SUR LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES (2)

Anno 300 – 499

Suite 2. 

 

« IL N’Y A DE NOUVEAU QUE CE QUI EST OUBLIE » (Melle Bertin)

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus l’homme serait responsable !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques, et relativise la notion même de « changements climatiques », ainsi que la définition d’un « climat stable » qui n’a jamais existé mais qu’on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir  : 

https://belgotopia.wordpress.com/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1/

 

Anno 300-336 : Une sécheresse sévit à Chypre pendant 36 ans, qui provoque l exode de ses habitants.

Anno 317 : L île de Thanet dans le Kent est ravagée par un raz de marée.

Anno 323 : L île de Ferne dans le Northumberland est détruite par un raz de marée, et tous ses habitants noyés.

Anno 330 : Les côtes du Lancashire sont ravagées par un raz de marée.

Anno 346 : En mars, des pluies continues occasionnent de grandes inondations en France.

Anno 349 : En Angleterre, 420 maisons sont détruites dans une grande tempête causant un nombre considérable de morts.

Anno 353 : Grande inondation en Angleterre, causant plus de 3000 morts.

Anno 357 : Grande sécheresse en été en Allemagne.Le Rhin peut être traversé à pied sec.

Anno 358 : Raz de marée sur les côtes anglaises. Plus de 5000 morts et de grands dommages.

Anno 362 : Grande chaleur et sécheresse en Angleterre. Les récoltes sont détruites.

Anno 368 : Raz de marée en Sicile causant de nombreuses destructions.

Anno 400 : (environ) Deuxième transgression dunkerkienne. Un énorme raz de marée accompagne une avancée de la mer du Nord qui se poursuivra pendant 300 ans. La mer pénètrera de 10 Kms à l’intérieur des terres.

Anno 416 : En Essex, une grande tempête détruit une grande partie de Colchester, tuant beaucoup d’habitants.

Anno 419 : Raz de marée dans le Hampshire et destructions dans Southampton.

Anno 439 : Grande sécheresse et famine en Angleterre.

Anno 441 : Raz de marée en Wales. Grandes destructions et nombreux morts.

Anno  451 à 453 : Période de sécheresse dévastant la Bretagne du diocèse de Vannes, suivies par de grandes inondations. 

Anno 458 : A York, une grande tempête détruit de nombreuses habitations et cause de nombreux morts.

Anno 480 : Sécheresse causant une famine en Ecosse.

A suivre.

Jo Moreau

SUR LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES (1)

Anno 7 – 299

« IL N’Y A DE NOUVEAU QUE CE QUI EST OUBLIE » (Melle Bertin)

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Et ceux qui avalisent aveuglément les conclusions du GIEC font des déclarations péremptoires à ce sujet, qualifiant souvent ces événements de « sans précédent ».

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques. Ce ne sont bien entendu pas des observations scientifiques, telles que nous les connaissons aujourd’hui. Les principales difficultés résident souvent dans la datation, au gré des transcriptions, le 1 peut se changer en 7, le 3 en 8 etc… Il se présente également des erreurs de transcription, voire de traduction qui se répercutent de scribe en scribe…

Mais dans leur grande majorité, ils décrivent des évènements réels, ayant affecté les populations de façon assez marquante que pour être consignés, ou ayant impressionné la mémoire collective. Voici la première énumération. Je n’ai repris que les pays de l’Ouest européen, mais il existe également d’autres sources très complètes pour d’autres aires géographiques, comme par exemple la Chine. Les années les plus anciennes sont bien entendu également les plus clairsemées…

Les sources sont nombreuses. Je m’en voudrais toutefois de ne pas mentionner : http://www.breadandbutterscience.com/Weather.pdf

-200 :  première  » transgression dunkerquienne » caractérisant une avancée de la Mer du Nord. 

Anno 7 : Grandes inondations dans la vallée de la Tamise. De nombreux noyés parmi les riverains

Anno 15 : Grandes inondations en Italie, autour du Tibre.

