LA VRT ET LA PROPAGANDE CLIMATIQUE

 

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Récemment j’ai relayé sur ma page Facebook la réponse de la RTBF (TV belge francophone) à un auditeur qui l’interpellait sur l’opportunité de réserver un espace aux thèses dites « climato-sceptiques » :

« Au risque de vous décevoir, nous ne considérons pas qu’exposer les thèses climato-sceptiques soient une preuve de courage ou d’audace. Nous n’estimons pas que nous devrions oser parler de ce sujet. Il y a suffisamment d’études scientifiques qui vont dans le sens du réchauffement climatique pour que nous puissions considérer, sans être taxés de partialité, que le réchauffement climatique est un fait. Bon week-end ».

Que la RTBF réduise drastiquement le débat climatique à la seule existence ou non d’un réchauffement global, tout « climato-sceptique » ne pouvant être qu’un fossile rétrograde qui nie cette évidence et qui doit donc être ignoré sinon combattu, est un exemple frappant de la soumission de l’ensemble de la presse mondiale, et plus particulièrement des médias audio-visuels belges, à la seule thèse de l’origine humaine des fluctuations climatiques. Ceux-ci ne tolèrent pratiquement qu’un seul intervenant sur le sujet : le catastrophiste Jean-Pascal Van Ypersele de Strihou, ex vice-président du GIEC. (1)

Mais tout ceci n’est pas neuf, et à plusieurs occasions déjà j’ai traité le sujet d’une presse rabaissée au rang de simple propagandiste (2), et plus particulièrement de la ligne éditoriale de la RTBF et de la VRT, qui sont rappelons-le des organismes de service public.

Les instructions et invitations impérieuses données aux journalistes sont scrupuleusement respectées. Parmi beaucoup d’autres, notons :

« Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ». GELBSPAN ROSS- éditeur du Boston Globe – 07/2000.

« Nous avons le devoir de ne pas être impartiaux. Nous avons le devoir d’adopter le point de vue des scientifiques et de ne pas perdre de temps à se demander s’ils ont raison ou non ». Alan Rusbridger – Directeur du collège LMH Oxford – Membre du « The Scott trust », propriétaire du Guardian et de l’Observer – ex- rédacteur en chef du Guardian. (3)

Les instructions données aux journalistes de la BBC. (4)

Le site néerlandais « climategate.nl » (5) relaye la plainte présentée en Belgique devant le Conseil du Journalisme, après que les remarques quant à la partialité dont la VRT (télévision belge néerlandophone) fait preuve dans sa relation de la problématique climatique, furent rejetées par le médiateur de cet organisme. Une position qui ne surprendra personne ! Voici ci-dessous quelques-uns des arguments présentés, suite aux réponses reçues du médiateur.

L’un d’eux m’a particulièrement interpellé : l’existence effective d’un « cordon sanitaire » autour de personnalités dites « climato-sceptiques », bien plus rigoureux que celui censé nous préserver d’idées extrémistes. Au Moyen-Age, les hérétiques étaient brulés. Aujourd’hui, il faut préserver la population de la contagion pernicieuse des scientifiques « climato-sceptiques » !

Jo Moreau

 

Plainte auprès du Conseil belge de journalisme quant à l’information sur le climat (VRT)

En réponse à ma récente correspondance avec le médiateur de la VRT, celui-ci admet clairement qu’il n’y a qu’une seule source crédible pour le service d’informations de la VRT sur les questions climatiques, à savoir le GIEC.

Le Médiateur a également déclaré que les journalistes ne peuvent pas remplacer les scientifiques car ils ne possèdent pas les connaissances requises pour juger si les opinions scientifiques sont correctes ou non ? Et pourtant, c’est ce qu’ils font en ne promouvant qu’une seule vision (politique).

De plus, à notre connaissance, dans ses programmes télévisés de ces six derniers mois, la VRT n’a invité aucun scientifique climato-sceptique à défendre son point de vue. Et s’il y en avait eu, cela n’aurait été de toute façon qu’une exception noyée dans la diffusion quasi quotidienne des nouvelles alarmistes du GIEC sur le climat.

La VRT attache beaucoup d’importance au code de déontologie et prétend rechercher la vérité, mais pas en ce qui concerne le réchauffement climatique. Par exemple, elle n’accorde aucune attention aux très nombreuses sources critiquant les positions du GIEC.

Cette cécité sélective de l’équipe éditoriale de la VRT a des conséquences.

– Le caractère unilatéral des émissions de la VRT est une forme de tromperie qui ne respecte pas les règles éthiques.

– Cela contribue à un biais dépourvu de base scientifique.

– Cela met la pression sur les politiciens avec la conséquence évidente que certains partis politiques sont ainsi favorisés. Dans ce cas, il s’agit du parti flamand GROEN et de son équivalent wallon ECOLO. Leurs points de vue unilatéraux confirment le soupçon que les éditeurs de la VRT suivent une idéologie de gauche dirigée contre quiconque s’en écarte.

