jours à la mi-janvier. Le 15 janvier à Cadix, « le pire ouragan qu’on ait jamais vu » (confusion avec le 08/12/1751 chgt de calendrier ?) Le 8 mars, tempête sur Dublin (Irlande) suivie d’autres tempêtes les 22 et 30 mars, 14 et 26 août, 1, 19 septembre pendant 3 jours, 10 et 11 octobre, 4, 8, 10 novembre, 12, 14, 18, 19, 23 et 26 décembre. Violente tempête et nombreux dégâts sur l’Angleterre le 15 mars. Le 5 mai, 4 tornades sur le Lincolnshire. Le 29 juin, violente tempête sur Bristol. L’été est frais et humide à Londres, par contre, octobre y est chaud et sec. Les 25 et 26 août, violentes tempêtes sur le Kent et le nord-est de l’Angleterre, d’une violence telle que « les plus anciens ne s’en souviennent ». En septembre, de grandes quantités de pluie causent la crue du Danube et « d’incroyables dommages », aussi en Allemagne et en Tchéquie par la crue de la Moldau. Les 2 et 3 novembre, ouragan sur St Petersbourg et de grandes parties de l’ empire. Le 10 novembre, ouragan sur le Danemark. La sécheresse persiste dans le sud de la France. Le Rhône et la Durance se traversent à gué. Le 30 décembre, inondations à Bristol.

Anno 1753 : En février, inondations en Angleterre et en Irlande, causées par des pluies abondantes. En février, on rapporte une grande sécheresse en Espagne telle qu’on n’en a connu depuis de nombreuses années. Grande sécheresse sur le Portugal en mars. Le 6 mars, marées exceptionnelles sur la Sicile, la mer est si agitée qu’elle passe par-dessus les digues. Le 22 mars, marée exceptionnelle en Angleterre. Le 04 avril, ouragan et submersion des côtes région de l’île de Ré. Le 31 mai, ouragan sur Rome accompagné de grêle. Le nord de la France est affecté par une vague de chaleur et sécheresse de mai à début août, interrompue temporairement par de légères pluies, mais la sécheresse reprend ensuite jusque novembre. Dans le sud de la France règne un des étés les plus chaud du 18e siècle. Le 9 juillet, tornade en Pologne. Le pays est également affecté par une invasion de criquets. En août, inondations en Irlande. Le Rhin déborde en Allemagne et aux Pays-Bas. En décembre, nombreuses tempêtes sur le Danemark. Inondations aux Pays-Bas. Le 22 décembre, grandes inondations sur le pays de Liège, telles que de grandes étendues du pays sont sous eau. Nouvelles inondations en Allemagne, causant ‘d’incroyables dommages’.
L’année 1753 fut également caractérisée par un nombre inhabituel de grands incendies causés par la chaleur et la sécheresse à travers toute l’Europe, qui réduisirent de nombreuses cités en cendres.

Anno 1754 : En janvier, importantes inondations dans la région de Brême. Inondations destructrices également et tempêtes en Irlande, telles « qu’on ne s’en souvient ». Les inondations affectent aussi les Pays-Bas. En mars, violentes tempêtes en Espagne. Le 16 mai, tempête et inondations en Allemagne. Le 14 juin, ‘terrifiante » averse de grêle sur le pays de Galles, suivie d’averses de pluie causant une importante inondation. Autres inondations et tempêtes en Angleterre les 16 et 28 juillet, 12 août, 29 octobre, 5, 7 et 9 novembre, 12, 13,20 et 31 décembre. L’année est très sèche en France, principalement à la fin de l’hiver et au printemps, la Seine est pratiquement au niveau atteint en 1719. Le 26 août, tempête et inondations sur l’Allemagne.

Anno 1755 : En janvier, inondations en Alsace. Tempêtes et inondations en Angleterre les 17 mai, 10 juin, 5 et 7 juillet. 1 et 29 septembre. Grande sécheresse en Europe Orientale. Des tempêtes et un séisme désolent la Provence.
Séisme dans le Valais. Eté très chaud dans la région de Toulouse., Important tremblement de terre à Lisbonne suivi d’un raz de marée. 60.000 morts. Le tsunami qui s’ensuit est ressenti jusque sur les côtes de Flandre. Nombreux séismes sous-marins en Europe. En octobre, tempête et inondations dans le Piedmont. Le 27 décembre, séisme en Rhénanie et en Belgique orientale. Le Rhône atteint un niveau « jamais vu », toute la région de Arles est sous eau.

Anno 1756 : L’année est caractérisée par de nombreuses inondations. Tempêtes et inondations en Angleterre les 10 et 13 janvier (ouragans), 20 avril, 27 juin; en Irlande les 19 janvier, 11 février; en Ecosse en février (des phénomènes « terrifiants »). Grande tempête en Alsace. Le 18 février, séisme en Rhénanie et en Belgique orientale, également ressenti à Paris. En avril, gigantesque glissement de terrain en Norvège. Tempête sur l’île de Minorque.Grandes chaleurs en juin sur l’Allemagne. Le printemps et l’été sont froids en France. Le 16 juin, « quantité extraordinaire de grêle d’une grosseur prodigieuse » sur le Poitou. nombreuses inondations en novembre. Le 17 Août, « la plus terrible tornade qu’on ait vue en Europe » fait de grandes destructions et des morts à Padoue. Le 6 octobre, ouragan sur l’Angleterre, l’Irlande et les Pays-Bas. L’ hiver 1756 – 1757 est particulièrement doux en Belgique.

Anno 1757 : En février, nombreuses inondations en France, les crues sont si violentes qu’en Artois, hommes femmes et enfants sont emportés par les flots. En Angleterre, tempêtes et inondations les 6 mars (ouragan), 13 juillet, 15 août; en Ecosse le 6 février; en Irlande le 3 novembre. Le 3 mars, tempête sur Brest. Le 1 avril, ouragan sur la France. En été en France, sécheresse extrème qui crevasse profondément la terre, fait tomber les feuilles des arbres comme en automne, dessèche les raisins et ruine la vendange. Sécheresse sévère sur le Nord de la France. Eté très chaud sur l’Allemagne et l’Angleterre. Le 29 octobre ouragan sur l’île de Malte.

Anno 1758 : En juillet, inondations à Londres. Climat particulièrement doux en Ecosse. Le climat est humide, froid et variable sur le Sud de la France. Fortes inondations dans le Bas Rhin. Durant tout l’été, pluies abondantes sur la Suisse. Le 8 octobre, ouragan sur la Manche.

Anno 1759 : En France ni gel ni neige pendant tout l’hiver. Dans le sud de la France, « l’hiver fut un printemps continuel ». Le 10 mars, une violente tempête sur la Cornouaille cause « d’incroyables dommages aux navires et aux bâtiments ». De très violents orages sont observés durant l’été. Eté très chaud en France. Le 1 juillet, violente tempête sur le Danemark. Séisme dans le Bordelais. Le 23 août, séisme en Rhénanie. 5 mois de sécheresse en Alsace Moselle.

Anno 1760 : Le 20 janvier, séisme en Rhénanie et en Belgique orientale. Le 27 janvier, la rupture des digues du Rhin cause d’importantes inondations en Allemagne et aux Pays-Bas. Le 15 février, ouragan sur Londres. Le 22 mai, violente tempête sur l’ Allemagne. En été, nombreuses averses de grêle sur l’Angleterre et la France. Eté caniculaire sur le Poitou. Le 19 septembre, des trombes d’eau causent d’importantes inondations en Angleterre. En octobre, importantes inondations en Allemagne. Aux Pays-Bas, on dénombre 300 naufrages dûs à différentes tempêtes du 29 septembre au 31 décembre. Le 5 décembre, tempête sur les côtes anglaises. Séisme à Calais (date ?)

Anno 1761 : Le 1 janvier, ouragan sur Leeds. Sur l’année, pluies abondantes et inondations en Angleterre et en Irlande et sur le sud de l’Europe. Le 31 mars, plusieurs séismes sont ressentis à Cork (Irlande), à Madrid et les côtes espagnoles, à Bayonne, Bordeaux, Amsterdam, Lisbonne, les îles Canaries et les Açores. Le 8 avril, ouragan sur le sud de la France. En juin, août et septembre, averses de grêle destructrices en Angleterre. Eté chaud en France. Le 20 novembre, ouragan sur Londres.

Anno 1762 : En janvier et février, inondations en Angleterre, à Lisbonne et en Espagne. En mai, inondations en France. Inondation catastrophique aux environs de Tarascon. Juillet et automne très beau et très chaud en France. Chaleur excessive dans le sud de la France et sécheresse « extraordinaire ». Le 21 octobre, inondations à Dublin.