Anno 29 : Grandes inondations en Angleterre autour de la Trent River

Anno 33 : Grandes inondations en Angleterre dues à la Dee River

Anno 37 : Grandes inondations en Angleterre, autour de la Medway River

Anno 43 : Violente tempête en Méditerrannée.

Anno 48 : Inondations en Angleterre dues à la crue de la Tamise. Grands dommages et plus de 10.000 morts

Anno 68 : Raz-de-marée en Angleterre, dû à une éruption volcanique. L île de Wight est séparée du Hampshire

Anno 70:  Grandes chaleurs et sécheresse dans le nord de la Gaule. Le Rhin est à sec.

Anno 79 à 88 : Grande sécheresse en Italie débouchant sur une famine. Il se dit qu’en une seule journée, 10.000 Romains meurent. Les maisons sont remplies de cadavres.

Anno 80 Grandes inondations en Angleterre dues à la crue de la Severn River. Nombreux morts.

Anno 86 et 87 : Crues de la Medway River en Angleterre causant de nombreux morts .

Anno 95 Crue de la Humber River en Angleterre, qui inonde le pays jusqu’à 80 Kms au-delà des berges.

Anno 115 : Crue de la Severn River en Angleterre, causant plus de 5000 morts.

Anno 120 : Crue de la Meuse

Anno 125 : Grande crue de la Humber River en Angleterre.

Anno 131 : Raz-de-marée dans le Dorsetshire. La mer pénètre de plus de 20 miles dans les terres, faisant de nombreux morts et destructions

Anno 155 : Grandes inondations en Ecosse. Edinbourg connaît de grandes destructions.

Anno 167 : Grandes crues du Tibre en Italie.

Anno 214 : Grandes inondations en Angleterre, dues a la Trent River, qui déborde sur plus de 20 miles.

Anno 234 : Une grande tempête détruit des centaines d’habitations à Canterbury, tuant de nombreux habitants.

Anno 245 : Une avancée marine a lieu dans le Lincolnshire en Angleterre, engloutissant définitivement de grandes surfaces de terre.

Anno 277 Une grande tempête fait de nombreuses victimes à Londres.

Anno 280 : Lyon inondée.

Anno 298 Grande sécheresse et famine en Wales

 

A suivre

Jo Moreau

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L’ IMPORTANCE DE L’ENNUAGEMENT ET SA MODELISATION

CLIMAT 24

Dans une récente livraison, SCIENCE NEWS a publié un article expliquant le rôle primordial de l’ennuagement dans le processus climatique (1).

Les difficultés rencontrées pour une modélisation correcte de l’influence des nuages sur le climat est le sujet principal de cet article, dont je reprends ci-dessous quelques passages significatifs, dans une traduction « maison ».

Il serait toutefois abusif de considérer cet article comme «sceptique », car il détaille en fait les améliorations apportées à une modélisation plus fiable de ce phénomène atmosphérique, permettant des prévisions futures plus fiables qu‘actuellement.

Jo Moreau

Les nuages mènent une sorte de double vie. Leurs molécules, comme toute l’eau présente dans l’atmosphère, contribuent à l’effet de serre en interceptant le rayonnement infrarouge émis par la Terre, pour renvoyer une partie de cette énergie vers la surface de la planète. Mais les sommets blancs des nuages renvoient aussi, collectivement, près d’un quart du rayonnement solaire qui les atteint, en un effet obscurcissant la planète.(…)

Tout compte fait, les nuages refroidissent la planète par cette réflexion du rayonnement solaire beaucoup plus qu’ils ne la réchauffent par le biais de l’effet de serre. Sans eux, la surface de la Terre serait plus chaude en moyenne d’environ 5 degrés Celsius. »Les nuages sont vraiment au cœur du système climatique», explique Sandrine Bony, une scientifique du climat à l’Université Pierre et Marie Curie à Paris.(…)

