EUROPE : arrêtons le massacre des emplois

Les élections européennes approchent, et on est bien obligé de constater l’absence totale de vision européenne proposée par les partis, et leur incapacité à s‘attaquer aux véritables problèmes que nous devons affronter aujourd’hui.

L’Union Européenne (UE) est maintenant au cœur de la plus grave crise de son histoire. Partout, le chômage s’accroît , les industries sont frappées durement et sa technologie s’évade hors frontières. La mondialisation sans nuances à laquelle nous sommes confrontés, conduit à la délocalisation de nombreuses productions autrefois fabriquées dans nos contrées, et qui seront réimportées à bas prix.

Comme corollaire, nous constatons outre la destruction grandissante des emplois , la dilution du modèle social européen. Avec la complicité des dirigeants politiques des pays émergents, la main-d’œuvre locale est pratiquement toujours exploitée à la limite de l‘esclavage. Et ne parlons pas de l’impact écologique de l’industrialisation de pays curieusement exonérés de toute obligation à cet égard, grâce à la complicité étonnante des alter-mondialistes et des industriels , et du coût écologique du transport de ces marchandises.

Une autre conséquence, et non des moindres, de cet appauvrissement global de l’Europe, est la perte de son indépendance politique, de plus en plus soumise à des contingences commerciales et financières.

Certains dirigeants de sociétés sont pratiquement obligés de délocaliser sous peine de disparaître. D’autres en profitent pour accroître les bénéfices des actionnaires, mais en aucune manière il n’y a un quelconque return pour nos populations, sauf la possibilité d’acquérir à bas prix des produits médiocres. Certains de ceux-ci mettent d’ailleurs en péril la sécurité de nos populations. Un seul exemple: les composants électroniques des salles de contrôle des nouvelles centrales nucléaires, à la fiabilité très douteuse aux dires même des spécialistes.

Il semble évident que lorsque la crise financière sera derrière nous, une gigantesque restructuration industrielle mondiale aura eu lieu, nous laissant avec une Union Européenne définitivement sinistrée économiquement.

Il existe pourtant un moyen de contrer ce scénario : Une imposition des produits et services importés, calculée au prorata du niveau social du pays exportateur.

Il s’agit ainsi de rétablir une véritable concurrence basée sur des critères objectifs, susceptible de ramener dans les frontières européennes un tissus industriel digne de ce nom et un renouveau de l’esprit d’entreprise. Elle contribuerait aussi à l’amélioration notable des conditions de vie des habitants de ces pays exportateurs , dont les gouvernants et industriels auront intérêt à se voir dégrèver de cette taxe le plus rapidement possible.

Quand on parle de niveau social, il faut prendre notamment en compte :

  • Le niveau du salaire.
  • La législation sur les heures hebdomadaires de travail, de congés obligatoires et l‘interdiction du travail des enfants.
  • La possibilité d’arrêter de travailler à un âge raisonnable.
  • La possibilité d’accéder aux soins de santé.
  • L’accès à un revenu de remplacement en cas de chômage.

Un coëfficient sera imputé à chacun de ces points, dont la somme déterminera le taux de taxation imposé à l’importation dans l‘ UE. Cette taxe serait appliquée sur tous les produits finis ou composants provenant de ces pays extra-européens, ainsi que sur les services à destination des consommateurs européens.

Le taux pourra être revu à la demande du pays concerné. Pourront être exonérés de cette taxe, en tout ou en partie, les produits en provenance de pays ayant adopté une législation ad-hoc , ou proposé un calendrier à respecter dans des délais chiffrés. Les matières stratégiques ou n’ayant pas de concurrence possible en UE pourront également être exonérés de cette taxe.

Il ne s’agit donc nullement d’un protectionnisme bête et méchant, mais d’une remise à niveau des normes de  concurrence mondiale.

Jo Moreau

 

BELGOTOPIA, un acte de foi ?

BELGO, parce que j’ai toujours été attaché à mon pays, notion complètement ringarde à l’heure actuelle, ok inutile de me le rappeler.

Etre conscient de vivre sur un territoire géographique connu depuis plus de 2000 ans sous l’adjectif qualificatif « belgique », être intégré à sa façon de vivre, de voir le monde d’un œil critique et quelque peu détaché, d’avoir dégoûté ses multiples occupants tout en ayant conservé plus que le souvenir dans la pierre et au sein de ses familles, avoir été à la pointe de maints progrès économiques et sociaux me procure la conscience de mon identité bien particulière.

Ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l’histoire savent que si la Belgique n’existe que depuis 1830 comme Etat, après un bref épisode en 1790 (Les Etats Fédéraux Belgiques Unis), ce territoire était qualifié déjà de belgique dans de très nombreux ouvrages depuis l‘époque romaine, je ne citerai que le Prince de Ligne, ou même de Nostradamus (!) qui parle notamment du « Grand Prince belgique« , les « Leo Belgicus«  des cartes du Xvlle siècle. Et je vous épargne bien sûr le grand Jules. Pour les numismates, la mention « Ad usum belgii austr » sur les monnaies autrichiennes du Xvllle etc…

Tout cela démontre à mon avis la singularité d’une région qui avait des spécificités bien établies à défaut d’une existence politique. A ceux qui dénoncent le caractère soi-disant artificiel de notre pays, je leur demande s’ils connaissent un seul Etat -hors la période contemporaine- qui se soit fondé sur base de la volonté populaire ? Tous, je dis bien tous, existèrent de par la volonté d’une élite, dans le sens large du terme.  

Si certains voulaient quitter cet ensemble politique très particulier pour un avenir autonome, et après tout ce serait leur droit le plus strict, je suis partisan de continuer l’aventure belgique, en dehors de tout rattachement à un autre ensemble plus vaste qui ne m’apporterait rien, bien au contraire.

Et je suis révolté de voir ce pays aux mains d’imposteurs, incapables de s’élever au rang d’hommes (et de femmes) d’Etat après avoir confisqué la démocratie.

TOPIA, car je voudrais ne rejeter aucune idée, et je me retrouve dans cette définition de « UTOPIE : forme de gouvernement idéal « .

Bon week-end !

Jo Moreau