– La grande attention portée sans la moindre critique aux jeunes enfants scolarisés contribue également à la manipulation de la population. Après tout, si les enfants ne sont pas des scientifiques, ce sont des acteurs médiatiques très intéressants et faciles à manipuler.

Indépendamment de ces préoccupations déontologiques, il reste bien sûr à déterminer si la VRT a le droit de poser un cordon sanitaire autour de scientifiques qui ne se sont nullement manifestés en tant que militants de droite. Nous notons que le président du parti Vlaams Belang (6) est invité, mais pas les climato-sceptiques.

Il n’est pas acceptable que lors de débats, la VRT autorise les invités à dénigrer sans entrave les climato-sceptiques non représentés.

Aujourd’hui, tout est différent : tout est maintenant question de consensus. S’il y a consensus, pas besoin de discussion, ni de recherche. Le consensus est le nouveau mot magique. Rien d’étonnant : la philosophie postmoderne a élevé le consensus au rang d’arbitre suprême en ce qui concerne le vrai et le faux, le bien et le mal.

Notre VRT le pense apparemment aussi. De la réponse à notre question : « Pourquoi la VRT fournit-elle une couverture exclusive représentant la position du GIEC », nous extrayons la phrase suivante : « Les rédacteurs en chef ne peuvent que déclarer que le panel de l’ONU sur le climat bénéficie toujours d’un consensus pour le débat académique. Il n’est donc pas illogique que les éditeurs accordent la plus grande attention au travail du panel ».

« Ils le disent tous et c’est donc vrai », CQFD ! Je dois admettre que c’est beaucoup plus simple à appliquer que les méthodes de preuves admises antérieurement. Si nous voulons savoir si quelque chose est vrai ou faux, nous devons aujourd’hui nous concentrer principalement sur l’existence d’un consensus.

J’adresse cette plainte envers les rédacteurs de la VRT au Conseil du Journalisme car une correspondance récente avec l’ombudsman montre que les rédacteurs de la VRT ne sont clairement pas prêts à modifier leurs informations unilatérales sur le changement climatique.

 

(1) https://belgotopia.com/2019/01/28/jean-pascal-van-ypersele-climatologue-exclusif-de-nos-medias/

(2) https://belgotopia.com/2017/03/13/journalisme-information-ou-propagande/

(3) https://belgotopia.wordpress.com/2018/07/11/le-journaliste-et-le-changement-climatique-information-ou-activisme/

(4) https://www.theguardian.com/environment/2018/sep/07/bbc-we-get-climate-change-coverage-wrong-too-often

(5) https://www.climategate.nl/2019/05/brief-aan-de-belgische-raad-voor-de-journalistiek/?

(6) Le Vlaams Belang est un parti flamand d’extrême droite, héritier en 2004 du Vlaams Blok dont plusieurs composantes furent condamnées pour racisme et xénophobie. Il est interdit d’antenne dans la partie francophone du pays.

 

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UNE EPOUVANTABLE CANICULE NOUS ATTEND

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Nous sommes abreuvés d’avertissements affolés devant l’épouvantable canicule qui nous attend la semaine prochaine, alimentée par notre inaction devant le thermostat climatique, pourtant dénoncée par notre future doctoresse honoris causa et ses suiveuses.

Je me suis penché sur quelques précédents météorologiques survenus au XXe siècle, dont le début est caractérisé par une succession d’étés chauds et secs, et je vous en livre quelques exemples spectaculaires ici.

Anno 1900

Janvier est doux et printanier. Février connait un véritable ouragan sur toute la France, avec des vents atteignant 180 km/h.

Le mois de juillet est le plus chaud à Paris depuis 1859. Longue période de fortes chaleurs avec des températures atteignant 40 degrés à Châteaudun. Paris manque d’eau.

Londres : on relève des cas d’insolation.

Cette période sera suivie de violents orages.

Plusieurs tornades en Belgique.

En octobre, nouvel épisode de chaleur exceptionnelle à Paris. Le 26 octobre inondations en Angleterre. Violentes tempêtes en Angleterre les 20, 27, 29 décembre et grandes inondations le 31 décembre.

Anno 1911

L’été a été si sec en juillet et août qu’en Flandre, des centaines de personnes font la queue avec des seaux devant les fontaines publiques. En France, juillet août et septembre sont très chauds et les températures dépassent fréquemment 35°. On dénombra 40.000 morts dus à cette canicule, aussi bien des personnes âgées que des enfants en bas âge. Les premières vraies averses de pluie surviennent le 20 septembre.

La canicule a également sévi en Angleterre.

En septembre, violente tempête sur la côte belge.

Anno 1921

Après la sécheresse qui a commencé à l’automne 1920, le 1er janvier 1921 la vague de douceur se poursuit : 19.4° à Bordeaux, 16.5° à Châteauroux, et s’aggrave en février. Mars et avril sont toujours exceptionnellement secs et ensoleillés.

Du 14 au 17 avril, il neige fréquemment sur presque toute la France – un orage déverse 20cm de grêle sur le Languedoc, dans la soirée du 14 avril.