Le dernier rapport du panel (GIEC AR5) , officiellement publié le 30 Janvier, estime une augmentation de température de 1,5 à 4,5 degrés dû au doublement des émissions de dioxyde de carbone. En d’autres termes, sept ans après le précédent rapport, l’incertitude a en fait augmenté. (…)

Modélisation de l’avenir. Les premières bonnes observations des nuages par satellite ont montré que les simulations climatiques obtenues par les superordinateurs utilisés pour prédire un réchauffement futur, étaient cohérentes. Mais ces simulations avaient tendance à produire trop peu de nuages et à exagérer leur pouvoir de réflexion. Les modèles ont également généré trop de tempêtes et n’ont pas réussi à reproduire les grandes tendances météorologiques. Beaucoup de problèmes découlent des simplifications que les scientifiques sont amenés à faire lors de la conception des modèles climatiques.(…)

Une résolution plus élevée est utile, dit Anthony Del Genio, qui développe des simulations à l’Institut Goddard pour les études spatiales à New York. Mais ce n’est pas le seul, ni même le meilleur moyen de faire des modèles plus réalistes. « En ce qui concerne les grandes questions de changement climatique, une résolution plus fine n’est pas nécessairement la réponse, » dit-il. «La réponse est à trouver dans la Physique » (…)

Les modèles climatiques actuels représentent des processus liés aux nuages avec de nombreuses variables, y compris l’humidité, la quantité d’eau condensée en eau et en glace, le nombre de gouttelettes qui tombent à des vitesses différentes et les concentrations et tailles différentes des particules des aérosols (…)

Ces améliorations, note Ulrike Lohmann (physique des nuages), donnent une représentation plus réaliste de la complexité de la nature, mais n’ont pas nécessairement une meilleure capacité prédictive. « La tendance qui s’en dégage est que plus nous en savons, plus la marge d’incertitude est grande » dit-elle.(…)

Tous les scientifiques ne sont pas unanimes pour considérer que les nuages entraînent une rétroaction positive. Graeme Stephens (Chercheur au NASA JPL) pense que les modèles climatiques varient encore trop entre eux pour permettre aux scientifiques d’en tirer une conclusion définitive. « Il y a un accord qu’en fonction des évaluations connues, ces évaluations sont plus susceptibles d’être positives », dit-il. « Cela ne signifie pas que les évaluations d’ensemble doivent être positives. » En partie à cause de l’influence de Stephens, le rapport du GIEC note que la rétroaction totale des nuages est  » probablement positive » (italique dans l’original), laissant la place à un effet neutre ou légèrement négatif. (…)

En Janvier 2014, les scientifiques ont analysé la façon dont les modèles climatiques simulent la convection, et ont constaté que de nombreuses simulations aboutissent à un processus erroné. Avec comme conséquence, note l’équipe dans Nature , que ces simulations produisent trop de nuages ayant un coefficient faible de réflexion de la lumière du soleil. Les modèles qui tiennent compte d’un pouvoir de convection correct prédisent, en moyenne, sensiblement plus de réchauffement au cours du prochain siècle. Les auteurs de l’étude, à laquelle participe Bony, a conclu que le doublement du dioxyde de carbone devrait amener une augmentation de la température de 3 à 4,5 degrés, la tranche supérieure de la prévision actuelle du GIEC. Mais toutes les preuves ne vont pas dans ce sens. Depuis 1998, la température de surface de la Terre est restée à peu près constante, ce qui constitue un changement important après trois décennies de réchauffement rapide ( SN: 05/10/13, p 14. ). Si le climat était vraiment aussi sensible à l’effet de serre que Bony et ses collègues le pensent, le réchauffement aurait continué au même rythme, voire se serait accéléré. Les études sur les changements climatiques dans le passé semblent indiquer que l’effet de serre pourrait avoir moins d’impact sur la température globale que ce que de nombreux modèles prédisent. Concilier ces évidences avec les dernières conclusions des scientifiques sur les nuages est l’un des principaux défis auxquels le secteur est confronté aujourd’hui. (…)