Anno 1763 : En Angleterre et en Irlande, et plus généralement sur toute l’Europe, année remarquable par les inondations et les hautes eaux, « telles que les plus anciens n’en avait jamais vues ». Nouvelle abondance de chutes de grêle, en France également. Le 1 février, ouragan et submersion des côtes dans la région des sables d’Olone. Le 26 février, ouragan sur le Worcestershire. En août, températures très élevées sur la France et la Belgique. Sécheresse excessive sur le sud de la France. 16 octobre – Séisme à Prats de Mollo. »vers les 3 heures du matin, il se produisit un tremblement de terre au Canigou « Il y eut de tels écroulements de rochers que les vallées en furent obstruées ; en sorte que les fortes pluies qui suivirent le même jour provoquèrent une terrible inondation, pendant que soufflait un vent impétueux d’Orient. Des maisons furent détruites, des passerelles emportées, ainsi que du bétail. Douze personnes furent noyées. » . Les 16 et 17 octobre, grandes inondations dans le Roussillon, faisant des dizaines de morts.

Anno 1764 : En janvier, grandes inondations en plusieurs endroits d’Irlande. L’année est à nouveau caractérisée par de nombreuses tempêtes de grêle dévastatrices en Angleterre, en France et en Allemagne. En été, vague de chaleur sur la France, la Suisse et la Belgique. Le 15 novembre, crue de la Seine à Paris.

Anno 1765 : L’hiver est modéré sur l’Europe, et particulièrement doux en Italie. Ensuite, nombreuses pluies, averses de grêle et inondations sur l’Europe et l’Irlande.
En été, très forte canicule sur l’ Europe, en août on relève +40°C en France.

Anno 1766 : Le 30 janvier, violente tempête de grêle sur Gibraltar, suivie le 3 février par une tempête destructrice. Les 14 et 15 février, grande tempête en Angleterre. Nouvelles tempêtes de grêle les 10, 13, 17 juillet en Angleterre. Le 21 juillet, ouragan sur Verdun où 12 morts sont décomptés. Inondations en Alsace Moselle. Des températures exceptionnelles sont constatées par endroit en France. Par contre, le sud de la France connait en automne des tempêtes et de grandes averses de pluie. Grandes inondations dans le Roussillon.

Anno 1767 : En janvier, marée très importante en Angleterre; en Essex, plusieurs îles sont submergées; dans le Suffolk, la mer arrive aux fenêtres des maisons. En février, de nombreuses rivières débordent en Angleterre, en Irlande et en Ecosse. Le 7 avril , tremblement de terre à Nantes à une heure du matin. Le 8 avril, grande tempête en Provence. Nouvelles averses de grêle destructrices en Europe.Après un froid rigoureux, la chaleur ne revient qu’en mai; elle est extrême jusqu’en septembre. On relève +39°C les 25 Juin, 20 Juillet, 9, 10, 14 Août. Certainement l’un des étés les plus chaud du siècle en France, car Mai et Septembre furent également chauds. Le niveau de la Seine est au plus bas à Paris. Inondations en Juin, Octobre et Novembre.

Anno 1768 : En France, grande douceur dans la deuxième moitié de février. De juin à octobre, nombreuses averses de grêle en Europe, avec des grêlons aussi gros que des oeufs. Cette année et suivantes, « quantité prodigieuse de sauterelles » dans le sud de la France. En septembre importantes inondations en Ecosse

Anno 1769 : Séisme dans le Vaucluse. L’été est frais en France.

Anno 1770 : Le 22 juin en Bretagne : Secousses dans la région de Dol. Le marais est subitement envahi par les eaux. L’été est froid en France. Inondations catastrophiques sur le flanc nord des Pyrénées, de l’ Ariège, du Piémont, cataloguées comme une des pires inondations de l’histoire. Inondations en Seine et Marne. En novembre, inondations meurtrières à Coventry.

Anno 1771 : Le 2 février, violente tempête sur le nord-ouest de l’Angleterre. Inondations sur le nord de l’Angleterre. En été, grandes chaleurs et absence de vent en Provence. Le 1 août, « incroyables destructions » suite à une inondation aux environs de Hambourg. Grands dommages dans la région de Namur suite à des averses de grêle, certains grêlons ont un poids de 3,6 kgs.

Anno 1772 : « Il y eut de fréquentes inondations pendant l’hiver, les maladies putrides continuèrent leurs ravages ». Fin février, douceur remarquable en France. Fréquentes averses de grêle destructrices sur plusieurs pays d’Europe. Le 21 août, le niveau de la Tamise est si bas qu’on peut la traverser à pied. Grandes inondations en Ariège. Séisme dans le Poitou. En France et plus généralement en Europe, de grandes chaleurs débutent en juin jusque septembre. Sécheresse sur plusieurs régions. L’été est torride sur la Provence, avec une absence de vent, mais entrecoupé d’averses violentes. Le 7 septembre, importantes inondations dans l’ouest de l’Ecosse. Le 25 septembre, tempête sur Londres. Le 25 décembre, séisme à Prats de Mollo. « … à 5 heures du matin, la terre trembla. Des maisons furent lézardées et sérieusement endommagées. Ce tremblement fit tarir les sources ».

de 1773 à 1784, succession d’étés très chauds en France, en Angleterre, en Suède, aux Pays Bas.

Anno 1773 : Le 26 février, ouragan sur l’Angleterre. En mars, tempête sur l’Angleterre et la France. Torrents de pluie sur l’Irlande. En mai, violentes chutes de grêle en Lorraine. Canicule en août. A Paris on relève 39,4° en août . Le 18 août en Bretagne, un orage terrible, accompagné de tonnerre et suivi, selon Habasque, d’un tremblement de terre provoque la rupture de la chaussée de l’étang du Minihy près de Châtelaudren. Le Leff déborde. A Saint-Brieuc, le même orage emporte un pont de pierres élevé en 1756 par le duc d’Aiguillon. Sécheresse et chaleur excessive dans le sud de la France. Séisme dans le Dauphiné. Le 16 octobre, ouragan sur Oxford. Le 10 novembre, inondations catastrophiques à Venise et Naples. Le 15 novembre, inondation à Anvers. Le mois de décembre est particulièrement doux en Alsace Moselle.

Anno 1774 : Le 9 mars, importantes inondations dans la région de Londres. En mai, violentes tempêtes sur la Saxe. Nouvelles averses de grêle qui ravagent des régions anglaises et françaises. Chaleurs insupportables dans le sud de la France. En Angleterre, fréquentes violentes tempêtes en septembre, novembre et en décembre. Le 28 septembre, violente tempête en Méditérrannée.

Jo Moreau

A SUIVRE

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LA PEUR DU RECHAUFFEMENT ET L’EXCES DANS LA MALEDICTION.

 

 

Jacques Le Goff était un historien de réputation internationale, médiéviste et ancien directeur de l’Institut des Hautes Etudes en Sciences Sociales, décédé en 2014. En 2010, il rédige un article paru notamment dans « Le Monde », qui garde toute sa pertinence aujourd’hui. (1) Plusieurs historiens ont comme lui fait un parallèle entre les grandes peurs du moyen-âge et l’effroi obsessionnel des changements climatiques actuellement répandu dans le public. (Voir notamment (2) et (3). )

Jo Moreau.

« Historien du Moyen Age, j’ai consacré l’essentiel de mes recherches et de mes publications à restaurer l’image d’époque des ténèbres que la Renaissance puis l’époque des Lumières avaient donnée à cette période de notre histoire.

Le Moyen Age m’est apparu comme une époque créative et innovante qui, de la croissance agricole à Dante, en passant par les universités et les cathédrales, avait été un grand moment de la construction de notre civilisation européenne. Je n’ai pas caché qu’il présentait des manifestations d’irrationalisme tout à fait dépassées comme la peur du Diable, la peur de l’Antéchrist, ou la peur de la fin du monde.

Or je crois voir et entendre dans la plupart des médias une renaissance de ces côtés arriérés que je croyais disparus. L’écologie, la peur du réchauffement climatique engendrent des propos producteurs de transes et de cauchemars. Certes, nous devons accorder plus d’attention qu’on ne l’a fait en général dans les décennies précédentes au respect de l’environnement, et prendre des mesures de précaution face à d’éventuelles conséquences graves d’un réchauffement climatique. Il faudrait par ailleurs que ces affirmations et ces craintes soient justifiées par l’opinion de personnes compétentes, et il conviendrait que leurs propos ne soient ni déformés ni exagérés.

