REMBARQUEMENT A LA PANNE EN 1940.

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Alors que sort le nouveau film « Dunkerque », il n’est pas inutile de rappeler que le rembarquement des troupes britanniques et d’éléments français et belges (16.000 soldats belges et néerlandais furent évacués) ne fut pas limité au seul port, mais s’étendit également aux plages de Malo les Bains, Bray Dunes ainsi qu’ à la localité de La Panne. Si ce fait est historiquement bien connu, il est cependant ignoré par de nombreux Belges, qui fréquentent cependant régulièrement cette agréable plage.

Le Général Lord Gort, commandant en chef du Corps expéditionnaire britannique, y établit son QG à la Zeelaan 21, afin de coordonner autant que faire se peut le rembarquement du BEF. Il préféra La Panne à Dunkerque pour l’existence de lignes téléphoniques directes avec Douvres.

Deux pontons d’embarquement furent construits à La Panne, constitués de camions sur lesquels étaient fixées des planches. Un de ces pontons fut construit en face du « Kursall », bâtiment qui existe encore aujourd’hui.

L’opération de rembarquement, qui porta le nom de code « Dynamo », permit l’évacuation de 338.000 hommes, dont 100.000 depuis la plage de La Panne.

Je rassemble ici quelques photos de La Panne à cette époque rencontrées sur Internet. Les habitués reconnaîtront sans peine beaucoup d’endroits familiers …

Jo Moreau

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JOURNALISME, INFORMATION OU PROPAGANDE ?

 

Participant un jour à un mouvement social couvert par nos chaînes TV, je fus effaré en visionnant le compte rendu qu’elles en firent, dénotant une méconnaissance profonde non seulement de l’historique de l’entreprise concernée (une des plus importantes de notre pays), mais également des motivations réelles du personnel en cause.

Comme il s’agissait là d’un problème que je connaissais bien, je réalisai alors l’ampleur de ce qu’on pouvait me faire avaler sur des sujets que je ne maitrisais pas…

La presse d’opinion, a parfaitement le droit d’avoir une lecture de l’actualité conforme à ses convictions philosophiques. Le public en est averti, et sait que Radio Vatican a une autre conception de la problématique de l’avortement que l’Humanité.

Mais la fraction de la presse se réclamant d’une certaine neutralité, et à fortiori les chaînes TV ou radio de service public qui sont devenues les principales sources d’information pour la majorité du public, ont des obligations plus fondamentales vis-à-vis du citoyen, et notamment un devoir d’objectivité. Voilà le grand mot lâché, auquel beaucoup de journalistes rétorqueront d’une manière définitive que l’objectivité n’existe pas, ce qui les dispense de tout effort en ce sens, et les autorise à une véritable manipulation consciente ou non de l’information.

Il en est de même de l’expression de la vérité. « La vérité n’existe pas », entend-on alors de toutes parts. Je prétends dans la foulée que la vérité existe bien, mais qu’on peut en faire des lectures très différentes, et participer dès lors à une manipulation du public, le plus souvent en toute connaissance de cause .

Celle-ci peut s’exercer de différentes manières.

Par exemple en donnant la parole à des spécialistes très orientés politiquement, tout en omettant de préciser leur couleur politique alors que celle-ci peut influer sur l‘opinion affichée. Que par exemple Madame Anne Morelli soit une habituée des plateaux et présentée comme historienne et spécialiste de l’histoire des religions, cela est la réalité et je n’ai rien à y redire. La manipulation commence quand on omet de préciser qu’elle se définit elle-même comme étant d’une sensibilité d’extrême-gauche, ce qui est son droit le plus strict, mais la moindre des choses serait alors de préciser cette orientation politique de nature à éclairer son analyse, et la perception que le public pourrait avoir de ses propos.

Il devrait en être ainsi pour tous les intervenants à un débat. Quand celui-ci rassemble un pannel de journalistes -nationaux ou internationaux- par exemple, il serait judicieux de connaitre l’orientation du média pour lequel ils travaillent.

Un autre exemple de manipulation est le choix orienté des dépêches qui seront reprises à l’antenne. Car de plus en plus, le travail journalistique se résume à reprendre tels quels les billets des agences de presse sans aucun travail de vérification ou de développement. Dans d’autres cas, la relation d’une actualité, dans le sens le plus large du terme, peut varier drastiquement suivant le JT regardé, depuis la RTBF en passant par RTL, France 2, LCI etc… Certains faits, indispensables à la compréhension d’un évènement, sont totalement passés sous silence par certains médias et mis en évidence par d‘autres, donnant ainsi une version parfaitement biaisée de l‘actualité. Désolé, mais je ne trouve pas cela « normal ».

Enfin, chacun constate les multiples apparitions à l’écran de certains intervenants, souvent issus de mouvances politiques très minoritaires, leur offrant ainsi un éclairage médiatique très interpellant.