(Notons que l’article se termine par la « phrase magique »(2)… )

(1) https://www.sciencenews.org/article/cloudy-forecast?utm_source=Society+for+Science+Newsletters&utm_campaign=593514f4f7-editors_picks_week_of_March_10_20143_15_2014&utm_medium=email&utm_term=0_a4c415a67f-593514f4f7-93309169

(2) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/02/18/la-phrase-magique-merveilleux-conte-climatique-1124655.html

UNE CONFERENCE EXCEPTIONNELLE :

réchauffement climatique,GIEC,CO2,gaz effet de serre,

 

UCL : BLACK-OUT SUR UN LIVRE ET ECHOS MEDIATIQUES

grcc (6)

Par le passé, j’ai suffisamment critiqué les médias dans leur ensemble, pour leur information orientée qui ignorait totalement les GIECosceptiques, soit ceux qui mettaient en doute tout ou partie des conclusions du GIEC. (climato-sceptiques ? Mais que je n’aime pas ce mot, aurait pu dire Monsieur Beulemans). Aujourd’hui, j’aimerais signaler certaines réactions réconfortantes, même si elles sont très limitées.

Depuis peu déjà, une certaine évolution se faisait jour, et on a pu constater plusieurs apparitions des iconoclastes du climat sur le petit écran. Une d’entre elles fut l’occasion mémorable de voir le Professeur Jean-Pascal Van Ypersele, par ailleurs vice-président du GIEC, refuser de se voir confronté à son confrère le Professeur Istvan Marko.

Les évènements récents survenus à l’Université Catholique de Louvain (1), à Louvain-La-Neuve, ont fait réagir deux médias belges parmi les plus importants , le quotidien « La Libre Belgique » et la station de radio « BEL RTL ».

Je reprends ci-dessous les passages qui me semblent importants, et réconfortants pour l’indépendance de certains d’entre eux. Indépendance tempérée cependant, car le journaliste de « La Libre » ne peut s’empêcher d’y ajouter certaines considérations de son cru ….(voir l’article complet) . Mais soit, il faut un début à tout…

Dans l’article de LA LIBRE BELGIQUE. (2)

À l’UCL, un professeur qui dérange Après la « vérité qui dérange » d’Al Gore sur le climat, voici le climato-sceptique qu’on fait taire.

(…) Ainsi, une rencontre était prévue le 13 février avec István Markó, professeur (climato-sceptique) de chimie à l’UCL et co-auteur de « Climat: 15 vérités qui dérangent » (Texquis Essais). Une semaine avant le jour J, la DUC publie sur sa page Facebook ce très laconique : « Il apparaît que pour cet événement, l’ampleur de la polémique nous empêche de l’organiser sereinement, ne fût-ce que sur le plan matériel. » (…) Le nombre de chaises disponibles ou la qualité du « drink » final semblent assez peu en cause. En coulisses, on évoque des pressions d’autres professeurs de l’alma mater. Ceux-ci, mécontents des théories mettant en doute le réchauffement climatique avancées par leur collègue, ont fortement encouragé la DUC à annuler la soirée. Alors, l’université, qui préfère mettre en avant sa « marque » Jean-Pascal van Ypersele, climatologue couronné avec Al Gore du prix Nobel de la paix en 2007, aurait-elle une brebis galeuse en son sein? « Pas un instant on a imaginé une levée de boucliers », s’étonne Geoffrey Wolters, directeur de la DUC contacté par LaLibre.be. « Les attaques allaient dans un sens très dogmatique, sur le mode ‘Comment peut-on donner la parole à quelqu’un qui profère des thèses pareilles?’. » (…) Un peu dépassé par les événements, le staff de la librairie laisse tomber. « On a mis les pieds dans quelque chose pour quoi on n’était pas taillés », déplore M. Wolters. Quant au principal intéressé, il regrette cette « loi du silence climatique » qu’on lui impose. Si István Markó dit ignorer qui se cache derrière l’annulation, il précise quand même à LaLibre.be que (…) »avoir fait pression sur la DUC, c’est honteux! Je suis étonné, pour ne pas dire plus, qu’on en arrive à interdire un débat sur un sujet scientifique où le politique a pris le dessus. » Du côté de l’université, le recteur Bruno Delvaux rappelle qu' »on ne fait pas de pression sur les académiques ». En vertu de la sacro-sainte liberté académique, la vénérable institution n’a pas à empêcher ce « brillant professeur de chimie » de parler. « Cette liberté académique est une valeur essentielle reconnue par la Cour constitutionnelle de Belgique et par la charte européenne des Droits de l’Homme », poursuit Bruno Delvaux.