Puis-je souligner que les peurs qui sont ainsi suscitées d’une façon souvent irrationnelle ont pour conséquence certaine et vérifiée qu’elles frappent encore plus les populations à l’existence difficile et précaire ? L’incroyable assaut à la consommation de la viande contribue largement aux graves difficultés des agriculteurs, une catégorie sociale sur laquelle l’Europe s’est en partie fondée. Le coût élevé de l’alimentation bio écarte un peu plus les pauvres de la table des riches et rajoute aux difficultés des habitants de pays émergents chez qui la famine fait de cruels ravages.

Voilà, me semble-t-il, le type de problème qui réclame toute l’énergie des nantis : la lutte contre la faim, les maladies, la mort, pour l’équilibre social et pour la mise à niveau des pays émergents. Qu’on n’oublie pas non plus que l’excès dans la malédiction peut aller à l’encontre de son objet. Les critiques énoncées posément et rationnellement justifiées sont les plus efficaces.

Comment peut-on réduire à l’écologie le programme économique, social et politique que doit présenter tout parti en démocratie ? Le souci de l’environnement ne doit être qu’un des sujets d’un programme plus large et plus profond. Cet abus me semble se rattacher à la regrettable obsession que je cherche par ces lignes à faire rentrer dans le cadre de la raison, sans pour cela rester les bras croisés devant les réels efforts que demande l’environnement. Il m’est souvent arrivé de m’insurger contre les personnes parfois éminentes qui disaient « nous ne sommes plus au Moyen Age ». Aujourd’hui, face à ces transes, j’ai envie de dire moi aussi : nous ne sommes plus au Moyen Age. «

(1) https://www.lemonde.fr/idees/article/2010/03/13/nous-ne-sommes-plus-au-moyen-age-par-jacques-le-goff_1318665_3232.html?
(2) https://belgotopia.wordpress.com/2017/07/05/la-chasse-a-l-heresie-climatique-au-xxie-siecle/

(3) https://belgotopia.com/2017/07/10/un-discours-recurrent-le-changement-climatique/

 

 

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ISTVAN MARKO : UNE PERTE IMMENSE.

grcc (6)

J’ai eu l’immense honneur et le plaisir de côtoyer à de multiples reprises le Professeur Istvàn Marko.

C’était vraiment une personnalité exceptionnelle, tant sur le plan humain que scientifique. Sa disparition inopinée laisse un vide profond, et un grand désarroi parmi ceux qui l’ont connu. Samuel Furfari vient de parfaitement le décrire, voici un extrait :

« Homme bon, sa grandeur d’âme qui se déclinait dans la simplicité, la joie et l’amitié. Jamais la grosse tête et toujours le mot pour rire. (…) Homme de conviction, il ne s’embarrassait jamais d’apparaître comme politiquement correct. Il disait les faits tels qu’ils sont que cela plaise ou non. (…) Il est ainsi devenu la référence du climato-réalisme en Belgique et ailleurs ce qui lui a valu bien des inimitiés et des coups bas mais aussi la reconnaissance et l’admiration de tant d’autres. Pas besoin d’être climatologue pour interpréter un graphique disait-il. Si le graphique montre une chose il faut l’admettre que l’on soit ou non climatologue. Il savait aller dénicher les interprétations erronées et les présentaient avec pédagogie. (…) Istvan Marko restera un exemple pour ceux qui ne se contentent pas du politiquement correct. Rencontrer un tel homme scientifique, humble, rigoureux, compétent, respectant les étudiants, simple et jovial est exceptionnellement rare. Il était un vrai libre-exaministe ».

Une réaction de chimie organique porte son nom. Il a été le président de l’European Chemical Society. Il enseignait la chimie organique à l’Université Catholique de Louvain, et également en Chine.

Je compte reprendre un maximum d’articles le concernant, malheureusement des circonstances familiales m’ empêcheront une certaine continuité.

Voici le premier billet que je lui consacrais en janvier 2012. 

Il y a peu, je vous conseillais un lien vers une interview accordée par un professeur de l‘Université de Louvain-la-Neuve au média informatique Contrepoints. Cette interview iconoclaste dans le paysage médiatique belge, n’y eut -à ma connaissance- aucun écho. Je la reprends in-extenso ici.

Jo Moreau

 

Chimiste de renommée mondiale, István Markó a pour collègue universitaire le vice-président du GIEC. Cela ne l’empêche pas d’être en désaccord total avec lui sur la question des changements climatiques. A l’heure où le sommet de Durban se solde par un échec cinglant, Contrepoints a rencontré ce chercheur atypique dans le paysage universitaire belge.

Le 27 janvier 2011 à Bruxelles, István Markó était invité à débattredes changements climatiques avec Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du GIEC. À l’entame du débat, le public est prié de répondre à ces deux questions : « Le réchauffement climatique est-il vraiment en train de se produire ? » et « Si c’est le cas, est-ce dû principalement aux activités humaines ? ». Une majorité de « oui » sanctionnèrent ces deux questions. Mais, après le débat, la proportion de sceptiques s’inversa. Les arguments du Pr Markó semblaient avoir conquis une grande partie du public. Depuis ce jour, Jean-Pascal van Ypersele refuse de débattre publiquement avec son collègue de l’UCL.

Docteur en chimie et professeur à l’UCL,, István Markó remet les pendules à l’heure, au moment où le sommet de Durban se solde par un échec. « Nous ne savons que peu de choses du climat terrestre, et les déclarations du GIEC sont utilisées dans un but politique ».

CP – Le Japon, le Canada, la Russie n’envisagent pas de prolonger le protocole de Kyoto. Les USA ne l’ont jamais fait. Est-ce que cela signifie qu’on va assister, à Durban, à un enterrement de première classe du protocole de Kyoto ?

IM – Il faut s’attendre à ce qu’on n’aille pas très loin. Le réalisme, une fois encore, l’emportera sur le dogmatisme. Prenez l’exemple de l’Allemagne : le gouvernement quitte le nucléaire sous la pression des Verts. Or, le nucléaire reste à ce jour la seule source capable de générer de l’électricité abondante et à cout compétitif à l’exception de l’hydro-électricité sans produire de CO2. Lorsqu’on quitte le nucléaire, on devient dépendant des autres pays. Le coût de l’électricité augmente pour le citoyen. De plus, les éoliennes et les autres sources d’énergie renouvelables ne sont pas capables de produire assez d’électricité pour couvrir la consommation. Il faut donc retourner à des centrales au charbon ou au gaz.

Je ne peux pas concevoir qu’un pays comme l’Allemagne ne construise pas en parallèle un système basé sur le gaz ou le charbon. Donc, qu’il en soit amené inévitablement à générer plus de CO2. Pourquoi, dès lors, l’Allemagne prolongerait-elle le protocole de Kyoto ? La Grande-Bretagne est en train de faire la même chose… Sans subventions étatiques, il est impossible d’être compétitif dans le domaine des énergies renouvelables. Or, avec la crise économique, les primes sont supprimées, voyez ce qu’on a fait en Belgique. Dans une écrasante partie du monde, les gouvernements se rendent enfin compte que les objectifs de Kyoto, en plus d’être inatteignables, sont extrêmement coûteux. En ces temps de crise de la dette, je me demande encore pourquoi l’Union européenne seule continue à pousser vers de nouveaux accords contraignants.

Quel est votre principal grief, envers le débat actuel sur le réchauffement climatique ?

– C’est qu’on mélange allègrement deux aspects: un aspect purement scientifique (y a-t-il réchauffement ? est-il dû à l’activité humaine ?) et un aspect « politique » (que fait-on ? quitter le nucléaire ? diminuer la quantité de CO2 dans l’atmosphère ?, etc.) Chacun de ces aspects doit être traité séparément. Or, en ce qui concerne la partie scientifique, on est très loin d’avoir une réponse, après plus de 20 ans de recherche, à la question principale, notamment le rôle des émissions de CO2 des combustibles fossiles dans le réchauffement climatique On ne fait que découvrir l’influence des phénomènes naturels sur le climat. Voyez l’expérience CLOUD faite par le CERN à Genève. Il n’y a aucune certitude vu la complexité du problème et des processus en jeu. Des paramètres particulièrement importants sont quasiment ignorés (par exemple, l’effet de serre du à la vapeur d’eau, notamment à travers les nuages…, la contribution du CO2 volcanique). Nous sommes clairement dans un système physicochimique chaotique et créer des modèles de projection, à notre niveau de connaissance actuel, n’a pas beaucoup de sens et induit tout le monde en erreur.

Surtout, affirmer que le taux de CO2 augmente la température du globe, est erroné.

La hausse de température précède l’augmentation du taux de CO2, comme cela a été mis en évidence dans les glaces de Vostock, datées de 240000 années ainsi que dans les données récentes du XXème siècle (Keeling). Le problème est l’observation (via des preuves indirectes) d’une augmentation de la température moyenne du globe. Dès lors, le discours officiel proclame que cette hausse provient de l’augmentation du CO2 dû à l’activité humaine. Désolé, mais aucune démonstration n’a été faite, même par le GIEC.