En juin, la sécheresse devient dramatique – aucune goutte de pluie n’est observée dans l’Oise, la Somme et le Languedoc-Roussillon – à Paris, c’est le mois de juin le plus sec depuis 1810 – une vague de chaleur exceptionnelle se produit entre le 24 et le 28 juin – le 28 juin, un orage de grêle ravage les Deux-Sèvres avec des grêlons de 125g.

Un été caniculaire s’abat sur la Lorraine. Le déficit de pluie atteint des records. Les récoltes s’annoncent faibles ; les prés, pâturages et parcs sont « grillés » comme les arbres qui « se laissent déplumer » par le vent brûlant.

Juillet reste extrêmement sec, absolument sans pluie dans la Beauce, le pays de Caux et la Picardie – du 22 mai au 11 juillet, il ne tombe que 2mm à Paris –

Cette sécheresse concerne également les Pays-Bas et l’Angleterre (le débit de la Tamise est réduit au 1/10eme de la moyenne) – La sécheresse perdure en Angleterre. On y dénombre de nombreux décès dus à la chaleur. Record de chaleur depuis 40 ans.

Aux USA, les températures élevées perdurent depuis août 1920, avec des températures mensuelles supérieures de 3.4° (F) supérieures à la moyenne. Le mois de mars vit une température supérieure à 10.8° (F)

Le 13 juillet, on observe également une chaleur torride et un maximum de 44°8 aurait été mesuré à Bourg -il s’agit de la valeur non officielle la plus élevée mesurée à l’ombre, en France – . Le vent déclenche des incendies en Champagne et le village de Loisy-sur-Marne est totalement détruit.

La vague de chaleur atteint son maximum les 28 et 29 juillet où l’on mesure des températures supérieures à 38° sur les trois quarts de la France (40 à 42° à Vesoul, Besançon, Albertville, Bourg en Bresse et Moulin)

Le 29 juillet, véritable « sirocco » en Lorraine. Les fils téléphoniques sont distendus par la chaleur.

En août, la grande sécheresse en Europe, combinée avec des températures élevées, est la cause d’une fonte rapide des glaciers alpins.

Le déficit de pluie atteint des records. Début août, les mirabelles se font rares et, comme la terre des jardins des maraîchers est brûlée, les légumes « ont pour ainsi dire disparu. Un pied de salade très dure se paie à des prix inconnus. On n’arrive presque plus à obtenir le bouquet nécessaire au pot-au-feu », peut-on lire dans les comptes-rendus de l’époque. Les prés, pâturages et parcs sont « grillés » comme les arbres qui « se laissent déplumer » par le vent brûlant.

Octobre est le plus chaud et le plus sec depuis 1757. Une vague de chaleur exceptionnelle se produit du 1er au 20 octobre. Au cours de la première semaine, les températures dépassent partout les 30° -le 5 octobre, on atteint même 36° dans les Basses Pyrénées.

Le 4 novembre 1921 voit enfin le retour de la pluie, mettant fin à la sécheresse mais le beau temps dominera pratiquement jusqu’à Noël.

Après qu’un véritable ouragan ait balayé les Flandres et toute la Belgique dans la journée du 7 novembre, de l’air glacial envahit tout le pays entre le 11 et le 14 novembre

Du 4 au 7 décembre, les gelées restent très fortes – Les 28 et 29 décembre, sont à l’inverse très doux – les températures dépassent 15° sur presque tout le pays.

L’année 1921 aura été la plus chaude et la plus sèche à Paris depuis le début des observations météo (1851) – au total, il ne tombe que 270mm d’eau contre 625mm en moyenne – l’insolation fut également très élevée avec 2314h de soleil contre 1650h en moyenne.

Anno 1934

USA : Pratiquement l’ensemble du pays subit une sécheresse sévère. En juin, on relève des températures supérieures à 100°F (38°C)dans 48 états.  Le Texas, l’Oklahoma et le Kansas sont l’objet d’une véritable  catastrophe, qui provoque l’exode majoritairement définitif de 3 millions d’ habitants vers des cieux plus cléments.

CHINE : vague de chaleur inhabituelle. Dans certains endroits, on relève des températures de 40 à 45°; entraînant de nombreux décès. Les récoltes sont ruinées.

JAPON : 4000 morts dans un typhon apocalyptique.

FRANCE : Vague de chaleur torride et sécheresse au printemps et en été. Mi-avril, la température atteint près de 30°. Mi septembre, 36° à Clermont-Ferrand.  En décembre, la température moyenne est supérieure de 5° à la normale.

AUSTRALIE : Sécheresse catastrophique. La majorité des forêts sont détruites.

AFRIQUE DU SUD : sécheresse sur tout le pays. Mort d’environ 10 millions de moutons.

BELGIQUE : Tornade dans la région du Centre. Plusieurs maisons détruites à Binche, où un train déraille, soufflé par les rafales.

Je vous épargne les années ultérieures, dont plusieurs ne furent pas tristes non plus !

Jo Moreau

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