BEL-RTL séquence du journal parlé de 18 h du 07 février

– Journaliste : Le climat est tendu au sein de l’Université entre ceux qui défendent les thèses du réchauffement climatique , dont Jean-Pascal Van Ypersele le vice-président du GIEC et ceux que l’on appelle les climato-sceptiques, la preuve, l’annulation de la présentation d’un livre ‘Le climat, 15 vérités qui dérangent ».

– Virginie Bouchonville, directrice de la librairie où devait avoir lieu cette présentations :  On a eu des pressions de professeurs. Des menaces c’est un grand mot, mais on nous a sommé d’annuler la conférence, çà oui.

– Istvan Marko, Professeur de Chimie et co-auteur du livre : C’est très choquant, mais il s’agit d’une partie relativement faible de mes collègues à l’ UCL. D’autres collègues m’ont d’ailleurs fait signe de leur soutien.

– Bruno Delvaux, Recteur de l’Université:  C’est une bisbrouille que je regrette, car elle sort du débat scientifique, dans sa forme d’abord, sur le fond ensuite, mais d‘abord dans sa forme. … on s’adresse à des cénacles qui rassemblent l’expertise pour faire tel ou tel commentaire ou appréciation

–  Journaliste : – Le professeur Marko se dit déçu, mais il n’en restera pas là et compte bien faire la présentation du livre en un autre lieu…

Des réactions médiatiques réconfortantes, disais-je, mais pas d’enthousiasme excessif ! Le droit d’exprimer publiquement une opinion climatique divergeante est, et continuera d’être l’objet d’un combat de tous les jours.

Ah, si des faits identiques avaient concerné une publication de Greenpeace au sein d’une université de Sotchi, à quelle indignation vertueuse n’aurions-nous pas assisté dans la totalité de notre presse ?! Mais tout ceci se passe aux portes de Bruxelles…

On ne s’attaque pas impunément à d’hyper-puissants lobbies politico-écologiques, financiers et industriels.

(1) https://belgotopia.com/2014/02/07/ucl-triste-victoire-des-integristes-de-la-climatologie/

(2) https://belgotopia.com/2013/06/05/interview-du-professeur-istvan-marko/

 

Jo Moreau

grcc (4).jpg

réchauffement climatique,GIEC,CO2,UCL,http://texquis.com/texquis-essais/22-climat-15-verites-qui-derangent.html

Ou

http://www.amazon.fr/Climat-15-v%C3%A9rit%C3%A9s-qui-d%C3%A9rangent/dp/2930650052/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1368784858&sr=1-1&keywords=15+v%C3%A9rit%C3%A9s+qui+d%C3%A9rangent

METHODES INTERPELLANTES AU SEIN DU GIEC.

Dans un billet récent (1), Donna Laframboise s’interroge légitimement sur certaines pratiques du GIEC, pour le moins interpellantes de la part d’un organisme qui se réclame d’une méthodologie des plus rigoureuses pour la rédaction de ses rapports.