On est donc en droit, scientifiquement, de se demander si cela vaut la peine d’investir une telle quantité d’argent et de mettre en péril nos industries et nos sociétés, pour un résultat qu’on ne sait de toutes façons pas atteindre.

De nouveaux e-mails de ce que l’on appelle le « Climategate » ont été dévoilés, une fois encore, à la veille d’un sommet de l’ONU sur le climat. Que nous apprennent-ils de plus que la première série, sortie juste avant Copenhague en 2009 ?

– S’agit-il ou pas d’un hasard ? Je ne le pense pas, mais je n’oserai pas m’avancer làdessus.

Par contre, que nous apprennent ces courriels volés ?

Fondamentalement, rien de neuf. Les scientifiques restent des humains. En l’occurrence, ceux du CRU [un de principaux centre de recherche climatique] paraissent malhonnêtes dans leur interprétation des choses : courbes trafiquées, effacement de données, petits arrangements pour faire croire au réchauffement inéluctable. Ce qui m’inquiète, c’est que, contrairement à la presse anglo-saxonne, cette affaire trouve peu de retentissement dans la presse européenne continentale et Belge en particulier. Est-ce volontaire ? Y a-t-il eu des pressions ?L’impact de ces courriels sur l’opinion publique reste négligeable, à l’exception des personnes qui s’informent via le Net. C’est regrettable.

Et c’est néfaste pour le débat scientifique ?

– Absolument ! De nos jours, il y a des idées qui sont établies en dogmes. On y croit : ce n’est plus une question de science. C’est ainsi. Cela a été établi on ne sait par qui, on ne sait pas quand, mais c’est ainsi. Ces scientifiques, membres d’un grand organisme onusien, n’ont pas envie de voir mourir la poule aux oeufs d’or. Voilà pourquoi ils bloquent le débat en nous traitant, moi comme des millions d’autres à travers le monde, de « sceptiques » ou même parfois de « négationnistes ». Le pire, c’est que le monde politique et les médias y trouvent aussi leur compte. Les politiciens et les autres ont trouvé dans ces mensonges un moyen de faire admettre aux citoyens qu’il fallait vivre avec une énergie plus chère, avec une production d’énergie verte plus abondante, etc. La presse, elle, n’a jamais pris de position déontologique et de recul critique. Elle a répercuté les infos provenant du GIEC sans se poser de questions. On lit régulièrement que l’Arctique est en train de disparaître, alors que les études montrent le contraire. Idem pour les mouvements, naturels, de l’Antarctique. Mais je ne blâme pas les journalistes, même les scientifiques. Ils risquent de se heurter à une censure parfois violente, à un dénigrement.

Quel est votre sentiment aujourd’hui ? Vous pensez que l’humanité a perdu du temps et de l’argent en se fourvoyant dans un débat volontairement tronqué ?

– Avec le temps, de plus en plus de scientifiques devraient sortir du bois. On sent que le message du GIEC passe de moins en moins bien. Notamment grâce au travail d’internautes, qui montrent comment des graphes ont été trafiqués.

Dans les cénacles académiques, beaucoup de scientifiques ont eu peur pour leur avenir. Les choses sont en train de changer. Au début, je n’y connaissais rien en chimie environnementale. C’est en m’y intéressant, en discutant avec des géologues, des physiciens,… que j’ai constaté que je n’étais pas satisfait des réponses qu’on me fournissait. La climatologie, qui est une science récente, doit encore progresser énormément dans des tas de domaines : l’étude de l’impact des fonds marins, de l’atmosphère et du soleil,… tout cela est encore incompris aujourd’hui. Le mieux, pour la science, c’est qu’on nous laisse travailler sereinement, et sans parti-pris, à l’évolution de nos connaissances et qu’on arrête de nous faire croire que « le débat est clos »..

Qui visez-vous en particulier ?

– Tous ceux qui ont intérêt à poursuivre le martèlement publicitaire. Greenpeace, WWF et les autres vont, par exemple, s’obstiner dans leur combat idéologique. Moi, je crois qu’on va assister à un tassement de la quantité d’argent dépensé dans l’économie verte. Elle n’est pas viable, je le rappelle, sans subventions ou découvertes fondamentales majeures. Le politique va ouvrir les yeux, en raison de la crise. Le gouvernement japonais a constaté qu’il allait détruire son économie s’il continuait à subventionner l’économie verte. En Europe, on commence à se rendre compte de l’impact des mesures « vertes » sur le pouvoir d’achat des citoyens. Le fait que le nouveau gouvernement belge n’ait plus un ministre en charge du climat en dit long sur l’évolution de ces dernières années. Le problème, c’est que les recherches technologiques ne sont pas abouties. En matière photovoltaïque, par exemple, d’énormes progrès restent à faire. Mais il faut financer la recherche dans les domaines du futur. Cela veut dire demander aux politiciens d’avoir une vision à dix-quinze ans. Sur ce dernier point, je réserve toujours mon optimisme. 

 

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LARSEN C, UN ICEBERG ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

Le détachement récent de l’iceberg géant du glacier Larsen C a fait les manchettes de l’ensemble des médias, qui, pour la plupart, ont immédiatement imputé cet événement au réchauffement climatique.

L’avis d’un spécialiste de la question qui a étudié sur place le glacier est beaucoup plus nuancé, et vous trouverez ci-dessous son appréciation sur le sujet. (1)

Dans une traduction « maison », comme d’habitude…

Bonne lecture !

Jo Moreau.

 

J’ai étudié Larsen C et son iceberg géant pendant des années – ce n’est pas une simple histoire de changement climatique

L’un des plus grands icebergs jamais enregistrés vient de se détacher du plateau de glace de Larsen C en Antarctique. Au cours des dernières années, j’ai dirigé une équipe qui a étudié cette plate-forme de glace et surveillé son évolution. Nous avons passé de nombreuses semaines à camper sur la glace en étudiant l’impact de la fonte en divers endroits – et à veiller à éviter les coups de soleil, merci à la mince couche d’ozone. Notre approche principale, cependant, est d’utiliser les satellites pour surveiller les événements.

Nous avons été surpris par le niveau d’intérêt porté à ce qui peut être simplement un événement rare mais naturel. Parce qu’en dépit des médias et de la fascination du public, la crevasse de Larsen et le «largage» des icebergs ne constitue pas une menace pour une élévation imminente du niveau de la mer, et tout lien avec le changement climatique est loin d’être évident. Cet événement est cependant un épisode spectaculaire dans l’histoire récente des plates-formes de glace de l’Antarctique, impliquant des forces au-delà de l’échelle humaine, dans un endroit où peu d’entre nous ont été, et qui modifie fondamentalement la géographie de cette région.

Ces plates-formes de glace se forment à l’endroit où les glaciers rencontrent l’océan, et où le climat est assez froid pour soutenir la glace au fur et à mesure qu’elle se développe. Situées principalement autour de l’Antarctique, ces plates-formes flottantes de glace de quelques centaines de mètres d’épaisseur forment des barrières naturelles qui ralentissent l’écoulement des glaciers dans l’océan et régulent ainsi l’ élévation du niveau de la mer. Dans un monde qui se réchauffe, les plates-formes de glace ont un intérêt scientifique particulier parce qu’elles sont susceptibles de provoquer à la fois un réchauffement atmosphérique au-dessus d’elles, et un réchauffement de l’océan en-dessous.

Dans les années 1890, Carl Anton Larsen, un explorateur norvégien, a navigué dans le sud de la péninsule antarctique, une branche de 1000 km de long du continent qui pointe vers l’Amérique du Sud. Le long de la côte est, il découvrit l’immense plate-forme de glace qui prit son nom.

Pour le siècle suivant, la plate-forme, ou ce que nous savons maintenant être un ensemble de plates-formes distinctes – Larsen A, B, C et D – est resté assez stable. Cependant, les largages soudains de Larsen A et B en 1995 et 2002, respectivement, et l’ accélération continue des glaciers qui les ont alimentés, ont concentré l’intérêt scientifique sur leur voisin beaucoup plus vaste, Larsen C, la quatrième plus grande plate-forme de glace de l’Antarctique.

C’est pourquoi mes collègues et moi-même sommes partis en 2014 pour étudier le rôle de la fonte de surface sur la stabilité de cette plate-forme de glace. Peu après le démarrage du projet, la découverte par notre collègue Daniela Jansen d’ une faille croissant rapidement à travers Larsen C nous a immédiatement fourni un phénomène important à étudier.

La nature au travail.

