LE GREEN DEAL DE L’UE ET LA QUADRATURE DU CERCLE

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Par la voix de sa présidente, Madame Von der Leyen, la commission européenne a fixé ses objectifs pour lutter contre les changements climatiques (ou réchauffement, ou dérèglements) via son plan appelé « GREEN DEAL », ou pacte vert.

En bref, celui-ci a pour ambition l’arrêt total des émissions de gaz à effet de serre émis par les activités humaines pour 2050 (1), et surtout du principal accusé : le CO2. La commission européenne cautionne donc sans aucune réserve les positions fixées par l’ IPCC (Intergovernmental panel on Climate Change, improprement traduit en français par GIEC), une branche de l’ONU, organisme rassemblant un nombre considérable de dictatures ou de régimes corrompus plus empressés à récolter des fonds qu’à protéger la planète.

Toute cette politique se base sur ce qui n’est qu’une hypothèse, non prouvée scientifiquement : l’influence des activités humaines sur le climat.

Eric HEYMANN, un analyste attaché à la Deutsche Bank, a émis dans le bulletin de cet organisme, un avis très réservé sur les mesures préconisées par ce plan. (2)

En voici quelques extraits, dans une adaptation « maison ».

Jo Moreau

Le Green Deal européen fixe l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050 de stratégie de croissance où personne n’est laissé pour compte. Ce qui revient à résoudre la quadrature du cercle.

Une UE climatiquement neutre en 2050 est la préoccupation principale de Mme Von der Leyen, D’autres sujets, comme les conflits commerciaux internationaux, la crise des réfugiés, l’endettement élevé de nombreux pays de l’UE, le succès croissant des partis extrémistes ou le Brexit ont été en quelque sorte mis de côté. Même la pandémie semble prendre du retard. (…)

Il est impossible de rendre l’UE totalement neutre sur le plan climatique en seulement 30 ans si nous nous appuyons uniquement sur les technologies à la fois disponibles aujourd’hui et politiquement acceptables. Prétendre que la neutralité climatique est ou peut devenir une stratégie de croissance est un exemple de vœux pieux. (…)

La demande mondiale d’énergie devrait encore augmenter dans les années à venir, principalement sous l’effet de la croissance démographique (la population mondiale augmente de 80 millions de personnes chaque année) et du désir de prospérité. Les combustibles fossiles resteront la source d’énergie la plus importante pour le moment. (…) Toutes les sources d’énergie comportent des risques et des avantages et inconvénients spécifiques en termes d’efficacité économique, de fiabilité, de capacité et de durabilité climatique et environnementale. Il y a aussi la question de savoir si certaines technologies sont politiquement acceptables. (…)

Être sérieux au sujet de l’ouverture aux (nouvelles) technologies

L’énergie nucléaire est un bon exemple de difficultés en termes d’acceptation politique. Des pays tels que l’Allemagne visent à sortir de l’énergie nucléaire qui se caractérise par des émissions spécifiques de carbone très faibles, simplement parce que les gens ne l’acceptent plus comme source d’énergie. En revanche, l’énergie nucléaire reste un pilier (important) du secteur électrique en France, aux États-Unis, en Chine ou au Japon. Ces pays recherchent également activement des options d’énergie nucléaire de prochaine génération. Les orientations différentes suivies par l’Allemagne et la France est probablement l’une des raisons pour lesquelles le Green Deal ne fait aucune mention de l’énergie nucléaire. (…)

Si, cependant, les gens ont réellement peur que de grandes parties de la planète deviennent inhabitables en raison du changement climatique et s’ils veulent vraiment atteindre la neutralité climatique, ils ne devraient pas rejeter tout de suite les technologies qui pourraient aider à atteindre cet objectif, même si elles impliquent certains risques.(…)

Un certain degré d’éco-dictature sera nécessaire

Si nous voulons vraiment atteindre la neutralité climatique, nous devons changer nos comportements dans tous les domaines de la vie. C’est simplement parce qu’il n’existe pas encore de technologies rentables adéquates pour nous permettre de maintenir notre niveau de vie d’une manière neutre en carbone. Cela signifie que les prix du carbone devront augmenter considérablement pour inciter les gens à changer leur comportement. Une autre option (ou peut-être complémentaire) consiste à resserrer considérablement la législation réglementaire. Je sais que «éco-dictature» est un mauvais mot. Mais il se peut que nous devions nous demander dans quelle mesure serons-nous prêts à accepter une sorte d’éco-dictature (sous la forme d’une loi de régulation) pour aller vers la neutralité climatique. (…) Un exemple : que devrons-nous faire à l’encontre des propriétaires qui ne veulent pas transformer leurs maisons en bâtiments zéro émission; s’ils n’ont pas les moyens financiers de le faire; si cela n’est pas possible pour des raisons techniques ou si les investissements associés ne sont pas rentables?

Perte de compétitivité ou restrictions au libre-échange

Si l’UE évolue beaucoup plus rapidement que le reste du monde vers la neutralité climatique, les prix du carbone de l’UE augmenteront également plus rapidement qu’ailleurs. Cela réduira la compétitivité des entreprises de l’UE à forte intensité énergétique. Sommes-nous prêts à payer ce prix ? Probablement pas – rappelez-vous, personne ne doit être laissé pour compte. Allons-nous donc subventionner ces entreprises pour leur permettre d’utiliser une technologie respectueuse du climat mais coûteuse ? Une discussion honnête devra aborder le fait que chaque euro dépensé pour la protection du climat n’est plus disponible pour les dépenses d’éducation, de recherche, de santé publique, d’infrastructure numérique, de sécurité intérieure et extérieure, de réductions d’impôts ou de revalorisation des pensions. (…)

 Une résistance politique massive à prévoir

Un revirement majeur de la politique climatique entraînera certainement des perdants tant pour les ménages que parmi les entreprises. En outre, la prospérité et l’emploi risquent d’en souffrir considérablement. Si tel n’était pas le cas, la protection du climat serait une entreprise facile. Ces évolutions auront évidemment un impact sur le paysage politique, à la fois au niveau national et européen. Certaines fractions trouveront des arguments à l’encontre des politiques strictes de protection du climat si ces dernières conduisent à une augmentation significative des prix de l’énergie ou à des restrictions de liberté personnelle ou de droits de propriété.

 (1) https://ec.europa.eu/info/strategy/priorities-2019-2024/european-green-deal_fr

(2) https://www.dbresearch.com/servlet/reweb2.ReWEB?rwnode=RPS_EN-PROD$EUR&rwsite=RPS_EN-PROD&rwobj=ReDisplay.Start.class&document=PROD0000000000513790

Dans le même ordre d’idées, je vous recommande aussi la lecture suivante :

https://static.climato-realistes.fr/2020/12/201205DominiqueFINONcnrsContreDecarbonationForce%cc%81e.pdf

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Un commentaire sur “LE GREEN DEAL DE L’UE ET LA QUADRATURE DU CERCLE

  1. « L’éco-dictature » a déjà commencé en France. Il suffit de voir la taxe CO2 à l’achat d’une voiture neuve ! 1500€ pour une voiture de 15 000€ ! 10% du prix d’achat TTC ! J’ai payé et je vais avoir la satisfaction d’émettre plein de CO2. Le marché des pick-ups 4X4 a été éradiqué du jour au lendemain : quid de ceux qui ont besoin d’un tel véhicule en montagne ?

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