Le GIEC rappelle volontiers son mode de fonctionnement, qui consiste à compulser la littérature scientifique existante dans des revues à comité de lecture (peer-reviews), et à en extraire les éléments nécessaires à l’élaboration de rapports d’évaluation sur l’évolution des changements climatiques, et en aucun cas à se livrer elle-même à des recherches sur le sujet.

Ces rapports sont particulièrement volumineux, aussi un résumé destiné aux décideurs en est extrait, aux accents d‘ailleurs bien plus radicaux. Ce travail est depuis de nombreuses années, à l’origine d’une orientation politique, idéologique et économique mondiale sans équivalent dans l’histoire humaine, appuyé en cela par les lobbies environnementalistes.

Mais il semblerait que cette méthode de travail proclamée ne soit pas tout-à-fait conforme à la réalité.

 Certains éléments, en effet, laissent soupçonner une certaine confusion sur la source des articles scientifiques, qui ne serait pas aussi indépendante du GIEC qu’on veut bien le proclamer.

En 2010, l’ « InterAcademy Council Investigators » (2) était avisé par un participant aux travaux du GIEC, par le fait que des scientifiques agissant au sein de cet organisme en arrivaient à rédiger eux-mêmes des articles allant dans le sens désiré. « Des lead-authors qui se basent sur de la littérature « grise » essayent, pour valider le chapitre sur lequel ils travaillent, de voir ce matériel publié dans des peer-reviews de façon à ce que leur recherche puisse apparaître dans la version finale du GIEC » (3).

A l’époque, Donna Laframboise relevait le fait que 16 des 21 articles de la revue « Climate Change » étaient cités dans le dernier rapport du GIEC, alors que le numéro concerné de cette revue n’était à ce moment pas encore paru … (4). On peut donc fortement soupçonner le fait que ce numéro de « Climate Change » a été rédigé par des membres du GIEC eux-mêmes, afin de valider des éléments non encore publiés dans la littérature scientifique de l’époque.

Et voilà que des évènements similaires se seraient reproduits récemment, et une fois de plus les responsables du GIEC semblent vouloir les ignorer.

Fin octobre 2012, des lead-authors du Working Group 2 du GIEC se sont retrouvés à Buenos-Aires. Chacun d’eux a reçu une farde de documentation qui comprenait notamment un document appelé « Special Issue on ISI-MIP results », attirant leur attention sur une future parution du « Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) Journal ».

Ce document annonce entre autres, des articles sur les évènements extrêmes, l’approvisionnement en eau et la fertilisation par le CO2, alors que les responsables du GIEC savent que ces articles n’ont pas encore été écrits, leur propre document indiquant que la date limite de soumission de ces articles est le 31 janvier 2013. Il est aussi intéressant de noter que le rédacteur en chef invité du numéro concerné de cette revue est Hans Joachim (John) Schellnhuber, un scientifique activiste très politisé.

Alors, les responsables du GIEC sont-ils clairvoyants, sont-ils déjà persuadés que l’importance primordiale de ces articles fait qu’ils ne pourront être ignorés par les lead-authors, ou veulent-ils déjà leur désigner où trouver les éléments qui comblent des lacunes gênantes dans leurs démonstrations ?

En bref, les scientifiques du GIEC s’auto-alimenteraient par un matériel nécessaire à leurs démonstrations. Nous sommes bien loins de la virginité scientifique…

(1) http://nofrakkingconsensus.com/2012/12/20/this-is-called-cheating-part-1/

 http://nofrakkingconsensus.com/2012/12/22/this-is-called-cheating-part-2/

 (2) Organe de contrôle des procédures du GIEC.

(3) http://reviewipcc.interacademycouncil.net/Comments.pdf

 (4) http://nofrakkingconsensus.com/2010/05/13/ipcc-cites-an-unpublished-journal-39-times/

réchauffement climatique,changement climatique,GIEC,CO2,IPCC,Donna Laframboise est aussi l’auteur du livre : « The Delinquent Teenager who was mistaken for the World’s Top Climate Experts ».

 

 

 

 

 

Jo Moreau