Le développement des fissures et le largage des icebergs fait partie du cycle naturel d’une plate-forme de glace. Ce qui rend cet iceberg inhabituel est sa taille – environ 5 800 km², ce qui est la taille d’un petit état américain. Il est également envisageable que ce qui reste de Larsen C sera susceptible de subir le même sort que Larsen B, soit s’effondrer presque entièrement.

Notre travail a mis en évidence des similitudes importantes entre le comportement antérieur de Larsen B et le développement actuel de Larsen C, dont nous avons montré que la stabilité pouvait être compromise. D’autres, cependant, sont confiants dans la stabilité future de Larsen C .

Ce qui n’est pas contesté par les scientifiques, ce sont les nombreuses années d’observation qui seront nécessaires pour savoir ce que deviendra le reste de Larsen C, qui commence à s’adapter à sa nouvelle forme, et comme l’iceberg, glisse progressivement et se désagrège . Il n’y aura certainement aucun effondrement imminent et, sans aucun doute, aucun effet direct sur le niveau de la mer parce que l’iceberg flotte déjà qu’il déplace son propre poids dans l’eau de mer.

Cela signifie que, malgré de nombreuses spéculations , il faudra observer pendant des années en quoi le comportement de la glace de Larsen C contribuera de manière significative à l’élévation du niveau de la mer. En 1995, Larsen B a connu un largage semblable . Cependant, il a fallu encore sept ans d’érosion graduelle de la glace avant que la plate-forme devienne suffisamment instable pour s’effondrer, et les glaciers retenus par elle ont pu accélérer leur glissement, et même alors la fonte de la glace de surface peut avoir influencé le processus d’ effondrement.

Même si dans de nombreuses années la partie restante de Larsen C devait éventuellement s’effondrer , la hausse potentielle du niveau de la mer sera assez modeste. Le total, même après des décennies, sera probablement inférieur à un centimètre.

Est-ce un signal de changement climatique ?

Cet événement a également été largement imputé au changement climatique, mais de façon trop simpliste. Cela n’est pas surprenant car les changements notables dans les glaciers et les calottes glaciaires sont normalement associés à la hausse des températures environnementales. Les effondrements de Larsen A et B ont précédemment été liés au réchauffement régional, et le largage de Larsen C constitue un record remontant à plus de cent ans.

Cependant, dans les images satellitaires des années 1980, la faille était déjà clairement un fait établi de longue date, et il n’existe aucune preuve directe qui permette d’imputer sa croissance récente au réchauffement climatique atmosphérique, celui-ci n’influençant pas assez profondément la couche de glace, ou au réchauffement de l’océan, qui est une source de modification improbable étant donné qu’une grande partie de Larsen C s’est récemment épaissie. Il est probablement trop tôt pour imputer directement cet événement au changement climatique généré par l’homme.

Adrian Luckman– PhD – Professeur de glaciologie et de télédétection – Université de Swansea – Expert en observations par satellites.

(1) https://theconversation.com/ive-studied-larsen-c-and-its-giant-iceberg-for-years-its-not-a-simple-story-of-climate-change-80529

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REMBARQUEMENT A LA PANNE EN 1940.

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Alors que sort le nouveau film « Dunkerque », il n’est pas inutile de rappeler que le rembarquement des troupes britanniques et d’éléments français et belges (16.000 soldats belges et néerlandais furent évacués) ne fut pas limité au seul port, mais s’étendit également aux plages de Malo les Bains, Bray Dunes ainsi qu’ à la localité de La Panne. Si ce fait est historiquement bien connu, il est cependant ignoré par de nombreux Belges, qui fréquentent cependant régulièrement cette agréable plage.

Le Général Lord Gort, commandant en chef du Corps expéditionnaire britannique, y établit son QG à la Zeelaan 21, afin de coordonner autant que faire se peut le rembarquement du BEF. Il préféra La Panne à Dunkerque pour l’existence de lignes téléphoniques directes avec Douvres.

Deux pontons d’embarquement furent construits à La Panne, constitués de camions sur lesquels étaient fixées des planches. Un de ces pontons fut construit en face du « Kursall », bâtiment qui existe encore aujourd’hui.

L’opération de rembarquement, qui porta le nom de code « Dynamo », permit l’évacuation de 338.000 hommes, dont 100.000 depuis la plage de La Panne.

Je rassemble ici quelques photos de La Panne à cette époque rencontrées sur Internet. Les habitués reconnaîtront sans peine beaucoup d’endroits familiers …

Jo Moreau

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UN DISCOURS RECURRENT : LE « CHANGEMENT CLIMATIQUE »

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Emmanuel Garnier est historien du climat et directeur de recherche au CNRS.

Voici quelques extraits d’une étude qu’il consacra au « Sociétés méditerranéennes à l’épreuve du climat 1500-1850 », extraits qui permettent de relativiser certains phénomènes météorologiques actuels. (1)

Bonne lecture !

Jo Moreau.

(…)
En revanche, l’observation effectuée sur le temps long écorne sérieusement le caractère « nouveau » de notre actuelle phase de Global Warming. En effet, deux pics thermiques se dessinent nettement, dont les niveaux rivalisent avec la crête du réchauffement en cours. Le premier correspondrait à un pas de temps compris approximativement entre 1665 et 1680 et le second, plus long, aux années 1700-1725. La première séquence est avérée dans les sources archivistiques avec des printemps et des étés plutôt ardents et à la clef, une succession de sécheresses qui se traduisent par les étiages des cours d’eau et le tarissement des fontaines publiques. Très nombreux eux aussi, les embâcles des fleuves ne doivent pas faire illusion sur la température ambiante. Dans leurs délibérations, les capitouls et consuls ne manquent pas de souligner que les eaux, à l’approche de l’hiver, sont anormalement basses. Ces faibles débits favorisaient certainement le gel du cours d’eau dès l’arrivée des premiers frimas. Les reconstructions de températures effectuées à cette occasion montrent que la température aurait augmenté de 1,8° C entre 1674 et 1684 au beau milieu du minimum de Maunder. Plus étonnant encore, est le niveau de température atteint à la fin du XVlle siècle et qui équivaudrait sensiblement à celui des années 1990. L’honnêteté intellectuelle commande néanmoins de préciser que cette poussée est de bien moindre durée que celle enregistrée par Météo France depuis 1980 (+ 1,8 °C jusqu’en 2000).
(…)

D’emblée, il convient de souligner le caractère permanent du sentiment de « changement » météorologique au cours des cinq derniers siècles. Les bases de données établies pour différentes régions de France attestent toutes, statistiques à l’appui, la certitude de nos ancêtres d’avoir assisté, à un moment ou à un autre, à un dérèglement général du climat.

Les « dérèglements du temps », que nous appellerions aujourd’hui les événements extrêmes, alimentent un discours millénariste à l’image du petit notable de Toulouse Pierre Barthès qui prétend se faire l’écho du sentiment général en matière de météorologie au tournant des années 1760. Constatant la succession des sécheresses printanières et estivales et des inondations de la Garonne en raison de précipitations automnales et hivernales toujours plus soutenues, il dénonce avec véhémence les « saisons depuis longtemps confondues », ainsi que « les monstruosités (événements extrêmes, invasion d’insectes) de toute espèce multipliées à l’infini… ». Loin du principe qui voudrait que la mémoire des anciens soit plus fiable que celle de nos contemporains, les exemples archivistiques abondent pour témoigner de la relativité de la mémoire humaine en matière climatique. Des calculs opérés à partir de la base de données méridionales montrent que l’espérance de vie moyenne d’un événement anormal, entre 1500 et 1900, est de l’ordre de 2 à 5 ans tandis que les phénomènes plus catastrophiques comme les inondations ou les sécheresses majeures survivent généralement dans les mémoires une trentaine d’années. Ce dernier pas de temps ne doit pas surprendre quand on sait que l’espérance de vie moyenne était de l’ordre de 28 ans vers 1750.
(…)

Face à ce qui fait figure de « nouveauté » dans les médias, la migration dite « climatique » est également un facteur de permanence historique. Les archives révèlent que le bassin méditerranéen fut affecté dans les années 1610-1615 par une sécheresse sans précédent dont les conséquences sociales furent largement plus dramatiques que les pires scenarii imaginés aujourd’hui. Inscrite dans la plaque de marbre des processions pro pluvia de la cathédrale d’Erice en Sicile, elle est aussi signalée dans les archives ibériques et languedociennes (Piervitali et al., 2001). Privée d’eau, la ville de Barcelone opte pour la construction de moulins à vent et exhume de ses archives des plans pour capter des sources depuis le Llobregat au moyen de coûteux canaux
(…)

Alors que l’on ne cesse de mettre en avant la vulnérabilité particulière et croissante du bassin méditerranéen à l’heure du changement climatique et d’une anthropisation galopante, en raison de son développement démographique et économique, le recours à l’expérience historique puisée au cœur des archives produites par les hommes apparaît comme une impérieuse nécessité. De facto, l’approche historique est un préalable pour qui veut prendre en compte à la fois la dimension culturelle du fait climatique et la prise en charge des risques engendrés par la nouvelle donne environnementale. Elle est à même d’évaluer plus précisément ses impacts pour déboucher sur la création d’outils d’aide à la décision dans le cadre de politiques globales de prévention et de gestion des crises futures. Les exemples développés dans cette contribution montrent à l’envi quelles incidences purent avoir les accidents climatiques du passé sur les sociétés méditerranéennes et leurs environnements. Cette réalité illustre la nécessaire sauvegarde d’une culture de la « conservation » fondée sur la capacité d’une communauté à acquérir et à développer, à travers l’histoire, la mémoire de son propre héritage en matière de survie. Sa préservation serait probablement très utile pour la création d’un système d’adaptation aux enjeux climatiques futurs.