Dans le domaine environnementaliste ou climatique, l’assujettissement des médias aux seules orientations des lobbies idéologico-politiques est encore plus flagrant. Car si la Science est neutre, les scientifiques ne le sont pas nécessairement. Un récent exemple flagrant fut une séquence du JT de la RTBF du 01 mars. Non content de faire une nouvelle fois l’amalgame trompeur et inexact entre pollution et changements climatiques, le présentateur relaye en la déformant l’étude d’un physicien de l’UCL (issu de l’Institut dirigé par Mr Van Ypersele), présentant comme une certitude ce qui n’est qu’une théorie: le retard sinon l’absence d’une nouvelle période glaciaire suite à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Le journaliste de service termine en affirmant que les changements climatiques que nous connaitrions sont plus rapides que jamais, ce qui est tout aussi largement contesté.

Les journalistes, ou leurs chefs de rédaction, ne font apparemment l’objet d’aucune surveillance, ni d’aucune sanction. Ils n’ont en fait de comptes à rendre qu’ à eux-mêmes, hormis le cas flagrant de fausse nouvelle. Mais même ce cas de figure, ne fera l’objet que tout à fait exceptionnellement d’une simple mise au point. D’autre part, il ne peut être bien entendu question d’une surveillance du travail journalistique, ce qui mènerait droit à la censure tellement prisée par les dictatures. C’est donc bien au journaliste lui-même qu’ incombe l’obligation morale d’analyser et de répercuter une information le plus objectivement possible, ce qui devrait être une ligne de conduite pour la presse qui se veut neutre, ou pour les organes dits de service public. Il serait alors impératif pour le journaliste de ne pas infléchir la réalité par la projection de ses propres convictions.

Or il faut réaliser que « l’orientation » idéologique de l’information est un des plus grands dangers que court notre démocratie. Les médias forment, ou déforment l’opinion publique. Hormis les cas de manipulation proprement dites, dirigée consciemment ou non (?) par les opinions personnelles du journaliste, se pose également le fait que l’information n’est pratiquement plus vérifiée. Aussitôt servie, aussitôt régurgitée, impliquée dans une véritable course de vitesse avec la concurrence, et surtout avec l’influence désastreuse d’internet et de ses fantasmes.

Il y a aussi la tentation de paraître brillant à l’antenne. Que ne ferait-on pour placer un bon mot qui fera l’admiration des confrères, mais amène parfois à tourner en dérision des hommes ou des institutions, et aboutira finalement à déconsidérer ceux-ci aux yeux du citoyen avec les conséquences désastreuses qui peuvent en découler. Quoi de plus énervant également de voir un journaliste interrompre à tout propos et sans véritable motif la personne interviewée, dans le seul but de se mettre lui-même en vedette.

Le journaliste d’un média dit neutre a une énorme responsabilité, qu’il n’assume que de plus en plus épisodiquement et imparfaitement.

Les « véritables » journalistes ont peu à peu été écartés de l’antenne, pour des motifs divers, et il faut bien constater l’amateurisme de certains nouveaux présentateurs(trices) de journaux TV , qui débitent des énormités sans même s’en rendre compte, sur le fond ou sur la forme, dénotant une carence profonde dans ce qui devrait être une honnête culture générale. Et là, les exemples foisonnent…

Jo Moreau.

UCL : BLACK-OUT SUR UN LIVRE ET ECHOS MEDIATIQUES

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Par le passé, j’ai suffisamment critiqué les médias dans leur ensemble, pour leur information orientée qui ignorait totalement les GIECosceptiques, soit ceux qui mettaient en doute tout ou partie des conclusions du GIEC. (climato-sceptiques ? Mais que je n’aime pas ce mot, aurait pu dire Monsieur Beulemans). Aujourd’hui, j’aimerais signaler certaines réactions réconfortantes, même si elles sont très limitées.

Depuis peu déjà, une certaine évolution se faisait jour, et on a pu constater plusieurs apparitions des iconoclastes du climat sur le petit écran. Une d’entre elles fut l’occasion mémorable de voir le Professeur Jean-Pascal Van Ypersele, par ailleurs vice-président du GIEC, refuser de se voir confronté à son confrère le Professeur Istvan Marko.

Les évènements récents survenus à l’Université Catholique de Louvain (1), à Louvain-La-Neuve, ont fait réagir deux médias belges parmi les plus importants , le quotidien « La Libre Belgique » et la station de radio « BEL RTL ».

Je reprends ci-dessous les passages qui me semblent importants, et réconfortants pour l’indépendance de certains d’entre eux. Indépendance tempérée cependant, car le journaliste de « La Libre » ne peut s’empêcher d’y ajouter certaines considérations de son cru ….(voir l’article complet) . Mais soit, il faut un début à tout…

Dans l’article de LA LIBRE BELGIQUE. (2)

À l’UCL, un professeur qui dérange Après la « vérité qui dérange » d’Al Gore sur le climat, voici le climato-sceptique qu’on fait taire.