(1) https://soe.revues.org/651

 

 

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LA CHASSE A L’ HERESIE CLIMATIQUE AU XXIe SIECLE.

Frank Furedi – PhD -Professeur de Sociologie à l’Université du Kent – Auteur de plusieurs ouvrages sur la Politique de la Peur – est un sociologue qui explore les réactions de notre société face à la peur, le risque et l’inconnu. Il pose la question : la persécution de la dissidence est-elle un danger pour la démocratie, la liberté et la vérité elle-même ? Il traite du déni appliqué notamment au débat climatique, alors que les GIECosceptiques sont traités de « deniers » outre Atlantique, ou de « négationnistes » dans nos belles contrées.

Voici de larges extraits de son texte (1), dans une traduction « maison ».

Bonne lecture,

Jo Moreau.

La société contemporaine est plus à l’aise avec des valeurs floues plutôt qu’avec une seule valeur à laquelle chacun pourrait adhérer. Au lieu de LA vérité, la société préfère une interprétation sur LES vérités. La célébration du non-jugement et de la différence peut être interprétée comme une tentative d’éviter d’avoir à poser des jugements moraux. Les éducateurs informent constamment les étudiants universitaires – en particulier dans les sciences sociales et humaines – qu’il n’existe ni réponse exacte ni erronée. Au lieu d’un code moral explicite, la société occidentale cherche à contrôler le comportement à travers une rhétorique diffuse qui évite de prendre position face à des questions existentielles fondamentales.

Paradoxalement, l’absence de clarté morale encourage le développement de comportements intolérants. Dans un monde où les moralistes professent la difficulté de distinguer clairement le bien du mal, il est important qu’une frontière soit tracée entre un comportement acceptable et inacceptable. L’Holocauste a été extrait de son tragique contexte historique, et transformé en une métaphore générique du mal. La pollution de l’environnement est associée à une représentation très visuelle de la dépravation morale. La découverte de nouveaux tabous fait partie du travail des chasseurs d’hérésie aujourd’hui. Les très rares exemples de mal indiscutable – la pédophilie, l’Holocauste, la pollution – sont constamment mis en évidence pour cibler les actes de transgression morale potentielle.

Au cours des deux décennies de ce 21e siècle, l’acte de déni est devenu la caractéristique la plus assimilée à l’ hérésie .

La stigmatisation du déni a dépassé le domaine des controverses historiques entourant les actes de génocide, à d’autres sujets de débat.Le déni  a acquis le statut d’un blasphème qui peut s’appliquer à diverses controverses. Un adversaire des climato-sceptiques constate que les formulations «changement climatique »,« réchauffement climatique », « impacts humains » contiennent en eux-même une forme de déni (dans le sens où elles admettraient des causes naturelles plutôt que l’exclusive responsabilité humaine).

Il semble que les croisés de la morale, dénonçant l’acte de déni à l’occasion de sujets de plus en plus diversifiés, ne peuvent plus le différencier d’une divergence d’opinion. L’inflation rhétorique des conséquences du déni est éclairée par le désir de construire une idéologie plausible du mal. Le terme même «déni» implique que ce qui est en jeu est le statut de la vérité. Ceux qui nient refusent délibérément de reconnaître la vérité évidente, ce qui les exclut d’avoir voix au chapitre.

Malheureusement, ne pas accepter une sagesse révélée est souvent interprété non pas comme un désaccord, mais comme un acte de déni – et avec la stigmatisation du déni, cette accusation a acquis la forme d’un blasphème laïc. La revue « Nature » a justifié ainsi son rejet d’ un livre écrit par un auteur sceptique sur la pensée écologiste dominante : « Le texte emploit la stratégie de ceux qui, par exemple, font valoir que les homosexuels ne meurent pas du sida, que les juifs n’ont pas été sélectionnés par les nazis pour l’extermination, et ainsi de suite. » La suggestion selon laquelle il existe une stratégie commune du déni utilisé dans ces trois problèmes à forte charge émotive trahit l’imagination conspirative des chasseurs d’hérésie.

La stigmatisation du déni est une ouverture vers une demande de censure, tendant à réduire au silence toute personne qui émet des doutes quant à la représentation catastrophique du changement climatique. De tels sceptiques sont fréquemment stigmatisés comme «deniers du réchauffement de la planète» et leur comportement est souvent comparé à celui des négationnistes antisémites de l’Holocauste. Certains avocats de la cause prônent une politique de tolérance zéro sur la justification de leur croisade: l’argumentaire utilisé pour condamner l’hérétique fait généralement appel à une autorité sacrée qui ne doit pas être remise en cause. Selon ce modèle, la «preuve écrasante» sert d’équivalent à la vérité religieuse révélée et ceux qui osent interpeller les «scientifiques de réputation incontestée» – c’est-à-dire une nouvelle caste sacerdotale – sont coupables de blasphème.

Les chasseurs d’hérésie qui accusent leurs adversaires d’un « déni écologique » préviennent également que «le temps pour disserter est révolu». Il semble que le déni écologique ou le refus d’adopter un discours écologique soit le préalable à une longue liste de «crimes écologiques». Ceux qui combattent la nouvelle hérésie ne peuvent souvent pas résister à la tentation de refuser tout débat. Certains prétendent que, comme les négateurs de l’Holocauste, ceux qui refusent d’avaliser le récit sacré sur le réchauffement climatique devraient simplement être réduits au silence dans les médias. « Il arrive un moment dans le journalisme où la recherche d’équilibre devient irresponsable », affirme Scott Pelley, journaliste de CBS, en justifiant cette censure orientée. De ce point de vue liberticide, les médias ont la responsabilité de réduire au silence les deniers du réchauffement planétaire par tous les moyens nécessaires.

Les combattants du déni ne se contentent pas seulement de réduire leurs adversaires au silence. Dans la tradition de la chasse à l’hérésie, ils veulent aussi infliger des châtiments à ceux qui nient la vraie vérité.

Le journaliste australien Margo Kingston a écrit « David Irving a été arrêté en Autriche pour déni de l’Holocauste » peut-être « y a-t-il lieu de faire en sorte que le déni du changement climatique soit une infraction ». Pourquoi? Parce que c’est un «crime contre l’humanité, après tout». David Roberts, un journaliste du magazine en ligne Grist , voudrait également voir les climato-sceptiques poursuivis au même titre que les criminels de guerre nazis. Avec le ton au vitriol caractéristique des inquisiteurs dogmatiques, il note que «nous devrions avoir des procès pour crimes de guerre pour ces bâtards», en ajoutant «une sorte de Nüremberg du climat».

Les arguments utilisés par les inquisiteurs dogmatiques suggèrent que le déni constituait l’arme employée par la religion traditionnelle pour classer des idées immorales ou dangereuses. Il y a longtemps, les théocrates se sont rendus compte que l’autorité de leur système de croyance serait renforcée si elle s’appuyait sur le fait que « Dieu punit l’impiété ». En outre, ils doivent également être punis en raison de l’impact néfaste que leur blasphème a sur les autres. Les inquisiteurs d’aujourd’hui ont adopté un point de vue semblable et insistent pour que, puisque les gens doivent être protégés contre l’incrédulité, sa répression constitue un comportement responsable.

(1) https://iainews.iai.tv/articles/21st-century-heresy-hunting-auid-491

 

 

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BELGIQUE, DECUMUL, ETHIQUE ET DEMOCRATIE.

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Les responsables de nos principaux partis politiques assoiffés de moralité et de bien public, ont proclamé la main sur le cœur, dans une une explosion de déclarations médiatiques, combien ils ont été trompés par une infime minorité de moutons noirs, et détaillé les moyens qu’ils déploient pour ramener plus d’éthique en politique. Une fois de plus.