(…) Ainsi, une rencontre était prévue le 13 février avec István Markó, professeur (climato-sceptique) de chimie à l’UCL et co-auteur de « Climat: 15 vérités qui dérangent » (Texquis Essais). Une semaine avant le jour J, la DUC publie sur sa page Facebook ce très laconique : « Il apparaît que pour cet événement, l’ampleur de la polémique nous empêche de l’organiser sereinement, ne fût-ce que sur le plan matériel. » (…) Le nombre de chaises disponibles ou la qualité du « drink » final semblent assez peu en cause. En coulisses, on évoque des pressions d’autres professeurs de l’alma mater. Ceux-ci, mécontents des théories mettant en doute le réchauffement climatique avancées par leur collègue, ont fortement encouragé la DUC à annuler la soirée. Alors, l’université, qui préfère mettre en avant sa « marque » Jean-Pascal van Ypersele, climatologue couronné avec Al Gore du prix Nobel de la paix en 2007, aurait-elle une brebis galeuse en son sein? « Pas un instant on a imaginé une levée de boucliers », s’étonne Geoffrey Wolters, directeur de la DUC contacté par LaLibre.be. « Les attaques allaient dans un sens très dogmatique, sur le mode ‘Comment peut-on donner la parole à quelqu’un qui profère des thèses pareilles?’. » (…) Un peu dépassé par les événements, le staff de la librairie laisse tomber. « On a mis les pieds dans quelque chose pour quoi on n’était pas taillés », déplore M. Wolters. Quant au principal intéressé, il regrette cette « loi du silence climatique » qu’on lui impose. Si István Markó dit ignorer qui se cache derrière l’annulation, il précise quand même à LaLibre.be que (…) »avoir fait pression sur la DUC, c’est honteux! Je suis étonné, pour ne pas dire plus, qu’on en arrive à interdire un débat sur un sujet scientifique où le politique a pris le dessus. » Du côté de l’université, le recteur Bruno Delvaux rappelle qu' »on ne fait pas de pression sur les académiques ». En vertu de la sacro-sainte liberté académique, la vénérable institution n’a pas à empêcher ce « brillant professeur de chimie » de parler. « Cette liberté académique est une valeur essentielle reconnue par la Cour constitutionnelle de Belgique et par la charte européenne des Droits de l’Homme », poursuit Bruno Delvaux.

BEL-RTL séquence du journal parlé de 18 h du 07 février

– Journaliste : Le climat est tendu au sein de l’Université entre ceux qui défendent les thèses du réchauffement climatique , dont Jean-Pascal Van Ypersele le vice-président du GIEC et ceux que l’on appelle les climato-sceptiques, la preuve, l’annulation de la présentation d’un livre ‘Le climat, 15 vérités qui dérangent ».

– Virginie Bouchonville, directrice de la librairie où devait avoir lieu cette présentations :  On a eu des pressions de professeurs. Des menaces c’est un grand mot, mais on nous a sommé d’annuler la conférence, çà oui.

– Istvan Marko, Professeur de Chimie et co-auteur du livre : C’est très choquant, mais il s’agit d’une partie relativement faible de mes collègues à l’ UCL. D’autres collègues m’ont d’ailleurs fait signe de leur soutien.

– Bruno Delvaux, Recteur de l’Université:  C’est une bisbrouille que je regrette, car elle sort du débat scientifique, dans sa forme d’abord, sur le fond ensuite, mais d‘abord dans sa forme. … on s’adresse à des cénacles qui rassemblent l’expertise pour faire tel ou tel commentaire ou appréciation

–  Journaliste : – Le professeur Marko se dit déçu, mais il n’en restera pas là et compte bien faire la présentation du livre en un autre lieu…

Des réactions médiatiques réconfortantes, disais-je, mais pas d’enthousiasme excessif ! Le droit d’exprimer publiquement une opinion climatique divergeante est, et continuera d’être l’objet d’un combat de tous les jours.

Ah, si des faits identiques avaient concerné une publication de Greenpeace au sein d’une université de Sotchi, à quelle indignation vertueuse n’aurions-nous pas assisté dans la totalité de notre presse ?! Mais tout ceci se passe aux portes de Bruxelles…

On ne s’attaque pas impunément à d’hyper-puissants lobbies politico-écologiques, financiers et industriels.

(1) https://belgotopia.com/2014/02/07/ucl-triste-victoire-des-integristes-de-la-climatologie/

(2) https://belgotopia.com/2013/06/05/interview-du-professeur-istvan-marko/

 

Jo Moreau

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réchauffement climatique,GIEC,CO2,UCL,http://texquis.com/texquis-essais/22-climat-15-verites-qui-derangent.html

Ou

http://www.amazon.fr/Climat-15-v%C3%A9rit%C3%A9s-qui-d%C3%A9rangent/dp/2930650052/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1368784858&sr=1-1&keywords=15+v%C3%A9rit%C3%A9s+qui+d%C3%A9rangent