Et de prôner de nouveaux textes et règlements devant éradiquer les pratiques défaillantes mais ô combien rémunératrices qui semblent la règle dans notre pays. Et cela ne date pas d’hier, pour ceux qui n’ont pas la mémoire courte.

Il me semble évident que l’éthique ne se décrète pas, et qu’il se trouvera toujours des profiteurs pour contourner tous règlements internes aux partis.

L’éthique doit imprégner l’état d’esprit de ceux qui s’engagent dans la représentation populaire, mais combien d’entre eux sont réellement habités par le seul but de servir, sans aucune autre arrière-pensée ? (j’allais dire par le seul but de servir, et non de se servir, mais c’eut été trop facile !).

Chaque parti avait déjà sa charte éthique, aussitôt signée et aussitôt oubliée.

Car le problème est immense. Après les problèmes de cumul de mandats, des nominations politiques pour les copains, restera ceux des intercommunales, des cabinets ministériels pléthoriques « doublant » les administrations, des milliers d’ASBL subventionnées et non contrôlées, de subventions aux syndicats par des entreprises publiques ou via les caisses de chômage, d’appels à des études ou des consultants hors de prix, de politiques environnementalistes et énergétiques soutenues par des incompétents notoires, j’en oublie et non des moindres.

En bref, le coût faramineux de la particratie belge et de la multiplication de gouvernements en tous genres, le tout financé par vous et par moi.

Et ces affaires touchent tous les partis, n’en doutons pas, soit par implication directe, soit par la volonté de ne pas voir .

L’engagement de respecter une éthique à priori est inutile. Par contre , instaurer une loi qui punit l’abus de fonction publique, comme il existe une loi commerciale qui punit l’abus de position dominante, par de très lourdes peines aussi bien civiles que pénales, freinerait peut-être les abus et les sanctionnerait certainement.

J’allais y ajouter la condamnation pour non-dénonciation de tels faits, mais on m’accuserait dès lors de favoriser la délation …. On place sa morale personnelle où on peut.

Maintenant, croire que la démocratie est sauvée parce qu’on empêche un bourgmestre de devenir député est une nouvelle fois de la poudre aux yeux, et promet à coup sûr des lendemains qui déchantent.

Pour une nouvelle loi électorale en Belgique.

Plus que jamais, l’inanité du système électoral à la proportionnelle éclate au grand jour : quel que soit le résultat des urnes, l’électeur n’aura en définitive pas voix au chapitre.

Si ce système apporte une certaine modération dans les orientations politiques et économiques, il empêche un choix clair du citoyen dans l’orientation qu’il souhaite donner à sa région.

Les élections ne sont là que « pour mémoire », pour faire joli dans le paysage des pays dits démocratiques et permet de continuer à faire partie de leur club. Mais encore une fois, il s‘agit ici de particratie et non de démocratie.

Le citoyen a l’impression -justifiée- que quel que soit son vote, celui-ci n’a aucune influence sur la direction du pays, et qu’en définitive la démocratie est confisquée par les états-majors des partis.
En effet, les coalitions obligatoires post-élections, font que l’accord de gouvernement qui s’en dégage n’a plus rien à voir avec le programme du parti pour lesquel le citoyen a voté.

Vous avez voté ? Bravo et maintenant rentrez chez vous, braves gens, car on ne vous demandera plus votre avis avant plusieurs années. Laissez donc faire ceux qui détiennent la connaissance , ceux que vous avez ou non élus, des gens sérieux qui savent mieux que vous ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Voici venir le moment privilégié où ils se retrouvent enfin entre eux, débarrassés de cette campagne électorale où tout fut discuté sauf les vrais problèmes, où chacun a pu contenter son ego devant les caméras, et exposer un programme dont tout le monde sait parfaitement qu’il ne pourra jamais être mis en oeuvre.

Plusieurs se poussent en avant, ravis de pouvoir coiffer l’autre au poteau, et s’autoproclamer Président de la Région, car là non plus on n’a pas demandé votre avis.

D’ailleurs chacun sait que vous n’êtes pas assez qualifié pour le donner.

Ce fameux accord de gouvernement, disais-je , assez dilué pour plaire à tous ceux qui devront s’en accommoder , assez fadasse pour que rien ne bouge, et surtout assez flou pour qu’aucune décision un peu trop volontariste soit appliquée. Et concocté avec des partis tout-à-fait minoritaires mais qui auront l’énorme pouvoir de faire tomber un gouvernement, ou d’imposer leurs vues afin d’en former un autre.

Non, l’électeur n’a aucun moyen d’exprimer sa volonté quant à un accord gouvernemental, décidé par les seuls présidents de partis, qui n’ont eux-mêmes aucune légitimité devant l’ensemble de la population.

Afin de redonner du sens à l’exercice de la démocratie, il serait impératif de modifier la loi électorale vers un scrutin majoritaire tempéré, d’introduire le référendum d’initiative populaire limité, d’obliger les élus à occuper la fonction pour laquelle ils se sont présentés.

Mais cela, c’est une autre affaire ! Et puis, le décumul ne va-t-il pas tout solutionner ?

Jo Moreau.

 

LE PROFESSEUR WERNER KIRSTEIN S’EXPRIME SUR LE CLIMAT.

Le Professeur Werner KIRSTEIN est un climatologue retraité de l’Institut de Géographie de l’ université de Leipzig, et « climato-sceptique » de longue date. Il vient d’accorder une interview à la chaîne RT en langue allemande, interview reprise par Pierre Gosselin sur son excellent site (1). (Pour autant que de besoin, rappelons que de nombreux climatologues et paléoclimatologues contestent les conclusions du GIEC).

Je vous la livre ici dans une traduction « maison ».

Bonne lecture !

Jo Moreau.

La chaîne RT en langue allemande a récemment diffusé une interview du climatologue à la retraite, le Prof. Werner Kirstein, concernant la décision du Président Donald Trump de se retirer de l’accord de Paris, et sur l’état actuel de la «science» du climat.

Kirstein est l’un des critiques les plus en vue d’Allemagne en matière d’aléas climatique. Il soutient que le réchauffement des dernières décennies est principalement dû à des causes naturelles consécutives à la fin du « petit âge glaciaire », et n’est donc pas surprenant.

Une invention.

Dans l’interview RT, au sujet du retrait récemment annoncé par Trump, Kirstein dit qu’il n’est pas surprenant que, dans le parti républicain, il y ait eu un certain nombre de politiciens qui, depuis 20 ans, n’ont pas cru aux changements climatiques dus aux activités humaines. Et qu’au cours des dix dernières années, « des centaines de scientifiques américains soutiennent que c’est une invention « , et ils l’ont même confirmé dans une lettre envoyée à l’ancien président Obama.

Kirstein conteste les allégations du GIEC selon lesquelles l’homme est responsable du récent changement climatique, nous rappelant que, dans le passé, le CO2 a toujours varié et que la part des activités humaines est insignifiante par rapport au CO2 émis par la nature.

Kirstein rappelle que le CO2 est « un gaz inoffensif », et la conclusion du GIEC établissant une corrélation entre la température globale et le CO2 sur la période de 1970 à 2000 est une erreur.

« Quand je me retourne et que je regarde l’histoire, il n’y a absolument aucune relation entre le CO2 et la température ».

Le GIEC, fondamentalement corrompu, s’appuie sur le marketing.

Sur la question de savoir pourquoi il y a tant de panique répandue par les médias sur une catastrophe climatique, Kirstein met en cause des intérêts économiques, et bien entendu les gouvernements peuvent toujours trouver des scientifiques disposés à suivre les scénarios-catastrophe – nommant l’ Institut PIK Potsdam par exemple. (2)

Il considère le GIEC comme une organisation portée principalement par des sociologues qui ont pour tâche de commercialiser les changements climatiques. Il cite Vincent Gray (3):  » Le GIEC est fondamentalement corrompu . » Kirstein précise au journaliste:  » Cela dit tout, n’est-ce pas? « Il ajoute: » Aujourd’hui, vous ne trouverez pas de scientifiques au GIEC, mais bien des scientifiques politiciens « .

Kirstein rappelle qu’il existe une grande différence entre l’environnement et le climat, et que si l’environnement doit être protégé, il n’a aucun rapport avec le climat.

La science climatique est mensongère.

Il n’est pas possible de faire croire aux gens que le CO2 est la cause d’une catastrophe climatique.

Au sujet du « consensus », Kirstein dit qu’il n’est pas le seul sceptique en Allemagne, ni dans le monde entier. Parmi les scientifiques qui insistent sur le fait que les activités humaines sont la cause des changements climatiques, il souligne que la plupart d’entre eux s’intéressent au financement.

Je connais certains collègues qui ne sont pas à Leipzig, et d’autres ici à Leipzig, qui profitent de financements. Dans les discussions privées, j’ai entendu: «Eh bien, vous savez, comment suis-je censé gagner ma vie?»

Il résume le facteur moteur de la recherche climatique, en utilisant un dicton célèbre:  » Ne mord pas la main qui te nourrit ».

Werner KIRSTEIN.

Photo RT.

(1) http://notrickszone.com/2017/06/27/retired-40-year-veteran-german-climatologist-co2-a-scapegoat-ipcc-a-marketing-organization/#sthash.BPv48Lm2.dpbs

(2) Potsdam Institute for Climate Impact Research.

(3) Vincent Gray – PhD Chimie Physique – fondateur du New Zealand Climate Science Coalition.

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DES COURS DE SCIENCE OBLIGATOIRES DANS TOUS LES CURSUS.

Dans un article du 25 mai 2016, le Dr Timothy Ball se penche sur la méconnaissance du public des principes de base de la méthode scientifique , et de la perméabilité à la manipulation politique qui en découle.

J’en reprends ici des extraits, dans une traduction « maison ».

Jo Moreau.

La science est omniprésente directement et indirectement dans toutes les phases de la vie moderne. Elle est de plus en plus présente dans les prises de décisions sociales, politiques et économiques prises par eux ou pour eux. 

Les « climato-sceptiques » s’efforcent d’amener la majorité des gens à prendre conscience des problèmes qui découlent de l’histoire du réchauffement planétaire causé par les activités humaines telle qu’elle est prônée par le GIEC. Le problème est beaucoup plus large parce qu’il se rapporte au manque de compétences scientifiques dans une majorité de la population. Des changements obligatoires dans la réflexion et les programmes d’études sont nécessaires.
J’ai été impliqué dans de nombreuses discussions sur les programmes d’études. Elles ont globalement échoué dans la réalisation de programmes utiles à l’élève et à la société, parce qu’ils étaient contrôlés par des gens qui veillent prioritairement à ce qui les intéressait ou qui les confortaient dans leur boulot, plutôt que donner à l’élève les outils nécessaires pour devenir un citoyen informé et efficace. 

Les étudiants ne disposent pas des outils nécessaires pour éviter d’être exploités. En effet, parfois, je pense que le système les maintient dans l’ignorance afin qu’il puisse les exploiter une fois devenus adultes. Les peuples de la forêt tropicale enseignent à leurs enfants ce dont ils ont besoin pour survivre dans le monde réel et dangereux dans lequel ils vivent. Nous ne faisons cela à aucun niveau. La plupart des jeunes apprennent plus sur la vie et eux-mêmes dans les jobs d’été à temps partiel, toute autre expérience étant jugée inutile et socialement coûteuse.

Michael Crichton, plus connu pour ses romans à base scientifique comme Jurassic Park, était diplômé de Harvard Medical School. Il a écrit un roman intéressant, « State of Fear », qui illustre la façon dont les écologistes abusent de la science et du réchauffement climatique pour l’accomplissement d’un agenda politique. Cette utilisation dévoyée fonctionne car 85 pour cent de la société n’est pas capable de distinguer la réalité. 
Je savais dès le début que l’objectif était de «prouver» à tout prix que l’homme était responsable du réchauffement planétaire (AGW). Je fus ainsi très tôt en phase avec le commentaire de Richard Lindzen, soit que le « consensus » sur le sujet a été atteint avant même que la recherche n’ait commencé.

Crichton a également prononcé un discours au Commonwealth Club à San Francisco le 15 septembre 2003. Voici ses remarques préliminaires.
« On m’a demandé de parler de ce que je considère comme le défi le plus important pour l’humanité, et j’ai une réponse fondamentale. Le plus grand défi pour l’humanité est le défi de distinguer la réalité de la fantaisie, la vérité de la propagande. Percevoir la vérité a toujours été un défi pour l’humanité, mais à l’ère de l’information (ou parallèlement, l’âge de la désinformation), cela prend une importance et une urgence particulières ».

Nous devons décider quotidiennement si les menaces auxquelles nous sommes confrontés sont réelles, si les solutions qu’on nous propose sont judicieuses, si les problèmes qu’on nous présente sont en fait de véritables problèmes ou des non-problèmes. Chacun d’entre nous a sa vision du monde, et nous savons tous que cette vision est partiellement formatée par ce que les autres personnes et la société nous disent, en partie générée par notre état émotionnel, et en partie par nos véritables perceptions de la réalité. 
Le thème principal de son discours est l’utilisation politique de l’environnementalisme comme religion pour l’endoctrinement et le contrôle. Sa conclusion est :

« Parce qu’en fin de compte, la science nous offre le seul moyen de sortir de la politique. Et si nous autorisons la science à devenir politisée, nous sommes perdus. Nous allons entrer dans la version Internet des âges sombres, une ère de peurs mouvantes et de préjugés sauvages, transmis à des personnes qui ne connaissent pas mieux. Ce n’est pas un bon avenir pour la race humaine: c’est notre passé. Il est donc temps d’abandonner la religion de l’environnementalisme et de revenir à la science de l’environnementalisme, et fonder nos décisions en matière de politique publique sur ce seul aspect ».

Comment résolvez-vous le problème alors que 85% des gens ne comprennent pas la science? Je suis d’accord avec Crichton au sujet de l’environnementalisme, mais c’est un problème plus large. Chaque facette de la société est influencée par la science et la technologie, et est susceptible de manipulation politique.
Pour moi, la réponse évidente est d’avoir des cours obligatoires en sciences. Ils devraient exister dès le primaire, au lycée et au collège, et à l’université. Tout le monde devrait savoir ce qu’est la science, comment cela fonctionne et comment elle a évolué. 

Si tout le monde connaissait la méthode scientifique, je n’aurais pas dû faire face aux défis que j’ai rencontrés lors de ma première présentation devant le Canadian Parliamentary Committee.
L’audience portait sur la question de l’ozone. Je ne voulais pas y assister parce que je savais que c’était un théâtre conçu pour exploiter politiquement un problème environnemental, mais je n’avais pas le choix.
J’ai été regroupé avec deux autres scientifiques et nous avons eu moins de temps de présentation au total que cinq «Amis de la Terre». Je me suis également rendu compte que les politiciens connaissaient peu ou rien de la science. Cependant, la présentation d’un des scientifiques m’a le plus dérangé. Il a présenté des données sur les niveaux d’ozone sur Toronto pendant une période où je savais que de telles mesures n’existaient pas. Je me suis rendu compte qu’il s’agissait en fait de données générées par un modèle informatique. Il n’a pas expliqué cela aux politiciens qui pensaient qu’il s’agissait de données réelles. 
J’ai moi-même expliqué qu’une hypothèse scientifique était semblable à de la spéculation basée sur quelques faits choisis. La science créait constamment des hypothèses qui, en cette période d’hystérie environnementale, ont reçu l’attention des médias, mais ont également attiré des personnes qui cherchaient des fonds de recherche. J’ai exposé que je pourrais produire plusieurs hypothèses basées sur quelques faits, illustrant des catastrophes mondiales. J’ai donné un exemple, l’effondrement potentiel du champ magnétique de la Terre et les dommages qui en résulteraient aux plantes et aux animaux sans la protection qu’il fournit. Je voulais savoir ce que mon gouvernement avait prévu pour protéger les citoyens.

Le défi pour les politiciens scientifiquement peu avertis, était de décider laquelle de ces spéculations menaçantes méritait leur attention. La réponse actuelle est de financer ceux qui vont faire avancer leur carrière. Ils le font en partie en raison de la nature de la politique, mais aussi parce qu’ils sont mal équipés pour poser un meilleur jugement. S’ils connaissaient et comprenaient la science et comment cela fonctionne, ce serait différent.

Si les gens savaient que la science implique de poser des questions constamment et, à l’occasion seulement, trouver des réponses, leur compréhension s’améliorerait considérablement. Les quelques réponses acceptables ne sont que celles qui ont résisté aux défis et finalement produit des prédictions précises. Ce que tous les « sceptiques » devraient faire, c’est montrer au public, en grande partie non scientifique, quand une hypothèse climatique n’a pas répondu à la plupart des contestations, et a produit des prédictions incorrectes.

Dr Timothy BALL – PhD – Climatologue – Président du Projet Ressources Naturelles (Canada) ex Professeur de Climatologie Université de Winnipeg (Canada)

http://drtimball.com/2016/compulsory-courses-for-any-curriculum-the-science-dilemma/

 

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